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De gauche à droite: Bachir Tazi, directeur adjoint CFG Bank Capital Markets, Mohamed Essakali,directeur CFG Bank Capital Markets, Souad Benbachir, administratrice et directrice générale de CFG Bank, Younes Benjelloun, administrateur et directeur général de CFG Bank)

De gauche à droite: Bachir Tazi, directeur adjoint CFG Bank Capital Markets, Mohamed Essakali, directeur CFG Bank Capital Markets, Souad Benbachir, administratrice et directrice générale de CFG Bank, Younes Benjelloun, administrateur et directeur général de CFG Bank).

Le rendez-vous annuel organisé par CFG Bank Capital Markets revient pour une 6e édition. L’événement devenu incontournable dans le microcosme financier marocain jouit désormais d’une certaine notoriété au-delà des frontières. Il constitue en effet l’occasion de promouvoir la place de Casablanca, mais également les places voisines en Afrique du Nord et l’Afrique de l’Ouest. Les One-to-One permettent ainsi de réunir des émetteurs (des sociétés cotées ou sur le point d’être cotées, pré-IPO) et des investisseurs étrangers ou marocains qui suivent la Bourse de Casablanca sur le long terme.

«Cette année, il y a une forte présence des investisseurs marocains», affirme Souad Benbachir, administratrice, directrice générale de CFG Bank. «Les investisseurs locaux n’ont pas le réflexe de passer par des sociétés de gestion pour effectuer leurs placements. C’est une habitude qui commence à changer», souligne-t-elle.

En somme, ce sont 45 investisseurs étrangers et 30 nationaux qui ont fait le déplacement cette année (contre 40 étrangers et 25 nationaux en 2018). Ils ont pu rencontrer au moins 20 émetteurs marocains, 3 tunisiens (Délice Holding, Unimed, Lilas) et 1 entreprise ivoirienne (Sonatel). D’autres sociétés marocaines ont émis leur souhait de faire partie de cette expérience, notamment Jet Contractors et Afriquia Gaz. Comme chaque année, les investisseurs intéressés ont eu la possibilité de faire deux visites de sites (les installations de Marsa Maroc au niveau du port de Casablanca et l’unité de production de détergents du groupe Mutandis). La formule CFG Bank plaît tellement que la banque «accompagne durant toute l’année plusieurs investisseurs en leur organisant des mini road-shows et en leur fournissant également toutes les recherches et documentations qu’ils souhaitent»,souligne le top management.

De leur côté, les émetteurs se sont familiarisés avec cet exercice de face-à-face. «Les entreprises reviennent à chaque fois à leur meilleur niveau possible», déclare Younes Benjelloun, administrateur, directeur général de CFG Bank. Il rappelle que le choix de la date n’est pas anodin. «Au lendemain des publications semestrielles, les entreprises sont plus à l’aise et ont de quoi défendre leur activité», affirme-t-il.

Une attractivité avérée grâce à un environnement macro-économique stable, mais qui ne peut masquer les zones d’ombre du marché boursier. «Le secteur passe par des moments difficiles avec des volumes en baisse, un faible dynamisme au niveau de la Bourse avec 3 introductions en 2 ans et une grosse baisse de liquidité», avance Mohamed Essakali, directeur CFG Bank Capital Markets.

Le manque de liquidité pèse en effet depuis plusieurs années sur la place. L’on est loin de l’effervescence des années 2000. Plus de 25 introductions en Bourse ont été recensées entre 2005 et 2008. Les volumes d’échange ont, quant à eux, atteint 1 MMDH/j avant de s’écrouler en 2011 et de se limiter aujourd’hui à 250 MDH/j, ce qui lui valu de passer d’être déclassé au niveau de l’indice MSCI. Il passe d’Emergent Markets à Frontier Markets. De plus, «la capacité d’investissement des institutionnels locaux par rapport à ce qui est offert sur le marché, il y a un énorme décalage», dénonce Bachir Tazi, directeur adjoint CFG Bank Capital Markets.

Le rapport est disproportionné selon lui, si l’on compare l’industrie de l’Asset Management (450 MMDH) et la sommation des actifs gérés par les fonds de pension au Maroc qui est encore plus importante. Au final, il existe donc très peu d’alternatives de financement sur la Bourse de Casablanca. «La nouvelle version du Règlement général de la Bourse va donc élargir et compléter la palette d’investissement en offrant de nouveaux produits, en étant plus flexible sur la mise en place du compartiment PME… Les investisseurs pourront également sortir des sentiers battus et d’aller vers les small caps au lieu des big caps… Le marché s’attend également à la mise en place de nouveaux instruments tels que les OPCI, les ETF, le produits structurés ou encore le marché à terme», explique Tazi. «L’argent est là… il existe de gros potentiels de placement, mais très peu de débouchés», commente-t-il.

Pour Younes Benjelloun, l’aversion des investisseurs «n’est pas uniquement une question de réglementation et de barrières, mais de mentalités qu’il faudra changer… La Bourse est un moyen de grandir, de construire de la valeur, de se financer avec, en contrepartie, de la communication et la transparence», rappelant au passage «de belles histoires de croissance» de sociétés telles que Label’Vie ou encore HPS. Pour le top management de la banque d’affaires, le rôle de l’État est aussi indispensable pour ce qui est de sensibiliser et éduquer afin d’améliorer la confiance sur les marchés financiers.

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