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Le sort du dialogue social, la cohésion de la majorité, la colère des commerçants ainsi que d’autres questions ont été soulevées par le chef de gouvernement lors de son premier passage au Parlement durant cette année 2019.

Le chef de gouvernement a été interpellé, lors de la première séance mensuelle de l’année, de répondre à plusieurs questions qui préoccupent actuellement les parlementaires. Pour Saâd-Eddine El Othmani, l’impact des politiques publiques réside dans la réduction des inégalités sociales et territoriales. L'accent a été mis sur les dotations budgétaires accordées aux programmes sociaux. 

ICE, les commerçants ne sont pas concernés

C’est le sujet de l’heure pour une large frange de petits commerçants qui ont défilé la semaine dernière à Casablanca, souhaitant faire entendre leur voix. «Il n’y a aucun changement de traitement fiscal pour les commerçants. La facturation ne concerne pas les petits épiciers qui ont une comptabilité forfaitaire», a précisé le chef de gouvernement afin d’apaiser les craintes des représentants de commerçants quant aux retombées de la mise en œuvre de l’identifiant commun des entreprises (ICE). «Je suis prêt à accueillir les représentants des petits commerçants», a affirmé El Othmani afin de dissiper le malentendu autour de l’ICE.

Dialogue social, El Othmani espère encore

Le ministre de l’Intérieur a été chargé de tenter une nouvelle fois de convaincre les syndicats. «Le dialogue social concerne le gouvernement dans sa globalité», a précisé le chef de l’Exécutif à propos de la mission confiée à Abdelouafi Laftit, de sorte à parvenir à un accord entre les partenaires sociaux. «Les accords obtenus en 2011 ont été réalisés alors que le mandat du gouvernement allait expirer», a indiqué El Othmani, exprimant ainsi son espoir d'obtenir un nouvel accord. «Nous n’avons aucun complexe, puisque nous avons enchaîné les réunions dans le but d’aboutir à une solution», a noté le chef de l’Exécutif.

Cohésion de la majorité, pas de crainte

«S’il n’y avait pas d’homogénéité, nous ne pourrions atteindre les résultats constatés», a répliqué le chef de gouvernement au sujet des divergences de points de vue entre les composantes de la majorité. Même si l’uniformité des positions des partis formant la majorité a été jugée «acceptable», le chef de l’Exécutif a listé plusieurs chantiers cruciaux qui ont pu être lancés, notamment la réforme des CRI ainsi que la promulgation de la charte de la déconcentration, qui nécessitent une forte coordination entre les composantes de la majorité.

Bilan du gouvernement, un état des lieux dans 3 mois

Pour tempérer les craintes des députés autour du plein respect de la Constitution, le chef de gouvernement a indiqué qu’un bilan de mi-mandat sera présenté au Parlement durant la prochaine session de printemps. El Othmani a exprimé son satisfecit concernant l’initiative prise par certains ministres qui ont présenté leur bilan. «Cette présentation de bilan de manière unilatérale n’altère en rien la cohésion du gouvernement», a tenu à préciser le chef de gouvernement qui a, au passage, annoncé tout mettre en oeuvre pour que le bilan global du gouvernement puisse être communiqué au Parlement dans les délais constitutionnels.

Programmes sociaux, la politique de l’élargissement se poursuivra

La principale annonce pour ce début d’année concerne la relance du fonds de dédommagement pour la perte d’emploi, avec des mesures qui seront décidées pour permettre à cet organisme de fonctionner de manière plus efficace. Le chef de l’Exécutif a aussi insisté sur la hausse des dotations réservées au programme Tayssir, l’élargissement de la base des étudiants boursiers, ainsi que le soutien direct aux veuves, dont bénéficient actuellement plus de 89.000 femmes et 155.000 enfants. 

Terres collectives, la stratégie d’appropriation avance

Selon le chef de gouvernement, la stratégie nationale visant à changer le statut des terres collectives a bien avancé dans la région du Gharb et d'Al Haouz, et avancera davantage durant cette année 2019. «Si le problème était facile à régler, il le serait déjà», a noté El Othmani à propos de la ferme volonté du gouvernement de boucler ce chantier complexe, avec «une commission spéciale actuellement chargée de la politique foncière», a indiqué le chef de gouvernement à propos des mesures préconisées pour résoudre les problèmes résultant de la multiplicité des statuts des terres.

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