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Chroniques

Le Forum social mondial (FSM) a tenu sa 12e édition du 9 au 14 août à Montréal, avec une participation marocaine remarquée, notamment au Forum des compétences canado-marocaines (FCCM), et des représentants d’associations marocaines venus du Maroc, d’Europe et d’Amérique du Nord.

En ouverture du Forum social mondial (FSM), une marche regroupant plus de 4.000 personnes, venues de différents pays du monde, a été organisée avec la participation d’associations  marocaines qui ont saisi cette occasion pour réaffirmer l’unité des Marocains quant à la marocanité du Sahara et dénoncer les manœuvres et les mensonges des ennemis de l’intégrité territoriale du royaume.

Par ailleurs, en marge du FSM, le Forum des compétences canado-marocaines (FCCM) a organisé trois ateliers. Le premier a porté sur sur les derniers développements de la question du Sahara.

Le second s'est focalisé sur le rôle des ONG dans l’intégration des immigrés. Enfin le dernier atelier a planché sur la migration climatique durant laquelle l’accent a été mis sur l’importance que revêt l’organisation de la COP 22 à Marrakech. «Invitée par le FCCM, j’ai été honorée d'animer, à l’Université Mc Gill, une conférence-débat intitulée : Les oubliés de Tindouf : drame humanitaire à ciel ouvert.

J’ai d’abord exprimé ma préoccupation en tant que chercheuse sur la question du Sahara devant le sort de ces milliers de Sahraouis séquestrés dans les territoires algériens et les violations des droits de l’homme qu’ils subissent en continu, et ceci face à une communauté internationale incapable de veiller à ce que lesdits séquestrés soient établis dans leurs droits».

Le refus continu de l’Algérie d'ouvrir les camps de Tindouf pour un recensement de cette population est flagrant. Car, en l'absence de statistiques exactes des Sahraouis, le Polisario continue à détourner les aides alimentaires et prive cette population d’aliments en les obligeant à les acheter. Dans cet ordre d'idées, de par la responsabilité de l’Algérie, en tant que pays hôte, celle-ci doit reconnaître publiquement sa propre responsabilité à assurer le respect des droits de toutes les personnes se trouvant sur son territoire, car ces Sahraouis ne doivent plus souffrir à cause de l’insouciance de l’Algérie et du Polisario et de l’échec du Haut commissariat aux réfugiés (HCR) à mettre en place ledit recensement.

En somme, c’est l'Algérie qui a fabriqué le Polisario, l'a armé et l'a installé sur son territoire et refuse au HCR de venir enquêter et recenser la population séquestrée dans les camps de Tindouf. Et c’est à l’Algérie de reconnaître cette vérité, c’est à elle de lever ce blocus dans ces camps de la honte et corriger ces bavures avec son voisin de l'ouest pour contribuer à une meilleure intégration maghrébine.


 

Non à la guerre !
Les grandes lignes qui ressortent des recommandations émises par des associations marocaines à l'issue du FSM portent sur un slogan majeur : «Non à la guerre, non à la violence, non au terrorisme et au séparatisme». Les participants ont approuvé les termes de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 et ont rappelé que le «droit à la vie» et le droit à la «sûreté» sont des droits fondamentaux de l’homme. Toutefois, ils ont constaté qu’en 2016, l’Organisation des Nations Unies (ONU), créée pour éviter les conflits armés, demeure incapable d'imposer la paix et d'éradiquer la violence, le terrorisme et les tentatives de séparatisme, notamment en Afrique, en Asie, en Amérique et en Europe. Les guerres en cours en Irak, en Syrie, en Palestine, en Ukraine, en Libye, au Mali, au Nigeria et dans d’autres pays ainsi que la chute du bloc de l’Est, qui n’a pas conduit à la fin des conflits, sont là pour en témoigner.

De la fragmentation des anciens blocs sont nés de nouveaux affrontements remettant en cause les frontières entre les États, faisant apparaître de nouvelles fractures ethniques, religieuses, entretenues en sous-main par des puissances qui redessinent ainsi leurs sphères et leurs modalités de domination. Les interventions des puissances étrangères, souvent au sein de coalitions, se sont multipliées au nom du droit d’ingérence justifié par les droits de l’homme, provoquant plus souvent le chaos que la pacification attendue.

Par ailleurs, parmi les vies perdues loin des guerres se trouvent celles de plus de 30.000 personnes enregistrées rien qu'en Méditerranée, ceci en essayant d’atteindre l’Europe en 2014. Elles sont les victimes d’une violence qui se pratique sans guerre ouverte, une violence légale de la fermeture des frontières européennes, à sens unique, laissant sortir les siens tout en empêchant l'accès aux autres. La violence est diffusée partout via plus de 424 conflits dans le monde, dont le tiers en Afrique où on enregistre une dense activité de quelques 180 milices, groupes séparatistes et groupes anarchistes.

La violence prend aussi une forme communautaire comme c'est le cas à Ghardaïa en Algérie, en Inde, en Afrique du Sud, au sud du Soudan, dans le Congo démocratique, en République centrafricaine, au Mali…Devant ces fléaux, les participants au FSM ont déclaré ne pas choisir le silence et dénoncent les guerres, la division, la violence, le terrorisme et le séparatisme.

Ils ont appelé l’Algérie, pays qui représente un obstacle au Grand Maghreb et responsable direct du conflit du Sahara, à assumer sa responsabilité et à s’engager amplement dans un processus de dialogue constructif et fructueux avec le Maroc pour résoudre ce conflit, pour le bien et la paix des peuples maghrébins et africains. En outre, les participants appellent aussi à une alliance mondiale civile de paix, pour la souveraineté des peuples contre les crimes perpétrés contre l’humanité par une infime minorité de cyniques usuriers.

Yasmine Hasnaoui
Doctorante chercheuse sur la question du Sahara

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