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Un groupe d'experts indépendants des Nations Unies, spécialisés dans le domaine des droits de l'Homme, a déclaré vendredi qu'il existait «des preuves crédibles», selon lesquelles des conditions de détention inadéquates dans lesquelles l'ancien président égyptien aurait été placé auraient pu entraîner «directement» sa mort, en juin, et des milliers d'autres détenus courent le même risque.

«Dr. Morsi a été incarcéré dans des conditions qui ne peuvent être qualifiées que de brutales, en particulier pendant ses cinq années de détention dans le complexe pénitentiaire de Tora», a déclaré Agnes Callamard, rapporteuse spéciale sur les exécutions extrajudiciaires, aux côtés du groupe de travail des Nations unies sur les détentions arbitraires.
«La mort de Dr.Morsi après avoir enduré ces conditions pourrait constituer un meurtre-sanction arbitraire exécuté par l’État», ont-ils ajouté dans un communiqué de presse.
Le dirigeant égyptien décédé a été placé à l'isolement 23 heures par jour, ont expliqué les experts. Alors qu'il purgeait une peine de six ans d'emprisonnement pour terrorisme, espionnage et évasion présumés, «il n'a pas été autorisé à voir d'autres prisonniers, même pendant une heure par jour, où il était autorisé à faire de l'exercice».

«Il a été forcé de dormir sur un sol en béton avec seulement une ou deux couvertures pour se protéger. Il n'a pas été autorisé à accéder à des livres, des revues, du matériel d'écriture ou une radio», ont précisé les experts indépendants en droits de l'Homme dans une «communication officielle», adressée au gouvernement.
Morsi, qui a été le premier chef d'État élu de manière démocratique dans l'histoire de l'Égypte moderne de 2012 à 2013 -avant le coup d’état militaire de Sissi- a également été privé de «soins essentiels et permanents pour son diabète et son hypertension artérielle», pendant son incarcération, a ajouté le groupe d’experts et, par conséquent, «il a progressivement perdu la vision de son œil gauche, avait des comas diabétiques récurrents et s’est évanoui à plusieurs reprises. De cela, il a souffert de caries dentaires et d’infections des gencives».

Malgré les avertissements répétés des autorités selon lesquels de telles conditions porteraient progressivement atteinte à la santé de Morsi, au point de le tuer, «il n’existe aucune preuve qu’ils aient agi pour répondre à ces préoccupations, même si les conséquences étaient prévisibles».

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