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05-12-2019 10:08

L’OCDE, nihiliste ?

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La formation à l’entrepreneuriat n’est pas encore reconnue comme l’un des objectifs des formations de l’enseignement supérieur, estime un expert en entrepreneuriat pour qui l’école marocaine doit davantage s’ouvrir aux entreprises.

Pour renouer avec la croissance, relever le défi économique auquel il est confronté comme la plupart des pays développés, et retrouver un niveau élevé d’emploi, la Maroc a besoin d’encourager la prise d’initiative des jeunes, de soutenir l’enthousiasme d’une nouvelle génération de créateurs et de faire de la création et la reprise d’entreprise une véritable alternative sur le marché de l’emploi. C’est le point de vue Khalid Karbaoui, docteur en entrepreneuriat pour qui, l’université doit constituer inéluctablement un lieu adapté pour assurer la multi-disciplinarité nécessaire à la création d’entreprise à savoir la recherche, l’ingénierie et la gestion.

«L’enseignement de l’entrepreneuriat n’a pas comme seul objectif la création d’entreprise: si l’individu ne parvient pas à créer, il aura développé, grâce aux enseignements de l’entrepreneuriat, sa capacité à prendre des risques, à oser, à gérer les échecs, à transformer ces derniers en rebonds positifs», explique le spécialiste en développement personnel et orientation.

C’est aussi la capacité à savoir s’adapter, pivoter, à être agile, selon Khalid Karbaoui. Ces compétences-là sont centrales pour s’adapter à un monde en évolution toujours plus rapide et complexe. Développer cette culture entrepreneuriale est désormais un facteur pour élargir les possibilités d’insertion et d’employabilité des jeunes. Malheureusement, regrette-il, «la formation à l’entrepreneuriat n’est pas encore reconnue comme l’un des objectifs des formations de l’enseignement supérieur». En France par exemple l’enseignement de l’entrepreneuriat figure dans les maquettes pédagogiques depuis 2013. En 2015, 120 000 étudiants ont ainsi été formés en entrepreneuriat ou innovation au travers de modules spécifiques. Au Maroc, les efforts menés depuis des années par les gouvernements par les décideurs politiques pour promouvoir la croissance et créer la richesse par l’entrepreneuriat ne peuvent réussir «si nous ne parvenons pas à instaurer une culture entrepreneuriale et transformer nos universités en universités entrepreneuriales». avertit le chercheur.

Ainsi, suggère Khalid Karbaoui, les dirigeants des universités sont appelés à mener une transformation du modèle organisationnel actuel dans leurs établissements vers un modèle de gouvernance plus adaptés aux changements et à la pression de l’environnement pour parvenir à un système entrepreneurial. Des comportements d’entrepreneurs et une modification des valeurs s’imposent pour que la culture entrepreneuriale soit diffusée dans toutes les parties de l’université, dira-t-on. Dès lors, l’association de plusieurs facteurs est alors nécessaire. Ainsi, l’université doit être ouverte davantage à l’entreprise. Le corps administratif est amené à plus de flexibilité et de souplesse et le corps enseignant à plus d’adaptabilité pédagogique. Pour répondre aux besoin de son économie, le Maroc s’est inscrit depuis les années 90 dans l’universalisation des formations professionnelles. Ainsi, plusieurs diplômes nationaux de licences et Masters professionnelles sont créées. L’objectif étant de produire des cadres opérationnels susceptibles de satisfaire la demande des entreprises. Le résultat est que plusieurs jeunes diplômés ayant subi une formation supérieure professionnelle trouve des difficultés d’insertion dans le marché d’emploi, constate encore Khalid Karbaoui. Pour promouvoir le système éducatif, «nous n’avons pas besoin de mesurettes par ci par là….L’école primaire, le collège et le lycée sont les fournisseurs de l’enseignement supérieures des jeunes bacheliers. L’université n’est pas donc la seule responsable des difficultés d’employabilité des jeunes», explique notre interlocuteur. L’expérience a montré que les difficultés d’insertion des jeunes lauréats d’universités sont plus liés à la communication et au développement personnel qu’à la maitrise technique de la matière, a-t-il conclu. 


Khalid Karbaoui
Docteur en entrepreneuriat

Les dirigeants des universités sont appelés à mener une transformation du modèle organisationnel actuel dans leurs établissements vers un modèle de gouvernance plus adaptés aux changements et à la pression de l’environnement pour parvenir à un système entrepreneurial. Des comportements d’entrepreneurs et une modification des valeurs s’imposent pour que la culture entrepreneuriale soit diffusée dans toutes les parties de l’université.

Pour répondre efficacement aux besoins du Maroc moderne et en suivant de près les évolutions permanentes de la connaissance, l’université privée de Fès (UPF) s’est inscrite dans une nouvelle stratégie qui consiste à préparer les étudiants aux métiers de l’ère numérique.

L’université privée de Fès (UPF) se prépare à de grands changements conformément au nouveau système de formation au Maroc qui entrera en vigueur à partir de 2020. Pour accomplir efficacement ses missions, l’université marocaine dans son ensemble a besoin de connaître un développement durable fondé sur la qualification des ressources humaines et matérielles et sur l’interaction positive avec son environnement. L’UPF, partie prenante dans ce chantier, par sa représentativité en tant qu’université reconnue, au sein de la Conférence des présidents d’université, a participé activement à l’élaboration de propositions et de résolutions issues de plusieurs ateliers touchant aux différents aspects du système. Lesquels ateliers ont abouti à la nécessité d’une refonte de l’architecture pédagogique, d’une offre de formation avec des parcours et des référentiels de compétence clairs et compréhensibles, de la maitrise des langues enseignées et de la diversification des langues d’enseignement, du déploiement d’une pédagogie de réussite par l’accompagnement de l’étudiant, de la mise en place d’un système efficient d’orientation et de réorientation, de la préparation des jeunes générations à un marché de l’emploi en pleine mutation,… Telle est la vision que partage l’établissement d’enseignement supérieur privé reconnue par l’état situé à Fès avec toutes les autres universités engagées dans ce chantier pédagogique, pour une «université renouvelée» afin de répondre aux attentes du projet de société citoyen, démocratique et de développement, adopté par le royaume.

Cursus de formation innovants
En effet, l’UPF a fait le choix stratégique d’une taille maitrisable adaptée au contexte régional et qui évite la confusion entre l’ampleur des moyens utilisés et la certitude de l’efficience, de l’efficacité et de l’effectivité. «Cette démarche consiste à s’adapter à la nouvelle configuration mondiale, à revoir nos démarches et approches en quête de la qualité des biens et services, et à se projeter dans l’avenir tout en ralliant performance et crédibilité», explique Mohammed Aziz Lahlou (photo), président de l’UPF. «Elle permettra ainsi de répondre aux grands enjeux sociétaux du 21ème siècle en termes de préparation des jeunes générations à un marché de l’emploi en pleine mutation: pédagogie adaptée aux étudiants digital native, connaissances disciplinaires profondes, compétences humaines indispensables à une carrière réussie, multilinguisme, autonomie, capacité de rebond, prise d’initiative, créativité, innovation, esprit critique,…», a-t-il ajouté. Pour ce faire, le management de l’UPF adapte son offre de formation de manière générale, pour la faire sortir des sentiers battus des disciplines classiques cloisonnées pour aller vers des cursus de formation innovants, transversaux, et polyvalents.

«Ainsi, lorsque notre lauréat sera appelé, après sa formation, à devenir manager – décideur, il serait outillé d’une triple compétence :sa spécialité d’origine, des outils de décision et des aptitudes managériales et individuelles pour être efficace et performant», souligne Mohammed Aziz Lahlou. Déjà, pour cette nouvelle rentrée de nouvelles filières voient le jour à l’UPF. Ainsi, les filières «Transformation Digitale» croisant plusieurs spécialités du monde de l’information et du numérique et la filière «Génie des Systèmes Embarqués» orientée vers les secteurs de l’aéronautique et de l’automobile, viennent étoffer l’offre de formation de l’établissement afin d’accompagner les défis sociétaux et économiques marocains et internationaux, en l’occurrence l’implication de l’intelligence artificielle au niveau de plusieurs programmes de recherche et d’innovation technologique. La rentrée universitaire, verra aussi le lancement effectif de l’incubateur Kub789 au sein de l’université privée et ce dans le but d’accompagner des porteurs de projets entrepreneuriaux innovants des Startups et des étudiants de l’UPF. Concernant la recherche scientifique, la rentrée 2019/2020 connaîtra la participation des enseignants chercheurs de l’université à plusieurs congrès scientifiques organisés ou co-organisés par l’UPF, du 21 au 23 novembre 2019, à Marrakech, à l’instar de «3th edition of International Conference Europe Middle East &NorthAfrica On Information System Technology and Learning Researchs». 

Cours sélectifs, lancement de nouveaux diplômes, arrivée d’une quarantaine d’étudiants internationaux dans le cadre de programmes d’échanges pour le premier semestre...La rentrée 2019-2020 de l’ESCA, grande école de commerce et de gestion, est placée sous le signe de l’innovation académique.

La rentrée 2019-2020 de l’ESCA, grande école de commerce et de gestion, a été marquée cette par l’arrivée d’une quarantaine d’étudiants internationaux dans le cadre de programmes d’échanges pour le premier semestre. Ils sont venus de différents pays, notamment du Singapour, de Mexique, de l’Italie, de la Belgique, du Portugal, des Pays Bas, de la France et d’autres pays. La rentrée à l’ESCA a été ponctuée par le départ d’étudiants vers leurs destinations de choix pour une année de mobilité en double diplomation ou des semestres d’échanges offerts chez les 95 partenaires de l’établissement présents dans 47 pays tels que l’Allemagne, la Chine, la Corée du Sud, la France, l’Inde, les Pays-Bas. Il faut noter que deux destinations se sont ajoutées, cette année, à cette liste pour les programmes d’échanges.

En effet, l’école de management vient de signer deux nouveaux partenariats, le premier avec la prestigieuse université américaine, Georgia State University et avec qui elle collabore depuis des années dans le cadre du Global Study Tour. Pour le deuxième partenaire, il s’agit de Sasin School of Management à Bangkok, la première Business School accréditée AACSB et EQUIS en Thaïlande. Cette année, l’ESCA démarre avec trois nouveaux diplômes à savoir le Bachelor en gestion des entreprises, le Master en affaires internationales, et la licence en gestion, pour compléter son offre de programmes.

A travers le Bachelor en gestion des entreprises, l’établissement installé dans le centre-ville de Casablanca vise à former des managers opérationnels dans les domaines suivants tels que le e-Business et le marketing digital, les achats et logistique internationale, les banques et assurances, et la gestion comptable et financière. Pour le Master affaires internationales, il dotera les participants d’une double compétence : géopolitique et management international. Il leur permettra d’acquérir un savoir approfondi et pratique du fonctionnement des marchés régionaux et internationaux et de maitriser les techniques les plus fines pour piloter et accompagner l’internationalisation des organisations dans la région Afrique-Méditerranée. Quant à la licence en gestion, elle est destinée aux professionnels qui aimeraient devenir des managers opérationnels et donner plus d’élan à leur carrière professionnelle en décrochant un diplôme international de niveau Bac+3. Aussi, une des nouveautés de cette année, les cours électifs. Il s’agit de cours au choix qui s’adressent à tous nos étudiants et qui leur permettent d’acquérir des connaissances et de développer des compétences sur des sujets importants pour leur développement personnel et professionnel tels que le coding, le Big data, l’intelligence artificielle, le digital Marketing, les nouveaux Business Models, etc.

Ces derniers choisissent parmi une liste de 12 électifs. L’ESCA qui a démontré son leadership depuis de longues années parmi les écoles de commerce tant au Maroc qu’à l’échelle internationale a fait, de l’excellence académique et de l’international, ses piliers de différenciation. Elle a été la première Business School à obtenir la reconnaissance par l’État, la seule Business School accréditée AACSB au Maroc et en Afrique Francophone, et enfin la seule Business School détenant 4 palmes auprès du prestigieux organisme Eduniversal.

«Nous mettons en avant les programmes qui permettent une évolution rapide vers des fonctions managériales au sein des entreprises. Il s’agit de formations tels que le Programme grande école (Bac+5), le bachelor (Bac+3) ou les masters spécialisés», indique Thami Ghorfi, président de l’ESCA pour qui en termes de disciplines, les champs les plus convoités restent le management financier, l’audit et le contrôle de gestion, le marketing et communication, et les achats et logistique, des fonctions clés pour le développement des entreprises. Cela dit, avec l’évolution que connaît l’économie marocaine, certaines fonctions se sont imposées comme le e-Business et le marketing digital, le développement des affaires internationales et le management des ressources humaines en capital humain au Maroc et dans la région, soutient-il.

Pour assurer les mutations de l’enseignement supérieur et préparer les nouvelles générations à celles de notre société, IGA s’est fixé un objectif pédagogique ambitieux qui consiste à offrir aux étudiants un parcours de vie et de formation personnalisé au sein duquel ils développent leurs hautes compétences dans le domaine des sciences et techniques mais également leurs qualités humaines et managériales.

Pour remplir sa fonction d’ingénieur à savoir conduire des projets intégrant l’ensemble des dimensions technologiques, organisationnelles, financières et humaines, l’IGA (Institut supérieur du génie appliqué) mise une approche pédagogique qui participe de façon très concrète à la constitution du projet personnel et professionnel de l’étudiant et lui permet d’occuper, dans l’entreprise, le poste d’ingénieur. Mêmes ambitions dans le domaine du management qui à former des managers de haut niveau capables d’assumer des fonctions de responsabilité dans l’entreprise et toute entité à caractère économique qu’elle soit nationale ou internationale. Le manager qui possède «le sens du défi, de la prise d’initiative, qui maîtrisent les techniques les plus avancées du Management, avec un haut niveau de culture générale, une maîtrise des techniques d’expression et de communication, et une grande capacité d’adaptation», il a aussi «une spécificité remarquable», celle d’une maîtrise sans pareil de l’outil informatique, c’est pourquoi tous les pôles de compétence de l’IGA se déclinent en «Système d’Information» aptes à promouvoir leurs projets et de les mener à bien. Cette orientation pédagogique s’inscrit dans une logique de répondre à la forte demande en ressources humaines en IT. Un manque aggravé par la morosité du marché du travail au Maroc où on multiplie les initiatives alors que celui est en fait une aubaine pour les écoles de formation professionnelles qui rivalisent d’offres.

«Ce constat n’est pas une grande surprise pour nous, car nous avons déjà vécu auparavant ce genre de phénomène avec la très forte demande il y a quelques années des ingénieurs informatiques. Cela fait plus de 38 ans que nous existons et une de nos grandes qualités est notre sens d’anticipation, grâce à notre comité de veille stratégique et pédagogique nous veillons sur une amélioration continue de nos programmes et formations afin qu’ils répondent au mieux et avant tout le monde aux exigences du marché du travail», déclare Mohammed Zaoudi, directeur de l’IGA. Et d’ajouter: «il y a quelques années, j’avais tiré la sonnerie d’alarme lors d’ une interview en signalant que nous nous dirigeons vers une digitalisation de la majorité des métiers, ce qui nous a permis d’adapter nos programmes de telles sortes à pouvoir présenter sur le marché des profils compétents et compétitifs prêts à assumer toute responsabilité».

Pour Mohammed Zaoudi, nous vivons déjà dans une révolution numérique car il ne s’agit plus que des outils mises en place, mais d’un environnement dans lequel nous sommes déjà plongés, qui détermine et conditionne notre monde et notre culture. D’ailleurs,  toujours selon le patron d’IGA, un environnement propice aux entreprises est un environnement favorable à ladite numérisation. Et du coup cela ne peut être considéré qu’une chance pour la société et non pas une menace. Cette numérisation permettra en effet de créer davantage d’emplois, ce qui explique d’ailleurs la pénurie actuelle des profils IT. Plusieurs avantages et intérêts peuvent être cités à savoir franchir les frontières, augmenter la compétitivité et la pérennité, un fonctionnement plus agile, une meilleur productivité, une économie de temps et d’argent mais aussi contribuer à améliorer les procédures administratives. L’exemple de l’Estonie qui fait partie des sociétés numériques les plus avancées au monde est pertinent. La signature numérique lui a permis à elle seule d’économiser 2% de son PIB chaque année.

Pour accompagner ce changement, «il faut savoir tout d’abord qu’une telle transformation ne se fait pas d’un tour de main ou en utilisant une recette magique, mais qui passe au préalable par la prise de conscience de ce qu’implique pour un établissement donné la mutation vers le numérique», avertit Mohammed Zaoudi. Il s’agit d’un processus long et qui malheureusement doit faire face à la résistance au changement de certaines parties prenantes, estime-t-il, soulignant qu’il faudra de préférence procéder par étape en précisant bien le périmètre de chacune d’elle et les objectifs à atteindre.

«Cela passe par une prise de conscience, une adoption d’une approche centré sur l’utilisateur, une bonne conduite de changement mais surtout l’implication et la participation de chaque collaborateur et la remise en cause des habitudes de fonctionnement. Ce qui est sure est qu’une transformation numérique réussit permettra d’assurer la continuité de son business tout en étant plus agile que le reste de la concurrence», a-t-il conclu.

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