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Au moins 10 soldats nigérians ont été tués, neuf grièvement blessés et 12 portés disparus après l'attaque d'un convoi militaire dans le nord-est du Nigeria, revendiquée par l'État islamique en Afrique de l'Ouest.
 
«Nous avons perdu 10 hommes dans des combats intenses contre les terroristes qui ont tendu une embuscade à nos soldats», mercredi, a fait savoir un officier de l'armée, «neuf autres sont blessés et douze sont toujours portés disparus», a-t-il ajouté.
 
Le convoi a été attaqué à 06h45 alors qu'il retournait vers sa base à Damboa, à 88 kilomètres de Maiduguri, a rapporté une autre source militaire. Les échanges de tirs ont duré près d'une heure, et neuf combattants du groupe jihadiste ont été tués, avant que la colonne de l'armée nigériane se replie.
 
L'autre faction rivale du groupe, l'État Islamique en Afrique de l'Ouest, ISWAP, a revendiqué cette attaque jeudi, affirmant avoir tué 22 soldats dans le village de Machma.
 
Cette faction de Boko Haram a fait des centaines de morts dans l'armée nigériane, les milices civiles de protection ou de la force armée conjointe régionale. Ces dernières semaines, les troupes nigérianes et tchadiennes ont mené de nombreuses opérations militaires dans la région du Lac Tchad, faisant pression sur les combattants jihadistes.
 
Selon des sources sécuritaires, les insurgés ont été forcés de se réfugier au Cameroun, notamment dans le district de Kuseri, ou sur les îles autour du lac tchadien.
 
Mardi, le gouverneur de l'État de Yobe, l'un des États du nord-est du Nigeria, également touché par le conflit, a appelé au dialogue avec les jihadistes, arguant que la seule force militaire ne mettrait pas fin à l'insurrection.
 
Plus de 35.000 personnes ont été tuées dans ce conflit qui a détruit le nord-est du Nigeria et plus de 2 millions de personnes ne peuvent toujours pas regagner leur foyer en raison de l'insécurité permanente dans la région.
 

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