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16-07-2019 11:21

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Culture

Depuis le 2 juillet, les murs de Casablanca ne sont plus les mêmes. Et pour cause, le festival Sbagha a envoyé quelques points stratégiques de la ville pour y laisser des traces, les traces d’une vision artistique et d’un parcours d’humain au supplément d’âme. Zoom sur la sixième édition d’un évènement culturel qui marque.

Le tourbillon casablancais a été rattrapé par un vent de douceur. Celui des fresques murales désormais tant attendus, celles de Sbagha Bagha qui redonne de l’âme à la ville avec à chaque fois des tableaux grandeurs nature dans toute la ville. Un programme musclé avec quatre belles fresques murales du 8 au 18 juillet, une résidence artistique Bin w Bin du 10 au 18 juillet, un mur collectif les 11 et 12 juillet et une Battle Graffiti les 13 et 14 juillet. Le tout sublimé par une exposition inaugurale dans la même veine, l’exposition Art d’Echo des deux artistes Antonyo Marest et Mehdi Zemouri, visible à la Villa des arts jusqu’au 25 août.

Aventure murale pluridisciplinaire
«Sbagha Bagha est un festival d’art plus spécialisé dans le Street Art mais on a l’ambition de devenir un véritable festival d’arts graphiques. On intègre des éléments d’arts graphiques», confie Salah Melouli, le directeur artistique de l’évènement qui réfléchit, chaque année, à une ligne artistique générale. «Et c’est en fonction de cette ligne directrice que l’on choisit les artistes et que l’on base notre programmation. À chaque fois, quatre, cinq artistes répondent présents et on travaille avec eux dans le détail pour les fresques murales principales», continue celui qui supervise les artistes et l’art. Depuis 6 ans, l’évènement donne une belle visibilité à des artistes parfois incompris et à une discipline oubliée voire dénigrée: «la base du muralisme, c’est le dessin. Les artistes muralistes sont des dessinateurs et beaucoup sont issus de la bande dessinée. Il y a un collectif autour d’une Bande dessinée marocaine. Le passage était cohérent et logique, on lui a juste donné un cadre. Les artistes qui ont participé ont déjà leur BD, ils maîtrisent tout cela. On leur a juste donné les moyens de le faire et de sortir cette envie enfouie de faire un mur». En effet, lors d’une résidence artistique, en parallèle au travail sur les murs, un mur a été offert à trois artistes bédéistes marocains pour s’essayer au muralisme. L’objectif : développer cette scène marocaine en pleine ébullition. «La scène marocaine est toute nouvelle. Il y a peu d’artistes. En même temps, il s’agit d’une discipline nouvelle, même dans le monde. On a vraiment vu son émergence, il y a douzaine d’années. Le graffiti est ancien mais le muralisme, c’est nouveau. Cela demande beaucoup de logistique, un cadre, des autorisations. Des choses que les artistes, seuls, ne peuvent pas s’occuper». En effet, le festival se veut intermédiaire entre le pouvoir de création et le pouvoir d’exécution. Sbagha Bagha est un facilitateur de créativité qui permet à des artistes du monde de s’exprimer au Maroc et à des artistes marocain de se révéler au monde. «Il y a pas mal de festivals qui commencent à se développer. Pour le moment, il y a une scène composée de plusieurs artistes mais les artistes muralistes ne sont pas assez pour parler de réelle scène. Il y a beaucoup de potentiel au Maroc, je pense que cela va se développer dans les années à venir. Le festival est là pour ça, leur donner envie de développer ce talent, les accompagner, leur montrer, leur permettre d’échanger, de rencontrer».

Les murs ont des yeux et des oreilles  
Si les murs ont des oreilles, les murs de Sbagha Bagha reproduisent tout ce qui s’entend en tout ce qui peut se voir. La majorité des artistes présents ont une idée spécifique de ce qu’ils vont créer certes mais ce qu’ils ne savent pas, c’est que le lieu et la ville vont leur inspirer. Si le thème est autour de l’univers de la bande dessinée, l’italien Francesco Camillo Giorgino, connu sous le nom de Millo, est allé puiser dans son univers distinct entre noir et blanc et personnages atypiques proches du manga, d’une dimension émotionnelle rare. L’artiste ne peut s’empêcher de s’inspirer des cartons des magasins de Derb Omar qui l’entoure et propose deux personnages tout droit sortir d’un univers à la fois enfantin et poétique dans un carton «fragile». Une fresque de toute beauté qui se fait presque oublier en allant découvrir les autres bijoux. Si le discret NDZW propose une pièce de l’histoire qu’il a proposé de construire, il propose un personnage de bande dessinée digne de l’ambiance soviétique dans laquelle il a bercé en étant polonais. L’artiste mystérieux écrit à Casablanca une partie de son histoire, d’une bande dessinée murale qu’il raconte dans les murs du monde. Quant à l’espagnol DEIH, il propose encore une fois une sorte de héros Robot qui vient presque sauver Zerktouni. Le choix des couleurs est tout simplement bluffant. Quant au Marocain, Majid El Bahar, il décide de rendre hommage à la femme berbère en misant sur asymétrie et un jeu subtil sur les proportions. Un visage décomposé qui regarde la ville et ses habitants de partout, de toute beauté. Les murs se suivent et ne se ressemblent pas. Si la ville et ses habitants sont des fois sceptiques quant à la discipline, ils sont tout de suite convaincus en voyant le résultat. Les artistes de Sbagha ont eu ce pouvoir, s’adapter à la population et leur proposer des œuvres auxquelles ils peuvent s’identifier, desquelles ils peuvent être fiers.

"Beaucoup d'émotion, beaucoup de tension, beaucoup de feux d'artifice", au programme de la série espagnole.

Netflix a mis en ligne, ce vendredi, les huit nouveaux épisodes de la troisième saison de "La Casa de Papel", série non anglophone la plus regardée sur la plateforme américaine.

"Je crois que les gens vont la dévorer en un ou deux jours", a assuré l'acteur Alvaro Morte, "Le Professeur" dans la série, promettant "beaucoup d'émotion, beaucoup de tension, beaucoup de feux d'artifice".

"Le Professeur" et sa bande vont "mener un nouveau braquage, le plus grand braquage jamais pensé", promet la production dans un communiqué.

"La mise a beaucoup augmenté, et la confrontation avec la police a beaucoup plus de dimensions (...) Cette fois, l'objectif est très gros", a assuré l'actrice Alba Flores, "Nairobi" dans la série.

Le chanteur-compositeur, Hassan Mégri, membre du célèbre groupe musical les "Frères Mégri", est décédé dimanche à Rabat à l'âge de 77 ans, des suites d'une longue maladie, a-t-on appris auprès de sa famille.

Né en 1942 à Oujda, Hassan Mégri, créateur du groupe Mégri, composé de Hassan, Mahmoud, Younès et Jalila, a réussi à donner un nouveau souffle à la chanson marocaine. Homme aux talents artistiques multiples, Hassan Mégri est à la fois auteur, compositeur, interprète, artiste peintre et chercheur assidu dans la calligraphie iconographique persane.

Fondateur du Comité national de la musique, le défunt avait été distingué d'une médaille d'Or décernée par l'Académie "Arts-Sciences-Lettres" de Paris et de la "World medal of freedom" octroyée par The american biographical institute.

La consécration des "Mégri" à L'Olympia à Paris (1976) puis le Disque D'or (PHILIPS) et le prix du "Rabab d'Or" (2003) octroyé aux grandes stars du monde arabe, sous le parrainage du Conseil International de Musique – UNESCO, entre autres distinctions honorifiques, sont autant de témoignages quant à l'apport artistique des Mégri, rénovateurs et leaders de la chanson arabophone universelle du monde arabe.

Les funérailles auront lieu dimanche au cimetière Chouhada à Rabat après la prière d'Al Asr. 

Adam Naas. Auteur , compositeur, interprète, musicien

C’était un dimanche à la scène Village Samsung du festival Jazzablanca, tenu du 2 au 7 juillet. Le public est dispersé, tantôt assis sur des coussins géants, tantôt à l’affût d’un verre ou d’un hot-dog. Mais au premier son d’une voix difficile à cerner et aux premières notes de «Golden Drop», le public est attiré comme un aimant vers Adam Naas. «When the Sun Goes Down», murmure t-il, comme s’il essayait de parler directement aux cœurs et aux âmes et de faire de ce concert un des plus marquants de cette 14e édition.

L’inclassable classique
Adam Naas est un artiste inclassable. Sa sensibilité à fleur de peau et sa voix à la frontière du fragile et de la force insoupçonnée rappellent Asaf Avidan et Prince, avec des airs de Michael Jackson à ses débuts. Son côté mystérieux n’est pas sans rappeler un certain Thom Yorke et son âme est celle de Sam Cooke. «Je n’ai jamais travaillé ma voix. Prince, je l’ai découvert tard. Je connaissais les classiques! Qui ne connaît pas Purple Rain ou Kiss, pour ne citer que ces morceaux? Ce n’est que plus tard qu’avec mon producteur, on a redécouvert cet univers Rock/Hip Hop sensuel. Je suis ravi de cette comparaison!». Des comparaisons qui ne servent rien et qu’on finit par oublier, tant le mélange donne un univers unique. Une certitude: Adam Naas ne ressemble à personne. «Dans ma vie, j’ai toujours été confronté à ce clash de musique. J’ai eu Internet à la maison à 13 -14 ans, c’est le moment où tu te développes, où tu développes ton identité. Au moins une partie en tout. Et elle s’est beaucoup faite à travers la musique. J’ai toujours eu beaucoup de musique dans mes oreilles, j’écoute de la musique tout le temps, partout, depuis mes 13 ans», confie celui qui chante avec ses tripes à chaque fois sans se soucier de plaire (ou pas). Avec son short, ses chaussettes remontées et sa casquette qu’il ajuste pour faire plus « stylé », le musicien est d’un naturel rare. «Je pense que tout s’est un peu emmêlé dans mon esprit. J’ai, en quelque sorte, voulu rendre service à ce cocktail musical. Mon identité, mon caractère, moi, c’est tout ça, tout ce mélange. Je préfère ne pas y penser. Si je commence à penser, je me pose des limites. Et je n’ai pas voulu en avoir». C’est sûrement pour cela que son répertoire est sans limite. Si l’on passe par une Pop 80s aux relents futuristes à un Rock alternatif d’une autre planète, on a aussi des chansons Soul/Rnb assumées d’antan, surtout quand il sort de son répertoire une chanson comme «No Love Without Risk». Le tout avec des mots qui touchent, entre l’amour et la mort, des textes très introspectifs. «J’ai toujours écrit. J’avais toujours des petits carnets. La première chanson que j’ai écrite, je devais avoir 12 ans. J’étais en 5e. Je l’ai composée pour ma meilleure amie», confie l’auteur de «Please Come Back to Me» ou «Fading Away». «Je l’ai écrite pour ma première amoureuse! C’est un peu ça, les premières chansons d’amour! Des premières amours. On s’est un peu brisés tous les deux et on se reconstruit ensemble».

L’introverti libéré
Sur scène, il ne bouge presque pas puisque son charisme s’occupe du reste. Tel un ovni de la musique, il propose des textes et une musique qui émanent de l’âme. «Pour un introverti, c’est un peu le meilleur moyen de se raconter à travers des chansons. Quand tu es confronté à une espèce de fracture et que tu ne sais pas comment te comporter socialement, tu peux t’autoriser à faire des choses non conventionnelles», continue le créateur d’«Eternity», chanson placée sous le signe de l’introspection qu’il avoue chanter à lui-même. «Mais je me rends compte que le public comprend aussi et c’est fascinant. Les gens comprennent aussi d’une certaine manière». Un public qui ne peut s’empêcher d’adhérer tellement l’univers est distinct et la musique est sincère. Des paroles en anglais pour ce Parisien autodidacte, né en 1992 et révélé en 2016. Des chansons qui semblent déjà parties pour devenir universelles. «Il y a toujours eu de l’anglais autour de moi. Ma mère écoutait les reines du jazz et du blues, et cela a été une évidence d’écrire en anglais. Je ne sais pas pourquoi. Je n’écoutais que de la musique en anglais, et c’est comme ça que j’ai appris à transformer les sons de ma bouche et à chanter», précise le musicien accompli à la carrière qui deviendra sûrement internationale. Mais il n’oublie pas sa langue maternelle pour laquelle il a un immense respect. «J’ai écrit quelques chansons en français, et c’est très triste. Je n’ai pas envie d’être triste! J’aimerais bien écrire en français pour les autres, je crois. L’envie n’est pas encore là, mais si elle vient un jour, je serai le premier à foncer tête baissée!». Talent à suivre.q

 Crédit photo/ Mehdi Triqui

Samedi 6 juillet, le village Samsung du Jazzablanca a vu passer un musicien pas comme les autres. Autant Jazzman que bluesman, cet anglais installé en France, ayant concocté un album tout droit venu de Nouvelle Orléans, a séduit le public. Le musicien, auteur, compositeur et interprète Hugh Coltman a du talent, mais il a surtout une belle générosité. Tête-à-tête avec une belle âme du jazz...

Dans «Who’s Happy», vous rendez hommage à la Nouvelles Orléans. Une influence que l’on sentait déjà dans le premier album avec des titres comme «Magpie» ou «All the lovers come and go». Depuis quand portez-vous la Nouvelle Orléans dans votre coeur ? 
Depuis très longtemps je pense mais je n’en étais pas conscient. Je me suis retrouvé à écrire des chansons qui baignaient dans cet univers. Et ce sont les chansons qui dictent ce que sera l’album. A un moment donné, je me suis dit, pourquoi ne pas me lancer ? Je suis allé sur place, lors du New Orleans Jazz & Heritage Festival, et ce fût une révélation. C’est venu assez naturellement. Une fois entré au studio, cela devient un studio comme un autre. On retrousse les manches et on y va ! 
 
Comment s’est déroulé le travail en studio, justement ? 
Lors du processus de composition, la première chanson qui est arrivée s’appelle «The Sinner». C’est une chanson qui parle du mouvement nationaliste qui règne un peu en ce moment. Le nationalisme et la religion vont un peu ensemble. Je dis dans cette chanson que je pensais que Jésus aimait les pécheurs et j’ai imaginé une bande de loosers errer dans les rues comme une sorte de fanfare décalée et surréaliste. J’avais cette image en moi, l’esprit un peu de la chanson et de ce que serait l’album. J’ai emmené mon batteur qui m’accompagne depuis les débuts, Raphaël Chassin, et le guitariste Freddy Koella qui a accompagné Bob Dylan pendant longtemps. Je n’avais pas de maquette.. On avait cette base de chanson parce que je voulais beaucoup de liberté. J’ai justement gardé cette liberté parce que c’est une musique qui vient de chez eux… 
 
Il y a beaucoup de liberté même de votre part par rapport aux autres albums. Est-ce une influence du Jazz ou peut-être de cette tournée en hommage à Nat King Cole ? 
Oui, sûrement ! Parce que pour les deux premiers albums, j’ai beaucoup maquetté ! C’est très dur parce que quand l’on maquette, on a des idées précises que l’on ne retrouve pas forcément à l’enregistrement. Je joue au clavier comme un pied ! (Rires) Mais mes idées sont précises et quand le pianiste arrive et propose quelque chose, je sens que mes idées se perdent. C’est difficile. C’est pour cela que j’ai fais le choix de ne pas faire de maquettes cette fois. Les musiciens jouaient et on voyait ensuite ce que cela donnait. C’était effrayant, mais j’ai adoré l’expérience. 
 
On sent que vous êtes un musicien habitué à la notion de groupe. Comment passe-t-on d’une expérience de groupe avec The Hoax à une expérience en solo sur un univers assez différent du précédent ? 
C’était une prise de risque, je l'admets. Je n’ai pas eu de doutes, je crois, c’est toujours quelque chose que je voulais faire. Après, cela a pris beaucoup de temps. Je suis arrivé en France en 2000 et l’album n’est sorti qu’en 2008. Entre-temps, j’ai fais des jobs alimentaires, j’ai joué avec quelques formations. J’ai fais plein de choses. Il faut savoir qu’avec The Hoax, je ne composais pas. Je chantais, je jouais de l’harmonica et je créais des mélodies quelques fois mais cette expérience de groupe m’a beaucoup apporté. Sur scène, j’aime laisser aux musiciens autant de place que je n'en prends. Nous sommes un groupe, pas dans le nom, mais dans l’ambiance, dans les vibes. 
 
C’est la première fois que vous jouez à Casablanca. Quelle place dans vos concerts, aux anciennes chansons ? 
Il est parfois difficile d’intégrer d’anciennes chansons, en raison de la cohérence musicale. C’est quelque chose que j’aurai pu faire vu que ce sont mes chansons. Mais à un moment donné, il faut prendre une décision, même par rapport aux musiciens. Toutefois, selon les envies, je peux prendre ma guitare et chanter quelques morceaux en solo, on verra…(Sourire). 
 
 
Une chanson comme «On my hands» qui est sortie en 2008, donne cette impression d’exister depuis longtemps, d’être une reprise...
 «On my Hands» est une réflexion sur la fidélité et la perte d’innocence quand on arrive à l’adolescence, quand les choses deviennent compliquées. Une chanson de culpabilité, de peur d’avoir perdu quelque chose dans cette innocence. J’essaie toujours de garder ces sensations de début, quand tout a commencé, que je trouve primordiales pour ne pas être blasé. Et je pense que j’y arrive. 
 
Lequel des deux albums vous ressemble le plus: «Zero Killed» ou «Stories from the Safe House» ? 
Je crois que c’est "Stories from the Safe House", parce que comme tout album, c’est un condensé de vie. Avec le deuxième, j’ai signé avec label, c’est devenu plus professionnel, un peu plus mature. Je l’ai réécouté récemment et je l’ai trouvé pas mal ! (Rires). J’ai trouvé que quelques chansons, pas toutes, ont bien vieilli. Il faut savoir que je ne réécoute jamais mes albums et mes chansons, une fois enregistrées… 
 
On sent que votre musique est une expérience à chaque fois nouvelle. Savez-vous vers où vous voulez aller ?
Non. Je ne savais pas par exemple, avec «Who’s Happy», que j’allais en Nouvelle Orléans. Et c’est devenu un peu politique. C’est sûrement l’album le plus politique que j’ai écris. C’est en arrivant aux États-Unis que c’est venu. C’est au gré des rencontres. Je sais que je veux faire un autre album avec Freddie Koella parce que j’adore travailler avec lui, il a un son tellement agréable. Je ne sais même pas si je referai un autre album vu l’état de l’industrie musicale actuelle. Peut-être que des titres à balancer sur internet, l'un après l'autre et revenir au format album après avoir sorti des singles. On verra…

 

 

 

Malgré la mobilisation internationale, le rappeur américain, ASAP Rocky, devra rester en prison une semaine supplémentaire avant de savoir s’il sera jugé pour violences.

Un tribunal suédois a ordonné vendredi le maintien en détention jusqu'au 25 juillet du rappeur pour permettre à l'accusation de boucler son enquête.


"Le délai (accordé au procureur) pour une mise en accusation a été prolongé au jeudi 25 juillet à 11H00 (09H00 GMT). L'artiste soupçonné restera en détention pendant la durée de ce délai", a annoncé le tribunal à l'issue d'une audience d'une heure.

ASAP Rocky, de son vrai nom Rakim Mayers, est soupçonné d’avoir participé à une rixe dans la capitale suédoise. Une vidéo montre la star et ses gardes du corps en train de frapper un jeune homme.

La 14e édition de Jazzablanca, qui a eu lieu du 2 au 7 juillet, a offert aux festivaliers de la ville blanche des moments d’une belle générosité. Concerts en plein air, découvertes musicales, lieu de vie... Jazzablanca est à dimension nationale et internationale.

Un Village Samsung ensoleillé où l’on vit d’amour et de musique, de rencontres musicales au gré des heures et des jours. Cette année, le Jazzablanca a assumé son côté festival en proposant des concerts gratuits en journée. Une formule rafraîchissante qui permet de vivre une expérience musicale à 100%. Entre la scène principale, le Jazz Club en soirée et la scène Rooftop en fin de soirée, les festivaliers vivent des expériences aussi différentes que riches.

Longue vie à la musique live !
Dans un monde où le disque ne se vend plus, où le mot d’ordre est la rapidité et les formations réduites, le Jazzablanca se permet encore des fanfares et des groupes de plusieurs musiciens. «Nous sommes ensemble depuis 18 ans, on a fait le tour du monde et on respecte toutes les musiques. Mais rien n’est meilleur qu’un groupe de 13 musiciens sur scène qui font de la musique ensemble! Continuons à faire vivre la musique live et merci au Jazzablanca de le permettre»: tels ont été les derniers mots prononcés sur la scène Anfa, en guise de clôture, par Al McKay’s Earth Wind& Fire Experience qui ont mis le feu avec un show Soul/Funk/Disco pendant que Mehdi Nassouli s’emparait de la scène du Village pour en faire un dancefloor à ciel ouvert. Une semaine qui a permis de vivre de beaux moments de musique. À l’image d’une ouverture en apothéose et d’un concert habité par des «ovnis» britanniques comme Franz Ferdinand et Metronomy, des concerts plein de générosité comme celui de Calypso Rose ou Aziz Sahmaoui sur la scène BMCI, sans oublier les révélations comme la claque musicale d’Adam Nass et son univers Dark Soul ou encore celui du virtuose Taha El Hmidi. Quant à la belle scène électronique, le Rooftop a vu l’enchaînement des mixs passionnés des Marocains Mr ID, Noritsu et Daox, de l’Égyptienne Bosaina , du Hollandais Khalil Ryahi ou encore de Terekke (États-Unis).

Vieille âme au supplément soul
Le musicien britannique a probablement offert un des meilleurs concerts au Jazzablanca. Guitariste virtuose, compositeur brillant à la voix incroyable, Michael Kiwanuka a ému avec ses titres Soul d’antan en y incorporant une magie Folk presque futuriste. Récit d’un concert hors du temps. Il arrive en même temps que ses musiciens, sans chichis. Il prend sa guitare et commence un concert qui frise le parfait. Subtilité, émotion, nuances, intelligence, les chansons s’enchaînent avec rythme et grâce. De «Black Man in a White World» à «Always Waiting» en passant «Home Again», il régale avec un répertoire intemporel avec sa guitare tantôt folk, tantôt électrique. «Merci Jazzablanca de m’accueillir, je me sens vraiment à la maison », avoue presque timidement le prodige anglais qui n’est pas sans rappeler un certain Otis Redding, mais venu d’une autre planète. Musicien de talent, il se permet des solos habités, sublimés par des moments acoustiques guitare-basse d’une rare beauté. Celui qui a été désigné meilleur son 2012 par la BBC et qui a été repéré lors d’une première partie de la chanteuse Adele, a envoûté la salle par la seule force de son talent et de son charisme. Des morceaux à la dimension émotionnelle forte, des chansons bienveillantes qui parlent de la vie, de l’amour, de la maison, des racines, de la famille de l’appartenance. Entouré de musiciens et de choristes qui le portent vers le haut, Michael Kiwanuka est une veille âme de la musique qui a séduit le public hypnotisé par son talent. Il offrira à ce public fi dèle et amoureux un beau rappel plein de générosité avec ses titres phares «Cold Little Heart» et «Love & Hate».

Hugh Coltman offre un concert acoustique à un fan !
Après avoir mis le public dans sa poche, le jazzman britannique Hugh Coltman a offert un concert intimiste à une fan qui lui avait demandé une chanson, demande qu’il n’a pas réussi à honorer. Un moment d’une beauté rare. «Hand me Downs» scandait une fan face à Hugh Coltman qui a dû gérer une foule en délire, séduite par cet ouragan de talent qui a transformé le Jazzablanca en un festival digne de la Nouvelle-Orléans. Avec son album «Who’s Happy», le plus français des Britanniques propose une univers Jazzy/Blues «fanfaresque» avec des musiciens de talent, des cuivres, une guitare, un piano, de la bonne humeur. Mais ses fans ont demandé des morceaux des premiers albums. Comment faire quand la formation de la nouvelle tournée ne le permet pas ? Et bien quand on est Hugh Coltman, on offre des concerts acoustiques à ses fans en loges. Et quand il y a trop de monde dans les loges, on embarque son guitariste et on s’enferme tous aux toilettes où l’acoustique est parfaite. Concert intimiste et généreux, Hugh Coltman a chanté «Hand me Downs» à deux guitares pour honorer la promesse faite à une fan qui n’est pas près d’oublier cette incroyable expérience. Jazzman certes, mais gentleman avant tout!

Mehdi Maouche, le bassiste qui a sauvé Maceo Parker !
Mehdi Maouche est un bassiste de talent qui joue avec plusieurs formations marocaines dont JY Blues, le groupe Jazz/Blues qui a donné un concert généreux au Village Samsung ce samedi en début de soirée. Mais le musicien marocain ne savait pas encore ce qui l’attendait. Quelques minutes après avoir quitté la scène du Village, on lui demande de remplacer le bassiste de Maceo Parker qui a eu des soucis d’avion et qui n’a pas pu arriver à temps pour ce concert de samedi. Un exercice des plus difficiles que le bassiste rbati a réussi haut la main! Pour suivre le groove et les gros sons bien funky de Maceo Parker, il faut s’accrocher. Mais le toucher naturel et le sens du rythme du Marocain, sublimé par un charisme et une belle présence, lui ont même valu un solo et des remerciements du saxophoniste de James Brown. Une performance à saluer, un courage à féliciter et un festival de Jazzablanca à remercier pour la beauté des instants inattendus et la magie des rencontres. Cette 14e édition vient confi rmer que le Jazzablanca demeure authentique et que l’on peut compter sur ce festival pour faire émerger les talents et découvrir des bijoux de la scène musicale internationale. À l’année prochaine...

Pour sa neuvième édition, le festival Noujoum Gnaoua, initié par l'association Al Abouab Al Khams, investit la ville blanche.

La fameuse Place des Nations de Casablanca vibrera, à partir de demain, aux rythmes d'une pléiade d'artistes nationaux et internationaux qui y livreront des concerts en plein air. Ceux-ci se succéderont pendant trois jours dans une communion musicale, aux rhythmes Rock, Reggae ou encore Gnaoua, célébrant ainsi la richesse culturelle du Royaume.

Rendez-vous du 18 au 21 juillet pour célébrer la musique à Casablanca.

 

La pièce italienne "Illusion" a remporté le Grand Prix de la 31ème édition du Festival international de théâtre universitaire de Casablanca (FITUC) qui s'est clôturée dimanche soir, avec le sacre aussi de la Marocaine Sanae Chatoui pour le meilleur rôle féminin.

Interprétée par la troupe de "Académia Teatrale di Roma Sofia Amendolea" et mise en scène par Fabio Omodei, cette œuvre de 55 minutes raconte l'histoire d'un homme conduisant un petit bateau pour une excursion au lac avec sa partenaire qui, dans ces circonstances, décide de communiquer quelque chose de très important.

Soudain, ils se retrouvèrent catapultés dans un monde surréaliste. Conte de fées d'ombres, de corps et de chorégraphies, cette œuvre est un mélange de lumière et d'éléments oniriques qui racontent l'histoire de la mort.

Dans les prix individuels, Sanae Chatoui de la troupe de la Faculté des sciences de Ben M'sik a été désignée meilleure actrice pour son rôle dans la pièce "1.1", tandis que l'Ivoirien Kouakou Philip Arnaud, qui a campé le personnage central de la pièce "Le scénario", s'est vu décerner le prix de meilleur acteur .

La pièce marocaine "Terre inconnue" (The unknown land), interprétée par "Teatro Sotto Voce" de la FSJES de Fès et réalisée par Réda Tsouli, a enlevé le prix de la meilleure mise en scène, le prix du jury revenant à une autre oeuvre marocaine "Voyage", jouée par la troupe Licence Professionnelle métiers de théâtre et drama (Faculté des lettres de Ben M'sok) et mise en scène par Achik Abdelfattah.

Le jury a également attribué des prix d'encouragement aux troupes ayant interprété les pièces "1.1", "Cloudy" (Ukraine), "Remember 100th" (Corée du sud) et "la légende du serpent blanc" (Chine).

"La majorité des troupes ayant participé au FITUC 2019 ont réussi à mettre en avant la qualité de leurs performances artistiques", a relevé le Marocain Abdelqader Sabil, membre du jury de ce festival aux côtés d'Isabel Christina Flores (Mexique), Chyrim Choi (Corée du sud) et d'Abdoulaye Diallo (Guinée).

Il a, toutefois, relevé que certaines pièces théâtrales ont un long chemin à parcourir pour atteindre le niveau requis pour participer à des manifestations internationales comme le FITUC.

Lors de la cérémonie de clôture, le président du FITUC, Abdelkader Gonegai, a fait savoir que cette édition s'est distinguée par un programme riche de formations, rencontres et échanges entre des acteurs, réalisateurs et professeurs et plus de 250 étudiants marocains et étrangers.

Il a, parallèlement, souligné que le comité d'organisation de cet événement culturel d'envergure a entamé les préparatifs du FITUC 2020, prévu sous le thème du "Rêve" et qui accueillera la Guinée comme invitée d'honneur.

 

Le 31ème FITUC (2/7 juillet), organisé sous le thème "Théâtre et Changement" a connu la participation de la France, invitée d'honneur, l'Allemagne, l'Italie, l'Ukraine, les Etats-Unis d'Amérique, le Mexique, la Chine, la Corée du sud, la Côte d'ivoire et le Maroc.

Tout au long de la semaine, les activités de ce festival se sont déroulées dans divers espaces, notamment le Complexe Moulay Rachid, la FLSH Ben M'Sik, le Complexe Sidi Belyout, le Complexe culturel Touria Sekkat et l'Institut Français – Casablanca.

Dans le cadre de la mise en oeuvre de son plan d’action, la Fondation nationale des musées organisera, du 24 septembre au 18 décembre, la première Biennale d’art contemporain de Rabat. Le commissariat général a été confié à Abdelkader Damani, historien de l’art et philosophe.

L’art et la culture seront les stars de l’automne, à Rabat. Le 24 septembre, la Fondation nationale des musées lance la première Biennale d’art contemporain de Rabat. «La biennale se veut, depuis le Maroc, la revendication d’une nouvelle lecture de l’esthétique afin de co-écrire une histoire de l’art sans frontière à travers des récits, des expériences et des imaginaires qui convergent pour poser les jalons d’un art inclusif, hétérogène et universel. Avec cet événement, Rabat Ville lumière, capitale marocaine de la culture, invitera le monde à repenser l’art à travers une approche multidisciplinaire et fédératrice qui réunira artistes, académiciens, historiens d’art, cinéastes et artisans », affirment les organisateurs. La biennale compte s’installer dans différents lieux de la ville, patrimoine de l’UNESCO depuis 2012, afin de faire de la ville une pleine scène où le réel et la fiction participent au développement de la liberté de création. Rabat sera la première artiste invitée de cette biennale: ses rues, ses monuments, ses bruits, ses musiques, ses parfums sont autant d’oeuvres du réel que les visiteurs découvriront au rythme des flâneries, d’un lieu d’exposition à l’autre.

Rabat, agora de l’art
Selon les organisateurs de l’événement, la Biennale de Rabat est pensée comme un archipel: la partie centrale, l’exposition internationale, est dédiée à l’invitation exclusive de artistes femmes. Les autres volets, revêtant la forme de cartes blanches et de programmations associées, respectent avec rigueur le principe de parité. L’événement s’articule autour de l’exposition internationale. La biennale s’installera dans plusieurs lieux afin de donner à voir la première plateforme dédiée aux artistes femmes, au nombre de 64 venues de 30 pays. «Par ce geste premier, à l’échelle mondiale, la Biennale de Rabat est l’endroit où s’écrit un nouveau récit du monde à partir des imaginaires, des rêves, des revendications des femmes. La sélection des artistes est volontairement ouverte. Ce qui est fondamental pour ce rendez- vous artistique, c’est de créer les conditions de l’interdisciplinarité – arts plastique, théâtre, cinéma, chorégraphie, littérature ». Autour de cela, une carte blanche est proposée à l’artiste Mohammed El Baz afin d’esquisser sa vision de la scène artistique contemporaine au Maroc. À travers l’invitation de 7 artistes marocains, «l’exposition – installation » proposée dans cette carte blanche abat les cartes de ce qu’il convient de nommer «art contemporain marocain» ainsi que les modalités de sa monstration. Une autre carte blanche est donnée à la réalisatrice et directrice de la Cinémathèque marocaine Narjiss Nejjar. Tout au long de la biennale, au rythme de rendez-vous hebdomadaires, Narjiss Nejjar donnera à voir une programmation cinématographique, de masterclasses, de discussions avec des réalisatrices et réalisateurs, afin de comprendre les conditions d’un nouveau récit du monde. Pour clore l’aventure de cette biennale, il sera donné la parole aux écrivaines (romancières, poétesses, essayistes…) avec Sanae Ghouati, professeur à l’Université Ibn-Tofaïl, et Faouzia Zouari, romancière tunisienne, afin d’organiser le Parlement des écrivaines qui réunira près de 50 artistes pour renouveler les récits du monde.

Après avoir mis le public dans sa poche, le jazzman britannique Hugh Coltman a offert un concert intimiste à une fan qui lui avait demandé une chanson et qu’il n’a pas réussi à honorer. Un moment d’une beauté rare...

« Hand me Downs » scandait une fan face à Hugh Coltman qui a du gérer une foule en délire, séduite par cet ouragan de talent qui a transformé le Jazzablanca en un festival de Jazz en Nouvelle Orléans, samedi soir.

Avec son album « Who’s happy », le plus français des britanniques propose une univers Jazzy Blues fanfaresque avec des musiciens de talent, des cuivres qui scientilles, une guitare, un piano, de la bonne humeur.

Or, ses fans ont demandé des morceaux des premiers albums. Comment faire quand la formation de la nouvelle tournée ne le permet ? Quand on est Hugh Coltman, on offre des concerts acoustiques à ses fans en loges. Et quand il y a trop de monde dans les loges, on embarque son guitariste et on s’enferme tous aux toilettes où l’acoustique est parfaite.

Concert intimiste et généreux, Hugh Coltman a chanté « Hand me Downs » à deux guitares pour honorer la promesse faite à une fan qui n’est pas prête d’oublier cette incroyable expérience. 

Le chanteur sud-africain Johnny Clegg, alias le ''Zoulou Blanc'' qui combattait l'Apartheid, vient de s'éteindre à l'âge de 66 ans.

''Johnny est décédé paisiblement aujourd’hui, entouré de sa famille à Johannesburg, après une bataille de quatre ans et demi contre le cancer ', a déclaré son manager, Rodd Quinn, à la presse sud-africaine. ''Il a joué un rôle majeur en Afrique du Sud en faisant découvrir aux gens différentes cultures et en les rapprochant, a ajouté le manager dans un communiqué. Il nous a montré ce que cela signifiait d’embrasser d’autres cultures sans perdre son identité''.

Le chanteur puisait son inspiration dans la culture zoulou pour concevoir une musique où cohabitent rythmes africains endiablés et sonorités électriques. Son album "Scatterlings of Africa" l'avait propulsé en tête des hit-parades britanniques et français en 1982.

Clegg s'était notamment distingué avec sa chanson ''Asimbonanga'' (nous ne l'avons pas vu, en langue Zoulou) qu'il avait dédiée à Nelson Mandela, héros de la lutte anti-apartheid.

Souffrant d'un cancer du pancréas, le chanteur avait récemment fait une tournée mondiale d'adieu.

Mehdi Maouche est un bassiste de talent qui joue avec plusieurs formations marocaines dont Jy Blues, le groupe Jazz Blues qui a donné un concert d’une belle générosité au Village Samsung, en début de soirée du samedi dernier, dans le cadre du Jazzablanca.

Mais le musicien marocain ne savait pas encore ce qui l’attendait... Quelques minutes après avoir quitté la scène du Village, on lui demande de remplacer le bassiste de Maceo Parker, lequel n’a pu arriver à temps pour le concert, en raison de problème de vol aérien. 

Un exercice de plus difficiles que le bassiste Rbati a réussi haut la main !

Pour suivre le groove et les gros sons bien funky de Maceo Parker, il faut s’accroche, mais le toucher naturel et le sens du rtyhme du Marocain sublimé par un charisme et une belle présence lui ont même valu un solo et des remerciements du saxophoniste de James Brown.

 

Le 25e opus de la saga James Bond devrait marquer la dernière incarnation de l’espion par l’acteur britannique Daniel Craig à l’écran. 

Alors que les rumeurs fusent sur le successeur de Craig dans le costume de James Bond, les scénaristes de la saga ont décidé de prendre tout le monde de court en remplaçant l’espion britannique… par une femme ! 

En effet, selon le journal britannique The Daily Mail, c’est l’actrice anglo-jamaïcaine, Lashana Lynch, qui succédera au célèbre agent secret dans cet opus. Celle-ci ne prendra pas l’identité de l’espion britannique, mais sera affectée au matricule 007 à sa place.

C’est Phoebe Waller-Bridge, actrice/scénariste, qui est à l’origine de cette bifurcation. Recrutée en sa qualité de script doctor, celle-ci a révisé le scénario pour veiller à ce que la franchise de 57 ans évolue avec son temps. Estimant que l’œuvre de Ian Fleming doit ‘’prendre une forme nouvelle, évoluer, et traiter correctement les femmes’’, celle-ci a d’abord redoré les personnages féminins avant de s’attaquer au héros de la saga.

Un coup de poker qui risque bien de diviser les fans de l’espion britannique. Pour juger de la pertinence de cet opus, il faudra attendre sa sortie officielle, prévue pour le 8 avril prochain.

 

Les présentations du Festival international du théâtre universitaire de Casablanca (FITUC 2019) se sont poursuivies, vendredi, avec trois pièces interprétées par des troupes marocaine, ukrainienne et coréenne. 

C'était l'avant-dernière revue des troupes participantes à cette 31ème édition, dont les ultimes présentations auront lieu ce samedi et la cérémonie de clôture est prévue le lendemain. 

Certes, les sujets abordés, les techniques utilisés et les décors choisis diffèrent d'une performance à l'autre, mais le spectacle est toujours présent et le grand public semble rassasié à la fin de chaque pièce, en témoigne leurs applaudissement qui dessinent sur les visages des acteurs des expressions de fierté. 

La troupe Funtasia de l'Ecole nationale de commerce et de gestion de Casablanca (ENCG-C) a présenté "Face à face", pièce théâtrale de 50 minute, mise en scène par Anouar Hassany. Cette œuvre traite du sujet du jumeau siamois, comment vit-il avec un seul corps et quel est l'intérêt d'en parler.

S'agissant de "Cloudy" (nuageux), c'est une pièce théâtrale ukrainienne de 40 minutes interprétée par la troupe "Anima" et réalisée par Aleksander Inutochkin, Yana Partola et Julia Bilińska. 

Cette performance est développée par la méthode du "contact improvisation", un art-sport basé sur l'écoute et le contact physique entre deux ou plusieurs partenaires. Dans cette pièce où sont utilisées les techniques du théâtre d'ombres et des marionnettes, l'improvisation porte sur les thèmes de solitude, d'amour, de joie et d'amitié. 

Par ailleurs, la troupe coréenne, composée d'étudiants de l'université de Cheongju, ont présenté "Remember 100th" qui est une pièce coréenne de 55 minutes, mise en scène par Ha Kyung-hwa. Les faits remontent à la seconde guerre mondiale, pendant laquelle des filles d'un pays affaibli ont été kidnappées et violées. 

Toutes ces filles sont mortes suite aux violences qu'elles ont subi, sauf une d'entre elles qui a survécu à ce drame. La survivante, surnommée "femme de réconfort" après la guerre, a ainsi joué la rhapsodie pour les morts, tout en souhaitant que cette tragédie ne se reproduise plus. 

Placé sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI, le FITUC, tenu autour du thème "Théâtre et Changement", connaît la participation de 13 pays, à savoir la France, invitée d'honneur, l'Allemagne, l'Italie, l'Ukraine, les Etats-Unis d'Amérique, le Mexique, la Chine, la Corée du sud, la Guinée, la Côte d'ivoire, l'Egypte, la Tunisie et le Maroc.

Cet événement culturel se poursuit jusqu'à dimanche avec une programmation riche et variée comprenant, outre les pièces théâtrales, l'organisation d'une table ronde et de masterclass et ateliers en faveur de plus de 250 étudiants marocains et étrangers. 

Les activités de ce festival se déroulent dans divers espaces, notamment le Complexe Moulay Rachid, la Faculté des lettres et des sciences humaines de Ben M'Sik, le Complexe Sidi Belyout, le Complexe culturel Touria Sekkat et l'Institut Français – Casablanca. 

Chouchou du Jamel Comedy Club, Farid Chamekh est un électron libre de l’humour. Maghrébin mais pas banlieusard, il se raconte autrement dans ses sketchs vitaminés qui mêlent danses et musiques. Un vrai one man show à l’américaine. Échange avec un humoriste au supplément d’âme et au supplément d’humour.

À quel point ce Jamel Comedy Club a été déterminant dans votre carrière ?
C’est la meilleur moyen d’être en lumière. Aujourd’hui, il y a énormément de comédiens très très bons mais ils n’ont pas l’audience méritée. Il y a internet, certes, qui facilite les choses. Mais des fois, ce n’est pas suffisant. Le Jamel Comedy Club est une plateforme qui permet d’être mis en lumière facilement. Et le tout grâce à Jamel Debbouze puisque c’est lui qui valide les artistes. J’ai eu de la chance de faire des émissions en plus de faire partie de la troupe et surtout de faire les premières partie de Jamel. C’est une chance inouïe. C’est une marque de confi ance incroyable, une belle validation. Moi, je le regardais à la télévision quand j’étais petit ! Et jamais de la vie, je n’aurai pensé ne serait-ce qu’une seconde que j’allais pouvoir bosser avec lui. Je suis ravi en tant qu’artiste. C’est mon co-producteur qui plus est, j’ai beaucoup de chance. On est vraiment privilégiés. On a tendance à l’oublier mais nous sommes des privilégiés.

Vous ne jouez pas la carte du communautarisme dans votre humour… Oui !
Je n’en ai pas envie. Parce que cela a beaucoup été fait. Très honnêtement, comme moi j’ai grandi en campagne en France, dans un milieu rural. Je n’ai pas vécu en cité. Je ne peux pas raconter ma vie de banlieusard si je ne l’ai pas vécue. Ça sonnerait faux dans ma bouche. Je préfère être sincère avec le public. Je sais pas expérience que ce qui marche avec le public c’est la sincérité. Le communautarisme, je ne suis pas contre. Beaucoup d’humoristes le racontent bien et ça me fait beaucoup rire. Mais j’ai plein de choses à raconter avant de parler de mes origines…

Qu’est-ce que vous aimez raconter ?
On a tous un parcours et dans ce parcours il nous arrive des choses. Je pointe du doigt tout ce qui a pu être atypique dans ma vie comme mes voyages, mes rencontres, mon parcours. Quand Jamel me propose une tournée de 150 dates avec 44 Zéniths où je joue devant 9.000 personnes chaque soir. C’est incroyable. Que lorsque l’ont prononce «tournée» devant les gens, on te répond «Ah, ça doit y aller !». Et bien non ! (Rires). Jamel Debouzze, ce n’est pas les Rolling Stones, il est papa maintenant ! (Rires). Je raconte l’envers du décor. J’ai de la chance de faire un métier exceptionnel quand même mais j’adore raconter l’envers du décor et surprendre les gens, les entendre dire : «Ah bon, je ne pensais pas que ça se passait comme ça !». Après j’ai aussi des positions politiques. Je les revendique sans gêne. Je suis aussi musulman, j’ai 38 ans, je commence un peu à vieillir. Ce qui change quand on avance dans l’âge…Je suis préoccupé par les évènements de la société forcément et par mes évènements personnels. Et c’est bien de faire un lien entre les deux…

Comment on se renouvelle ?
Ce renouvellement est la plus grande préoccupation de l’humoriste ! C’est pour cela qu’on entend souvent parler de problèmes de plagiat. Et encore plus pour les gens qui sont mis en lumière. Ils ont prouvé des choses, ils sont arrivés à un haut niveau et il faut qu’ils se maintiennent. Ça demande beaucoup de travail de se renouveler. On fait souvent un one shot, ça marche mais après ? C’est angoissant. On a peur de décevoir le public mais il faut travailler, se creuser la tête. Ça prend toute une vie. Les gens pensent qu’être humoriste c’est monter sur scène, raconter des blagues et reprendre sa vie normale. Pas du tout. C’est un travail de tous les jours. On puise notre inspiration dans la vie, le quotidien. J’étais en soirée hier jusqu’à 4 h du matin. J’ai eu des idées. Je les note. Ce n’est pas vraiment l’endroit pour ! (Rires). Mais il faut réussir à trouver des choses qui touchent les gens pour leur dire qu’ils ne sont pas seuls dans leur galère…

Est-ce que vous écrivez tout le temps ou avez-vous des phases d’écriture ?
J’écris tout le temps ! Je ne cherche pas vraiment les idées. Je vis les moments et je m’inspire. Après il m’arrive de m’enfermer une semaine durant, avec mon co-auteur, pour se parler, échanger, construire des sketchs. Par exemple pour les sketchs TV qui ont un format particulier, c’est très carré. On optimise, on choisit, on met du rythme. Les gens ne doivent pas lâcher. Parce que la télévision est une vitrine incroyable. Pour donner envie aux gens de venir au spectacle. J’ai fais ça pour mon spectacle d’ailleurs. Je me suis enfermé pendant 3 mois… Je ne sortais plus. J’ai vieilli en accéléré ! (Rires). Il y a la phase d’écriture et la phase de test où on essaye des blagues qu’on a jamais fait. C’est angoissant ! Mais c’est comme un sport ! Il faut s’inspirer de tout, sans plagier bien sûr.

Après une ouverture explosive, place à la joie du carnaval avec Calypso Rose pour cette deuxième soirée du Jazzablanca. Ce mercredi 3 juillet était placé sous le signe du féminin/féministe. Le public a découvert l’étendue du talent de la chanteuse américaine Judi Jackson et de la DJette égyptienne Bosaina. Coulisses.

Le festival de l’été de la ville blanche a offert de beaux moments de musique lors de sa deuxième journée. Si celle-ci avait commencé par la belle innocence créative des enfants avec les ateliers «JazzaKids», puis une conférence placée sous le thème de la culture et de son rôle dans le développement territorial et un concert entre midi et deux des vitaminés Coton d’Afrik & The Sailors, le début de soirée était romantique. Le duo polonais Obara– Wania a régalé le public du Village Samsung d’un concert subtil et élégant au moyen de notes passionnées de piano et de sons précis de saxophone. Un moment de Jazz de toute beauté qui préparait les Jazzablancais à un vent de calypso doux et généreux.

Carnaval de générosité
Vent d’été, couleurs café et sonorités libérées, la scène d’Anfa avait un arrière-goût de vacances au bord de la mer ce mercredi soir. La mer de Trinité-et-Tobago d’où vient le Calypso habité de Calypso Rose, alias Linda McArtha Monica Sandy-Lewis, grande musicienne féministe. Son corps de 79 ans est fatigué, on l’aide à marcher parce qu’elle ne peut s’empêcher de danser et d’offrir sa musique thérapeutique à un public debout face à autant de générosité. La Reine du Calypso, entretenue par la force de sa musique, semble éternelle. De «Leave Me Alone» à «Calypso Blues» en passant par «Calypso Queen» et une version d’«Amazing Grace» à vous donner la chair de poule, Calypso Rose a livré plus de 1h30 de concert avec un groupe de musiciens de grand talent, formant un magnifique tableau sur scène. Entre danses, interludes et numéros de danses endiablées par les belles choristes, la matriarche du Calypso aux chansons qui ouvrent les yeux et les coeurs n’oublie pas de faire passer quelques messages de paix, d’amour mais aussi des messages bien féministes: «Si votre mari avec qui vous avez vécu pendant des années et pour qui vous avez sacrifi ez votre jeunesse vous quitte, ne pleurez pas. Trouvez un homme plus jeune que lui. Et que vous!», avant d’attaquer sa magnifique chanson «Young Boy». Un concert de toute beauté, aussi sophistiqué que plein de bonnes ondes, qui a donné du peps à tous les festivaliers qui n’ont pu s’empêcher de danser et de profi ter de ce beau spectacle.

Les Femmes et l’Afrique
Pendant ce temps-là, à la scène BMCI, une foule en délire est venu applaudir le groupe marocain Rock-But et son rock bien marocain ainsi qu’Atlantic Soul Orchestra dans un autre style. Le groupe anglais, qui reprend les classiques Soul Funk à la James Brown, Otis Redding et Aretha Franklin, a séduit la grande Place des Nations Unies. La fi n de soirée était sensuelle et féline au Village Samsung. La belle présence de Judi Jackson a séduit le public. Avec sa voix suave, la fi lle spirituelle de Nina Simone a offert des morceaux à la fois Jazz/ Blues/Soul dans une ambiance feutrée et acoustique, servis par des musiciens de talent. Dans un tout autre esprit, une musicienne a fait sensation: l’Égyptienne Bosaina a fait danser le Rooftop du Jazzablanca depuis ses platines avec ses sons Electro-RnB. L’artiste a su clore cette deuxième journée de festival avec beaucoup de style et de grâce.

Le musicien, auteur, compositeur et interprète Hassan Megri s’est éteint ce dimanche 14 juillet des suites d’une longue maladie. Le fondateur de la célèbre fratrie Megri laisse un bel héritage musical au Maroc. Retour sur une carrière hors du commun.

Sa nuit a été longue, éternelle même. Hassan Megri, membre fondateur des Frères Megri, a succombé à une loungue maladie à l’âge de 77 ans. Son fils Nasr Megri a annoncé sa mort, dimanche 14 juillet au matin, sur les réseaux sociaux. Artiste aux multiples talents, il était curieux de tout et aimait mettre les artistes marocains en avant.

Artiste aux multiples visages
Compositeur avisé, professeur de musique, musicien, auteur et interprète, Hassan Megri était aussi peintre et calligraphe. Il avait une profonde passion pour la calligraphie perse et était un grand chercheur en la matière.

Passionné par l’art, il a contribué à créer une nouvelle vague pour la musique marocaine dans les années 70 avec ses frères Mahmoud, Younès et Jamila. Avec un son unique, des paroles poétiques et proches du parlé, les Frères Megri avaient révolutionné la chanson marocaine de leur énergie créatrice.

Avec une chanson comme «Lili Touil» qui continue à être reprise par la nouvelle génération même des années plus tard, le groupe mythique avait fait les beaux jours à l’Olympia en 1976 ainsi que «le Disque d’or (Philips) et le prix du «Rabab d’or» (2003) octroyés aux grandes stars du monde arabe sous le parrainage du Conseil international de musique – UNESCO, entre autres distinctions honorifiques sont autant de témoignages quant à l’apport artistique des Mégri, rénovateurs et leaders de la chanson arabophone universelle du monde arabe».

Le fondateur du Comité national de musique a été distingué d’une médaille d’or de par l’Académie «Arts-Sciences- Lettres» de Paris et de la «World medal of freedom» octroyée par The American biographical institute pour l’ensemble de son oeuvre.

Une oeuvre qui ne s’éteindra jamais
Hassan Mégri avait le pouvoir de la transmission et du partage. «Paix à cette âme qui m’a beaucoup aidé dans ma carrière et qui a permis à de nombreux artistes de s’exprimer à travers des choix artistes différents !», confie le musicien Majid Bekkas sur les réseaux sociaux.

De nombreux artistes ont rendu hommage à un artiste complet et à un être humain d’une belle générosité et d’une grande humilité.

Ironie du sort ou parfait hasard, la veille de sa mort, le samedi 13 juillet, la télévision marocaine rendait hommage à l’oeuvre Megri avec le grand retour de Jalila, après 20 ans d’absence de la scène.

Jalila Megri était aux côtés de son neveu Nasr Megri et racontait comment elle lui chantait des berceuses en lui changeant ses couches. «Je n’arrive pas à croire qu’aujourd’hui je chante avec lui à la télévision !», s’enthousiamait l’artiste.

«C’est mon père qui m’a tout transmis. Je n’avais pas d’autre choix que de choisir la musique, c’est même la musique qui m’a choisi», avoue le plus jeune des Megri, prêt à perpétrer l’héritage musical de sa famille. Les funérailles de Hassan Megri se sont déroulés au cimetière Chouhada de Rabat après les prières d’Al Asr devant un parterre de personnalités, d’artistes, de journalistes, tous émus par une aussi grande perte. Un artiste aux multiples facettes qui n’a pas été reconnu à sa juste valeur, selon la majorité des artistes présents.

Heureusement que les frères Megri sont toujours là. Les enfants Megri sont issus de cette nouvelle vague inspirée par des artistes qui ont créé une sorte de Indie Pop avant l’heure, un rock progressif, une folk romantique à la marocaine, un son distingué qui sera repris encore et encore.

 

Avant d’accepter d’incarner le rôle du vilain dans le nouveau James Bond, Rami Malek ne voulais pas tomber dans le piège des gros clichés problématiques et a donc tenu à être rassuré quant aux motivations de son personnage, qu’il ne voulait ni « idéologiques » ni « religieux ».

Le méchant «est un terroriste d'un tout autre genre»

Si l’acteur américain d’origine égyptienne était ravi de pouvoir joindre « Bond 25 », dont la sortie est prévue pour avril 2020, il a confié au tabloïd britannique, Daily Mirror, qu’il a posé ses conditions au réalisateur Cary Fukunaga. «On ne peut pas identifier (le personnage) avec tout acte de terrorisme reflétant une idéologie ou une religion (...). Si c'est la raison pour laquelle je suis votre choix, alors vous ne pouvez pas compter sur moi».

«Mais ce n'était clairement pas la vision» de Cary Fukunaga. Le méchant «est un terroriste d'un tout autre genre», a ajouté Rami Malek.

Cette année, Rami Malek a collectionné les prix pour son interprétation de Freddie Mercury, chanteur emblématique de Queen, et a notamment remporté l'Oscar du meilleur acteur.

Pour James Bond, Rami Malek «ressent un poids considérable sur ses épaules». «Bond est quelque chose avec lequel nous grandissons tous», a-t-il souligné au Daily Mirror.

«J'aimais Oum Kalthoum»

L'acteur de 38 ans, issu d'une famille de coptes égyptiens immigrés dans la banlieue de Los Angeles, a souligné son lien très fort avec ses racines.
«J'ai grandi en écoutant de la musique égyptienne. J'aimais Oum Kalthoum. J'aimais Omar Sharif», a-t-il précisé. «Je suis tellement épris et intimement lié à la culture égyptienne. C'est la combinaison de qui je suis».

Il avait dirigé avec brio l’Orchestre Philharmonique du Maroc (OPM) dans son concert en hommage aux trois religions à l’unisson et il réitère l’expérience avec les concerts du Nouvel An en Janvier prochain. Entre temps, le jeune chef virtuose Mehdi Lougraïda, vient de donner une masterclass au Conservatoire de Rabat, à l’issu de laquelle 7 apprentis chefs d’orchestre ont pu bénéficier de son savoir faire. Interview ludique avec un chef d’orchestre né.

En quoi consiste une masterclass donnée par un chef d’orchestre ?
C’est une rencontre, un échange entre des chefs d’orchestre apprentis, des chefs d’orchestre confirmés et un orchestre. On apprend à analyser une partition, trouver un sens musical qui est propre à chaque individu et ensuite le mettre en application. Il s’agit de trouver le bon geste et la bonne formule, de façon à être lisible pour l’orchestre.

Qu’est-il important de transmettre ?
L’amour de la musique , l’analyse des partitions, la patience et l’exigence de travail. Je pense qu’un chef d’orchestre doit vraiment étudier ses partitions, il faut qu’il travaille énormément pour trouver son style et créer le son qu’il veut entendre derrière l’orchestre. Il y a souvent des chefs d’orchestre qu’on envoie en masterclass et qui se rendent compte, une fois sur place que cela ne marche pas avec l’orchestre. Parce qu’il n’y a pas eu ce travail ou cette analyse en amont, ce travail à la table comme on dit dans notre jargon. On dit souvent que notre travail c’est 80% de travail à la table et 20% de travail devant l’orchestre. L’analyse, le travail , c’est de proposer quelque chose de cohérent et propre à chaque orchestre.

Quelles sont les principales qualités d’un bon chef d’orchestre ?
L’écoute, l’humilité, le partage et l’émotion.

Qu’est ce qui est ressorti de cette masterclass ?
J’ai voulu prendre différents niveaux. Je voulais donner leur chance à des jeunes chefs d’orchestre qui démarrent. Cela s’est fait naturellement. On sélectionné 7 candidats : 3 femmes et 4 hommes. J’ai été fasciné par l’envie d’apprendre, l’envie d’exceller. Et j’ai vu, au fur à mesure des jours, pour quelques candidats, ils se sont complément dévoilés. Parce qu’on est à nu devant un orchestre, on dévoile ses sentiments. C’est comme un acteur qui doit jouer un rôle. Il doit entrer dans son personnage et trouver l’émotion juste et nécessaire pour convaincre. Un chef d’orchestre c’est la même chose, il analyse et ensuite il synthétise cela pour donner une interprétation possible.

Vous êtes très jeune et vous êtes déjà chef d’orchestre. Comment s’est imposée à vous cette voie ?
Quand on m’a inscrit justement à un stage de musique, et c’était un stage chef d’orchestre. Au début, je n’ai pas accroché. Cela a raisonné en moi pendant un an, ça a fait comme un cheminement et je me suis rendu compte que c’était un langage extraordinaire. On s’adresse, certes, à des musiciens mais l’on s’intéresse surtout à un public. C’est une oeuvre interprétée par l’orchestre avec l’aide des solistes. Tout cela m’a fasciné, ce travail méticuleux de la partition, prendre le temps de tout comprendre. Quand on ouvre une partition de chef d’orchestre, il y a énormément de signes, d’information. Nous avons toutes les lignes de l’orchestre. Nous avons des partitions énormes. Tout ce travail à comprendre, à analyser, voir où on va, les lignes directrices, tout cela est fascinant.

Quel grand compositeur vous a donné l’envie de faire ce métier ?
Le compositeur qui me fascine le plus c’est Debussy. Parce qu’avec Debussy , on n’est jamais dans la force. On est dans une touche de couleurs, on est dans la précision, mais en même temps il y aune liberté de temps et d’espace incroyable. Cette atmosphère qui est relax et colorée, me fascine. C’est lui qui explore toute la palette de couleurs, et c’est magnifique.

Quel est le quotidien d’un chef d’orchestre ?
J’aime bien faire du sport et manger équilibré ! (Rires). Mais il n’y pas de secret. J’ai des collègues qui aiment manger et faire la fête. Mais le principal c’est de beaucoup travailler. Le travail à la table est primordial, c’est la recette. Savoir pourquoi on est là, savoir ce qu’on apporte à l’orchestre et ce qu’il nous apporte. C’est un bel échange, un échange qui nourrit.

Comment s’est passée la collaboration avec l’OPM, une collaboration qui va se renouveler en 2020…
J’en suis ravi. L’administration de l’OPM m’a rappelé pour les concerts du mois de janvier, pour les concerts du Nouvel An. C’est un peu l’esprit de l’Orchestre de Vienne d’offrir des concerts de Nouvel An avec un répertoire plutôt léger comme des valses viennoises. La programmation est en cours, c’est une surprise…

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