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La 2e édition de l’enquête nationale sur la lutte contre la corruption sera lancée en 2019 et aura comme principal objet d’analyse le secteur privé.

Près de 4 ans après le lancement de la 1re édition de l’enquête nationale sur la lutte contre la corruption qui a porté sur les secteurs publics, l’Instance centrale de prévention contre la corruption (ICPC) s’apprête à lancer une 2ème phase qui concerne le secteur privé «en attendant de réaliser une étude plus spécifique pour cet aspect», précise l’instance rattachée à la présidence du gouvernement. Le diagnostic approfondi qui est projeté devra servir de base pour de nouvelles mesures visant à atténuer de manière significative l’effet des pratiques corruptrices à la fois sur le développement humain et le rendement des organismes qui souffrent de l’impact néfaste de ce phénomène. «L’ICPC analyse continuellement le phénomène ainsi que les autres dysfonctionnements qui s’y rapportent à l’aide d’enquêtes, d’études sectorielles et différents outils», indique le plan d’action relatif au lancement de cette 2ème édition.

Les principaux objectifs
Il s’agit d’analyser le phénomène dans sa globalité «du point de vue des citoyens en prenant en considération les spécificités du contexte national», tout en assurant le suivi de l’évolution de la corruption et de la lutte mises en œuvre par le gouvernement. L’échantillon représentatif qui sera la base de l’enquête devra répondre à un questionnaire «conçu tout en garantissant une continuité de l’analyse par rapport à la première version de l’enquête», mais aussi faire l'objet de la mise en place d'un «tableau de bord des indicateurs collectés». Le principal objectif étant l’identification «des principaux risques de corruption dans le secteur privé ou dans la relation de ce dernier avec le secteur public ou d’autres intervenants», précise la feuille de route de la 2ème édition de l’enquête nationale. «Cette étude devra recueillir les avis représentant les principales industries du secteur privé tout en prenant en considération les spécificités régionales», ajoute la même source.

Les recommandations attendues de l’enquête devront se focaliser sur la réduction des risques ainsi que pour résoudre les problèmes qui seront identifiés dans le cadre de l’enquête. Il est à souligner que les concepteurs de l’enquête s’attendent à ce que l’échantillon choisi reflète l’ensemble du territoire national en tenant compte des résultats du dernier recensement général de 2014, qui avait servi de base à la 1re édition réalisée en 2014. L’ICPC insiste donc pour que l’échantillon soit réellement représentatif de la catégorie des experts et des praticiens alors que pour les entreprises l’enquête devra porter sur un échantillon représentant les fédérations, les associations et la CGEM, comme l’indique le mode opératoire qui a été fixé par l’instance avant d’entamer le recueil des avis. Plusieurs détails devront être respectés lors de la réalisation de l’enquête nationale, notamment les critères de sélection des secteurs, la taille des entreprises qu’elles soient TPE ou GE. La prise en compte d’autres considérations sera aussi obligatoire, essentiellement «les principaux domaines d’intéraction avec le secteur public ou avec d’autres intervenants». 


Une enquête pilote avant de commencer

Avant d’entrer dans le vif du sujet, l’ICPC devra réaliser une enquête pilote qui sera la clé de la fiabilité des données qui seront recueillies sur le terrain, «avec une méthode spécifique pour les entreprises». Parmi les questions importantes à poser se trouve le niveau de préoccupation ou de sensibilisation vis-à-vis du phénomène dans le monde des affaires sans oublier d’identifier les principales niches de la corruption dans le secteur privé. Une répartition par secteur et un classement seront aussi opérées dans le cadre de cette 2ème édition de l’enquête, sans oublier évidemment de mesurer l’impact de la corruption sur les entreprises ainsi que les actions instaurées par les entreprises en vue de «réduire les entraves et les obstacles causés par la corruption et impactant le secteur privé». Enfin, une cartographie globale des risques de corruption au Maroc «avec une estimation de l’ordre de gravité» sera établie à l’issue de cette 2ème tranche de l’enquête nationale.

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