A lire aussi

17-07-2019 11:10

Taghazout Bay. L’ouverture du Hyatt Regency reportée à décembre

Prévue en octobre 2019, l’ouverture de l’hôtel Hyatt Regency, d’une capacité de 205 chambres a été…
Rejoignez nous sur :

Les migrations sont un sujet polarisant dans l’évolution du paysage politique, social et économique à travers le monde, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) lance un guide destiné aux médias pour assurer un traitement apaisé à ce thème global aux dimensions locales.

Faire la part entre les faits et l’affect autour des migrations, c’est le but du nouveau «Guide du journaliste sur la couverture médiatique de la migration fondée sur le droit international et les données factuelles», édité par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et lancé le 10 juillet à Tunis. Cet outil destiné aux médias rappelle des données et des constats majeurs valables au niveau international comme national. «Les différences de perception qui contribuent à alimenter les divisions au sein des sociétés sont dues à la fois à un manque d’information et à un traitement inapproprié de la migration. Il ressort que la migration constitue une thématique complexe et polarisante». Le Réseau marocain des journalistes des migrations (RMJM) a pris part à cette rencontre de lancement et il a appelé «les médias marocains à se saisir de cette boîte à outils destinés aux rédactions».

En écho au Pacte mondial
Les 258 millions de migrants internationaux en 2017 ne représentent que 3,4% de la population mondiale. «Des études publiées ces dernières années révèlent qu’ils participent à près de 10% du PIB mondial», rappelle l’OIM. «En 2015, ils ont contribué à hauteur de 6.700 milliards de dollars du PIB mondial, soit environ 3.000 milliards de dollars de plus que ce qu’ils auraient produit dans leurs pays d’origine», poursuit l’agence onusienne spécialisée dans les migrations. Néanmoins, entre ces réalités chiffrées et la perception de la migration au sein des populations un gap existe. Combler ce fossé est la raison d’être de ce guide. «Grande est la différence entre la réalité et la perception des migrations. Une étude menée en 2018 par un groupe de chercheurs de l’Université de Harvard a dévoilé d’importantes perceptions erronées quant au nombre et aux caractéristiques des immigrants», insiste l’OIM. L’étude qui repose sur une enquête auprès de 22.500 citoyens de France, d’Allemagne, d’Italie, de Suède, du Royaume-Uni et des États-Unis a révélé que dans tous les pays, les répondants surestiment considérablement le nombre total d’immigrants. Les répondants pensent également que les immigrants sont culturellement et religieusement plus éloignés d’eux et économiquement plus faibles - moins scolarisés, plus au chômage, plus pauvres et plus tributaires des transferts gouvernementaux. «Les faits et chiffres révèlent que ces perceptions sont erronées», conclue l’OIM.

L’organisation illustre son propos par le cas emblématique de l’Italie. Ce pays d’Europe du Sud aujourd’hui dirigé par une coalition comptant un parti d’extrême droite ne connaît pas «une invasion» de migrants comme le répète le ministre de l’Intérieur Salvini. «En Italie, la proportion réelle d’immigrants est de 10% alors que la population estime celle-ci à 26%. En outre, dans tous les pays, les répondants surestiment énormément la proportion d’immigrés au chômage - en Allemagne, l’écart entre l’estimation et la réalité est de 30 points», poursuit l’OIM dans son plaidoyer.

Pour présenter ces différents constats et faire une synthèse des enjeux internationaux et régionaux du Maghreb, ce guide a été conçu par l’OIM qui en a confi é la réalisation à Thierry Leclerc, grand reporter français spécialiste du sujet et Paola Pace, chef de projet à l’OIM Tunisie. Ce guide fait écho au Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières et plus spécifiquement aux engagements pris dans le cadre de l’objectif 17 visant à «Éliminer toutes les formes de discrimination et encourager un débat public fondé sur l’analyse des faits afin de faire évoluer la manière dont les migrations sont perçues», rappelle l’OIM.

Ce guide se veut une ressource clef pour les journalistes, les communicateurs et les professionnels des médias afin de fournir une meilleure compréhension du contexte régional et international sur les migrations ; expliquer la terminologie sur les migrations ; aider à repenser la couverture médiatique sur les migrations via l’analyse du pouvoir des mots et des images sur l’opinion publique en incluant les aspects éthiques ; dissiper les mythes les plus répandus sur les migrations et présenter un aperçu du cadre juridique international régissant les migrations. Les trois versions du guide - en anglais, arabe et français - seront disponibles prochainement sur le site de l’OIM pour permettre ainsi à de nombreux journalistes du monde entier de bénéficier de cet outil. 


Lorena Lando
Chef de mission OIM Tunisie

Les mythes, les stéréotypes et les fausses représentations ont été propagés dans certains cas même par des médias établis et les faussetés absolues sur la migration sont trop souvent promues par certains médias nouveaux et alternatifs. Nous devons tous assumer la responsabilité de remédier à ce décalage. Les médias ont une responsabilité sur le plan éthique et professionnel.

Ce sont pas moins de 250 participantes, Africaines leaders dans divers secteurs -dont une dizaine de Marocaines- qui se sont donné rendez-vous à Paris pour discuter innovation et nouvelles technologies.

Fidèle à son engagement pour le continent, Jeune Afrique Media Group a rassemblé, les 17 et 18 juin à Paris, la «crème» des femmes africaines leaders au sein de son club Women in Business afin de passer en revue les défis de l’innovation et les nouvelles technologies dans l’approche genre. Si elles sont de plus en plus présentes dans la recherche et développement et les nouvelles technologies sur le continent, les femmes sont encore peu nombreuses à occuper des postes de direction.

Politique du genre
Dès le début du forum, Yves Biyah, DGA Jeune Afrique Media Group, a donné le ton en affirmant que le progrès passe par une meilleure politique du genre, et les nouvelles technologies requièrent une nouvelle génération de leaders pour une 4e révolution industrielle qui va changer la donne. «Par exemple, quand certains pays commencent à déployer la 5G dans le monde, des pays africains en sont toujours à la 3G. C’est la dure réalité à laquelle l’Afrique doit faire face», ajoute Biyah. Mais les nouvelles technologies ont aussi leur revers de la médaille: elles peuvent donner lieu à une nouvelle forme de colonisation technologique, cette fois-ci par une OPA occidentale ou chinoise, récoltant les bénéfices de cette mutation. Les participantes ont insisté sur la nécessité de bien se préparer à cette 4e révolution industrielle et ses innombrables nouvelles contraintes. «Nous sommes ici pour mieux comprendre ces défis et penser les moyens d’anticipation », lance Biyah à l’assistance composée de leaders africaines. L’objectif de ce forum est d’augmenter leur nombre au sein des Conseils d’administration. «Pour être efficaces, nous avons réparti le continent en 4 zones et nous en sommes à la 4e année après Kinshasa, Casablanca et Johannesburg. «Il y a 3 mois, nous lancions Africa CEO Network (ACN), une application pour renforcer notre réseau de leaders africains, un travail continu à l’adresse de la femme africaine aussi», affirme Biyah.

Le parent pauvre
Les conditions de recrutement, l’équité des salaire et les chanceuse promotions: trois engagements débattus lors des travaux du forum afin de passer au crible les sources de discrimination dans les milieux professionnels. À ce titre, la spécialiste internationale de l’intelligence artificielle Nouzha Boujemaa croit qu’il faut dépasser les idées reçues du quotidien, où le patron est toujours un homme et l’assistant( e) est toujours une femme, à l’instar du médecin et de l’infirmière. «Il y a un enjeu majeur de discrimination de tout ce qui est différent de l’homme blanc, il faut rappeler que le changement de ces perceptions s’arrache et ne s’offre pas», rajoute Boujemaa. Par ailleurs, la directrice générale de la Fondation L’Oréal, Alexandra Palt, précise que seul 1,3% de la dépense en recherche et développement provient d’Afrique subsaharienne, tandis que l’Asie pacifique représente 43%. «La science et les nouvelles technologies seront de plus en plus cruciales. En science, l’approche ne doit pas être neutre: par exemple, les recherches concernant les maladies cardio-vasculaires ont porté sur plus d’hommes que de femmes. Résultat, on a constaté plus de décès de femmes atteintes que d’hommes.


Seloua Benmehrez
Directeur exécutif Communication Groupe Attijariwafa bank

Nous sommes très contents d’être là, venus rencontrer des femmes leaders qui ont de belles histoires à raconter et qui ont été couronnées de succès. Tout cela montre qu’il est possible pour la femme d’aller très loin, de se faire confiance et de démontrer par ses compétences qu’elle peut très bien réussir et accéder aux postes de responsabilités les plus élevés.

Vanessa Moungar
Directeur département genre à la BAD

Pour les banques, les femmes sont bien souvent considérées comme des investissements risqués à cause des lois sur la transmission du patrimoine qui leur sont défavorables et qui ne leur permettent pas d’avoir de garant. Pourtant, il est prouvé que les femmes qui entreprennent réinvestissent 90% de ce qu’elles gagnent contre seulement 35% pour les hommes.

Envie d’une escapade dans la belle région de Toscane, en Italie ? C’est possible grâce à la compagnie Air Arabia qui vient d’ouvrir une nouvelle ligne vers Pise, la ville à la tour penchée. Et à une heure de route de là, Florence offre ses merveilles historiques et culturelles.

Air Arabia Maroc renforce son offre sur l’Italie par deux vols hebdomadaires Casablanca-Pise, le lundi et le jeudi. Un choix d’autant plus opportun que la compagnie aérienne dessert 7 autres destinations vers l’Italie à partir de la capitale économique marocaine. La Toscane est une région de l’Italie qui vaut bien le détour. Elle recèle plein de beaux trésors à découvrir. Un press Tour organisé par la compagnie durant cette semaine, a permis de le constater. Pour les amoureux des sites historiques, Pise est incontournable d’abord pour sa tour penchée. Toute étincelante de son marbre blanc, elle est prise d’assaut par une nuée de touristes. Tous attendent de monter à son sommet pour apprécier une vue imprenable sur la ville. Pièce maîtresse de la place des miracles, la Tour n’est pas la seule à s’être inclinée après que l’eau dont le sol, qui en était imbibée, ait été retiré. Les monuments de la place dont le baptistère et la cathédrale sont aussi penchés bien que de manière moins flagrante mais on peut le voir à l’oeil nu. C’est aussi le centre religieux de la ville où l’on trouve également un cimetière entouré d’une muraille historique que l’on peut arpenter pour avoir une vue d’ensemble sur le site.

Aujourd’hui encore, les personnalités importantes et scientifiques d’Italie peuvent y être enterrés. Ville savante, Pise compte plusieurs universités et revendique sa vocation mathématique et scientifique. Aujourd’hui encore, les étudiants de toute l’Italie jouent des coudes pour décrocher des places très prisées dans les facultés de la ville. Le thermomètre qui flirte avec les 35 C° n’a pas empêché non plus aux vagues de touristes de venir profiter du savant dosage entre histoire et dépaysement qu’offre la ville de Pise mais si cette dernière exauce le voeu de tout un chacun de découvrir la Tour penchée et les monuments religieux qui la jouxtent, Florence (Firenze) est tout simplement une merveille. La capitale de la Toscane a mis la barre très haut en matière de découverte sans omettre de satisfaire les accrocs du shopping et de la bonne restauration.

Toutefois, il faut bien se renseigner avant d’aller à la conquête des échoppes et des magasins qui proposent toutes sortes de produits. Surtout les articles en cuir, sacs à main, portefeuilles, chaussures, blousons, dont la qualité diffère tout aussi bien que les prix. Les restaurants ne désemplissent pas surtout le soir où des queues monstres sont dans l’attente des tables disponibles. Des restaurants comme Zazà ou le Boccanegra sont très connus à Florence et ils ne sont jamais à court de clients.

Pour le dîner, il faut réserver à l’avance où attendre avec les plus patients. Les pastas, risotto et autres lasagnes sont ici préparés dans le respect de l’art culinaire italien mondialement reconnu. Simple, avec des ingrédients frais, la gastronomie florentine n’en est pas moins copieuse. Le pain et l’huile d’olive extra-vierge s’invitent à tous les menus. C’est une huile d’olive assez spéciale avec un goût fruité de la première cueillette. Et contrairement à Pise où le poisson est privilégié, les Florentins ne jurent que par les viandes rouges. La bistecca alla fiorentina, steak de boeuf épais grillé sur des braises de châtaignier, est le met le plus demandé. Pour les amoureux de l’histoire, Florence est un livre ouvert qui dévoile des chapitres passionnants, intrigants et parfois dramatiques.

À chaque détour des avenues et des ruelles de la ville, les monuments racontent leurs histoires à rebondissements. Aujourd’hui utilisé comme l’hôtel de ville, chef-lieu de la Toscane, le Palazzo Vecchio (Palais vieux), construit à la fin du 13e siècle, a été la résidence de la famille des Médicis. Cette majestueuse bâtisse trône au dessus de toutes les autres avec sa grande tour atypique. Ce palais est lié par un corridor en hauteur long d’un kilomètre à la deuxième résidence des Médicis qui est le palais Pitti, encore plus grand pour accueillir les onze enfants de la riche famille florentine. Ce corridor qui traverse le fleuve Arno évitait aux Médicis les aléas de la rue à une époque où ils n’avaient pas que des amis. Il n’est pas encore ouvert au public mais les chefs d’État et de gouvernement peuvent le visiter durant leurs rencontres en Italie. Adjacente au Palais Vecchio, la Galerie des offices (Offizi) est une étape incontournable de la ville de Florence. C’est l’un des musées les plus célèbres au monde pour ses oeuvres de l’époque de la renaissance. Ouvert au public depuis 1765, sur 8.000 m2, il abrite la plus belle et complète collections des maîtres de la peinture italienne : Léonard De Vinci, Raphaël, Michel-Ange, Botticelli, pour ne citer que les plus connus.

À l’arrivée dans la ville de Florence, la cathédrale Santa Maria Del Fiore (Sainte Marie de la fleur) est saisissante par sa majesté et la beauté de ses reliefs de style gothique. Son dôme est le plus grand du monde avec 45 mètres de diamètre marquant le début de l’architecture de la renaissance. Enfin, le pont vieux (Ponte Vecchio), est un autre incontournable de la ville. Il remonte à l’époque romaine avec une histoire tourmentée. Il est le seul à avoir été épargné par les bombardements allemands durant la deuxième guerre mondiale sur instruction d’Hitler lui-même qui en est tombé amoureux. Autrefois occupé par les bouchers de la ville, il a été transformé en marché des bijoutiers sur ordre des Médicis qui ne tolérait plus l’odeur pestilentielle dégagée par une activité considérée comme moins noble. En effet, le corridor susmentionné surplombe l’une des deux rangées de boutiques. Il ne faut non plus passer à côté de la basilique Sante Croce qui est la plus grande église franciscaine au monde mais surtout parce qu’elle abrite les sarcophages et les tombes des plus illustres personnages de l’Italie dont Michel-Ange, Machiavel et Galilée.

La Suède, la Finlande, la Norvège et le Danemark ont tenu leur toute première rencontre multilatérale autour du développement durable avec le Maroc, avec des BtoB prometteuses.

Sur invitation de Aziz Rabbah, ministre de l’Énergie, des mines et du développement durable, et de Mustapha Bakkoury, président du directoire de l’Agence marocaine de l’énergie durable (Masen), les pays nordiques, en l’occurrence la Suède, la Finlande, la Norvège et le Danemark, ont tenu leur toute première rencontre multilatérale autour du développement durable avec le Maroc. Cela s’est notamment passé hier au siège de la région Casablanca-Settat au quartier Habbous, en présence de Mounia Boucetta, secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, de l’hôte de la conférence Bakkoury qui a, à cette occasion, volontairement porté ses deux casquettes de président de la région Casablanca- Settat et de président de Masen, de Said Ahmidouch, wali de la région Casablanca-Settat, des ambassadeurs des pays nordiques respectifs accompagnés d’hommes d’affaires, d’élus de la ville de Casablanca et d’opérateurs économiques conduits par Said Elhadi, président de la Commission nouvelle économie climat de la CGEM.

Plusieurs besoins exprimés
Dans son mot d’ouverture, Mustapha Bakkoury a présenté la cartographie du Maroc en matière de transition énergétique, notamment les enjeux, les besoins, les avancées enregistrées au niveau du modèle marocain qui, tout en s’ouvrant à l’extérieur pour y prendre le meilleur, tient également à préserver sa particularité. «Au Maroc, nous vivons dans une oasis», a indiqué Bakkoury. En clair, la préservation des ressources doit être au centre des politiques qui y sont conduites.

Le patron de Masen a exposé plusieurs besoins, dont celui portant sur la question de l’eau. «Les pays nordiques, qui ont une grande expérience en matière de développement durable, peuvent apporter un appui précieux au Maroc dans ces différents domaines», a-t-il conclu.

Mounia Boucetta a abondé dans le même sens, déclarant que «le potentiel de coopération dans le développement durable avec les pays nordiques n’est pas encore exploré encore moins exploité. Il y a donc d’importantes opportunités de créer des «green synergies» avec eux». Ce qu’a également confirmé Said Elhadi, de la CGEM, qui a listé les besoins sur lesquels le patronat est en train de travailler, à savoir la préservation des ressources en eau, l’efficacité hydrique, la mobilité durable et la fiscalité verte. Des domaines où les pays nordiques ont beaucoup à apporter, leur avance étant énorme. Prenons le cas de l’économie circulaire par exemple: Niklas Kebbon, ambassadeur du royaume de Suède au Maroc, a déclaré que le taux de recyclage des déchets est de 99% dans son pays. Que moins de 1% des déchets arrive aux décharges et que son pays se fait même payer par ses voisins pour s’occuper de leurs déchets.

Dans cette même économie circulaire, 80% des déchets sont recyclés en Finlande et en Norvège. Le Danemark, dernier de la classe, enregistre quand même un taux de 44% de déchets recyclés. Ces pays ont en commun d’appliquer le système de la consigne qui permet à certains emballages d’être utilisés plusieurs fois et de faire payer des taxes carbone élevées pour dissuader les pollueurs. Prenons un autre domaine, celui de la transition énergétique: en Norvège, 96% de l’électricité provient de source hydroélectrique, tandis qu’au Danemark, 50% de l’électricité vient de l’énergie éolienne. De la Finlande, le pays le plus engagé actuellement dans la coopération green avec le Maroc, grâce au travail acharné de son ambassadrice Anne Vasara, plusieurs entreprises se sont déplacées pour présenter leurs solutions innovantes et faire des affaires avec le Maroc. Il s’agit notamment de Kone, un leader mondial dans la mobilité verticale, venue montrer comment combiner un business à succès, le profit et une gestion de qualité de l’environnement (sound business, profit and sound environmental management). De Nokia, une des sociétés télécoms les plus connues au monde, qui offrira des possibilités pour gagner en efficacité à travers la digitalisation. D’Outotec, une entreprise finlandaise aux multiples activités à l’international, venue proposer ses solutions durables entre autres pour la production d’énergies renouvelables et le traitement des eaux industrielles. Et last but not least, de Business Finland, qui est également là pour présenter toute la panoplie de solutions que les entreprises finlandaises offrent pour contribuer à un monde durable, mais aussi pour parler du rôle des consommateurs dans la lutte contre le changement climatique ou de ce à quoi on peut aboutir par le biais d’une coopération public- privé.

La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF), entrée en vigueur jeudi 30 mai, représente un important potentiel pour l’Afrique et Maroc, l’un des rares pays africains a disposé d’un ministère dédié exclusivement au continent.

Le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Industrie, de l’investissement, du commerce et de l’économie numérique, chargé de l’investissement, Othman El Ferdaous, très convaincu de la pertinence de la mise en place de la ZLECAF, un nouvel outil d’intégration.

Pour El Ferdaous qui prend part à la 8ème réunion des ministres du Commerce de l’Union africaine (UA) à Addis-Abeba, au-delà du Maroc, la ZLECAF apporte des réponses concrètes et pragmatiques à «la fragmentation économique et logistique», dont souffre l’Afrique. «Le principal mal dont souffre l’Afrique est la fragmentation économique et logistique (…) mais avec 54 gouvernements, 54 législations et 54 approches commerciales, cet accord ZLECAF est décisif car il apporte des réponses concrètes et pragmatiques à cette fragmentation, à travers de nouveaux mécanismes de coordination continentale», a souligné le Secrétaire d’Etat. Le Maroc qui plaide pour «une participation plus poussée des économies africaines aux chaines de valeur mondiales, avec des propositions concrètes qui servent l’intégration continentale sous tous ses aspects» apporte sa «apporte sa pierre à l’édifice de l’intégration logistique continentale à travers le nouveau modèle de développement des provinces du Sud, à travers notamment le plan d’infrastructures d’une enveloppe 77 milliards de dirhams qui vise à créer un corridor logistique et économique entre la Méditerranée et l’Afrique de l’ouest, pour mettre les marchés de Dakar, Abidjan et Lagos a portée de conteneurs du premier port d’Afrique Tanger Med, a-t-il ajouté.

D’ailleurs, le Maroc qui participe au conclave des ministres du commerce de l’UA lequel a entamé ses travaux, vendredi, est très actif dans les derniers réglages précédant le lancement de la phase opérationnelle de la Zlecaf prévu le 7 juillet prochain à Niamey au Niger lors du sommet extraordinaire de l’UA. La réunion se penchera sur plusieurs points relatifs à la zone de libre échange continentale africaine (ZLECAF). La réunion ministérielle va également examiner le plan de mise en oeuvre post-lancement de la ZLECAF, ainsi que le rapport d’évaluation sur l’accueil du Secrétariat permanent de la zone de libre échange continentale africaine. Les ministres se pencheront aussi sur l’examen du rapport de la 8eme réunion du Comité des Hauts fonctionnaires du Commerce. Cette réunion ministérielle a été précédée par la tenue à Addis- Abeba de la 8éme réunion des Hauts fonctionnaires du Commerce, dont l’objectif était d’examiner le rapport du 15eme forum des négociations. La réunion des Hauts fonctionnaires du Commerce a porté sur l’examen du plan de mise en oeuvre post-lancement de la ZLECAF, les préparatifs en vue du lancement de la phase opérationnelle de cette Zone et des événements parallèles, les points relatifs aux règles d’origine, et l’interdiction des exonérations et des remboursements de droits et taxes.

Dernière Minute

Nos derniers Tweets...

Suivez-nous sur Facebook

Vidéos des ÉCO

Vidéos des ÉCO