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Ayoub Qanir signe son troisième long métrage en deux ans. Après la Mongolie et l’Islande, il choisit le Japon comme lieu de tournage pour «Darkness of Otherwhere». Le plus atypique des réalisateurs maroco-américains continue sa ruée vers l’art. Rencontre.

Une nouvelle aventure pour Ayoub Qanir, et non des moindres! Le réalisateur maroco-américain vient d'achever le tournage d’un troisième long métrage à Tokyo (Japon). Un drame psychologique épuré, assorti d'un casting de rêve. Toujours loin des sentiers battus, le jeune réalisateur est le premier Marocain à tourner au Japon et en japonais. Il dirige deux grands noms du cinéma japonais: Lee Murayama, du film «Le Dernier samouraï» avec Tom Cruise, ainsi que la star montante Mika Hijii, de la saga à sensation japonaise Ninja.

«J’ai toujours été passionné par la culture cinématographique japonaise. Depuis très jeune, alors que je grandissais à Casablanca, je regardais les mangas et les séries japonaises. J’étais fasciné par leur univers, leur précision. Plus tard, j’ai découvert les films Vivre, d'Akira Kurosawa, et Paprika de Satoshi Kon. Le choc, la révélation. Tourner à Tokyo n’a pas été chose facile, mais c’est un rêve qui est devenu réalité», explique Ayoub Qanir, né en 1983 à Casablanca, qui s'est envolé à l’âge de 14 ans vers la capitale espagnole où il obtient son baccalauréat à l’École américaine. Bac en poche, il s’envole pour Miami afin d'entamer des études de Gestion et finance à l’Université de Miami. Son amour pour le cinéma le rattrape et il intègre la célèbre école d’arts dramatiques qu'est le Lee Strasberg Theatre & Film Institute où James Dean, Marlon Brando et Angelina Jolie ont étudié.

Il se fait remarquer lors du FIFM 2014, durant lequel il a présenté son court métrage «Artificio Conceal» et animé un débat autour de l’imagination comme moyen de survie. «La télévision marocaine a toujours proposé beaucoup de contenu japonais, de «Capitaine Majid» à «Grendizer», en passant par «Le Shérif de l'espace» ou encore «La Cité d'or». J’ai grandi avec ces chefs-d’œuvre en tête».

Depuis, il a tourné en Mongolie, en Islande et au Japon. Aujourd’hui, Ayoub Qanir signe son troisième long métrage en un temps record (deux ans). Il choisit Tokyo comme lieu de tournage et devient le premier Marocain à tourner au Japon. L’histoire tourne autour d’un crime commis par le passé et d’une jeune femme, Kyoko, campée par la star japonaise Mika Hijii, qui disparaît dans des conditions mystérieuses. Après quelques semaines de tournage, le long métrage produit par deux producteurs japonais, Koshiro Iwagami et Anna Liu, est prêt.

Après avoir tourné «Artificio Conceal» à Londres, «Le Monde dont on rêve» en Mongolie ainsi qu’«Un Océan de lumière» en Islande, celui qui a reçu la décoration royale pour son travail sur la Marche verte poursuit sa grande quête vers les étoiles. «Ce film est le fruit de la passion pour ce magnifique pays, sa culture, son architecture, son design, son esprit minimaliste», confie le réalisateur, qui signe un film japonais et en japonais. «J’ai toujours rêvé de découvrir Tokyo, mais je ne voulais pas le faire avant d’y tourner un film. J’ai attendu longtemps et, cet été, mon rêve s’est réalisé». «Darkness of Otherwhere» sera de sortie très prochainement.

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