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Maroc

Le ministère de l’Agriculture compte emprunter le tournant de la digitalisation. Pour ce faire, le ministère de tutelle mise sur l’intégration de l’outil digital auprès des agriculteurs et dans le cycle de la formation professionnelle agricole. Il s’agit d’une vaste mobilisation pour créer un choc digital dans le secteur.

«La digitalisation n’est pas un effet de mode, c’est un moyen». Avec ces mots, Aziz Akhannouch, ministre de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts a ouvert, jeudi, le bal de la deuxième édition de l’Agro It Days 2019. Une édition organisée jeudi en partenariat avec le groupe Crédit Agricole du Maroc, l’Agence pour le développement agricole et l’Office national du conseil agricole. La rencontre avait pour thème : «La transformation digitale pour un secteur agricole attractif et générateur d’emploi pour les jeunes dans le monde rural». «L’agriculture au niveau mondial a emprunté un tournant primordial. Le Maroc, pays où l’agriculture est un réel moteur de développement social et économique ne peut passer en marge de cette transition. Actuellement, nous sommes au début de notre chemin vers la digitalisation », précise le ministre de tutelle.

Le ministre a expliqué aux participants que la technologie offre un outil performant pour le développement de la chaîne de valeur agroalimentaire. Cet outil peut améliorer la productivité, la traçabilité, la qualité, l’accès aux marchés, la gestion efficace des intrants et des ressources.

Pour Akhannouch, «le monde agricole marocain avec tous ses acteurs, chacun à son niveau, doit se mobiliser pour créer un choc digital dans le secteur (administration, professionnels, entreprises de services, jeunes startups, chercheurs et scientifiques)». S’agissant du secteur de la formation professionnelle, le ministre a expliqué que les programmes de la formation professionnelle agricole doivent prendre en considération les besoins en développement des compétences des techniciens dans le cadre de la transformation digitale du secteur. Le pôle de l’enseignement et de la recherche agricole est appelé également à se positionner et à s’investir dans la «blockchain», l’intelligence artificielle et les objets connectés. Les responsables du ministère soulignent que le Plan Maroc Vert est trop large et trop grand, ce qui fait que l’information est éparpillée. Il va falloir utiliser cette information pour qu’elle puisse arriver à l’utilisateur final qui est l’agriculteur. Depuis 2018, la digitalisation des procédés de suivi et de collecte d’informations est l’un des aspects primordiaux auquel le ministère de tutelle accorde toute son attention. Cela s’est traduit par la constitution d’une équipe de 30 ingénieurs, mandatés pour apporter des solutions digitales à diverses problématiques. Parmi elles, le suivi des petites exploitations agricoles et la poursuite des chantiers relatifs au registre national des agriculteurs, au système d’information géographique (SIG) agricole, aux systèmes d’avertissement à l’irrigation, au système des aides et des bonifications agricoles (SABA), à l’établissement autonome de contrôle et de coordination des exportations (EACCE), au crop growth monitoring system-Maroc pour le suivi de la campagne agricole et au système de suivi des prix du marché (Asaâr).

Par ailleurs, la FAO estime que l’internet des objets, de par l’apport des nouvelles technologies, dispose d’un potentiel énorme pour aider à accroître de 70% la productivité agricole d’ici 2050. Les travaux de la Machina Research font ainsi ressortir que parmi les 27 milliards d’appareils connectés, pas moins de 225 millions seront, en 2024, utilisés dans l’agriculture. L’IBM Research révèle, de son côté, que 90% de toutes les pertes de récoltes sont dues essentiellement aux intempéries. Ces dégâts pourraient être réduits de 25% par la modélisation météorologique prédictive et les techniques agricoles de précision.

Lors de cette rencontre, trois entreprises ont présenté leurs expériences inédites en matière de transformation digitale pour le secteur agricole, à savoir HPS, Fimasucre et Fenagri et la banque Crédit agricole. Cette rencontre vise à accompagner et à appuyer, via des solutions de financements adaptées, des jeunes porteurs de projets souhaitant investir, en milieu rural. Tout comme d’autres secteurs, l’agriculture marocaine est censée prendre le virage de la digitalisation.

En effet, la dynamique de modernisation de l’agriculture nationale vise à renforcer les capacités des agriculteurs et de la préparation de l’agriculture du futur en dotant les opérateurs et les intervenants du secteur des outils nécessaires en termes de technologie de pointe pour accompagner l’évolution du secteur dans les modes de travail et de production et faire face aux différents enjeux. À travers les «Agro IT days», le département de l’Agriculture espère faire prendre conscience de l’importance des systèmes d’information dans ce domaine.

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