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Culture

La troisième édition du Anmoggar’N Jazz qui a eu lieu du 21 au 27 octobre, à Agadir,  a tenu toutes ses promesses : de la bonne musique, du jazz et de belles rencontres. Coulisses.

Trois éditions seulement et déjà grand. Voilà comment peut se résumer une semaine à Agadir pour le Festival international de jazz de la ville. Au programme des formations jazz du monde entier, triées sur le volet, un village pour vivre le festival dans toutes ses dimensions sans oublier des formations pour les jeunes, histoire de former la relève. Un festival à taille humaine mais aux grandes valeurs pensé par Franck Patillot, musicien et ancien directeur de l’Institut français d’Agadir qui a eu l’idée de créer un évènement dédié au jazz.

«Au départ, j’ai fais jouer mon réseau, mes amis mais pour créer un évènement qui se tient et qui dure, il faut le professionnaliser. Je ne voulais pas faire un évènement ponctuel mais créer un rendez-vous pérenne», confie le directeur artistique qui trouve son appui dans l’Association Anomggar’N Jazz de Hassan Squalli, association d’amoureux de jazz et d’Agadir.

«Le but de cet événement est de promouvoir le jazz et sa culture, de former les jeunes Gadiris aux techniques du spectacle vivant, de créer une dynamique culturelle et artistique à travers son village et de mettre en place un tremplin national de jeunes talents de jazz», confie le président de l’association dont le festival forme les jeunes aux métiers de la logistique, de la production, du son. Conscient qu’un festival doit être ancré dans la réalité d’une ville, Anmoggar est Gadiri et la ville se l’approprie. Tout le monde met la main à la pâte.

Beaucoup de talents
Festival au grand cœur, le Anmoggar’N Jazz ne lésine pas sur la qualité de la programmation. Au programme des groupes de musique du monde entier, proposant un univers Jazz et métissé mais non dans les musiques du monde précise le directeur artistique. Ouvert au public gratuitement, le festival a proposé des concerts dans la salle des fêtes Brahim Radi du siège de la Commune urbaine...En raison de places limitées, le festival a mis en place la réservation en ligne obligatoire pour assister aux concerts. «Nous tenons à garder la gratuité des concerts, c’est notre volonté. Le fait de réserver est aussi une démarche de volonté de la part du Gadiri de voir les concerts. Cela ne concernera pas les passants ou ceux qui n’ont «rien de mieux à faire» mais plutôt offrir à ceux qui le veulent vraiment un vrai concert de jazz gratuit», explique Hassan Squalli.

Une aubaine pour les passionnés de bonne musique et une stratégie qui fonctionne puisque les concerts étaient pleins tous les soirs. Vendredi soir, Jorge Pardo a régalé d’un jazz latino et à la limite du flamenco avant de laisser place au tourbillon de fraîcheur signée Hailey Tuck. L’Américaine à la voix de velours a régalé avec des reprises revisitées de Jeff Buckley ou encore de Pulp avant de conclure sur une parfaite version de «La vie en rose». Un moment d’une rare beauté qu’elle partage avec le public depuis son français approximatif et son amour pour ses musiciens. Entre deux anecdotes sur sa vie et ses déboires, elle chante avec une sincérité rare et une profonde humanité. Quand au samedi, place au jazz latino avec le prodige guadeloupéen Arnaud Dolmen et son «Tonbé Levé», ode à la vie et à la liberté. Le batteur et percussionniste de génie reprend son héritage créole et revisite en modernisant le Gwoka, musique et danse traditionnelle de la Guadeloupe. Suivra le guitariste et percussionniste Roberto Fonseca ou encore Amadou et Mariam : Joel Hierrezuelo. Chanteur brillant également, il présente son premier album «Zapateo Suite», un régal pour les yeux et les oreilles. La soirée se terminait par le flûtiste de renom qui a travaillé pendant des années avec Chucho Valdés: Orlando Maraca. Le musicien intuitif a offert un final de samedi soir passionné ! Cuba s’est emparé d’Agadir le temps d’un soir et cela a fait du bien tant les deux cultures se ressemblent et se complètent. Un moment hors du temps, digne d’une troisième édition à la fois audacieuse et généreuse. À l’année prochaine…

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