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Culture

Du 20 au 23 novembre, Visa for Music revient pour une sixième édition à Rabat. La scène émergente du monde et de la région fait le déplacement à la capitale. Une année riche en couleur et orienté vers l’Oriental et le pays voisin. Découvertes.

À partir du 20 novembre, Rabat accueille l’un des marché les plus importants au monde. Destiné aux artistes et aux professionnels, Visa for Music donne la part belle à la musique de la scène émergente et participe à sa visibilité dans le monde. Des showcases de musiciens du monde au Palais Tazi, la Renaissance et Théâtre Mohamed V devant un parterre de professionnels composés de directeurs de festivals, de labels et producteurs, venus faire leur marché au rendez-vous devenu incontournable initié par Brahim El Mazned. Premier salon professionnel et festival des musiques d’Afrique et du Moyen-Orient, Visa For Music est né en 2014 d’un paradoxe : d’un côté, le manque de visibilité des artistes d’Afrique et du Moyen-Orient à l’international, de l’autre, la présence d’un dynamisme artistique et d’une création musicale extrêmement riche. Afin de parer à ce déséquilibre, Visa For Music s’est donné pour mission première de mettre en valeur la création artistique d’Afrique et du Moyen-Orient, principalement dans les musiques du monde et musiques actuelles. Dans un format court – showcase de 40 minutes –destiné avant tout aux professionnels,les artistes peuvent donner à voir ce qu’ils font mieux et de plus représentatif de leur création, dans des conditions live en public. Ces artistes ont été minutieusement sélectionnés par un jury composé de cinq personnalités de la culture et du monde de la musique : l’artiste et acteur culturel Amine Hamma (Maroc), le poète et programmateur de festivals Herman Kabubi (Ouganda), les actrices culturelles Rania Elias (Palestine) et Nathalie Mefe (Cameroun) et le musicienet Directeur Artistique Imed Alibi (Tunisie). Et pour multiplier les possibilités de rencontres, le marché regroupant des stands de délégations étrangères, de labels, d’agences de booking, de festivals, etc., ainsi que les speed-meeting donnent aux artistes des occasions privilégiées de présenter et promouvoir directement leur travail. Depuis 2014, Visa For Music peut se targuer d’avoir rempli sa mission et d’avoir permis à des artistes nationaux et internationaux de se faire connaître et de se produire sur des scènes européennes principalement, mais également dans toutes les autres régions du monde. Visa For Music est ainsi devenu un rendez-vous très attendu qui réunit chaque année plus de 2000 artistes, professionnels et journalistes venus du monde entier. Des conférences ouvertes à tous ainsi que des ateliers pour artistes et acteurs culturels émergeants et des formations viennent compléter la riche programmation.

Zoom sur l’Oriental
Depuis sa première édition, Visa For Music accueille la Région de l’Oriental dans le cadre de partenariat annuel avec l’Agence de l’Oriental. Cette année ne fait pas exception. Une importante délégation sera présente pendant toute la durée du salon. Musiciens, artistes, professionnels, ainsi que des directeurs de Festivals et des représentants de l’Agence de l’Oriental feront le déplacement à Rabat. Parmi eux, deux groupes représenteront la richesse de cette régionlors d’une soirée au Palais Tazi le vendredi 22 novembre. Issu de la diaspora (dont quatre originaires de l’Oriental marocain), The Grey Stars prône le métissage par leur musique colorée et donne voix à la communauté belgo-marocaine, soutenu également par la Wallonie-Bruxelle Musique. Des chants traditionnels gnaoua et soufi sur des rythmiques modernes, il représente un nouveau courant de la musique fusion Gnawa belgo-marocaine : un melting pot de rythmiques traditionnelles maghrébines et occidentalesentrecroisées de rock, funk, jazz, reggae, funk, reggada, riddim, pop, disco, dance. Né à Oujda, le célèbre chanteur de raï Hamid Bouchnak, clôturera la soirée. Grande voix de la chanson marocaine, il compose une musique qui concilie plusieurs origines et cultures, rapprochant d’autres genres musicaux, jazz, reggae ou chaâbi. Dans un autre registre, il s’était également illustré pour avoir composé des airs en hommage à l’équipe nationale de football. L’Oriental sera présent également dans le marché avec un grand stand pour lequel la conception et la communication ont été confiées à des jeunes. Il portera l’empreinte et l’identité de la jeunesse de la Région de l’Oriental qui représente un capital humain responsable. «Et vu l’expérience des membres de la délégation dans le cadre de projet autour de l’entrepreneuriat culturel, cette participation sera aussi l’occasion d’élargir leurs activités à une échelle national et international dans un langage commun et solidaire entre jeunes artistes de la Région et ceux de la diaspora de l’orientale».

… et un clin d’œil à l’Algérie
La chanteuse franco-algérienne, Samira Brahmia, profite de son showcase à Visa For Music le 21 novembre pour présenter son nouveau single «Mama», premier extrait de son nouvel album «Awa». Titre dansant au message profond, Samira Brahmia aime faire passer le message en douceur. Avec «Mama», premier extrait de son dernier album «Awa», en partenariat avec TV5 Monde, l’auteure compositrice, interprète et guitariste rend hommage aux mères en général, aux mères de l’immigration en particulier. «Je parle de ces mères qui ont fait beaucoup de sacrifice, qui n’ont pas choisi l’exil, qui l’ont subit, qui ont donné des nouvelles générations à la France et à ailleurs. Je voulais casser les clichés. Nos anciennes sont beaucoup plus évoluées dans leurs têtes par rapport au savoir, aux connaissances, à la différence, que nous. C’est un hommage à toutes les mères, des mères africaines du Nord au Sud» confie Samira Brahmia sur une chanson écrite par Magyd Cherfi. Ambassadrice des Droits d’Auteur en Afrique auprès de la CISAC - Confédération Internationale des Sociétés d’Auteurs et Compositeurs et de l’ONDA Office National des Droits d’Auteur et Droits Voisins en Algérie, sa démarche artiste ne s’arrête pas qu’à la chanson. Depuis plus de 10 ans, dans le milieu de la musique «du monde», elle se fait repérer pour sa voix et sa personnalité à la force tranquille. Mais avec son passage à l’émission «The Voice» où elle défendait crânement «Haramtou Bik Nouassi», chanson d’amour arabo-andalouse, Samira Brahmia a plus que galvanisé un auditoire en Algérie, elle a compris qu’un nouveau public l’attendait des deux cotés de la Méditerranée. C’est en tête d’affiche que de nombreux professionnels devinent la palette de son talent lors des spectacles «Barbès Café», «Cabaret Tam Tam» au Cabaret Sauvage. Samira a collaboré et partagé la scène avec l’Orchestre National de Barbès, Cheb Khaled, Ayo, Rachid Taha, Idir, Gnawa Diffusion, Sucheela Raman, Justin Adams. Elle en pince pour le swing d’Ella Fitzgerald, le groove de Cheikha Rimitti, la fougue d’Édith Piaf, la saudade de Cesaria Évora, elle a comme ses illustres ainées une voix dont le grain, la dynamique, la texture, rappelle celles dont on dit «qu’elles guérissent l’âme». Une édition de Visa for Music qui promet déjà de belles émotions.

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