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Le rapport de l’AIE montre qu’une action internationale peut significativement augmenter l’usage de l’hydrogène pour en faire un élément clé d’un avenir énergétique propre et sécurisé. En tous cas, le Maroc est déjà dans les starting blocks.

«Le monde a une belle occasion d’exploiter le vaste potentiel de l’hydrogène pour en faire un élément essentiel d’un avenir énergétique plus durable et plus sûr». L’annonce qui tonne comme un encouragement aux acteurs (États, privé, etc) à s’orienter massivement vers cette nouvelle source d’énergie propre également dénommée Power-to-x a été faite par Dr Fatih Birol, le directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) lors de la réunion des ministres de l’Énergie et de l’Environnement du G20, tenue en juin dernier à Karuizawa au Japon. Le patron de l’AIE reprenait en fait les conclusions de l’étude de l’agence sur «l’avenir de l’hydrogène : saisir les opportunités d’aujourd’hui» commandée par le Japon, laquelle étude a été présentée pour la première fois à cette occasion.

Plusieurs vertus
Un rapport qui constate d’abord que l’hydrogène propre reçoit un soutien important de la part des gouvernements et des entreprises du monde entier, le nombre de politiques et de projets s’étendant rapidement. Un document qui montre ensuite que l’hydrogène a beaucoup de vertus. Il peut aider à relever divers défis énergétiques critiques, notamment en stockant la production variable d’énergies renouvelables telles que le PV solaire et l’éolien pour mieux répondre à la demande. Il offre des moyens de décarboniser un éventail de secteurs y compris le transport longue distance, les produits chimiques et le fer et l’acier où il est difficile de réduire de manière significative les émissions, ceci sans oublier qu’il peut également contribuer à améliorer la qualité de l’air et renforcer la sécurité énergétique. Autre chose : sa fabrication n’est pas très difficile. En effet, plusieurs combustibles sont capables de produire de l’hydrogène, notamment les énergies renouvelables, le nucléaire, le gaz naturel, le charbon et le pétrole. L’hydrogène peut être transporté sous forme de gaz par pipeline ou sous forme liquide par bateau, un peu comme le gaz naturel liquéfié (GNL). Il peut également être transformé en électricité et en méthane pour alimenter les maisons, l’industrie de l’alimentation et en combustibles pour les voitures, les camions, les navires et les avions.

Un grand soutien
Ce qui explique l’engouement des gouvernements, des entreprises et des investisseurs en général pour cette source d’énergie. Selon Fatih Birol, «l’hydrogène jouit aujourd’hui d’une dynamique sans précédent motivée par les gouvernements qui importent et exportent de l’énergie ainsi que par le secteur des énergies renouvelables, les services publics d’électricité et de gaz, les constructeurs automobiles, les sociétés pétrolières et gazières, les grandes entreprises technologiques et les grandes villes». Pour lui, «le monde ne devrait pas manquer cette occasion unique de faire de l’hydrogène un élément important de notre avenir énergétique propre et sécurisé». Au Maroc, les pouvoirs publics se sont de toute façon saisis de la question et sont déjà dans les starting blocks. Sous la houlette du ministère de l’Énergie, des mines et du développement durable (MEMDD), une commission technique nationale «Power-to-x» a été créée. Composée d’acteurs publics et privés, notamment de représentants du MEMDD, du ministère de l’Économie et des finances (MEF), du ministère de l’Industrie, du commerce, de l’investissement et de l’économie numérique (MICIEN), de l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM), de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE), de l’Institut de recherche en énergie solaire et énergies nouvelles (IRESEN), du Centre national de la recherche scientifique et technique (CNRST), de l’Office chérifien des phosphates (OCP), de la Fédération marocaine de l’énergie (FME), du ministère de l’Éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique et de l’Agence marocaine de l’énergie durable (MASEN), cette commission est actuellement en train d’élaborer une feuille de route «Power-to-x».

Le pied à l’étrier
Un plan qui, une fois finalisé, sera suivi par le lancement d’une étude qui fera émerger les projets que le Maroc devra développer pour réussir son expérience dans cette filière où il veut se positionner en une plateforme régionale d’investissements. Ce n’est pas tout ! C’est également dans ce dessein que travaille l’Iresen qui est en train de mettre en place une nouvelle plateforme de recherche marocaine sur le Power-to-x. L’infrastructure qui nécessitera un investissement de 150 MDH et sera dédiée à la démonstration R&D des technologies «Power-to-x» avec un programme de recherche diversifié sur les applications de l’hydrogène dans la production de molécules vertes à haute valeur ajoutée telles que l’ammoniac, le méthanol, etc. Il y sera donc question de l’utilisation de l’hydrogène propre dans l’industrie et de son élargissement aux voitures, camions et bâtiments chauffants, ce qui signifie que l’équipe d’Iresen devra travailler sur de grands défis.

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