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Maroc

Les élections de dimanche dernier ont accordé 52 sièges à l’organisation politique radicale Vox. Mais ce n’est pas la seule mauvaise nouvelle de ce scrutin anticipé, le 2ème en moins d’un an. En effet, Vox a remporté l’unique siège qui représente Sebta au congrès des députés, la chambre basse espagnole.

En sept mois, le discours haineux de Vox, parti d’extrême-droite, a conquis les électeurs de Sebta. C’est de la sorte que la formation a pu évincer le représentant du parti socialiste, lequel a emporté les élections d’avril dernier dans ce préside. «L’exception espagnole» comme la surnommaient les analystes à propos de l’immunité du pays contre l’extrême droite est non seulement révolue mais a «accouché» de l’un des mouvements nationalistes des plus forts sur la scène politique européenne. Si dans la péninsule les images des containers en flammes et affrontements entre polices et manifestants au lendemain du verdict prononcé contre les leaders séparatistes catalans, ont contribué à la forte poussée de Vox, à Sebta la donne est différente. Les conflits aux frontières, les fermetures sin die des passages, les longues files d’attentes et le problème des jeunes migrants marocains ont fini par offrir à cette formation un siège au Parlement espagnol. De surcroît, la lassitude a fini par avoir raison de la patience des électeurs espagnols, et Sebta n’était pas en reste: le taux de participation a chuté de 10 points dans l’enclave, en comparaison avec la consultation électorale d’avril.

À travers ce vote, les Sebtis envoient un message de protestation à leurs gouvernants mais aussi au voisin marocain. L’organisation politique extrémiste avait appelé à la construction d’un mur pour endiguer l’arrivée des migrants irréguliers. Ce résultat démontre que la proposition n’est pas sans déplaire intra-muros sebtis. À présent, si les élections devaient dissiper un peu le brouillard et permettre à Pedro Sanchez de négocier une confortable coalition avec les partis dits progressistes, celles-ci replongent le pays dans l’incertitude. Sanchez a perdu son plébiscite et le retour aux urnes a servi les intérêts de Vox.

Dans le cas de Sebta, les électeurs ont opté pour celui qui durcit le ton à l’adresse du Maroc. Pis encore, les résultats prouvent que le discours anti-Maroc est bien accueilli par la population. À deux jours seulement du scrutin, le numéro deux de Vox, Javier Ortega Smith avait proclamé, durant la campagne, que «le Maroc ne recevra aucun rond de l’Espagne s’il ne respecte pas la souveraineté de Sebta et Mélilia» Ortega avait même accusé le Maroc, devant environ 500 Sebtis, de «permettre les assauts» contre Sebta. Sur un ton menaçant, il a promis de mettre fin aux fonds destinés à la lutte contre l’immigration irrégulière perçu par le Maroc. Faisant fi des statistiques qui attestent ce recul dans les arrivées des migrants via les enclaves, et piochant dans le langage populiste, il a considéré que les agents espagnols sont entassés dans des étroites guérites alors que les agents et douaniers marocains «jouissent de grandes et confortables installations». L’arrivée en vox à Sebta et le renforcement de son score électoral finira, sans l’ombre d’un doute, par troubler les relations entre les deux pays. 

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