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2019 devrait se clôturer sur une bonne note. Les investisseurs devraient retrouver le chemin du marché Actions encouragé par les derniers résultats semestriels et la perspective d’une éventuelle reprise. Les analystes de CDG Capital Research présentent leurs prévisions pour fin 2019 et préconisent une stratégie prudente des portefeuilles. Ils misent essentiellement sur les valeurs défensives. Détails

La méforme du marché boursier relevée durant les premiers mois de l’année semble se dissiper. La performance du Masi reprend ainsi des couleurs et ceci même après la publication de résultats semestriels mitigés. En effet, les bénéfices des sociétés cotées sont ressortis en baisse de 4,1%. Hormis l’effet conjoncturel, certains éléments exceptionnels comme la contribution sociale de solidarité et une poignée de contrôles fiscaux ont contribué à la baisse des profits du marché. Aussi, les filiales à l’international (banques et télécoms) avaient enregistré pour la première fois depuis dix ans une baisse de leurs revenus estimée à 1%. Re-traité de l’activité à l’international, le chiffre d’affaires global de la cote casablancaise devait afficher selon les analystes de CDG Capital Research une hausse de 3,1% en comparaison avec la même période de l’année précédente. Une tendance qui pourrait présager une reprise pour cette fin d’année. Les analystes de la banque d’affaires semblent confiants. Dans leur dernière note, ils préconisent à fin 2019 une croissance des bénéfices de +3,3% en glissement annuel. Elle devrait être tirée par la hausse des résultats des activités de marché du secteur bancaire et une baisse du coût des intrants des entreprises industrielles. «La hausse devrait se poursuivre avec une teinte défensive», affirment-ils. Optimistes mais prudents, les analystes s’attendent à une reprise pour le troisième trimestre 2019. «En effet, le marché Action devrait poursuive son trend haussier tant que la croissance économique demeure stable et tant que la masse bénéficiaire montre des signes d’amélioration», explique la banque d’affaires.

Or, le ralentissement prévu de la croissance économique devrait se poursuivre sous l’effet d’une campagne agricole en dessous de la moyenne. Par contre, la composante non agricole devrait, elle, se redresser légèrement en 2019 avec une reprise de la croissance de 3,6% contre 2,6% enregistrée une année auparavant.

Par ailleurs, les équilibres macro-économiques devraient rester globalement positifs avec une atténuation du rythme de creusement du déficit commercial, une amélioration de l’équilibre des finances publiques, une inflation maîtrisée et des conditions de financement globalement favorables.

Pour les analystes de CDG Capital Research, l’attractivité des investisseurs devraient être maintenue en raison des niveaux actuels des taux. Ceux-ci devraient rester globalement stables d’ici fin 2019 «avec des changements peu significatifs». «En effet, les niveaux actuels de la courbe des taux semblent intégrer la totalité des informations disponibles, particulièrement l’amélioration de l’équilibre des finances publiques et la baisse des besoins de financement du Trésor ainsi que sa volonté de réduire les niveaux du déficit et de l’endettement publics sur le moyen terme», soulignent les analystes. Le seul bémol menaçant l’attractivité du marché Actions reste le manque de liquidité persistant. Les analystes estiment que le creusement du déficit de liquidité devrait se poursuivre en 2019 sous l’effet d’une hausse de la circulation du cash et dans une moindre mesure d’un recul des réserves de change en cas de détérioration de l’équilibre extérieur. Le déficit de liquidité devrait par ailleurs s’atténuer en résultat du reflux partiel de la circulation fiduciaire vers le secteur bancaire après le fort accroissement enregistré au deuxième trimestre en liaison avec la succession des effets saisonniers, notamment les fêtes religieuses, la période estivale et la rentrée scolaire.

Au vu de ses éléments, la lecture du marché oriente donc naturellement les analystes de CFG Capital Research vers les secteurs défensifs «affichant des profils cohérents avec les fondamentaux» qui sont susceptibles d’enregistrer des bénéfices en hausse en 2019 et un rendement dividende attractif. Parmi les valeurs sélectionnées, l’opérateur historique Maroc Telecom offre l’une des meilleures visibilités du marché en termes de rendement avec un taux de distribution de dividendes aux alentours de 100%. Avec un cours cible de 146 DH, le titre est à «conserver» dans les portefeuilles. Concernant les banques et malgré la perspective au Maroc d’une croissance modérée des crédits et des dépôts qui peinent à décoller conjuguée à une prudence préconisée pour les opportunités africaines, les valeurs restent dans les petits papiers des analystes.

Ainsi Attijariwafa Bank (cours cible de 524 DH) et Crédit du Maroc (680 DH) sont à «acheter». La Banque Centrale Populaire (289 DH) et BMCI (676 DH) sont à «renforcer». BMCE (202 DH) est quant à elle à «conserver». Du côté des cimentiers, l’année 2019 devrait être caractérisée par des débouchés limités, une tendance baissière du pet coke et une surcapacité de production.

Par ailleurs, les marges opérationnelles devraient s’améliorer légèrement compte tenu de la baisse des coûts et de l’amélioration progressive du dispositif de production des cimentiers. Lafarge Holcim (1.785,1 DH) est donc à «renforcer». Ciments du Maroc (1.622,9 DH) est quant à lui à «conserver». La sidérurgie devrait quant à elle faire face à une dynamique du marché défavorable où l’offre reste excédentaire à une demande en baisse. Une année difficile s’annonce donc pour les opérateurs du secteur. Ils devraient également voir leur rentabilité opérationnelle se contracter en 2019 sous l’effet d’un spread ferraille faible et d’un taux d’utilisation très bas. Or, pour le cas de SONASID (370,5DH) préconisé à l’«achat», les analystes pensent que «c’est le bon moment pour construire une position dès lors que les éléments d’amélioration opérationnelle sont assurés», ajoutant que «le profil de risque/potentiel du titre est particulièrement attractif». Du côté des mines, SMI, le bras argentifère du groupe Managem, une éventuelle reprise des cours de l’argent laisse présager un redressement de l’activité de la société à fin 2019. Une évolution des volumes de ventes est également envisageable en lien avec l’amélioration de la teneur et de l’augmentation de la capacité de la mine d’Imiter. Le titre SMI est à «conserver» avec un cours cible de 1.662,2 DH.

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