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Économie

La ville d'El Jadida accueille la 6e édition du Forum de la mer qui se tient du 2 au 6 mai. L’événement placé sous le thème «Citoyens de la mer», en adéquation avec la vocation originelle et l’objectif de développement durable, met en prise de nombreux meneurs de projets visant à protéger ou exploiter durablement les ressources des océans et des mers.

La sixième édition du Forum de la mer d’El Jadida a démarré ce mercredi 2 mai, avec une séance plénière à la mythique cité portugaise, présidée par la secrétaire d'État chargée du Développement durable, Nezha El Ouafi. Une occasion pour elle de rappeler le fort besoin d’une mobilisation sociétale et citoyenne, laquelle vient en appui aux efforts des parties institutionnelles. Aux côtés de cette cérémonie, entre autres festivités, placent ce jeudi 3 mai aux ateliers d’experts nationaux et internationaux. Ainsi, de nombreux passionnés de la mer sont venus exposer leurs projets. Parmi les participants à ces travaux de la première journée de ce rendez-vous, organisé par Eganeo, cabinet de conseil spécialisé dans le développement durable, figurent trois femmes, à savoir, Nadia Ben Bahtane, Jocelyne Victoria et Fadwa Joundy.

Trois femmes veulent sauver la baie de Dakhla
Elles sont membres fondatrices de l’association Dakhla Association for Dolphin Conservation ( DADC). Le concept de leur projet se résume à la protection d’une centaine de dauphins à bosse qui vivent dans la baie de Dakhla, entre autres espèces menacées. «Nous sommes en train de faire un recensement pour identifier les mammifères marins et fluviaux qui vivent dans cet espace (classé au niveau national comme site d'intérêt biologique et écologique et également, au niveau international, comme zone importante, ndlr) mais nous savons déjà qu’ils ont besoin de protection, a constaté Fadwa Joundy, chargée de mission scientifique pour l’association qui milite pour la préservation de la baie de Dakhla. Elle poursuit son plaidoyer en affirmant que les dauphins se font de plus en plus rares à Dakhla. «Nous avons récemment retrouvé des carcasses de dauphins sur la plage et les populations humaines qui vivent dans les alentours voient de moins en moins ces espèces» appartenant à l'ordre des cétacés, a-t-elle soutenu. Une explication? Les carnivores à dents se nourrissent de poissons. Or, la baie, qui offre un habitat idéal pour plus de 120 espèces de mollusques et de plus de 41 espèces de poisson, est aujourd’hui victime d’une surpêche, explique-t-on. D’autres dangers guettent les dauphins de la baie de Dakhala, à savoir les activités humaines, tels que le tourisme et le surf. À ce titre, Jocelyne Victoria, secrétaire générale de Dakhla Association for Dolphin Conservation, pense avoir trouvé un début de solution.

Une réserve marine protégée
Elle propose un véritable travail de sensibilisation auprès des touristes et surfeurs pour que ces derniers prennent conscience de la menace qu’ils représentent et arrêtent enfin de déranger la tranquillité des dauphins. Autres problèmes, autres solutions proposées. Outre la protection de la baie de Dakhla et de ses espèces, les participants se sont également longuement penchés sur une autre thématique, un autre projet : «Mer et Sens». L’idée vient d’un Français basé à Casablanca depuis 20 ans et passionné par la science et la faune sauvage. Il se nomme Bruno Igounenc. Il consiste, pour ce projet, en la création d’une réserve marine protégée d’un nouveau genre sur les côtes méditerranéennes marocaines. «Mer et Sens», qui se présente comme un projet viable, devra ainsi permettre à la population locale de travailler sur la réserve marine et de générer des revenus. L’idée est d’arriver à une congestion des espaces marins protégés. Il est également prévu de brancher le monde des startups à ce projet. Pourquoi ne pas se doter de drones capables de surveiller les espaces que nous voulons protéger ?, se demande le Français.

«Auditer» les plages
Il faut souligner que ce projet, qui ambitionne de mobiliser les pouvoirs publics et les partenaires privés, est né d'un constat «dramatique». Une mer devenue stérile, envahie par des tonnes de plastiques et des réserves halieutiques qui s’amenuisent. Il faut savoir également que les zones marines de la Méditerranée sont protégées seulement à hauteur de 7%, alors que pour qu'un écosystème puisse vivre correctement, il faut qu’il soit logé, au moins, dans une zone marine protégée à 30%, explique Bruno Igounenc. D’où l’extrême urgence de la mise en place d’une nouvelle politique de protection de la Méditerranée, plus efficace et efficiente. Ce n’est pas tout. À ces deux projets, s’ajoutent d’autres ébauches ou programmes déjà lancés et qui, selon leurs initiateurs, commencent à porter leurs fruits. C’est le cas du projet «Beach Waste Exploration». Le concept du projet consiste à faire des «audits» dans les plages pour essayer de comprendre ce qui serait à l’origine de la pollution des océans par les matières plastiques, grâce notamment à un décompte rigoureux des déchets. Et à ce propos, les initiateurs du projet «Beach Waste Exploration» ont déjà quelques pistes. Après un long travail de ramassage de déchets sur cinq plages en 2018, ils en sont arrivés au résultat suivant : au Maroc, chaque mètre carré de plage contient au moins 7 déchets. Ce qui fait un total de 14.000 déchets sur cinq plages fréquentées et auditées par les membres du projet «Beach Waste Exploration». Le constat est autant plus alarmant, quand on sait que parmi ces objets collectés 85% sont constitués de déchets plastiques et 2% de verre. On pourrait citer encore d’autres projets innovants visant à protéger ou exploiter durablement les ressources des océans et des mers. Autant dire qu’il existe une solution à chaque problème, n’est-ce pas ?

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