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Culture

«L’avenir de l’Europe est au Sud» est l’intitulé du dernier livre de l’ancien ambassadeur et ex-secrétaire général de l’Union pour la Méditerranée (UpM), Fathallah Sijilmassi présenté, jeudi à Bruxelles, dans le cadre de ses activités académiques.

Cet ouvrage est édité en collaboration avec le prestigieux think tank Center for European Policy Studies (CEPS) et l’association euro-méditerranéenne des Économistes (EMEA).

Il s’agit d’une contribution à l’analyse des nouveaux paramètres dans lesquels évoluent aujourd’hui les relations euro-méditerranéennes en tenant compte des évolutions observées au sein de l’Union Européenne, de la région méditerranéenne, de l’Afrique et, d’une manière plus générale, du monde.

Dans son ouvrage, qu’il a présenté au siège du CEPS, Fathallah Sijilmassi défend l’idée selon laquelle l’Union Européenne devrait adopter une nouvelle vision pour ces relations avec son voisinage méditerranéen et Africain, rappelant fort justement que la Méditerranée est également une mer africaine.

Près de 25 ans après le lancement du Processus de Barcelone en 1995 et plus de 10 ans après celui de l’UpM, la Méditerranée n’est quasiment plus présentée en Europe que sous l’angle des problèmes sécuritaires auxquels elle est confrontée, estime l’auteur, relevant que le fait de limiter cette région à la seule gestion d’un agenda négatif serait une erreur et une injustice faite à des millions de personnes engagées chaque jour dans une action volontaire, positive et collective.

Et s’il fallait voir les choses autrement ? s’interroge l’auteur dans ce livre préfacé par l’ancien ministre français des Affaires étrangères, Hubert Védrine.

La Méditerranée n’est pas un problème. C’est une formidable opportunité soutient l’auteur, notant qu’il faut oser un agenda positif pour la région et pour l’ensemble de l’Afrique. Car un agenda positif pour la Méditerranée et pour l’Afrique est un agenda positif pour l’Europe puisque l’avenir de l’Europe est au Sud.

Dans le cadre de son analyse, Sijilmassi met notamment en évidence, la place particulière et centrale du Maroc, qui, sous l’impulsion du Roi Mohammed VI, est un acteur fondamental pour la définition de l’avenir des relations de l’Union européenne avec les pays du Sud.

Il précise à ce sujet que « c’est avec le Maroc que l’Union Européenne réussira ou non sa politique au Sud » eu égard aux nombreux exemples donnés par l’auteur de réalisations marocaines au niveau national, de ses relations avec l’UE, de son engagement méditerranéen, ainsi que sa stratégie dynamique de coopération renforcée Sud-Sud en Afrique.

Lors du débat ayant suivi la présentation de l'ouvrage, Michael Koehler, directeur général adjoint de la direction de la protection civile et des opérations d'aide humanitaire européennes, s'est dit convaincu que la Méditerranée restera dans l'agenda de l'Europe, à la fois politiquement et financièrement, notant que le problème actuel n'est pas celui des ressources mais de la capacité des gouvernements à travailler pour trouver des solutions et utiliser efficacement les financements de coopération disponibles.

Il plaide pour une coopération thématique axée sur des questions liées, entre autres, à l'éducation ou encore le changement climatique, en insistant sur l'impératif de faire une narration positive des success stories en la matière.

Abondant dans le même sens, Rym Ayadi, directrice du Réseau euro-méditerranéen des études économiques et présidente de l'Association Euro-méditerranéenne des Économistes a souligné l'importance de promouvoir un agenda positif de la coopération euro-méditerranéenne en développement une approche pragmatique qui va au-delà de la perception négative de la migration, celle-ci devant être un facteur de développement, partageant en cela l’analyse de Fathallah Sijilmassi qui considère que le futur de l'Europe est dans le sud de la Méditerranée.

La présentation de l’ouvrage s’est déroulée en présence d’un parterre de diplomates, d’acteurs politiques, de chercheurs et de représentants de médias européens.

Le festival international du film du Caire est un festival de cinéma annuel fondé en 1976 qui se déroule  pendant dix jours au mois de novembre. Le président actuel du festival est Magda Wassef.

Asma Graumiche fera partie du jury de la 41è édition du Festival international du film du Caire (du 20 au 29 novembre).

Asma Graumiche a été sélectionnée pour faire partie du jury du concours du "meilleur film arabe", aux côtés de l'égyptienne Sherine Reda, de l’écrivain espagnol, Eduardo Guillot, et du directeur artistique du festival international du film Mostra de Valencia, a annoncé la direction du festival qui connait la participation de plus de 150 films de 63 pays.

Le cinéma n'est pas un secret pour la marocaine qui a étudié la production cinématographique à la New York Film Academy, a produit quatre longs métrages et une série de documentaires. Elle est également la fondatrice et directrice du Festival du film de Dakhla, productrice et distributrice.  

Deux longs-métrages marocains, en l'occurrence "Pour la cause" de Hassan Benjelloune et "Les femmes du pavillon J" de Mohamed Nadif, participeront à cette manifestation.

La productrice marocaine, Lamia Chraibi, a été également sélectionnée pour être membre du jury du concours "Horizons du cinéma arabe".

Six Marocains, font partie du jury de la première édition du "Prix des critiques arabes du cinéma européen", lancée par le Festival international du film du Caire. Il s'agit de Hamadi Keroum, Khalil Damoun, Rachid Naim, Abdelkarim Ouakrim, Mohamed Benaziz et de Mohamed Shouika.

 

 

 

Une semaine culturelle marocaine a été inaugurée samedi à Clermont-Ferrand, avec une programmation éclectique destinée à promouvoir la richesse et la diversité de la culture marocaine.

Organisée à l'occasion du 44ème anniversaire de la Marche Verte et du 64ème anniversaire de la Fête de l'Indépendance, cette manifestation se tient à l'initiative du Consulat général du Maroc à Lyon, en partenariat avec la Mairie de Clermont-Ferrand et un collectif d’associations marocaines opérant dans cette région du centre de la France.

L’objectif de cette manifestation haute en couleurs, inaugurée par le Consul Général du Maroc à Lyon, Omar Touyer et le Maire de la ville de Clermont-Ferrand, en présence des autorités locales et de Marocains établis dans la région, est de « mettre en exergue la richesse de la culture marocaine et l’intégration de la communauté marocaine dans le pays d’accueil ».

En mettant en valeur les différentes potentialités du Royaume, cet événement vise aussi à sensibiliser les Clermontois à plus d’échange avec le Maroc dans tous les domaines (culturel, économique, sportif, social, etc.…), soulignent les organisateurs.

Pour ce faire, cette programmation s'articule autour de plusieurs thématiques : un marché artisanal marocain au cœur de Clermont-Ferrand, des rencontres sportives, une exposition du peintre Salahedinne Chaoui en hommage à sa sœur Touria Chaoui, première femme pilote au Royaume, une sélection de films marocains et des débats avec l’artiste Aziz Dades, un défilé de caftans, des concerts de musique et des spectacles comiques.

Cette semaine culturelle fait suite à la réussite de la 1ère édition de la Marche Verte célébrée à Clermont-Ferrand en 2018. Elle entend combler la rareté des actions menées par la communauté marocaine dans cette région en dépit de sa taille et l’ancienneté de son installation.

 
 
Le film "Arab woman" de Mahmoud Frites et de sa épouse est lancé dans plusieurs salles marocaines depuis mercredi. Il ne sera pas visible au Megarama.
 
 
Le film «Arab Woman», réalisé par Mahmoud Frites, sur la situation de la femme dans le monde arabe est projeté, depuis mercredi, dans une série de salles marocaines.
 
Par contre, dans une vidéo partagée par son épouse Selma Habibi qui campe d'ailleurs le rôle principal dans le film, ce dernier explique son choix de ne pas placer son film dans les salles Megarama du Maroc.
 
Le réalisateur explique que cette décision a été prise en raison de la grille de prix pratiqués.
 
 
En outre, le cinéaste explique dans un live publié sur le réseau social Facebook, que la situation de la femme dans le monde arabe représente un sujet prépondérant qui mérite d’être traité et mis en lumière.
 

 

Dans le cadre des semaines du film européen. 

Le cinéaste européen Costa Gavras présentera son dernier film« Adults in the Room » et animera un débat avec le public  des semaines du film européen le jeudi 14 novembre au cinéma le Colisée de Marrakech .

Le 15  novembre, il se trouvera  à l’Ecole Supérieure des Arts Visuels à Marrakech pour une master class avec les étudiants en cinéma de l’école et de l’Université Cadi Ayad.

Invité par l’Union européenne au Maroc pour les Semaines du film européen, le cinéaste franco-grecque aura l’occasion de discuter avec le public marocain de son dernier chef d'oeuvre, une adaptation du best-seller de Yanis Varoufakis sur la crise grecque. 

Dans ce récit, l'auteur plonge le public de manière captivante dans les coulisses du pouvoir. Au sommet de son art, Costa Gavras livre une réflexion profonde sur la crise. « Adults in the Room » a été présenté cette année au Festival de Cannes hors compétition

Costa Gavras a réalisé son premier long métrage en 1965, Compartiment Tueurs. Ses films suivants auront un vif succès.  « Z » obtint deux Oscars en 1969, deux prix au Festival de Cannes et des douzaines d'autres. 

À travers ses films politiques, Costa-Gavras s'est attaqué aux questions sensibles de l'époque en travaillant entre la France et les États-Unis. Il a réalisé 20 films, dont Un homme de trop. « Section Spéciale », « Porté Disparu » (Palme d'Or et Prix d'interprétation masculine pour Jack Lemmon au Festival de Canne 1982), « Hanna K », « La Main droite du diable », « L'Aveu », « État de Siège », « Clair de femme », « Conseil de famille », « La petite apocalypse », « Mad City », « Music Box », « Amen », « Le Couperet », « Eden à l'Ouest », « Le capital » et bien d’autres.

"Adults in the Room" sera  projeté en version originale sous-titrée en français lors de la 27ème édition des Semaines du Film Européen qui se tiendra le 14 novembre à Marrakech, le 16 novembre au cinéma Rif à Casablanca, le 20 au cinéma Rif à Tanger et le 29 novembre au cinéma Renaissance à Rabat.

Cette rencontre est une initiative de l'Union européenne au Maroc qui vise à faire découvrir au public marocain de grands succès européens à travers le regard de cinéastes de renom sur une Europe de diversité.

Pour information, les Semaines du film européen auront lieu du 11 novembre 03 décembre à Marrakech, Casablanca, Tanger et Rabat. 

 

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L'équipe de l'Association Enfance et Découverte a présenté mercredi son nouveau programme à l'Institut français de Casablanca.
 
La rencontre a été inaugurée par le directeur de l'Institut français, Martin Chénot, qui a mis en exergue l'importance de la culture dans le fondement des sociétés. Le responsable du programme culture de l'UNESCO au Maghreb, Karim Hendili, était également présent, il a félicité les membres de l'association pour leur travail auprès des enfants marocains et s'est dit «frappé par l'énergie au sein de la société civile et la qualité de travail produit» pour la promotion et la sauvegarde du patrimoine culturel marocain et le développement de la créativité en tant que levier du développement social.
 
Karim Hendili a également alerté les participants sur l'importance de la langue «qui meurt, car il n'y a plus de vecteur de transmission». Il a, à cet égard, présenté ses félicitations aux membres de l'association pour leur travail visant à sauvegarder le patrimoine culturel marocain, à travers des chansons et livres destinés aux enfants. Dans la même lignée, le directeur de l'Association Enfance & Découverte, J-P Elios Devant de Martin, a fait un retour sur les activités mises en œuvre depuis 10 ans au Maroc.
 
Enfance & Découvertes Maroc lutte pour la sauvegarde des traditions orales. Sur ces puissantes bases culturelles, elle crée des programmes pédagogiques qualitatifs destinés aux enfants, aux parents et aux enseignants. Contes, légendes et chansons sont mises à disposition afin de permettre de puiser dans ses racines, mais aussi de s’ouvrir au monde, et ceci dès le plus jeune âge. Au départ, l'association fournissait des CD, puis par la suite des livres, tous soigneusement traduits en arabe, amazigh et français. Sans préciser la date exacte, le directeur a annoncé «dans quelques jours, nous passerons au digital, tout ce qui a été édité par le passé passera sur l'application et le site», avant de préciser que «tout sera accessible gratuitement et à volonté».
 
L'association ne s'arrête pas là, le directeur a annoncé que des partenariats ont été mis en place avec toutes les ambassades et associations marocaines dans le monde, qui serviront de vecteur pour diffuser les œuvres aux enfants marocains à l'étranger. Ce qui permettra aux enfants marocains résidant à l'étranger de préserver leur lien avec leur pays d'origine à travers la lecture de comtes marocains, les musiques traditionnelles, et même des blagues.
 
Le directeur a également ajouté que ce programme est destiné aux enfants, aux parents, mais aussi aux enseignants, "on s'ouvre au monde et on apprend énormément, on peut ainsi appréhender et positiver les différences". J-P Devant de Martin a félicité les partenaires qui soutiennent et contribuent financièrement au développement des projets pour la préservation de la culture marocaine.

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Le clap de départ de la 13ème édition du Festival national du film d’amateurs (FNFAS) a été donné, mardi soir, dans la ville de Settat, qui aura l’opportunité de découvrir un autre regard du cinéma à travers les 22 œuvres de la compétition officielle.

La cérémonie d’ouverture a été marquée par la projection du court-métrage "Candidats au suicide", une fantaisie sur le don de soi du réalisateur Hamza Atifi, qui vient de décrocher quatre prix au Festival international du film d’Amman (Jordanie), après avoir remporté plusieurs distinctions au niveau national. Les organisateurs ont, également, rendu hommage à Rahhal Zbiri, membre de l’Association 7ème Art de Settat (initiatrice du Festival) et l’un des acteurs les plus dynamiques de la scène culturelle et artistique dans la capitale de la Chaouia, depuis son premier contact avec l’expérience du Club 7ème Art en 1990.

"Il est d’une grande importance que le FNFAS continue de fonctionner comme une tribune des amateurs marocains de cinéma, qu’ils soient débutants ou chevronnés", a insisté le directeur du Festival, Said Ennadam, en présence du gouverneur de la province de Settat, Brahim Abouzeid. C’est en donnant aux amateurs l’occasion d’être visionnés et d’exercer leur art qu’ils peuvent se développer, a-t-il dit, soulignant le rôle de la formation continue, dans des domaines interdépendants et complémentaires, et des activités intellectuelles dans l’élargissement des perspectives de créativité et d’innovation.

Au moment du lancement du Festival, le challenge était de mettre à disposition un espace national de création pour les amateurs afin de partager les connaissances et améliorer leurs capacités, a rappelé M. Ennadam, également président de l’Association du 7ème Art, qui veille toujours aux grains pour le bon déroulement de cet événement. Treize ans après et avec la candidature de 88 films, "il n’y a plus de doute au sujet de la pertinence de cette orientation, qui s’est consacrée au fil des éditions", s’est-il réjoui.

Le directeur provincial de la Culture, Mustapha El Mestari, a souligné l’impact positif de ce genre de manifestations sur l’épanouissement des générations montantes et la création d’une dynamique culturelle dans la ville, saluant les efforts des organisateurs du FNFAS pour garantir la pérennité de cet événement distingué aux plans local et national. Il a fait part de l’ouverture de son département sur l’ensemble des initiatives de la société civile et sa disposition à accompagner les associations œuvrant dans le domaine de l’animation culturelle dans la province.

En plus des projections dans le cadre de la compétition officielle, les organisateurs ont surtout prévu des ateliers et des conférences animés par une brochette de professionnels et d’experts autour des techniques cinématographiques et les enjeux générés par la réalité virtuelle. Les cinéphiles ont, surtout, rendez-vous avec une conférence sur "L’émancipation créative ou l’empowerment artistique" donnée par Yann Minh, écrivain et artiste vidéo et multimédia, et une autre du réalisateur François Vautier sur le thème "Inventer une nouvelle écriture adaptée à la réalité virtuelle". Le président du jury de la compétition officielle, Abdessalam Kelai, aura la tâche d’animer "La leçon de cinéma", qui sera suivie de la signature de l’ouvrage "Figures du Maroc cinématographique" d’Ahmed Sijilmassi.

Du 20 au 23 novembre, Visa for Music revient pour une sixième édition à Rabat. La scène émergente du monde et de la région fait le déplacement à la capitale. Une année riche en couleur et orienté vers l’Oriental et le pays voisin. Découvertes.

À partir du 20 novembre, Rabat accueille l’un des marché les plus importants au monde. Destiné aux artistes et aux professionnels, Visa for Music donne la part belle à la musique de la scène émergente et participe à sa visibilité dans le monde. Des showcases de musiciens du monde au Palais Tazi, la Renaissance et Théâtre Mohamed V devant un parterre de professionnels composés de directeurs de festivals, de labels et producteurs, venus faire leur marché au rendez-vous devenu incontournable initié par Brahim El Mazned. Premier salon professionnel et festival des musiques d’Afrique et du Moyen-Orient, Visa For Music est né en 2014 d’un paradoxe : d’un côté, le manque de visibilité des artistes d’Afrique et du Moyen-Orient à l’international, de l’autre, la présence d’un dynamisme artistique et d’une création musicale extrêmement riche. Afin de parer à ce déséquilibre, Visa For Music s’est donné pour mission première de mettre en valeur la création artistique d’Afrique et du Moyen-Orient, principalement dans les musiques du monde et musiques actuelles. Dans un format court – showcase de 40 minutes –destiné avant tout aux professionnels,les artistes peuvent donner à voir ce qu’ils font mieux et de plus représentatif de leur création, dans des conditions live en public. Ces artistes ont été minutieusement sélectionnés par un jury composé de cinq personnalités de la culture et du monde de la musique : l’artiste et acteur culturel Amine Hamma (Maroc), le poète et programmateur de festivals Herman Kabubi (Ouganda), les actrices culturelles Rania Elias (Palestine) et Nathalie Mefe (Cameroun) et le musicienet Directeur Artistique Imed Alibi (Tunisie). Et pour multiplier les possibilités de rencontres, le marché regroupant des stands de délégations étrangères, de labels, d’agences de booking, de festivals, etc., ainsi que les speed-meeting donnent aux artistes des occasions privilégiées de présenter et promouvoir directement leur travail. Depuis 2014, Visa For Music peut se targuer d’avoir rempli sa mission et d’avoir permis à des artistes nationaux et internationaux de se faire connaître et de se produire sur des scènes européennes principalement, mais également dans toutes les autres régions du monde. Visa For Music est ainsi devenu un rendez-vous très attendu qui réunit chaque année plus de 2000 artistes, professionnels et journalistes venus du monde entier. Des conférences ouvertes à tous ainsi que des ateliers pour artistes et acteurs culturels émergeants et des formations viennent compléter la riche programmation.

Zoom sur l’Oriental
Depuis sa première édition, Visa For Music accueille la Région de l’Oriental dans le cadre de partenariat annuel avec l’Agence de l’Oriental. Cette année ne fait pas exception. Une importante délégation sera présente pendant toute la durée du salon. Musiciens, artistes, professionnels, ainsi que des directeurs de Festivals et des représentants de l’Agence de l’Oriental feront le déplacement à Rabat. Parmi eux, deux groupes représenteront la richesse de cette régionlors d’une soirée au Palais Tazi le vendredi 22 novembre. Issu de la diaspora (dont quatre originaires de l’Oriental marocain), The Grey Stars prône le métissage par leur musique colorée et donne voix à la communauté belgo-marocaine, soutenu également par la Wallonie-Bruxelle Musique. Des chants traditionnels gnaoua et soufi sur des rythmiques modernes, il représente un nouveau courant de la musique fusion Gnawa belgo-marocaine : un melting pot de rythmiques traditionnelles maghrébines et occidentalesentrecroisées de rock, funk, jazz, reggae, funk, reggada, riddim, pop, disco, dance. Né à Oujda, le célèbre chanteur de raï Hamid Bouchnak, clôturera la soirée. Grande voix de la chanson marocaine, il compose une musique qui concilie plusieurs origines et cultures, rapprochant d’autres genres musicaux, jazz, reggae ou chaâbi. Dans un autre registre, il s’était également illustré pour avoir composé des airs en hommage à l’équipe nationale de football. L’Oriental sera présent également dans le marché avec un grand stand pour lequel la conception et la communication ont été confiées à des jeunes. Il portera l’empreinte et l’identité de la jeunesse de la Région de l’Oriental qui représente un capital humain responsable. «Et vu l’expérience des membres de la délégation dans le cadre de projet autour de l’entrepreneuriat culturel, cette participation sera aussi l’occasion d’élargir leurs activités à une échelle national et international dans un langage commun et solidaire entre jeunes artistes de la Région et ceux de la diaspora de l’orientale».

… et un clin d’œil à l’Algérie
La chanteuse franco-algérienne, Samira Brahmia, profite de son showcase à Visa For Music le 21 novembre pour présenter son nouveau single «Mama», premier extrait de son nouvel album «Awa». Titre dansant au message profond, Samira Brahmia aime faire passer le message en douceur. Avec «Mama», premier extrait de son dernier album «Awa», en partenariat avec TV5 Monde, l’auteure compositrice, interprète et guitariste rend hommage aux mères en général, aux mères de l’immigration en particulier. «Je parle de ces mères qui ont fait beaucoup de sacrifice, qui n’ont pas choisi l’exil, qui l’ont subit, qui ont donné des nouvelles générations à la France et à ailleurs. Je voulais casser les clichés. Nos anciennes sont beaucoup plus évoluées dans leurs têtes par rapport au savoir, aux connaissances, à la différence, que nous. C’est un hommage à toutes les mères, des mères africaines du Nord au Sud» confie Samira Brahmia sur une chanson écrite par Magyd Cherfi. Ambassadrice des Droits d’Auteur en Afrique auprès de la CISAC - Confédération Internationale des Sociétés d’Auteurs et Compositeurs et de l’ONDA Office National des Droits d’Auteur et Droits Voisins en Algérie, sa démarche artiste ne s’arrête pas qu’à la chanson. Depuis plus de 10 ans, dans le milieu de la musique «du monde», elle se fait repérer pour sa voix et sa personnalité à la force tranquille. Mais avec son passage à l’émission «The Voice» où elle défendait crânement «Haramtou Bik Nouassi», chanson d’amour arabo-andalouse, Samira Brahmia a plus que galvanisé un auditoire en Algérie, elle a compris qu’un nouveau public l’attendait des deux cotés de la Méditerranée. C’est en tête d’affiche que de nombreux professionnels devinent la palette de son talent lors des spectacles «Barbès Café», «Cabaret Tam Tam» au Cabaret Sauvage. Samira a collaboré et partagé la scène avec l’Orchestre National de Barbès, Cheb Khaled, Ayo, Rachid Taha, Idir, Gnawa Diffusion, Sucheela Raman, Justin Adams. Elle en pince pour le swing d’Ella Fitzgerald, le groove de Cheikha Rimitti, la fougue d’Édith Piaf, la saudade de Cesaria Évora, elle a comme ses illustres ainées une voix dont le grain, la dynamique, la texture, rappelle celles dont on dit «qu’elles guérissent l’âme». Une édition de Visa for Music qui promet déjà de belles émotions.

L'Institut français du Maroc organise les 8 et 9 novembre à Rabat et à Casablanca la «Nuit des philosophes», une manifestation culturelle qui rassemble un grand public.
 
Six ans après sa création, cette nouvelle rencontre va permettre aux intervenants de débattre autour du thème du partage des opinions et des questions philosophiques tels que : «Comment peut-on vivre le partage aujourd’hui dans notre société ?», et ce, à travers une série de conférences, de débats et de dialogues, animés en français et en arabe.
 
30 penseurs, philosophes et artistes seront au rendez-vous, comme la sociologue et philosophe française, Dominique Méda et le professeur du département Philosophie à l'université Mohammed V de Rabat, Mohamed Doukkali.
 
La «Nuit des philosophes» se tiendra vendredi à la faculté des sciences de l’université Mohammed V à Rabat et samedi à l’Institut français de Casablanca.
 
Cette manifestation confirme, chaque année, l’intérêt du public pour les questions philosophiques et renouvelle sa tradition en créant un lieu unique de rencontres et de partages.
 
Pour la jeunesse, cet événement est un moment exceptionnel d'échange et d'ouverture, qui s’est confirmé par la présence de plus de 6.000 personnes dans les deux villes, en 2018.

Cette année, pour sa cinquième édition, le forum portera sur le thème «Engagement pour une nouvelle citoyenneté».

Chaque automne, depuis 2015, la ville d’Essaouira accueille le Forum euro-méditerranéen des Jeunes Leaders.

Cet événement est organisé par l’Ambassade de France et l’Institut français du Maroc, en coopération avec les associations Marocaines pluriels et Essaouira Mogador, la Fondation Sekkat, Campus France et WebHelp, avec la participation d'André Azoulay, Conseiller du roi Mohammed VI.

Suite à un appel à candidatures ouvert à l'international et relayés sur les réseaux sociaux, près de 180 jeunes, dont pour la première fois des jeunes de pays d’Afrique subsaharienne, porteurs d’un fort engagement citoyen, se réuniront à Essaouira

L’ambition de cet événement est de contribuer à l’intégration de l’espace euro-méditerranéen en mettant en relation ces jeunes citoyens, engagés et investis localement, expliquent les organisateurs.

Durant trois jours, les participants auront l’opportunité d’échanger avec des personnalités de tous horizons, de débattre et de se former lors de différentes séquences : projection de film-débat, tables rondes sur l’engagement et récits de trajectoires personnelles, nombreux ateliers, répartis sur les sites de l’Institut français du Maroc, Dar Souiri et Bayt Al Dakyra, qui abrite notamment le centre de recherche international « Haim Zafrani », dédié au dialogue inter-religieux.

Parmi les nouveautés de ce forum, le Tribunal pour les Générations Futures, exercice d’éloquence permettra aux jeunes de délibérer le vivre ensemble, et « le Prix des Jeunes Leaders », récompensera trois projets portés par des jeunes engagés sur le thème du développement durable.

Féfé et Leeroy, du groupe Saian Supa Crew, donneront un concert inédit au Maroc, gratuit et ouvert à tous, le 16 novembre à 21h30 place El Menzha.

André Azoulay participera  à l’ouverture du forum en compagnie d'Hélène Le Gall, Ambassadrice de France au Maroc, et de Elisabeth Guigou. Parmi les personnalités attendues à cet important rendez-vous figurent Abdelatif Benazzi, Lamya Essemlali, Sylvère Henry Cissé, Arash Derambash, Alexandre Kouchner, Fabienne Klein Donati.


 
Après deux années d’absence, le groupe Gnawa Diffusion revient au Maroc pour un concert exclusif
 
Gnawa Diffusion décide de faire son grand retour au Maroc pour un concert inédit le samedi 14 décembre 2019, au Théâtre national Mohammed V de Rabat.
 
Amazigh et son groupe sillonnent le monde et diffusent partout leurs rythmes surprenants.
 
Et c’est aux sons des crotales et des tambours qu’ils feront vibrer leurs fans au Théâtre national de la capitale.
 
 

Cette année, la troupe Founoune  s'est produit dix fois dans plusieurs pays à travers le monde, à savoir l’Allemagne, les Pays-Bas, la Belgique, l’Espagne et le Sénégal.

La troupe théâtrale "Founoune" de Fatima Benmaziane a présenté, lundi soir au théâtre national Daniel Sorano de Dakar, sa pièce "Allah Yddina F'do", une œuvre qui traite de la thématique du fanatisme, de l'extrémisme et du terrorisme.

Allah Yadina F'don, une mise en scène de Anwar El Joundi, décortique, avec humour,  l’instrumentalisation de la religion pour commettre des atrocités au nom de l’islam et véhicule des messages de paix, de coexistence et de tolérance.

La pièce, jouée également dimanche pour une première rencontre avec le public marocain de Dakar, invite la jeunesse arabe à s'armer de sagesse et de clairvoyance pour éviter de tomber dans le piège des extrémistes.

La pièce se déroule dans la demeure du couple de Haj Abdelaziz et Hajja Fatouma, interprété avec maestrea par Mustafa Dassoukine et Najat El Khatib, une famille aisée mais avec un niveau intellectuel assez limité. Le couple a envoyé sa fille unique, Mohja, interprétée par la jeune actrice Wafae Messaoudi, à Bruxelles pour poursuivre ses études en sculpture.

A son retour, Mohja découvre que son cousin, Damir, joué par Jamal Benchiba, qui était très ouvert d’esprit, est devenu très réservé et agressif à l’égard des membres de la famille et des employés de la maison, en l’occurrence le chef cuisinier Hbiza, incarné par Nabil Mtioui et le gardien Samsam, joué par Hicham Othman.

Anwar El Joundi s’est dit "heureux de se produire à Dakar, pour la deuxième fois après 2018, d’autant plus que la présentation de cette pièce coïncide avec deux fêtes chères aux Marocains, en l’occurrence la Marche verte et l’Aid Al Mawlid Annabaoui Acharif".

Selon lui, ces différentes présentations s’inscrivent dans le cadre de l’initiative prise par le ministère délégué chargé des marocains résidant à l’Etranger, soulignant qu'à travers ces pièces de théâtre, l’essentiel est de servir de trait d'union entre le Maroc et les Marocains du monde.

"La réaction du public a été belle et familiale. Nous avons rendu hommage au passage à des acteurs de la vie culturelle et sociale au Sénégal", a-t-il dit, notant que la troupe fait de son mieux afin d’être au niveau des aspirations du public, en ce qui concerne la présentation ou les sujets traités.

"Nous ne prétendons pas être des donneurs de leçons, mais nous aspirons à faire passer des messages dans un cadre humoristique", a-t-il enchaîné.

Organisée en collaboration avec l’ambassade du Maroc au Sénégal, cette présentation s’inscrit dans le cadre d’un programme conçu par le ministère délégué chargé des Marocains résidant à l’étranger, visant à s’ouvrir par le biais de la culture sur les Marocains du monde.

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Neuf membres de cinq continents composent le jury de la 18è édition du Festival International du Film de Marrakech (FIFM), prévue du 29 novembre au 7 décembre 2019, indiquent, mardi, les organisateurs.

Huit personnalités d’exception et de renommée mondiale, représentant différentes expressions cinématographiques, entourent la présidente du Jury de cette année, l’actrice et productrice écossaise Tilda Swinton, souligne un communiqué des organisateurs. Ensemble, ils mettront à profit leur singularité et leur expertise en tant qu’auteurs, acteurs, réalisateurs et producteurs pour départager les 14 films en compétition officielle et décerneront les différents prix du Festival dont l’Etoile d’or 2019, récompensant le meilleur film de la compétition.

Sur les neuf membres du Jury, quatre sont des femmes. En plus de Tilda Swinton, présidente, on retrouve la réalisatrice franco-italienne Rebecca Zlotowski, la réalisatrice britannique Andrea Arnold ainsi que l’actrice franco-italienne Chiara Mastroianni, précise-t-on de même source. Le Jury de la 18è édition du FIFM comprend également le réalisateur brésilien Kleber Mendonça Filho, l’acteur suédois Mikael Persbrandt, l’auteur et réalisateur afghan Atiq Rahimi, le réalisateur australien David Michôd ainsi que le réalisateur marocain Ali Essafi.

Le Jury du Festival International du Film de Marrakech rendra son verdict lors de la soirée de clôture du Festival le 7 décembre 2019, conclut le communiqué.

C'est une bonne nouvelle que vient de partager l'artiste Jihane Bougrine avec ses fans. 

"Heureuse de vous annoncer que Universal Music Mena m'accueille dans sa belle famille. J'espère être à la hauteur de cette confiance" a t-elle annoncé sur Facebook.

La journaliste et fierté des Inspirations Eco n'a pas hésité à partager sa joie, tout en remerciant ses soutiens et proches. 


"Tout a commencé dans un village musicale de Jazzablanca de Moulay Ahmed Alami qui me portent bonheur depuis longtemps où la fée Aida Bouazza a œuvré ! Tout cela n'aurait pas été possible sans Visa for Music de Brahim El Mazned et toutes les portes que ce magnifique festival m'ouvre depuis que j'ai foulé sa scène. Que dire de mes anges gardiens Sebastien Jean Deflandre & Marie Deflandre ( Océan Vagabond) qui ont été les architectes d'un rêve ! Merci, merci , merci ...".

En plus de son talent artistique, Jihane bougrine est également journaliste, elle a crée à cet effet le Cahier Weekend, un rendez-vous hebdomadaire avec la culture et la mode où elle décortique l’actualité artistique au Maroc et ailleurs.

L'équipe des Eco souhaite à Jihane Bougrine succès, bonheur et épanouissement ! 

Pour information, "FARHA" est de sortie le 28 novembre.

 

 

 

ulture
 
L'exposition vise à préserver la mémoire historique et civilisationnelle marocaine, et à rapprocher les habitants de Chefchaouen, les étudiants et les chercheurs du patrimoine culturel du Royaume à travers un aperçu des réalisations effectuées durant un siècle.
 
L'exposition patrimoniale itinérante «Plus d'un siècle d'inventaire du patrimoine culturel» a été ouverte à la galerie d'Al-Sayyida al-Horra dans la casbah historique de Chefchaouen.
 
Organisée par la Direction du patrimoine culturel du ministère de la Culture, de la jeunesse et des sports, en collaboration avec le Centre d'interprétation du patrimoine culturel à la conservation de la casbah de Chefchaouen, cette exposition, qui se poursuit jusqu'au 20 novembre, vise à mettre en lumière plus d'un siècle d'inventaire du patrimoine culturel matériel et immatériel du Maroc.
 
Cette exposition met en relief le bilan de la recherche académique dans la mise en place de l'inventaire de l'histoire civilisationnelle du Royaume, des efforts de la Direction du patrimoine culturel, ainsi que l'ensemble des mesures administratives prises pour préserver et valoriser le patrimoine du Maroc, outre les grandes réalisations, de l'indépendance à l'année 1988.
 
La ville de Chefchaouen constitue la troisième étape de cette exposition après Rabat et Marrakech, a indiqué la directrice du Centre d'interprétation du patrimoine culturel à la conservation de la casbah de Chefchaouen, Fatima Bouchmal.
 
A cet égard, la directrice a également rappelé que le Maroc dispose de plusieurs sites inscrits au patrimoine mondial, dont l'ancienne médina de Marrakech, de Fès et de Tétouan, ainsi que la cité portugaise Mazagan et Essaouira, outre la Kasbah Aït Ben Haddou à Ouarzazate, témoignant ainsi de son expérience dans le domaine.
 
L'exposition portera également sur les précurseurs de l'opération d'inventaire, ainsi que les inventaires réalisés entre 1912 et 1956 en termes d'institutions et de lois relatives à la préservation du patrimoine culturel, outre l'ouverture d'une série de musées lors de la période du protectorat à Marrakech, Fès, Tétouan et Rabat.

La cérémonie d’ouverture du festival a été marquée par la remise du prix international «Mémoire pour la démocratie et la paix», décerné  à l’ancien président colombien Juan Manuel Santos, lauréat du prix Nobel de la paix 2016, pour sa contribution à la paix et à la réconciliation dans son pays.

La 8ème édition du Festival international de cinéma et mémoire commune s'est ouverte, lundi soir à Nador, en présence d'un panel d'artistes et de personnalités du monde de l'art, de la culture et des médias.

"La mémoire de l’avenir : comment le cinéma peut promouvoir les processus de la réconciliation et la culture de la paix’’ est le thème retenu cette année pour cette manifestation cinématographique organisée par le Centre de la mémoire commune pour la démocratie et la paix.

A cette occasion, des hommages ont été rendus à des figures marocaines de l’art et de la culture comme le réalisateur Ahmed Boulane, l’écrivain et penseur Mohamed Boudhan, le producteur Abderrahim Harbal, et la photographe Zoulikha Asbdoun.

Cette année, des cinéastes du monde entier ont été invités à participer aux compétitions et débattre des différentes expériences afin de promouvoir la culture de la réconciliation et de la paix.

L'objectif du FICMEC-Nador est de créer un espace de débats pour promouvoir la culture de la paix, de tolérance, d’équité et de respect des droits de l’homme.

La présente édition a pour objectif d’approfondir le débat à travers des œuvres documentaires sur les diverses approches de la réconciliation et les expériences de la justice transitionnelle mises en œuvres par des Etats.

A cet effet,  le président du festival et président du Centre de la mémoire commune pour la démocratie et la paix réformes, Abdeslam Bouteyeb a souligné que le Maroc a connu un processus de réconciliation remarquable, mettant en avant les réformes initiées sous l’impulsion du roi Mohammed VI pour l’ancrage la culture des droits de l'Homme et la consolidation des acquis démocratiques du pays.

A. Bouteyeb a par ailleurs relevé le rôle que peut jouer le cinéma dans la promotion des expériences de la réconciliation et la culture de la paix.

Une dizaine de longs-métrages sont en tête pour décrocher les prix du festival, en l’occurrence le Grand prix MarChica, celui du meilleur scénario, du meilleur rôle féminin et de la meilleure interprétation masculine. Plusieurs autres œuvres sont en compétition dans la catégorie des court-métrages et film documentaire.


Une conférence internationale sur le thème ’’Cinéma, droits de l’Homme et les questions controversées’’, une table-ronde sur '’la production cinématographique au Maroc et la question des droits de l’Homme’’, un master class axé sur ‘’le cinéma et la réconciliation’’, auront lieu en plus d’ateliers de formations aux métiers du cinéma et une exposition artistique autour du thème de cette édition.


La 26e édition du Festival Oslo World s’est ouvert sur un spectacle de toute beauté pensé par l’actrice «almodovarienne», également chanteuse et danseuse. «Utopian Lullabies», qui a rassemblé les voix de Mon Laferte, Hindi Zahra, Natacha Atlas, Silvia Pérez Cruz, Ane Brun, Ayo ou encore Liniker, sublimées par le piano passionné de Sverre Indris Joner, a su bercer le monde le temps d’un spectacle dans toutes les langues et sans frontière aucune. Ce 29 octobre, le temps s’est arrêté à Oslo. Retour sur un moment magique avec Rossy de Palma.

Comment est né ce beau projet?
Pour moi, réunir autant de femmes incroyables autour d’un même projet grâce au festival et à Alexandra Archetti Stølen (directrice du festival), était une utopie en soi. On voulait faire quelque chose d’original. C’est parti de Concha Buika, grande amie à moi. Je voulais faire quelque chose autour d’elle et rassembler plusieurs artistes. Cela ne s’est pas fait car elle avait des engagements. Mais j’ai quand même décidé de continuer sans elle. C’était un peu égoïste aussi, parce que j’avais envie de vivre des moments avec elles! Ces femmes, ces artistes sont à la fois mes amies et des artistes que j’admire. Je voulais voler ces petits moments utopiques. On a besoin de compassion, de douceur, de protection, de toutes ces choses qui font la féminité. Et pas que. Les hommes peuvent être tout ça aussi. Je ne veux pas exclure les hommes. On a besoin les uns des autres pour construire le monde.

Pourquoi «Berceuses utopiques»?
La terre est un peu orpheline, elle vit des choses pas très heureuses tous les jours, elle a besoin d’être rassurée comme un bébé, par une berceuse, par des berceuses. Toutes ces politiques font office de parents, en train de se disputer tout le temps, et nous, humains, nous sommes tels des enfants qui en font les frais. Nous sommes abandonnés à notre sort. Et souvent, les humains oublient que nous sommes une seule et même famille. Le gens qui ne se sentent pas concernés par l’écosystème me font rire. C’est notre problème à tous, nous sommes en train de détruire notre maison. Moi, je suis de Majorque mais mes parents sont originaires du Nord de l’Espagne, ce sont des Celtiques. Je me sens chez moi partout. Quand je suis au Maroc, je suis chez moi! Quand je suis à Oslo, je suis Viking! Les seules frontières qui existent sont gastronomiques! Ce sont des frontières joyeuses au moins! (Rires). Il y a tellement d’absurdités dans ce monde, nous allons le payer cher. Nous ne nous inscrivons plus dans une humanité.

Ce spectacle est une leçon d’humanité en différentes langues, dans différents univers. Comment avez-vous pensé ce spectacle?
On a travaillé vite parce que, vu les engagements de chacune, nous n’avions pas de temps devant nous. J’ai la chance d’avoir une bonne relation avec ces artistes et je pense qu’avec moi, on se détend vite, il n’y a pas d’ego ou de malaise. On s’amuse. L’idée était de mettre chacune en valeur à travers un solo, que les langues, les pays, les cultures se suivent. Que tout le monde se retrouve. J’ai adoré voir les musiciennes sur scène côte à côte, se serrer dans les bras, pleurer, rire. C’était mon plus beau cadeau. Il y avait un réconfort. La musique est thérapeutique. Il y avait un abandon à la beauté de la rencontre.

Qu’est-ce que l’utopie, pour vous?
C’est quelque chose de difficile à avoir, certes, mais de petites utopies sont possibles. Changer de petites choses dans sa vie, dans son quotidien, c’est possible. Après, la plus grande utopie pour moi, dans le monde dans lequel nous vivons, consiste à rester bienveillants. Ce n’est pas évident. Aujourd’hui, il y a des méchants partout, sans super-héros. On doit trouver en nous un petit super-héros. Je dis toujours à mes enfants «Si quelqu’un vous parle mal ou est méchant avec vous, rappelez-vous qu’il a dû lui arriver des choses pour se comporter comme ça!» Il ne faut pas être perméable au malheur des autres. Il faut donner un peu de légèreté au regard humain. L’idéal est de rester connecté à l’enfant qui est en nous.

Vous avez commencé votre carrière en tant que chanteuse dans un groupe de pop, «Peor Impossible», avant que Pedro Almodovar vous repère. Vous verra-t-on beaucoup sur scène?
J’aimerais bien! J’ai beaucoup de projets musicaux. L’idéal pour moi serait de combiner le jeu, la musique et la danse. J’ai fais de la danse, petite, j’ai commencé avec la musique, je suis actrice de métier. Pour moi, réunir les trois est ma priorité du moment avec plusieurs projets. J’ai créé un spectacle intitulé «Résilience d’amour», mêlant poésie visuelle et performances. C’est très féminin, aussi. Il montre comment l’amour nous offre cette résilience.

 
Le Maroc accueille la 4e édition de « La Semaine de la cuisine italienne dans le monde » du 18 au 24 novembre.
 
Dans le cadre de ses activités « Made in Italy », l'Ambassade d'Italie à Rabat présente du 18 au 24 novembre 2019, en coordination avec les institutions italiennes présentes sur le territoire du Maroc, notamment le Consulat général d'Italie à Casablanca, l'ICE-Agence italienne pour le développement du commerce extérieur et l'Institut culturel italien, la 4e édition de « La Semaine de la cuisine italienne dans le monde ».
 
Selon le communiqué de l'Ambassade d'Italie à Rabat, plus d'une centaine de pays y participent, dont le Maroc.
 
L'événement comprend un programme d'initiatives culturelles et commerciales diversifié, en collaboration avec la Chambre de commerce italienne au Maroc et le comité de Casablanca de la Société Dante Alighieri.
 
Par ailleurs, la Semaine de la Cuisine Italienne sera, cette année, exceptionnellement caractérisée par la présence du Chef étoilé Luigi Sartini qui, à cette occasion, sera le président de la commission du concours pour jeunes chefs italiens et marocains, organisé à Mohammedia en collaboration avec ISTHAT (Institut Spécialisé de technologie appliquée hôtelière et touristique).
 
Programme culturelle de la semaine "Made in Italy":

La 26e édition du Festival Oslo World a su tenir toutes ses promesses du 29 octobre au 3 novembre. Sur la thématique de l’Utopie, des musiciens du monde entier, de l’Asie à l’Afrique en passant par l’Amérique latine, ont donné leur version du bonheur et du vivre-ensemble via la musique. Le tout, avec un beau focus sur le Maroc.

Les basses températures du Grand Nord n’auront pas eu raison de la chaleur humaine et des belles valeurs de l’Oslo Word Festival, rendez-vous aussi fascinant que nécessaire dirigé par Alexandra Archetti Stølen et ses bénévoles. Un festival à taille humaine parti à la conquête du monde puisqu’il fait venir des artistes de renom, la nouvelle scène prometteuse et des professionnels du monde entier afin de leur permettre de se rencontrer et de débattre les problématiques qui dérangent ou qui fédèrent. Du 29 octobre au 3 novembre, le festival a donné une belle leçon d’humanité à un monde à plusieurs vitesses.

Le Maroc et sa richesse musicale
Le 31 octobre à Oslo, il était question de musiques gnaoua, amazigh et de la Aïta avec un panel d’intervenants connus et reconnus tel que Brahim El Mazned de Visa for Music, Timitar et Momex, Hicham Bahou de l’Boulevard et Boultek, et Vincent Thomas le batteur et manager de Gabacho Maroc, groupe qui mêle sonorités tagnaouites et Jazz. Un séminaire qui a commencé par un focus sur la musicienne Asmaa Hamzaoui, première femme à porter le guembri et à fonder un groupe 100% féminin de musique gnaoua: Bnat Timbouktou. Un échange qui a commencé en arabe, traduit en anglais, devant une audience fascinée par le parcours de la jeune Casablancaise tout juste âgée de 21 ans. «C’est mon père, Maâlem Rachid Hamzaoui, qui a eu le courage de me transmettre son instrument alors qu’il se transmet de père en fils généralement», confie Asmaa Hamzaoui. «Il m’a toujours considérée comme l’égale de l’homme. Pour lui, il n’y a aucune différence entre un homme et une femme», continue la musicienne qui vient de sortir un nouvel album et qui commence sa conquête du monde. Tout le monde s’arrache cette jeune féministe qui défie les codes et les tabous d’une musique ancestrale et patriarcale. «Les grands musiciens respectent, ceux qui sont dérangés par tout cela sont l’entourage lointain, pas très important. Je n’ai rien à faire de tout ça, je trace mon chemin. Eux parlent, moi j’avance!», continue celle qui donne une belle leçon au monde, avant de l’envoûter de sa voix profonde. Après avoir parlé de l’évolution de la culture tagnaouite, il était question de parler de tout cet héritage qui tend à disparaître. Si les Gnaouas ont été sauvé par le festival il y a 20 ans de cela, qu’en est-il de la Aïta ou de la musique amazigh? «Il y a une redécouverte de cette musique qu’on a longtemps occultée, de laquelle on avait honte puisqu’elle était loin de cette «occidentalisation» que la société a vécue», confie Hicham Bahou, qui voit un intérêt des groupes pour les musiques populaires à travers les groupes qui défilent à l’Boulevard. Brahim El Mazned, de Visa For Music, est du même avis. En travaillant sur l’anthologie de la Aïta, en fédérant les anciens, en enregistrant en 10 tomes les 7 différentes familles de «Aïout» qui existent, il signe un livre d’histoire des plus précieux. «Ces musiciens n’ont pas la culture des festivals ou des studios, il leur faut un accompagnement. Nous avons une richesses inouïe que nous n’exploitons pas. La Aïta est plus qu’une musique de mariage, c’est un patrimoine». Quant à Vincent Thomas, Français qui tombe amoureux de la musique gnaoua et qui décide d’en faire un projet métissé, il parle du problème de mobilité et de visas qui empêche de faire voyager les traditions et de leur donner de la visibilité. «On a travaillé pendant deux ans avec des musiciens d’El Jadida, on a mis en place le projet ensemble. Est venu le temps de la tournée: on a demandé les visas, on n’a eu que des refus», explique le musicien outré, qui explique qu’il a tout fait pour monter les dossiers correctement. «On a dû faire appel à des musiciens européens d’origine marocaine pour les remplacer, c’est absurde et cruel», confie le musicien et manager. Une situation qui a touché l’audience. Problèmes de visas, mobilité réduite due aux coûts des billets d’avions Sud-Sud qui empêche l’Afrique de voir ses richesses se déplacer. Un tout qui bloque la créativité et la transmission d’un héritage musical hors du commun, qui a tend à disparaître à une vitesse alarmante.

Ouverture sur le monde malgré tout
À défaut de pouvoir voyager Oslo ramène un bout de monde en Norvège histoire de se rencontrer, d’échanger, de mieux se connaître. La nouvelle scène Hip-Hop/Electro du Brésil, le Fado, le Flamenco moderne, les sonorités 70’s/80’s made in Japan, les musiques traditionnelles indigènes, asiatiques ou norvégiennes, les rythmes d’Afrique du Sud, la musique hassanie... la programmation est aussi éclectique que colorée. Quand Sylvia Perez Cruz, munie de sa guitare, envoûte la scène avec une voix entre le lyrique, le Blues et le Flamenco, chantant en castillan, catalan, portugais, anglais ou français, Sarah Correia reprend les classiques du Fado à sa manière depuis une église telle un ange de la musique traditionnelle portugaise. Le guitariste touareg nigérien Bombino a envoûté le Cosmopolite avec sa formation, et une scène plus intimiste avec une version acoustique à couper le souffle. Le Brésil a brillé avec le duo irrésistible Hip-Hop/Electro Craca e Dani Nega, l’âme de Cesaria Évora a survolé Oslo avec un hommage d’Elida Almeida, Lura, Nancy Vieira et Lucibela, quatre magnifiques musiciennes du Cap-Vert, avant que Beirut and Beyond, le festival libanais d’Amani Semaan, ne dévoile un avant-goût de sa programmation avec les Marocains N3rdistan, qui jouent depuis cet État aussi utopique qu’indépendant où «les mots ont valeur d’actes et où la vérité est arme fatale» formé par le duo Walid Ben Selim-Widad Brocos. En plus de ces beaux moments de musique, le festival est ponctué par des moments d’échange et de débats. Un rendez-vous qui défend les belles valeurs de la musique, où tout le monde est logé à la même enseigne, où le public, les professionnels et les musiciens ne font qu’un. Une 26e édition des plus réussies qui pourrait donner de belles leçons sur la notion de l’utopie au monde entier. À l’année prochaine… 

 
Le festival des villes anciennes en Mauritanie choisit le Maroc comme invité d'honneur de sa 9e édition à Chenguit
 
Les villes anciennes de Mauritanie, qui ont joué un rôle primordial dans le développement des relations entre le Maghreb et l'Afrique de l'Ouest, et qui sont également classées au patrimoine mondial de l'humanité à l’Unesco, décident de faire du Maroc leur invité d'honneur à l'occasion de la 9e édition du Festival des villes anciennes, prévu du 10 au 16 novembre 2019 à Chenguit.
 
Selon un communiqué du ministère de la Culture, de la jeunesse et des sports, la participation du Maroc, s'inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération culturelle entre les deux pays.
 
Dans ce même sens, et avec la présence de plusieurs représentants de l'Agence pour la promotion et le développement économique et social des provinces du Sud, ainsi que de la fondation Almouggar et de la Maison de l'artisan, le Maroc a conçu un programme détaillé, riche et très diversifié, comprenant l'organisation de plusieurs conférences et expositions artistiques.
 
La participation du Maroc représente une réelle opportunité à saisir dans le dessein de promouvoir les valeurs civilisationnelles communes entre les deux pays, ainsi que de participer à la valorisation du rayonnement des villes anciennes de la Mauritanie.

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