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Économie

C’est l’expérience que vient de montrer la Division des sciences de l’eau de l’UNESCO lors de la 4e édition de l’Open Water Symposium qu’elle a organisé du 28 octobre au 1er novembre à Rabat.

Rabat était, du 28 octobre au 1er novembre, le théâtre d’une expérience inédite organisée par la Division des sciences de l’eau de l’UNESCO avec l’appui du Bureau de l’UNESCO pour le Maghreb. Il s’agit de la tenue de la 4e édition de l’Open Water Symposium dédié aux pays africains et arabes dont le but était de montrer comment des logiciels libres et/ou open source peuvent être des outils durables de soutien à la gestion des ressources en eau dans tous ses domaines d’activités. L’événement a notamment regroupé une centaine de participants (décideurs politiques, représentants de ministères, étudiants, enseignants-chercheurs, etc.), dont cinquante-deux femmes de vingt-trois nationalités différentes.

Sept formations à neuf logiciels
Et à cette occasion, plusieurs spécialistes des logiciels gratuits et/ou open source pour la gestion des ressources en eau ont présenté leurs outils et dispensé sept formations portant sur neuf logiciels et applications libres et/ou gratuits en lien avec la cartographie, la modélisation des écoulements de surface et des eaux souterraines, la gestion de l’irrigation, la gestion du traitement des eaux usées, la télédétection, le partage de l’information et la modélisation des usages au service de la prise de décision.

Selon Golda El Khoury, directrice et représentante de l’UNESCO pour le Maghreb, «les outils de modélisation sont incontournables pour l’aide à la décision quant à la gestion des ressources en eau. Seulement, leur utilisation est limitée dans les pays en développement en raison de licences coûteuses et du manque de données. C’est pourquoi l’UNESCO, en partenariat avec le Global Open Water Network, vise à promouvoir les logiciels open source et gratuits en proposant des formations (e-learning et ateliers) et des services «Cloud» permettant un accès facile et une utilisation aisée des infrastructures informatiques, des données et des logiciels libres pour les applications des ressources en eau, comme cela a été le cas pour ce symposium qui en est à sa 4e édition». En tous cas, cette formation, initiative saluée par tous les participants, est la bienvenue dans la région arabe et en Afrique. En effet, le statut hydrique aigu de la région arabe et les défis spécifiques à l’Afrique à l’égard de l’eau appellent de plus en plus les acteurs de l’eau à changer de paradigme à propos de cette denrée vitale et à adopter des pratiques novatrices à même d’instaurer une gestion parcimonieuse et durable des ressources en eau.

Grande pauvreté hydrique dans plusieurs pays
Dans la région arabe, la sécurité en eau reste l’un des défis les plus critiques en matière de développement durable. Sur 22 pays, 18 sont sous le seuil de pauvreté hydrique (1.000 m3/personne/an de ressources en eau douce renouvelables) et 13 sont dans la pauvreté extrême en eau (moins 500 m3/personne/an). Et malgré ce contexte difficile qui empire sous l’effet du changement climatique, les réponses à la pénurie d’eau de nombreux pays arabes reposent généralement sur l’accroissement de l’offre à travers la surexploitation des ressources en eaux souterraines non renouvelables et la dépendance croissante à l’égard de ressources non conventionnelles à forte consommation d’énergie, telles que le dessalement. Au Maroc, le potentiel en ressources en eau naturelles renouvelables est en deçà de 1.000 m³/habitant/an, ratio communément admis comme seuil critique de stress hydrique. Cette situation est en train d’empirer sous l’effet du changement climatique qui a tendance à accentuer la raréfaction des ressources en eau du pays et à renforcer les phénomènes extrêmes, sécheresses et inondations. D’où la nécessité de prendre en compte le changement climatique dans l’élaboration de la politique de l’eau, ce à quoi l’UNESCO s’emploie dans le cadre de son Programme hydrologique international (PHI: voir encadré). Dans ce sens, l’UNESCO Maghreb a d’ailleurs organisé, le 17 octobre dernier, un atelier de réflexion sur la prise en compte du changement climatique par les Agences de bassins hydrauliques du Maroc dans la planification et la gestion de l’eau.


Le PHI de l’Unesco seul dans son genre

Le Programme hydrologique international (PHI) de l’UNESCO est, pour le moment, le seul programme intergouvernemental du système des Nations Unies consacré à la fois à la recherche dans le domaine de l’eau, à la gestion des ressources en eau ainsi qu’à l’éducation et au renforcement des capacités. Ce programme, adapté aux besoins des États membres, est mis en œuvre par phases, ce qui lui permet d’évoluer en fonction des nécessités d’un monde en pleine mutation. Lancé en 1975, le PHI de l’UNESCO est mis en œuvre par séquences programmatiques ou phases de six ans. Il clôturera sa huitième phase (PHI-VIII) de travail en 2023.

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