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Après le remaniement gouvernemental, place à l’action. La nouvelle équipe gouvernementale, restreinte, est attendue de pied ferme sur nombre de dossiers. Convergence des politiques publiques, accélération de la cadence des réformes, restauration de la confiance dans les institutions, cohésion de la majorité... Autant de défis à relever en moins de deux ans.

Le gouvernement est désormais appelé à relever nombre de défis en moins de deux ans. En tête figure la nécessité d’assurer la convergence tant attendue des politiques publiques en vue d’optimiser les réformes et d’atteindre la performance souhaitée depuis de longues années. Cet impératif est une litanie récitée par El Otmani depuis sa nomination, mais sans pour autant que des mesures concrètes et efficaces soient prises. On s’attend à ce que le réaménagement du gouvernement puisse mettre fin au travail en silo qui altère l’efficacité des politiques sectorielles. Mais sans cadre formel qui assure la cohérence et la pertinence des politiques et des actions publiques, tous les efforts seront vains.

À ce titre, soulignons que le système d’information unifié prévu pour assurer la convergence des politiques publiques se fait toujours attendre. Son élaboration, rappelons-le, était confiée au département des Affaires générales et de la gouvernance, qui vient d’être rattaché au ministère de l’Économie et des finances dans la nouvelle architecture gouvernementale. Ce système pourrait voir le jour vers la fin de cette année. Une fois opérationnel, il permettra de suivre l’avancement des projets interministériels et procéder à l’évaluation des stratégies sectorielles. La contribution de chaque secteur sera, ainsi, objectivement évaluée pour déterminer les responsabilités des différents départements qui sont désormais tenus de passer à la vitesse supérieure. La gestion du temps est en effet l’un des enjeux fondamentaux sur lesquels doit se pencher la nouvelle équipe gouvernementale pour rattraper le retard accusé depuis les dernières élections (blocage de six mois de la formation du gouvernement, deux mois pour faire aboutir le remaniement, rythme long des réformes…). La déperdition du temps figure en tête des critiques acerbes adressées au gouvernement El Otmani. La nouvelle équipe saura-t-il relever ce défi? Rien n’est moins sûr. Il s’agit d’une lourde tâche, d’autant plus que les nouveaux ministres doivent s’imprégner, en premier lieu, des dossiers de leurs départements avant de tracer leur feuille de route et pouvoir marquer de leur empreinte les secteurs qu’ils gèrent. À cela s’ajoute un frein de taille: la dernière année du mandat gouvernemental tourne au ralenti en raison de la préparation des élections, comme le démontre l’expérience. Qu’elles que soient les circonstances et les contraintes, l’accélération de la cadence de mise en œuvre des réformes s’impose pour aller au bout des réformes annoncées et concrétiser les engagements gouvernementaux tant sur le plan économique que social. C’est un impératif pour retisser le lien de confiance dans les institutions qui souffrent de la défiance publique. La concrétisation de cet enjeu est certes complexe en raison de l’ampleur de la crise de confiance avérée dans la politique et les institutions. Mais le gouvernement doit relever le gant car il est très attendu sur cet épineux dossier.

À cet égard, la cohérence et l’harmonie des actions de toutes les composantes gouvernementales s’avèrent indispensables. Va-t-on enfin voir une équipe soudée et solidaire qui agisse loin de tout calcul politicien? C’est en tout cas le pari à relever par El Otmani et ses alliés qui ont été épinglés par le Parti du progrès et du socialisme, ce dernier ayant claqué la porte du gouvernement après avoir sorti l’artillerie lourde contre l’alliance gouvernementale. Il apparaît clairement qu’à la veille des législatives de 2021, ce défi n’est pas facile à relever face aux ambitions électorales des partis de la coalition gouvernementale, certains s’étant lancés dans la course aux prochaines échéances depuis des mois. L’espoir demeure néanmoins permis.

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