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Culture

L’œuvre mythique «Tosca» débarque au Maroc le temps de trois représentations au Théâtre Mohammed V de Rabat les 13, 15 et 18 avril. L’opéra est mis en scène par Jean-Marc Biskup et interprété par le ténor marocain Abdellah Lasri et la soprano bulgare Stefanna Kybalova.

«Tosca» raisonne dans l’histoire de l’Opéra comme une œuvre phare et unique. Créée par l’Italien Giacomo Puccini en 1900 à Rome, elle a été interprété par les plus grands et notamment par la légendaire Maria Callas. Succès dès ses débuts, l’opéra est joué à guichets fermés et se voit très vite programmé à l’international : Milan, Londres, Constantinople, Rio de Janeiro, Buenos Aires et Madrid. Ainsi, cet opéra fait aujourd’hui partie des opéras les plus joués au monde. C’est à Rabat que Tosca se jouera le temps de trois représentations uniques au Théâtre Mohammed V les 13, 15 et 18 avril. Pour cette production, la soprano bulgare Stefanna Kybalova qui interprète Floria Tosca aux côtés du ténor marocain Abdellah Lasri dans le rôle de Mario Cavaradossi, seront mis en scène par Jean Marc Biskup, artiste lyrique, comédien, chanteur, metteur en scène, créateur de décors et de costumes, producteur, auteur, pédagogue et conférencier qui a débuté sa carrière en 1985 en chantant de l’opérette puis que l’on retrouvera sur les grandes scènes françaises.

Tosca autrement…
Jean Marc Biskup fera le choix de transposer l’histoire (initialement située à Rome en 1800) dans les années 1930, durant l’entre-deux-guerres et la montée du fascisme en Europe où émergent des régimes totalitaires. En déplaçant ainsi l’époque du drame, le metteur en scène rend l’essence de l’œuvre plus accessible et son propos plus percutant encore. Pour interpréter ce chef-d’œuvre de l’opéra, c’est le conseiller artistique et premier chef invité de l’orchestre : Olivier Holt, qui sera à la tête de l’Orchestre philharmonique du Maroc. «Je n’ai pas voulu céder à la facilité de présenter le même spectacle à quelques années d’intervalle et j’ai donc souhaité me concentrer sur l’action et le drame qui se nouent autour des trois personnages principaux. Tosca est une histoire policière au rythme haletant, sans répit pour le spectateur puisque l’action commence l’après-midi du premier jour et finit à l’aube du lendemain. La tension monte de manière insoutenable jusqu’au final qui voit l’héroïne se jeter dans le vide», confie le metteur en scène dans sa note d’intention en rappelant que le sujet de Tosca est simple : un couple d’artistes amoureux qui se trouve confronté au cynisme et à la vénalité d’un homme de pouvoir dans un climat politique proche de la terreur. La question qui se pose est de savoir si la tyrannie et la cruauté l’emporteront sur la liberté, l’art et l’amour. Le cynique Scarpia va offrir à l’actrice Tosca son plus beau rôle, en la confrontant à un dilemme cornélien : se donner à lui pour sauver Mario ou signer l’arrêt de mort de son amant en ne cédant pas à ses avances. «J’ai souhaité que cette histoire nous touche et nous interpelle en la rendant plus proche de nous. La race des Scarpia ne s’est pas éteinte par le meurtre de Tosca car il y a encore de nos jours des régimes totalitaires et des tyrans qui abusent de leur pouvoir de terreur et de leur autorité pour arriver à leurs fins quitte à priver leurs rivaux de leur liberté et de leur dignité», continue Jean-Marc Biskut. L’action est donc transposée dans la Rome des années 1930 dans une vision cinématographique en noir et blanc qui ne fera qu’accentuer la dualité des sentiments et plonge les personnages dans une atmosphère suffocante à la limite du malaise. Les costumes seront quant à eux inspirés de la haute couture italienne.

Un rôle sur-mesure
Un rôle en or pour un ténor talentueux ! Il incarne un des héros italiens les plus prisés, celui du peintre et amant maudit, qui à cause d’un geste généreux, se trouvera confronté à un destin d’une fatalité digne des grandes tragédies. Le ténor Abdellah Lasri est né à Rabat au Maroc. Il débute l’étude de la musique vers 20 ans, en apprenant la guitare en autodidacte. Deux ans plus tard, il rejoint la Chorale de Rabat où son professeur Louis Péraudin lui conseille de poursuivre sa pratique du chant. Il commence à suivre des master-classes en chant et en direction de chœur et dirige la chorale du Conservatoire national de Rabat durant la saison 03/04. Il part ensuite étudier en France au Conservatoire de Bourgoin-Jallieu puis au CNSM de Paris. Pendant ses études, il fait sa première apparition sur la scène à la Péniche Opéra où il joue le Prince charmant dans La Forêt bleue de Louis Aubert et donne également plusieurs récitals. Il sort major de sa promotion du CNSMDP en 2009. Il poursuit son apprentissage en Allemagne en intégrant, de 2009 à 2011, la troupe du Staatsoper de Berlin. Ces dernières années, Abdellah Lasri a pu chanter sous la baguette des chefs les plus prestigieux comme Valery Gergiev, Michel Plasson ou encore Daniel Barenboim en campant des rôles phares à l’image de Monostatos dans La Flûte enchantée, Rodolfo dans La Bohème sur la scène de l’Opéra de Giessen, Nemorino dans L’Élixir d’amour, Fenton dans Falstaff, le chevalier des Grieux dans Manon et Rodolfo à l’Opéra de Graz.

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