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Le déficit constaté en termes de cadres enseignants est tel que le roi Mohammed VI a donné ses instructions pour remédier à la situation au plus vite. Des contrats en CDD seront signés avec ces enseignants, à ce titre.

On savait le secteur de l’enseignement public en crise de compétences, mais là, des records de couacs ont été battus. Première mauvaise surprise de la présente rentrée scolaire: le manque inouï en cadres enseignants. Cela, si bien que médias et réseaux sociaux se sont fait l’écho depuis la rentrée de bien des cas de structures publiques où les élèves se sont retrouvées entassés à 60 voire plus, dans une même classe. Devant cette situation dramatique, l’intervention royale est tombée. Le souverain a, en effet, donné ses instructions pour recruter, au plus vite, suffisamment d’enseignants pour le combler et permettre le démarrage de l’année scolaire avec les moyens qu’elle requiert. S’appliquant à concrétiser ses directives, le ministère de l'Éducation nationale et celui de l'Économie et des finances ont pris des dispositions d'urgence pour recruter plus de 9.000 cadres enseignants. Ce besoin a été quantifié en se basant sur les chiffres fournis par les académies régionales de formation (AREF). Ces derniers ont ainsi l'aval des autorités de tutelle pour engager le processus de recrutement et répondre à leurs besoins. Ce processus s'organise en réponse aux besoins isolés par les AREF, se basant sur les cartes scolaires précédemment établies.

Ensuite, les enseignants potentiellement recrutés seront identifiés et se verront proposer un contrat à durée déterminée (CDD) de 2 ans, avec une promesse de transformation en CDI au terme de cette période. Sur les 9.000 candidats à considérer, ceux d'entre eux qui n'ont pas bénéficié de formation d'enseignant seront assujettis à un programme de formation complémentaire d'une durée d'an. Seul hic: la proposition ne fait pas l’unanimité dans les rangs des futurs cadres enseignants. Le CDD, souffrant déjà d’un déficit manifeste de popularité, est encore plus exécré dans le secteur public. L’initiative n’étant qu’à l'état embryonnaire, il est impossible d’en mesurer l’attractivité à court terme. Cela dit, on est loin des niveaux constatés à la précédente rentrée, où les départs naturels à la retraite étaient de 7.000, tandis que 12.000 positions ont été dépourvues pour cause de retraites anticipées. Au total, cela faisait 19.000 postes à pourvoir, ne serait-ce que pour maintenir le fonctionnement avec le même niveau de ressources. Par conséquent, il est suggéré que 10.000 de ces positions soient pourvues entre les deux dernières rentrées.

Parallèlement, le nombre d’élèves -et donc de classes de cours- ayant augmenté, les besoins des écoles publiques se sont eux aussi accrus. En effet, l’un des aspects les plus flagrants de cette crise est le surpeuplement des classes à telle enseigne que la capacité existante ne permet ni à l’intégralité des élèves de suivre les cours normalement, ni aux enseignants d’assumer leurs fonctions. L’urgence est d’autant plus pressante que les enseignants stagiaires, qui manifestaient leur désarroi jusqu'à récemment et qui sont au nombre de 9.800, sont également intégrés dans le processus. Certes, leur cas sera traité différemment compte tenu du passif qui subsiste entre le ministère de tutelle et eux, mais il n’en demeure pas moins que l’urgence de la situation impose à l’ensemble des parties prenantes de mutualiser les efforts pour répondre à un besoin ponctuel.   

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