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La majorité dirigeante au sein de la Commune urbaine de Casablanca (CUC) présente son bilan à la veille de la session d’octobre. Focus sur l’évolution des finances de la ville sous une gestion du PJD.

3 MMDH, c’est le budget mis à la disposition de la Commune urbaine de Casablanca pour gérer les différents services communaux de la métropole pour l’année 2018. Un budget équivalent devrait être adopté le 17 octobre prochain lors de la session du conseil de la ville pour 2019 et 2020. Ces ressources, en apparence importantes, demeurent dérisoires par rapport aux besoins et aux engagements de la CUC. Abdelaziz El Omari, maire de Casablanca depuis 2015, a fait de l’amélioration de ces ressources un engagement électoral auprès des Casablancais, mais aussi de son nouveau bailleur de fonds, la Banque mondiale (BM). L’institution financière internationale mène depuis 2017 un travail très étroit pour auditer et conseiller la CUC dans ce domaine (voir encadré).

Recouvrer les créances de la ville
Améliorer les recettes de la ville de 8 à 10% par an figure parmi les objectifs visés par la CUC dans le domaine de la gestion financière. À cette fin, le bureau dirigeant a choisi l’année 2015 comme année de référence pour aboutir à une gestion financière «efficiente». La CUC, en collaboration avec la BM, vise également la réduction des dépenses courantes de 5%/an, tout en «améliorant et renforçant de nouvelles sources de financement, et ce en multipliant les partenariats avec les organismes financiers et la Direction générale des collectivités territoriales», peut-on lire dans ce bilan de mi-mandat élaboré par la CUC.

Pour avoir une visibilité sur les ressources à disposition de la CUC, le bureau dirigeant s’appuie aussi sur une «planification triennale avec une programmation des budgets et des dépenses prévisionnels sur une période de trois ans». Celui-ci est en majorité composé de PJDistes. Ces méthodes de gestion financière ont permis à la ville de réaliser une croissance de son budget de 22,7% entre 2015 et 2018.

«Cette évolution a été possible grâce aux mesures prises pour recouvrer les créances de la CUC, dues à la location des surfaces commerciales, ou encore le non-paiement des taxes communales», précise la commune.

Elle s’appuie, dans cette démarche, sur la dématérialisation des moyens de paiement pour encourager les contribuables à s’acquitter de leurs obligations fiscales. Sur le plan des dépenses, la CUC demeure tout aussi budgétivore. En 2018, ce sont 3,5 MMDH qui ont été engagés dans les différentes rubriques et projets d’investissement, en particulier le Plan de développement du Grand Casablanca (PDGC). La CUC se réjouit du bon niveau d’engagement des dépenses qui aurait atteint 94% en 2018 contre 86% en 2016. Le reste à couvrir (dettes liées à la location d’équipements communaux, au non-paiement des taxes communales) a constitué un problème endémique des finances de la ville. En 2015, le reste à couvrir représentait 4 MMDH, soit une fois et demi le budget de la CUC. Une situation de mauvaise gestion et de laisser-aller qui rendait difficile toute action de la CUC et expliquait la difficulté à s’engager dans de nouveaux projets urbains. L’heure est désormais à l’assainissement.

Parmi les actions menées pour recouvrer les biens de la CUC, le bureau dirigeant rappelle la reprise de la gestion des complexes sportifs de Zenata et Moulay Rachid et le siège de l’ancien marché de gros (Marché Kriou). Des mesures qui viennent en application de décisions du Conseil de la ville en 2013. «Nous avons la volonté de récupérer tous les biens de la ville. Ces opérations nous permettent d’améliorer nettement les recettes de la ville», souligne le bureau de la CUC. La commune annonce aussi une série «de négociations pour mettre fin à des litiges, bloquant plusieurs projets commerciaux et d’infrastructures».


La Banque mondiale veille au grain

Depuis décembre 2017, une équipe de la Banque mondiale (BM) supervise la gestion de la CUC concernant plusieurs aspects et ce, dans le cadre d’un prêt de 172 millions d’euros sur cinq ans. Une Unité de gestion du projet (UGP) est domiciliée à la SDL Casa Prestations pour veiller «à renforcer les capacités d’investissement de la ville en améliorant le système de gestion des recettes municipales et en attirant des investissements privés dans les infrastructures et les services par le biais de partenariats public-privé». À mi-parcours de ce projet, la BM affiche sa «satisfaction» avec un déboursement de 47% du montant du prêt. Côté indicateurs, la capacité d’investissement de la CUC a été améliorée de 50%. En revanche, en matière de mobilisation des PPP, la CUC est encore très loin de l’objectif des 900 MDH en 2022.

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