A lire aussi

17-06-2019 10:39

Facultés de médecine. Les étudiants ciblés par “des manoeuvres d’intimidations”

Face «aux intimidations», les étudiants en médecine du public clament leur «indépendance». Ils…
Rejoignez nous sur :
Les Cahiers des ÉCO

À l’occasion de la 12e édition du Prix Hassan II pour l’environnement, dont la cérémonie s’est déroulée le 12 juillet à Rabat, la Lydec a été primée dans la catégorie «Initiatives des entreprises».

La Lyonnaise des eaux de Casablanca (Lydec) et sa fondation ont été distinguées à la 12e édition du Prix Hassan II pour l’environnement, dont la cérémonie de remise des prix a eu lieu jeudi dernier à Rabat sous la présidence du chef du gouvernement, Saâd Eddine El Othmani et en présence d’une forte assistance de ministres parmi lesquels l’organisatrice de l’événement, en l’occurrence la secrétaire d’État chargée du développement durable, Nezha El Ouafi. Lydec et sa fondation ont été précisément primées dans la catégorie «Initiatives des entreprises» à travers l’espace expérimental d’agriculture urbaine réalisé sur le site de la station d’épuration de Médiouna. L’espace qui s’étend sur une superficie de 1.600 m2 est l’un des projets phares mis en œuvre par la Fondation Lydec dans le cadre du Plan d’actions changement climatique déployé par Lydec, en amont de la COP22. Réalisé grâce à un partenariat entre la Fondation Lydec et l’Association recherche-action pour le développement durable, cet espace est le fruit d’une collaboration pluri-acteurs réussie. Ses 7 zones de cultures (jardin potager, forêt comestible avec des arbres fruitiers, plantes aromatiques…) comportant une pépinière ainsi qu’une zone de biodiversité et un espace de compostage sont irriguées grâce à la réutilisation des eaux usées épurées par la station de Médiouna.

À travers ce projet à la fois d’agriculture urbaine, biologique et d’économie circulaire, Lydec et sa fondation ont fini de démontrer la faisabilité de la réutilisation des eaux épurées pour un usage agricole, ce qui a fortement contribué à la sensibilisation et l’éducation de diverses parties prenantes, notamment les scolaires, étudiants, riverains, associations, agriculteurs, élus...Selon Abdellah Talib, directeur communication, développement durable et innovation de Lydec et vice-président de la Fondation Lydec a souligné : «c’est un grand honneur pour Lydec et la Fondation Lydec de se voir remettre ce prix des initiatives des entreprises pour la première fois. C’est en effet la reconnaissance du caractère innovant et de l’impact positif généré par la mise en place de cet espace expérimental d’agriculture urbaine qui permet d’apporter une contribution concrète au développement durable du Grand Casablanca, notamment en termes d’adaptation aux effets du changement climatique. C’est aussi un projet structurant de notre démarche RSE qui vise à mobiliser nos parties prenantes en faveur des Objectifs du développement durable et des enjeux de la stratégie nationale de développement durable, conformément à notre feuille de route du développement durable à l’horizon 2030». Lancé durant la préCOP Casablanca en octobre 2015, cet espace a été inauguré officiellement à l’occasion de la Journée mondiale de l’eau en mars 2017. Il représente pour Fouad Amraoui, président de l’Association recherche-action pour le développement durable et partenaire de la Fondation Lydec pour la mise en œuvre de ce projet : «un projet précurseur que nous espérons pouvoir étendre sur le périmètre de Médiouna mais également développer sur d’autres sites. En effet, il s’agit d’une solution concrète répondant aux enjeux du stress hydrique mais aussi d’un développement territorial équilibré, conformément aux cibles de l’Objectif du développement durable 11 des Nations Unies sur les villes et établissements humains durables et tel que souligné dans le rapport du Conseil économique, social et environnemental sur les villes durables paru fin décembre 2017».


  Fondation Lydec : missions multiples

Lancée en janvier 2015, la Fondation Lydec est une structure mise en place pour porter, structurer et mettre en œuvre l’engagement sociétal de Lydec inscrite dans sa politique RSE à travers trois axes d’intervention ; dans l’environnement, elle initie et encourage des projets qui contribuent à préserver l’environnement, à améliorer le cadre de vie des habitants de la métropole et à promouvoir l’éducation et la sensibilisation des populations dans ce domaine ; dans la solidarité de proximité, elle promeut les initiatives visant à favoriser l’inclusion sociale et économique des femmes, des enfants et des jeunes dans les territoires, dans l’engagement sociétal des collaborateurs, elle soutient les collaborateurs de Lydec qui s’engagent dans des œuvres caritatives aux côtés d’associations.

L’engagement fort du Maroc en faveur de la protection de l’environnement et du développement durable et son leadership aux niveaux régional et international en matière d’énergies renouvelables ont été mis en avant, samedi dernier, à Paris à l’occasion d’un voyage-immersion dans le riche patrimoine naturel et culturel marocain organisé par la fondation française GoodPlanet.

La Fondation GoodPlanet a rendu hommage à la diversité et la richesse du patrimoine du royaume. L’institution présidée par le producteur Yann Arthus-Bertrand qui a produit récemment le magnifique documentaire «Le Maroc vu du ciel» a en effet organisé la semaine dernière dans la capitale française un voyage de deux jours au Maroc en plein cœur du domaine Longchamp, premier lieu dédié à l’écologie et à la solidarité dans la région parisienne. À cette occasion, l’ambassadeur du Maroc en France, Chakib Benmoussa, a mis l’accent sur les efforts déployés par le royaume en matière de protection de l’environnement et sur l’impulsion donnée lors des dernières années par le roi aux différents programmes et stratégies menés au niveau national dans ce domaine. Invité par la Fondation GoodPlanet, le président de la région Casablanca-Settat et président du directoire de l’agence marocaine de l’énergie durable (MASEN), Mustapha Bakkoury, a, pour sa part, rappelé le lancement vendredi à Paris dans le cadre de l’inauguration du Salon de l’immobilier marocain SMAP Immo, de la stratégie de promotion de la construction durable développée par la région Casablanca-Settat en collaboration avec l’Île-de-France, en soulignant l’importance du rôle des territoires dans la mise en œuvre des stratégies environnementales.

Projections de documentaires et ateliers de cuisine
Ce projet vise essentiellement à mettre en place des actions concrètes pour répondre aux objectifs du programme régional d’appui à l’écoconstruction élaboré dans le cadre du Programme de développement régional (PDR) de la Région Casablanca-Settat. Au programme de ce voyage-immersion, qui se tient avec le soutien de l’Ambassade du Maroc en France et la participation de l’Agence marocaine pour l’efficacité énergétique et du Haut-commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification, figurent différentes manifestations visant, entre autres, à initier les invités aux arts traditionnels et modernes de «ce pays de traditions entré de plain-pied dans la modernité». Des rencontres, des projections de documentaires, des ateliers de cuisine animés par le célèbre cuisinier et animateur Abdel Alaoui, des spectacles de musique et des animations sportives ont également égayé le siège parisien de GoodPlanet tout au long du week-end dernier. Venus nombreux, les participants ont pu découvrir «la diversité d’un pays haut en couleurs et riche en saveurs où spiritualité, traditions et modernité se conjuguent en une voix unique» et voir ou revoir le documentaire commenté par le journaliste Ali Baddou «Le Maroc vu du ciel». Ils ont pu également visionner un documentaire sous forme de portraits croisés sur la jeunesse française et marocaine. Pour les besoins de ce film, la metteure en scène, Nathalie Guisset et le vidéaste Julien Pannetier ont recueilli les témoignages face caméra de 100 jeunes Français et Marocains sur leur parcours dans la construction de soi, leurs doutes et leurs aspirations. Un voyage virtuel au cœur de paysages forestiers du Maroc a été aussi proposé aux convives par le Haut-commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification, pour la découverte des différents écosystèmes forestiers qui font la richesse du pays. Cette présentation a été suivie d’un échange autour des initiatives mises en œuvre à l’échelle nationale pour préserver les forêts et lutter contre la désertification. L’Agence marocaine pour l’efficacité énergétique (AMEE) a répondu aux questions des participants sur l’efficacité énergétique et leur a présenté les programmes menés à l’échelle nationale dans les secteurs du bâtiment, du transport et de l’industrie pour réduire de 15% la consommation d’énergie à l’horizon 2030.


Écoles bioclimatiques  

Ces deux jours d’immersion dans le Maroc écologique à Paris ont également permis aux visiteurs de faire connaissance avec le projet de construction d’écoles bioclimatiques mené dans le royaume par la Fondation GoodPlanet. Ces écoles sont construites en utilisant des matériaux locaux et naturels selon les savoir-faire traditionnels dans différentes régions du Maroc : Agadir, Ouarzazate et bientôt Errachidia.

Cet événement, haut en couleur, connaîtra l’organisation d’une cérémonie de remise de prix aux lauréats parmi lesquels des représentants d’associations de quartiers, des syndics d’habitations et des établissements d’enseignement et viendra clôturer la 3e édition du Concours national de coproduction de la propreté.

L’Association des enseignants des sciences de la vie et de la terre du Maroc (AESVT-Maroc) organise, les 23 et 24 juin à Khénifra (Perle du Moyen Atlas), la 6e édition des Journées environnementales sous le thème «Vers une gestion territoriale globale et intégrée des déchets ménagers». Ces journées sont organisées en partenariat avec la secrétaire d'État chargée du Développement durable (SEDD), le ministère de l’Éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, la préfecture et la commune urbaine de Khénifra ainsi que l’ensemble des communes de l’Atlas. Cet événement, haut en couleur, connaîtra l’organisation d’une cérémonie de remise de prix aux lauréats parmi lesquels des représentants d’associations de quartier, des syndics d’habitations et des établissements d’enseignement et viendra clôturer la 3e édition du Concours national de coproduction de la propreté organisé sous le patronage des différents ministères concernés avec l’appui de l’AESVT et le soutien de la Fondation Drosos. 

Ces journées environnementales, présidées par la secrétaire d'État chargée du Développement durable et le gouverneur de la province de Khénifra, présenteront les réalisations et les défis en matière de gestion des déchets au niveau national et territorial, le bilan et les orientations du Programme national de gestion des déchets ménagers et assimilés ainsi que les résultats d’expériences pilotes de coproduction de la propreté ayant été menées au niveau de 22 villes marocaines, suivis de discussion sur de nouvelles approches et de recommandations. À signaler qu’une visite du Centre de tri et de valorisation et du Centre d'éducation à l’environnement (CEE) de Khénifra sera organisée la veille du lancement officiel de ces journées environnementales, notamment le vendredi 22 juin 2018. Cette visite sera notamment suivie d’un atelier de réflexion, auquel prendront part les élus locaux et les représentants des 18 CEE de l’AESVT, qui présentera les mécanismes de développement et de renforcement de l'approche territoriale par le Centre d’éducation à l’environnement de Khénifra.

La journée du 24 juin 2018 sera également consacrée à l’organisation d’une excursion à la cédraie de la région et servira de cadre propice pour appréhender la gestion durable du patrimoine forestier pour la protection des ressources et des écosystèmes du château d’eau du pays. Un atelier est aussi prévu pour débattre des nouveaux rôles des élus et des autres parties prenantes dans l’amélioration des revenus économiques et sociaux et de la création d’emplois verts via l’instauration d’une chaîne de tri et de valorisation des déchets. Pendant cet atelier, seront aussi examinés la pertinence de mise en place de nouvelles approches de sensibilisation et d’accompagnement pour réussir les projets de tri à la source au niveau des quartiers et le rôle important des instances de socialisation dans le développement local.

Dans sa déclaration, Antonio Guterres a notamment rappelé que «la richesse de la diversité de la vie sur terre est essentielle au bien-être et à la prospérité des générations actuelles et à venir». C’est la raison pour laquelle, il y a 25 ans, les nations du monde entier se sont mises d’accord quant à la Convention sur la diversité biologique.

Àl’occasion de la Journée internationale de la diversité biologique, célébrée le mardi 22 mai de chaque année et qui marque le 25e anniversaire de l'entrée en vigueur de la Convention, le secrétaire général de l'Organisation des Nations unies (ONU), Antonio Guterres a fait une déclaration dans laquelle il a rappelé que «la richesse de la diversité de la vie sur terre est essentielle au bien-être et à la prospérité des générations actuelles et à venir». C'est la raison pour laquelle, il y a 25 ans, les nations du monde entier se sont mises d'accord sur la diversité biologique qui poursuit trois objectifs, à savoir: la conservation de la diversité biologique au niveau mondial, son utilisation durable et le partage équitable de ses avantages. «La poursuite de ces objectifs fait partie intégrante de la réalisation des objectifs de développement durable», a-t-il expliqué, ajoutant que «la protection et la restauration des écosystèmes ainsi que l'accès aux services écosystémiques sont nécessaires à l'éradication de l'extrême pauvreté et de la famine».

La réduction de la déforestation et de la dégradation des sols ainsi que le renforcement des stocks de carbone dans les forêts, les zones arides, les pâturages et les terres cultivées sont nécessaires pour atténuer les effets des changements climatiques. Et la protection de la biodiversité des forêts et bassins hydrographiques, favorise un approvisionnement en eau propre et abondante. «Ce ne sont là que quelques-uns des avantages de la biodiversité», a-t-il noté, avant de faire remarquer que «cependant, même si on comprend bien tout cela, la perte de la biodiversité se poursuit dans le monde entier». Pour y parer, il convient d'intensifier les efforts et tirer parti des succès enregistrés. Cette année, les parties à la Convention commenceront à travailler sur un nouveau plan d'action pour faire en sorte que, d'ici 2050, la biodiversité soit valorisée, conservée, restaurée et utilisée de façon rationnelle dans l'intérêt de tous. Le monde entier doit s'associer à cet effort. C'est pourquoi, il a déclaré qu'«en cette Journée internationale, j'exhorte les gouvernements, les entreprises et le monde entier à agir pour protéger la nature qui est notre soutien. Notre avenir collectif en dépend». Il est à rappeler que le royaume du Maroc a adhéré à l'effort mondial pour la conservation de la biodiversité, notamment à la Convention de 1992 et au protocole de Nagoya en 2010, qui vise notamment à confronter l'appropriation injuste des ressources génétiques et des connaissances traditionnelles associées, en introduisant des mécanismes d'accès et de partage juste et équitable des avantages monétaires et non monétaires générés par l'utilisation de ces ressources (voir le bilan du Haut Commissariat aux Eaux et Forêts). 

En commémoration de la Journée internationale de la biodiversité, le Haut Commissariat aux Eaux et Forêts et à la Lutte contre la Désertification, a dressé le bilan de ses réalisations durant les trois premières années de la mise en œuvre de la stratégie 2015-2024. Gazelles dorcas et dama, oryx, cerfs de berbérie..ont profité de la stratégie nationale.

Bonne nouvelle pour les écologistes. Des progrès importants ont été réalisés pour le maintien à l'état sauvage des populations des gazelles dorcas et de cuvier et du mouflon à manchettes. En effet, la restauration de certains de leurs habitats ont eu une incidence significative sur les effectifs de la gazelle de cuvier qui dépassent aujourd'hui les 2000 individus et sur les stocks des gazelles dorcas et dama, des oryx et d'addax répartis actuellement sur 26 enclos, ce qui a facilité l'établissement de groupes fondateurs notamment d'addax et de gazelles dama, dans la station d'acclimatation de la faune saharienne de Safia dans la province de Bir Guendouz, de l'oryx et de la gazelle dama dans la station de Msissi (Errachidia). Des opérations de translocation ont été également réalisées au cours de 2017-2018, à travers le transfert d'une population de gazelles dorcas (20 individus) et de mouflons à manchettes (18 individus) en mars 2018, au niveau de la province d'El Kelaâ des Sraghna, dans le cadre du projet de l'espace éducatif et récréatif à la zone de Saquiat Yaâcoubia, le renforcement de la population de mouflons au niveau du parc national de Tazekka, par le transfert de 25 individus de la région de Marrakech, en mars 2018, ainsi que le transfert en deux opérations de 64 individus de gazelles dorcas dans un enclos d'acclimatation dans la région de M'Hamid El Ghizlane, en vue d'entamer un programme de lâcher dans la nature; ceci sans oublier la création d'un nouveau noyau reproducteur de l'autruche à cou rouge dans la réserve de Msissi, en juillet 2017.

Le communiqué du Haut Commissariat aux Eaux et Forêts et à la Lutte contre la Désertification ajoute que 4 nouveaux enclos sont en cours de réalisation et seront achevés fin 2018. Il s'agit notamment de celui de Bouhachem dans le Rif occidental, afin de créer un nouveau noyau reproducteur de cerfs de berbérie, un enclos dans le parc national de Khnifiss pour la gazelle de cuvier, un autre d'acclimatation à Boujdour pour l'oryx et un dernier à Smara pour l'addax. Dans le cadre de la mise en application de la loi 29.05 pour la protection de la flore et la faune sauvages, le contrôle de leur commerce et de son décret d'application, un plan d'action été élaboré et mis en œuvre. Il concerne le renforcement des capacités des gestionnaires du Haut Commissariat et de l'administration des douanes, l'éradication des espèces sauvages et produits dérivés du marché, la réglementation de la détention de la faune sauvage; notamment pour les activités liées à la conservation du patrimoine culturel marocain, l'amélioration de la coordination avec les partenaires aux niveaux national et régional en matière de lutte contre le trafic illégal des espèces sauvages, ainsi que le développement d'un programme de sensibilisation à la lutte contre le commerce illégal des espèces sauvages.

Dans le registre des zones humides et notamment dans le cadre de la mise en œuvre des orientations de la convention de Ramsar, le Haut Commissariat a lancé plusieurs projets visant le renforcement des efforts de conservation de la biodiversité des zones humides et la promotion du développement durable local et participatif. À ce titre, 2 nouveaux sites ont été inscrits sur la liste Ramsar portant ainsi à 26, le nombre total des zones humides d'importance mondiale répertoriées. Le département d'El Hafi a également procédé à la finalisation de l'inventaire national des zones humides du Maroc, ce qui permet de mettre à la disposition du public (décideurs, aménageurs, chercheurs, enseignants…) des connaissances utiles à la gestion durable de ces écosystèmes, la mise en place et l'actualisation des plans d'aménagement et de gestion de plusieurs zones humides prioritaires et la mise en œuvre de plans de restauration intégrés de ces espaces, en partenariat avec les parties prenantes (Sidi Boughaba, Merja Fouarate, Merja Zerga, Sidi Moussa, Oualidia), outre l'élaboration d'une stratégie d'éducation et de sensibilisation du public dans les espaces naturels, y compris les zones humides.

En termes d'objectifs, le Haut Commissariat vise à l'horizon 2024, d'inscrire 30 nouveaux sites Ramsar, la sensibilisation de 500.000 personnes par an touchées par le programme d'animation des zones humides, la mise en œuvre de 60 plans d'aménagement et de gestion des zones humides prioritaires et le développement de 4 chaînes de valeurs durables développées au niveau des zones humides: birdwatching, pêche artisanale et aquaculture intégrée. 

20 équipes, regroupant plus de 40 universités pluridisciplinaires de 4 continents différents, seront en compétition pour la construction de la meilleure maison solaire à Benguerir en septembre 2019.

Suite à l’appel à candidature à la première édition du Solar Decathlon Africa lancé par l’Université Mohammed VI Polytechnique de Benguerir (UM6P) et l’Institut de recherche en énergie solaire et énergies nouvelles ( IRESEN) le 25 décembre 2017, le jury d’évaluation des dossiers de soumission, présidé par Richard King le fondateur du Solar Decathlon, a sélectionné les vingt équipes participantes. Vingt équipes, regroupant plus de quarante universités pluridisciplinaires de quatre continents différents, qui seront en compétition pour la construction de la meilleure maison solaire. Il s’agit, entre autres, de 7 équipes marocaines, de 2 sud-africaines mais également d’équipes, Maroco-malaisienne A’ Free Home, Américano-marocaine Interhome, Romano-marocaine Modularity, Africano-allemande Afrikalaterre, Maroco-française Africa Golden Riad, Maroco-sénégalaiseBayt-Akhdar. Ce sont ces dernières qui pendront part à la prestigieuse compétition internationale de bâtiments verts qui aura lieu à Benguerir en septembre 2019, sous l’égide du ministère de l’Énergie et du département américain de l’Énergie (DOE). Ces équipes auront comme challenge la conception et la construction d’habitations durables à hautes performances énergétiques, écologiques et utilisant l’énergie solaire comme unique source d’énergie durant la période d’un an et demi. La compétition sera clôturée par un grand évènement en marge duquel les maisons seront évaluées par un jury international pendant que le village solaire sera présenté au grand public. Solar Decathlon Africa est une opportunité unique pour les étudiants universitaires de tous les continents, d’acquérir une expérience pratique et un savoir-faire dans le domaine de la construction durable, de l’efficacité énergétique et de l’intégration des énergies renouvelables dans le bâtiment. À signaler qu’à travers cette compétition, l’UM6P et l’IRESEN visent à valoriser les matériaux locaux, à améliorer les performances énergétiques pour proposer les modèles de villes durables de demain. 

La justice hydrique constitue un élément- clé de la gouvernance et une bonne répartition et rationalisation de cette source vitale nécessaire à l’existence humaine dans l’ensemble des régions, en particulier rurales, montagneuses et enclavées non raccordées au réseau de l’eau potable.

Les participants à une table- ronde, organisée dernièrement à Rabat par l’association marocaine de l’eau et du développement durable, en partenariat avec le réseau marocain pour le logement décent, ont appelé l’ensemble des départements gouvernementaux à la conjugaison d'efforts pour la réalisation d’une justice hydrique dans le royaume. Selon les intervenants à cette rencontre, la justice hydrique constitue en effet un élément- clé de la gouvernance et d’une bonne répartition et rationalisation de cette source vitale, nécessaire à l’existence humaine dans l’ensemble des régions, en particulier rurales, montagneuses et enclavées non raccordées au réseau d’eau potable. À cet égard, ils ont jeté la lumière sur les différents enjeux et défis auxquels le secteur doit faire face, notamment les ressources hydriques limitées, l’épuisement d’année en année des eaux de surface, les conséquences des aléas climatiques (inondations, sécheresse), la demande de plus en plus croissante de l’eau potable, outre la problématique de sa pollution.

Généraliser l’accès à l’eau potable
Dans le même ordre d’idées, ils ont rappelé que quelque 140 grands barrages, d’une capacité globale de 17,6 milliards de m3, 13 installations de traitement pour l’exploitation des eaux souterraines et des stations de dessalement, ont été construits par le département de tutelle, outre la construction en cours de 14 autres barrages d’une capacité de 3,5 milliards de m3. Selon eux, ces installations visent essentiellement la généralisation de l’approvisionnement en eau potable, l’accompagnement du développement industriel et minier, l’irrigation de plus d'1,5 million d’hectares, la contribution à couvrir une partie des besoins énergétiques et la protection contre les inondations. Les participants ont rappelé également le plan national de l’eau, élaboré par le secrétariat d’Etat chargé de l’Eau, considéré comme une référence en matière de politique nationale hydrique, précisant que cette plate-forme vise particulièrement à répondre aux besoins de la population, accompagner les grands chantiers lancés par le Maroc en vue d’éviter un déséquilibre entre la demande et l’offre de cette matière vitale et en garantir un bon approvisionnement. S’inspirer de l’arsenal juridique réglementant le secteur de l’eau À cette même occasion, les conférenciers ont mis en avant l’arsenal juridique réglementant le secteur de l’eau, en particulier la loi 36-15 qui fixe les règles d’une gestion intégrée, décentralisée et participative des ressources en eau; afin de garantir le droit des citoyens à y accéder en vue d'une utilisation rationnelle et durable et une meilleure valorisation quantitative et qualitative de cette denrée vitale. La table- ronde, organisée par l’association marocaine de l’eau et du développement durable, en partenariat avec le réseau marocain pour le logement décent, a été également l’occasion de passer en revue les différents projets lancés par le royaume en la matière, dont le programme national d’assainissement liquide et d’épuration des eaux usées, l'économie de l'eau en irrigation, le plan national de protection contre les inondations, ainsi que le programme national de prévention et de lutte contre la pollution industrielle.

Pour le moment, peu de loueurs longue durée s’aventurent vers les voitures électriques. Ces dernières sont encore très onéreuses, le loyer mensuel est 40% plus cher que le thermique et le business consistant à les louer dégage très peu de marge.

Vteem LLD, la filiale de Marita Group, qui a fait le pari de se lancer dans la location longue durée de voitures électriques, démarre officiellement ses activités à la fin de ce mois de février. L’événement fera l’objet d’une sortie médiatique à Salé, notamment avec son tout premier client, la Société du tramway de Rabat-Salé (STRS). Cette dernière lui a commandé 5 véhicules de type Zoe, une flotte qui sera testée par son personnel pendant 24 mois. Une durée moyennant un loyer mensuel par voiture -dont le montant n’a pas été communiqué- pendant laquelle tout sera pris en charge par Vteem LLD, en l’occurrence l’installation des bornes électriques aux endroits choisis par le client, l’assurance 24h/24 et 7jours/sur 7, la formation des usagers au concept de véhicule électrique et à l’éco-conduite, la maintenance et la sécurisation de tout le système d’exploitation de la flotte. «Nous sommes sûrs qu’à l’issue de cette période d’essai, notre client nous commandera d’autres voitures», déclare Mohammed Ilias Semmar, l’ingénieur chargé de ce projet au sein du Pôle Mobilité électrique à Marita Group, qui pense à un doublement voire un triplement de la commande de départ avec des voitures utilitaires. Ceci, grâce aux atouts de Vteem LLD et de son réseau qui compte sur l’un des leaders de la construction de voitures électriques dans le monde, mais également aux retombées bénéfiques qu’un tel engagement citoyen aura sur son client qui est également un des acteurs majeurs de la mobilité électrique à Rabat-Salé. Justement, c’est sur ce dernier aspect, qui booste la Responsabilité sociétale des entreprises (RSE), que compte surfer l’équipe de Vteem LLD pour conquérir de nouveaux clients. En effet, «nous ne sommes intéressés que par des clients prêts à nous commander des flottes d’au moins 5 véhicules. En deçà, nos délais de retour sur investissement se prolongeraient, ce qui risquerait de fragiliser notre business», signale Ilias Semmar, qui explique que Vteem LLD a une offre commerciale orientée vers plusieurs domaines.

En plus de services de transport de personnel, l’entreprise, qui est unique sur ce créneau, propose également transport scolaire et transport événementiel. Pour le moment, en effet, peu de loueurs longue durée se laissent tenter par les voitures électriques. Ces dernières sont encore très onéreuses, le loyer mensuel est 40% plus cher que le thermique et le business consistant à les louer dégage très peu de marge. Moralité: il faut donc beaucoup de souffle et de persévérance pour s’y engager et espérer triompher. Vteem LLD s’y est lancé parce qu’elle appartient à 100% à Marita Group qui exploite actuellement, via son autre filiale My Electrical Auto, 10 bus électriques à Marrakech et s’apprête à ouvrir, courant 2019, son usine de fabrication de bus électriques en partenariat avec le fabricant chinois Yangtse Ltd. L’usine, basée à El Jadida, nécessitera un investissement de 1,2 MMDH. Une enveloppe qui permettra de produire 1.000 bus électriques (de 6, 8, 12 et 18 m) par an, avec la création immédiate de 500 emplois directs qui seront portés, à terme, à 2.000.

Le livre «Villes intelligentes et Nations numériques», présenté lundi dernier à la presse par Caspar Herzberg, président Moyen-Orient et Afrique de Schneider Electric, est une prise de position forte de l’équipementier concernant les projets de ville intelligente au Maroc.

Après Dubaï et Riyad, respectivement capitales des Émirats arabes unis et de l’Arabie Saoudite, Caspar Herzberg, président Moyen-Orient et Afrique de Schneider Electric, est venu à Casablanca, capitale économique du Maroc, pour présenter son livre intitulé «Villes intelligentes et Nations numériques» à la presse marocaine. L’événement s’est notamment déroulé, lundi dernier, à Casablanca. Le sujet à l’ordre du jour de la rencontre était à la fois aérien et futuriste. En effet, il ne s’agit pas simplement de smart city au «premier degré», à l'instar de celles qui connaissent leurs premiers balbutiements actuellement au Maroc. Le livre du patron de Schneider Electric, ex-consultant de Cisco, a plusieurs longueurs d’avance. Il montre comment l'infrastructure urbaine numérisée peut améliorer la vie dans le monde surpeuplé de demain notamment, dans les pays émergents. Selon l’auteur, la vie du vingt-et-unième siècle, pour la plupart des gens, sera une expérience urbaine. Alors que des millions de personnes migrent vers les villes à la recherche d'opportunités et de connexions, notre conception du fonctionnement d'une ville, son utilisation des ressources et la gestion des services publics doivent changer. La ville elle-même doit être réinventée comme une matrice de fonctions et d'informations, avec des réseaux numérisés exploitant et multipliant la puissance des données. Ce n'est pas le futur, c'est aujourd'hui. Caspar Herzberg explique comment les nouveaux -et ambitieux- plans de ville à travers le monde passent de la planche à dessin à la réalité. En tant que consultant de Cisco, il a participé à des projets révolutionnaires en Corée du Sud, en Arabie Saoudite, en Inde, en Chine et dans de nombreux autres pays. Dans «Villes intelligentes et Nations numériques», il raconte l'origine de projets phares de construction de villes numériques, dont Songdo, en Corée du Sud, le couloir industriel Delhi-Mumbai et la cité économique du roi Abdallah d'Arabie saoudite. Des projets à travers le monde qui ont demandé d’importants efforts de planification. Fait important, Herzberg va au-delà de la théorie et discute des alliances délicates entre les entreprises technologiques, les urbanistes, les bureaucraties municipales et nationales et les groupes de citoyens qui sous-tendent un développement urbain réussi. Et tandis que les entreprises de technologie n'ont pas toutes les réponses, il explique leurs contributions multiformes comme absolument nécessaires à l'infrastructure numérique intelligente et avant-gardiste créée aujourd'hui. Tout en reconnaissant les immenses défis de l'ingénierie et du consensus entre diverses parties prenantes, «Villes intelligentes et Nations numériques» précise que les villes numériques sont essentielles à la prospérité future de nombreux pays en développement et à la vitalité continue de l'Occident. C'est une perspective unique sur le passé récent, le présent et l'avenir de la ville moderne, un guide à travers ses défis et une vision de son succès. Rapporté au Maroc, «Villes intelligentes et Nations numériques» est une prise de position forte de Schneider Electric sur les projets de villes intelligentes. C’est une façon pour l’équipementier, qui place le développement durable au cœur de sa stratégie, d’exhiber ses muscles, à travers l’exposition de ses multiples expériences réussies à travers le monde, et de dire à l'ONEE, aux autorités locales, aux SDL et autres gestionnaires délégués chargés de la gestion et de la distribution électrique qu’il peuvent compter sur lui.  

En plus d’avoir été félicité pour sa présidence exemplaire de la COP22 et pour le soutien apporté aux Îles Fidji pour faire avancer l’agenda de la lutte contre les changements climatiques, le Maroc a indiqué la voie en la personne de Salaheddine Mezouar. Celui-ci a, en effet, demandé la poursuite de l’action à la COP23, à travers la mise en œuvre du Partenariat de Marrakech pour l’action climatique globale.

Le 18 octobre, plusieurs délégations ministérielles, venues des quatre coins du monde, se sont retrouvées à Nadi (nord-ouest des Îles Fidji), pour prendre part aux travaux de la pré-COP23, destinés à baliser le terrain vers la prochaine COP, prévue à Bonn du 7 au 16 novembre. «C’est une journée historique pour les Îles Fidji qui portent le flambeau après le Maroc pour entamer la présidence de la COP et assurer la continuité d’un processus orienté vers l’avenir», avait souligné le président de la COP23, Josaia Voreqe Bainimarama dans son allocution d’ouverture de la rencontre. Félicitant le royaume et la présidence marocaine pour leur soutien aux Îles Fidji et leurs efforts pour faire avancer l’agenda de la lutte contre les changements climatiques, le premier ministre fidjien a appelé à accélérer le processus en cours afin «d’honorer nos engagements envers les futures générations». «On doit assumer la responsabilité de créer une vie meilleure pour les générations futures», a-t-il renchéri, avant d’ajouter que «l’urgence, la volonté politique, la coopération, l’ambition et un dévouement absolu pour atteindre l’objectif de 1,5°C sont les éléments que nous voulons délivrer à Bonn». Même tonalité chez Amina Mohamed, vice-secrétaire générale de l’ONU, qui a souligné que les conditions climatiques extrêmes «montrent les risques auxquels nous sommes tous confrontés si l’ambition, l’action et l’engagement ne sont pas présents pour relever les défis des changements climatiques». Selon elle, il n’y a plus de temps à perdre : «C’est urgent de renforcer la résilience, d’investir dans l’adaptation et de réduire la courbe des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020», a-t-elle indiqué avant de mettre l’accent sur la nécessité de l’implication de tous et une meilleure cohérence entre tous les secteurs de la société aux niveaux international, national et local. «C’est une responsabilité collective et un devoir que nous avons tous à assumer pour un avenir commun», a affirmé la responsable onusienne, ajoutant que cette COP constitue un moment crucial pour le futur de l’humanité. Pour sa part, le président de la COP22, Salaheddine Mezouar, a affirmé que la pré-COP23 représente une étape «importante» avant le prochain sommet climatique à Bonn, qui assurera la continuité et l’élan lancés à Paris et à Marrakech. «Le Maroc, à travers la COP22, a lancé une nouvelle génération de COP orientées vers l’action, l’engagement et un appel fort pour la solidarité», a-t-il dit, ajoutant qu’il s’agit d’un processus pour la construction d’un «nouveau monde». «Si l’Accord de Paris a été l’initiateur d’une volonté internationale, l’Accord de Marrakech a été la traduction concrète de cette ambition planétaire, en mettant en exergue le second pilier : les acteurs non-étatiques», a-t-il expliqué, précisant qu’à la COP23, «il sera question d’acter formellement le partenariat de Marrakech», dans le cadre d’un «travail de mobilisation extrêmement fort qui a été fait pour rendre irréversible l’Accord de Paris». Cette réunion ministérielle pré-COP a été organisée en amont de la 23e Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP23), de la 13e session de la Conférence des parties siégeant en tant que Réunion des Parties au Protocole de Kyoto (CMP13) et à la suite de la 1re session de la Conférence des parties siégeant en tant que Réunion des Parties à l’Accord de Paris (CMA1-2). Co-présidée par Salaheddine Mezouar et Josaia Voreqe Bainimarama, respectivement présidents des COP22 et COP23, la réunion ministérielle sert de support pour des discussions politiques de haut niveau sur les principaux éléments des négociations de la COP23 en préparation des prochaines réunions de la Conférence à Bonn.

Recommandations
Les débats ont porté sur les questions clés se rapportant à l’opérationnalisation de l’Accord de Paris et ont constitué une occasion de tirer parti des conclusions de la COP22 organisée à Marrakech, hautement saluée pour sa réussite. Ces débats ont été aussi l’occasion de réaffirmer l’engagement des pays signataires en faveur de l’Accord de Paris et de prendre des mesures significatives pour faire avancer la mise en œuvre de la feuille de route établie à Marrakech. La présidence fidjienne place comme priorité la préservation du consensus multilatéral inscrit dans l’Accord de Paris pour des réductions substantielles des émissions de gaz à effet de serre. Elle prévoit de maintenir l’élan enclenché pour la mise en œuvre de l’accord par le biais d’une vague d’actions climatiques qui nécessitent l’implication de toutes les parties, notamment les États et les acteurs non-étatiques. Les acteurs non-étatiques intimés à rejoindre la «Grande coalition» Les participants aux «Journées du partenariat», organisées les 16 et 17 octobre à Nadi (Îles Fidji) en amont de la pré-COP23, ont appelé les acteurs non-étatiques à rejoindre la «Grande coalition» pour accélérer l’action climatique avant 2020. «Cette rencontre vise à rassembler tous les acteurs locaux, régionaux et internationaux pour faire avancer le processus » d’action climatique, a souligné le président de la COP23, Frank Bainimarama, dans son allocution d’ouverture des travaux des ces «Journées du partenariat». Selon lui, «La Grande coalition nous aidera à rester dans le 1,5°C», avant d’expliquer que cette coalition vise à rassembler «tous ceux qui ont le pouvoir de réaliser cet objectif», à savoir les gouvernements à tous les niveaux, les décideurs de la société civile et des entreprises, les organisations confessionnelles et toutes les communautés du monde entier. Toutes ces entités, doivent travailler de concert pour résoudre ce problème d’une complexité immense, a-t-il insisté. Quant à Salaheddine Mezouar, président de la COP22, il a martelé qu’il «est temps de créer et de renforcer les partenariats, avec une représentation accrue et adéquate du Sud». «Les acteurs non-étatiques, les Parties et les deux Champions ont travaillé dur pour renforcer les partenariats», a-t-il souligné, avant d’indiquer que le livre sur lequel les deux champions, marocain et fidjien, travaillent «doit être une source d’inspiration importante, percutante et pragmatique pour une large action climatique». De son côté, la vice-secrétaire générale de l’ONU, Amina Mohamed, a relevé la nécessité de cette «Grande coalition», faisant savoir qu’alors que le soutien de l’Accord de Paris de la part des gouvernements infranationaux prend de l’ampleur dans les pays développés comme dans les pays en développement, le soutien des entreprises et des investisseurs émane principalement de l’Europe et des États-Unis. «Ça doit changer», a-t-elle lancé, appelant au regroupement des entreprises, des investisseurs, des bailleurs de fonds et des gouvernements des quatre coins du monde pour «accélérer à la mise en œuvre des plans d’action nationaux sur le climat». Poursuivant dans le même sens, Inia Batikoto Seruiratu, ministre fidjien de l’Agriculture et Champion de haut niveau pour le climat pour la COP23, a souligné que «le temps est à l’action. Les acteurs non-étatiques sont décidés à œuvrer de concert avec les acteurs étatiques pour mener la lutte sur le plan local». Seruiratu a par la suite félicité son homologue marocaine, Hakima El Haité, Championne de haut niveau pour le climat pour la COP22, avant de saluer «l’implication des acteurs non-étatiques qui ont, depuis Marrakech, fait preuve d'innovation et de grande ingéniosité dans leurs recommandations». Notons que lors de la cérémonie d’ouverture de ces «Journées du partenariat», les intervenants ont mis l’accent sur l’importance de se baser sur les résultats de la réunion du Partenariat du Pacifique pour l’action climatique (CAPP), tenue à Suva en juillet 2017, et le Partenariat de Marrakech pour l’action climatique globale, lancé en novembre dernier à Marrakech. Cette fois-ci, la spécificité des Îles Fidji oblige, les «Journées du partenariat» se sont focalisées sur les questions de financement climatique et les moyens à même de renforcer la résilience des océans et des zones côtières face au changement climatique, en s’adaptant aux priorités et objectifs spécifiques des pays.

L’étude qu’elle va lancer a pour objectif de définir les méthodes appropriées de traitement et de valorisation adaptées à chacune des 12 collectivités territoriales sélectionnées. Les détails.

L’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) vient de poser un nouveau jalon dans sa stratégie d’appui des collectivités locales marocaines pour se doter d’une feuille de route en vue du traitement des déchets ménagers et assimilés. Son représentant résident dans le royaume, Tojima Hitoshi, a en effet ratifié, avec le wali directeur général des collectivités locales du ministère de l’Intérieur, Khalid Safir, le procès-verbal de discussions sur le  Projet d’élaboration de la stratégie nationale de traitement et de valorisation des déchets ménagers et assimilés pour le Royaume du Maroc, le 6 octobre à la Direction générale des collectivités locales à Rabat. Selon la JICA, cette signature marque le lancement officiel du projet de coopération technique qui sera mis en œuvre par l'agence, en partenariat avec le ministère de l’Intérieur et le Secrétariat d’État chargé du développement durable, qui va réaliser une étude pour l’élaboration de la stratégie nationale de traitement et de valorisation des déchets ménagers et assimilés  et ce pour une durée de 24 mois.

Cette étude a vise à définir les méthodes appropriées de traitement et de valorisation adaptées à chacune des collectivités sélectionnées. Elle permettra de caractériser les déchets dans 12 collectivités territoriales, représentant 4 strates de population différentes, ainsi que l’examen d’au moins 20 plans directeurs provinciaux et préfectoraux. Des  conseils techniques y seront aussi formulés par des experts japonais. À signaler que la JICA, qui contribue au développement social et économique du Maroc, ne s'aventure pas en terrain inconnu. L’agence japonaise a, en effet, déjà réalisé un projet pilote de gestion des déchets ménagers et assimilés dans la province de Tiznit et les communes avoisinantes, sur une période de allant de 2013 à 2016. Cette opération s'est déroulée avec l’assistance d'experts japonais mandatés par la JICA pour améliorer la gestion des déchets.  

Les startups qui sont arrivées au stade final de la compétition, c'est-à-dire à la phase de prototypage, sont au nombre de sept. Leurs mentors et dirigeants respectifs ont tour à tour présenté leurs problématiques et innovations lors du Demo day.

Elle s’était donné ce challenge : elle l’a réussi ! L’équipe de Numa Casablanca, conduite par Salma Kabbaj et Leyth Zniber, respectivement présidente et cofondateur, est parvenue à relever le défi de conduire à son terme la toute première saison de Datacity Casablanca qui a duré neuf mois. La cérémonie de clôture dénommée Démo day a notamment eu lieu jeudi dernier dans un palace de la capitale économique du royaume en présence d’une forte assistance. Frédéric Oru en personne, le patron de Numa International et Numa Paris, d’où tout est parti, a tenu à être de la partie qu’il a dit «ne vouloir rater pour rien au monde» (voir interview à la page suivante). Avant d’ajouter que «pour Numa c’est la preuve que le programme que nous avons par trois fois exécuté avec succès à Paris, peut être reproduit et adapté dans une autre ville, un autre continent, un autre environnement qui a des contraintes très différentes mais qui peut de la même façon mobiliser l’énergie entrepreneuriale de son écosystème pour relever des défis essentiels de la ville». En tout cas, l’équipe de Numa Casablanca peut être fière. Encouragée par la Ville de Casablanca, entendez la Mairie, et un groupement de partenaires, composé de RATPDev, Inwi, Michelin et LafargeHolcim Maroc, elle est parvenue à accompagner des entrepreneurs, aspirants entrepreneurs, étudiants, chercheurs jusqu’à la conception de prototypes concrets de solutions innovantes au service de la ville casablancaise intelligente de demain. Les startups qui sont arrivées au stade final de la compétition sont au nombre de sept. Leurs mentors et dirigeants respectifs ont tour à tour présenté leurs problématiques et innovations lors du Démo day.

Innovations
Les premiers passés, en l’occurrence Enekio et Nextronic, ont répondu avec brio aux problématiques posées par RATPDev. C'est-à-dire réduire l’empreinte carbone du centre de maintenance des tramways à Sidi Moumen et optimiser la sécurité du tramway de Casablanca. Pour faire face à la première problématique, Enekio a développé une solution d’efficacité énergétique notamment une interface visuelle où Saas, qui compare plusieurs profils de consommation en fonction de recommandations, détermine les économies financières et quantifie toutes les solutions pouvant être fournies. Grâce à cette solution RATPDev peut réduire de 30% sa facture d’électricité. Quant à Nextronic, elle a développé un système embarqué qui remplit la fonction d’un Watchdog (chien de garde). Installé dans la cabine du conducteur du tramway, il surveille et analyse l’environnement extérieur du véhicule grâce à des algorithmes de reconnaissance d’obstacles. Son rôle consiste à assister les conducteurs des rames en envoyant des alertes en amont permettant de détecter les obstacles et autres comportements dangereux qui peuvent occasionner des accidents et perturber le trafic.

Ensuite, c’était au tour d’Inwi de présenter sa problématique : l’opérateur télécoms voulait mieux comprendre et contrôler la consommation énergétique de ses bâtiments afin de l’optimiser. Pour cela, c’est la startup Lightinno qui a volé à son secours en développant des capteurs permettant la remontée instantanée des consommations. Ces capteurs sont notamment connectés à un software qui non seulement permet de faire du monitoring avancé des consommations à la seconde, mais également la refacturation automatisée des différents clients installés au sein des parcs d’offshoring. Bref, Lightinno a développé une plateforme web et mobile de suivi en temps réel de la consommation électrique et d’aide à la prise de décision quant au pilotage de la consommation énergétique.

En troisième position, LafargeHolcim Maroc a rappelé les deux problématiques qu’elle avait posées au début de la compétition en octobre dernier. D’une part, le cimentier voulait savoir si on pouvait améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments grâce à de nouvelles solutions innovantes d’isolation thermique ; et d’autre part s’il était possible d’améliorer la qualité de l’application des matériaux de construction pour mieux assurer leur efficacité. À la première demande, la startup Funsulat a répondu en développant des plaques d’isolation à base de…champignons. Efficientes et nettement compétitives par rapport à celles qui sont sur le marché, ces plaques permettent d’atteindre des niveaux d’isolation enviables grâce à des produits bio et non inflammables.

Tandis que face à l’autre problématique, c’est Kezakoo, qui a une longue expérience dans l'e-learning, qui a proposé une solution destinée à améliorer les compétences des applicateurs dans le secteur du bâtiment. Celle-ci porte précisément sur des modules de formation conçus spécialement pour cette cible, avec un contenu et un format créé et testé de façon à s’intégrer à leurs habitudes de travail. Last but not least, en quatrième et dernière position, Michelin a présenté ses demandes. Pour rappel, celles-ci portaient sur deux questionnements : Comment peut-on mesurer et optimiser l’utilisation des véhicules en circulation ? Et comment peut-on optimiser la gestion des places de stationnement disponibles dans la ville de Casablanca ? À la première interrogation, c’est la startup Noor ma qui a apporté une réponse notamment en proposant une solution qui structure le covoiturage. Son service de chatbot connecte l’offre et la demande de façon simple et ludique. Il tire parti de la communauté grandissante des utilisateurs du réseau social Facebook manifestant ce besoin de covoiturage. Quant à la seconde question, elle a obtenu une réponse de la part de la startup E-Park. En effet, grâce à son dispositif intelligent installé sur les candélabres, ePark permet la détection instantanée de places de parking libres, notifiées en temps réel aux automobilistes souhaitant garer leur véhicule. 

Le programme déployé par Lydec à l’occasion des Journées mondiale de l’environnement et de l’océan s’inscrit dans le cadre de son Plan d’action développement durable 2020.

À l’occasion des Journées mondiales de l’environnement et de l’océan, célébrées respectivement les 5 et 8 juin de chaque année, la Lyonnaise des eaux de Casablanca (Lydec) a déployé un programme inédit de sensibilisation de ses clients, partenaires et collaborateurs aux enjeux majeurs de la préservation de l’environnement et des espaces verts et la protection du littoral et de l’océan. C’est ainsi que pour ses clients particuliers, Lydec a lancé l’opération «Bayti Bay’ati» pour sensibiliser à la maîtrise des consommations d’eau et d’énergie. C’est notamment un challenge sous forme d’un jeu concours ludique visant à promouvoir les comportements et les gestes éco-responsables, qui a réuni 20 familles du Grand Casablanca sélectionnées à l’issue d’un appel à participation.

Les agences Lydec ont été également mises à profit pour sensibiliser les clients par le biais d’affiches et la publication de deux numéros du magazine «Lydec & Vous». L’un a porté sur les gestes quotidiens pour l’environnement, tandis que l’autre a mis en avant l’espace expérimental d’agriculture urbaine créé récemment sur le site de la Station d’épuration des eaux usées de Médiouna. Au niveau interne, la Fondation Lydec a organisé, au profit d’une centaine de collaborateurs et leurs familles, des visites des deux sites emblématiques représentatifs des enjeux liés à l’environnement et à l’océan. Il s’agit de l’espace expérimental d’agriculture urbaine de la STEP de Médiouna et de la galerie «Eaucéan» construite au sein de la station de prétraitement des eaux usées de Sidi Bernoussi. Ces visites ont été notamment animées par la Fondation Lydec et deux associations partenaires, à savoir : l'Association des enseignants des Sciences de la vie et de la terre et l’association Recherche action pour le développement durable. Des ateliers pédagogiques ont été également proposés aux collaborateurs et leurs familles, en l’occurrence la plantation d’arbres, le compostage et le nettoyage des abords de la station «Eaucéan». Le programme déployé par Lydec à l’occasion des Journées mondiales de l’environnement et de l’océan s’inscrit dans le cadre de son Plan d’action développement durable 2020. Structuré autour de 4 engagements et 20 objectifs fixés pour la période 2015-2020, le PADD 2020 vise, entre autres, à sensibiliser les parties prenantes de l’entreprise à l’environnement et au développement durable et à contribuer à l’amélioration du cadre de vie des habitants de Casablanca. 

En marge de la célébration de la Journée mondiale de l’environnement, le Secrétariat d’État au Développement durable a organisé à son siège à Rabat, une cérémonie de clôture du pilier II du programme «Gestion et élimination sécurisée des PCB», lancé en collaboration avec l’ONUDI.

La semaine dernière, en marge de la célébration de la Journée mondiale de l’environnement, le Secrétariat d’État chargé du Développement durable (SEDD) a organisé à son siège à Rabat, en collaboration avec l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI), la cérémonie de clôture du programme national «Gestion et élimination sécurisée des PolyChloro Bi phényles «PCB»/ Pilier II». Présidée par Nezha El Ouafi, la Secrétaire d’État chargée du Développement durable, cette manifestation a porté sur la présentation du bilan des réalisations dudit programme et du plan d’action des «PCB» sur la période 2018-2028. Côté bilan, rappelons que le programme a connu plusieurs réalisations parmi lesquelles on peut citer pêle-mêle : l’achèvement d’un inventaire qui a permis d’identifier 600 tonnes d’appareils hors service à PCB pur ; la réalisation d’une campagne nationale d’analyse de 6.000 transformateurs susceptibles d’être contaminés par les PCB, qui a permis l’identification de 3.569 tonnes d’équipements contaminés ; la mise en place en 2015 à Bouskoura de la première plateforme de traitement et de réhabilitation des appareils électriques contaminés par les PCB au niveau de l’Afrique et des pays arabes ; et le traitement et l’élimination de 1.530 tonnes d’équipement, soit 37% de la quantité inventoriée au niveau national. S’agissant du plan d’action PCB 2018-2028, le SEDD et ses partenaires ont convenu de muscler la sensibilisation pour susciter l’intérêt d’un plus grand nombre d’opérateurs.

D’ailleurs, lors de cette journée, des certificats ont été remis aux détenteurs des PCB ayant participé aux opérations de décontamination réalisées en 2016-2017 au sein de la plateforme de traitement et de réhabilitation des appareils électriques de Bouskoura (PF-PCB). Ont participé à cette cérémonie, qui entre dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de l’environnement, toutes les parties prenantes du programme PCB, à savoir l’ONUDI, le PNUD, les départements ministériels et institutions membres de la Commission nationale des PCB et du Comité de pilotage ainsi que les secteurs public, semi-public et privé détenteurs de PCB. Précisons que les PolyChloro Bi phényles ou PCB, sont des produits chimiques dangereux, classés par la Convention de Stockholm comme polluants organiques persistants, autrefois utilisés comme fluide diélectrique notamment dans les anciens appareils électriques (transformateurs, condensateurs, régulateurs et autres).

À l’occasion de la Journée mondiale de l’océan, célébrée le 8 juin de chaque année, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres a diffusé un message que nous publions in extenso ci-dessous.

Les océans font de notre maison commune une planète bleue. Ils régulent le climat, produisent de l’oxygène et offrent des services fournis par les écosystèmes, des services énergétiques et des services en termes de ressources minérales. La vie qu’ils abritent sous la surface et sur leurs rivages est source d’aliments et de médicaments. Les océans nous connectent tous, produisent des liens culturels entre populations et nations et sont essentiels pour faire circuler les biens et les services à travers le monde. On ne soulignera jamais assez l’importance que revêtent nos océans pour chaque être vivant sur notre planète. Aujourd’hui, nous célébrons tout ce que les océans nous offrent et réaffirmons notre engagement à en prendre dûment soin.

En cette Journée mondiale de l’océan, nous nous tournons vers l’avenir. Nous devons absolument assurer une gestion et une exploitation durables de nos océans si nous voulons atteindre des objectifs écologiques et économiques pour les communautés du monde. Toutefois, l’avenir de nos océans est assombri par de nombreuses menaces - changements climatiques et acidification des océans, pollution, pratiques de pêche non viables et destructrices - et par un manque de ressources qui permettraient d’y parer. Comme l’ont récemment indiqué quelque 600 experts du monde entier dans le cadre de la première évaluation mondiale des océans, l’impact - en particulier l’impact cumulatif - des activités humaines sur les océans a augmenté considérablement et les capacités des océans sont sur le point d’atteindre leur limite, s’ils ne l’ont pas déjà fait.

Le programme de développement durable à l’horizon 2030 est un cadre ambitieux que nous utiliserons, ensemble, pour parer à ces menaces et améliorer la vie des populations. La Journée mondiale de l’océan offre une occasion unique de faire avancer la cause d’un avenir durable. Prêts à lancer un appel à l’action, gouvernements, organisations intergouvernementales et société civile se sont rassemblés cette semaine au siège de l’Organisation des Nations Unies, à l’occasion de la Conférence des Nations Unies visant à appuyer la réalisation de l’objectif de développement durable n° 14 : conserver et exploiter de manière durable les océans, les mers et les ressources marines aux fins du développement durable. Face à l’avenir, nous ne pourrons conserver et exploiter de manière durable les océans que si nous parvenons à parer efficacement aux menaces auxquelles ils sont confrontés. Il nous faut collaborer à tous les niveaux et dans tous les secteurs. Par conséquent, notre avenir sera déterminé par notre volonté collective de partager nos informations et de trouver des solutions à des problèmes communs. C’est en avançant ensemble que nous pourrons conserver nos océans en tant qu’havres de paix, de sécurité et de prospérité et préserver la santé de notre planète bleue. 


Le Maroc élu  vice-président de l’ONU sur les océans

En marge de la célébration des journées mondiales de l’environnement et des océans, une délégation marocaine conduite par Aziz Akhannouch, ministre de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts et composée de Salaheddine Mezouar, président de la COP22 et d’Omar Hilale, représentant permanent du Maroc auprès des Nations Unies, a pris part à la conférence de haut niveau des Nations Unies sur la mise en œuvre de l’objectif de développement durable (ODD) 14. L’évènement co-organisé par les gouvernements des Îles Fidji et de la Suède, du 5 au 9 juin 2017 au siège de l’ONU à New York, avec la participation de plus de 120 pays, était notamment axé sur le thème : «Nos océans, notre avenir : forger un partenariat pour la mise en œuvre de l’ODD 14». Il visait à identifier les moyens d’appuyer la mise en œuvre de l’ODD14 et à élaborer des solutions sur lesquelles toutes les parties prenantes devaient s’engager. À cette occasion, le Maroc a organisé une table ronde sous le thème : «Initiative de la ceinture bleue dans le cadre de l’Afrique en action». Avant d’être élu à l’unanimité des 193 membres des Nations Unies, vice-président de la Conférence des Nations Unies sur les océans. Le royaume siège à ce poste aux côtés de 12 autres pays parmi lesquels les Îles Fidji et la Suède qui ont été élus co-présidents de la conférence. Il est à préciser que la conférence de New York a été couronnée par l’adoption d’une déclaration politique sous forme d’un «Appel à l’action» et la publication d’une liste d'engagements volontaires pour la mise en œuvre de l’ODD14. 

L’enjeu majeur de cette rencontre, à laquelle participent plusieurs délégations de 200 pays, dont celle du Maroc, conduite par Salaheddine Mezouar, est d’avancer sur le manuel de mise en œuvre de l’Accord de Paris que la Communauté internationale a convenu de formaliser d’ici décembre 2018, lors de la COP22, tenue à Marrakech.

C’est parti pour les premières négociations de Bonn ! En attendant la COP23, qu’organiseront les Îles Fidji en novembre prochain dans la capitale fédérale allemande, plusieurs délégations de 200 pays s’y sont donné rendez-vous à la session annuelle de la Convention-cadre des Nations Unies sur les Changements climatiques (CCNUCC), ouverte depuis le 8 mai, pour avancer sur la rédaction du manuel de mise en œuvre de l’Accord de Paris. En effet, malgré la mauvaise nouvelle en provenance des États-Unis où le président, Donald Trump, menace de sortir du cadre multilatéral de l’Accord de Paris, et les incertitudes financières qui pèsent sur les pays en voie de développement, les négociateurs sont déterminés à poursuivre la dynamique enclenchée depuis la COP21, qui s’est poursuivie à la COP22 tenue à Marrakech.

C’est ainsi que lundi dernier, dès l’ouverture des travaux, Salaheddine Mezouar, le président de la COP22, a donné le ton en déclarant que «la mise en œuvre de l’Accord de Paris constitue un défi majeur pour la présidence de la COP22». Dans son allocution, Mezouar a notamment rappelé que la Conférence de Marrakech sur le climat a donné lieu à de nombreuses décisions qui constituent des avancées tangibles dans la lutte contre le changement climatique, notant que les objectifs de la présidence ont été atteints mais il faut maintenant activer la mise en œuvre des recommandations.

À cet effet, le président de la COP22 a souligné que le secrétariat général de la COP a défini plusieurs priorités relatives, notamment, au financement et au renforcement de la capacité des États à mettre en application l’Accord de Paris.

D’ailleurs, un plan d’action a été défini avec la Banque mondiale pour que chaque pays puisse consacrer une partie de son budget à la réalisation de projets de développement durable, a-t-il précisé. Avant d’indiquer que le volet financement interpelle également le secteur privé, les banques et les organismes de financement.

Sur ce volet, la présidence marocaine présentera, à la veille de la COP23, ses conclusions et organisera, en octobre prochain au Maroc, une rencontre pour exposer les nouvelles initiatives liées à la lutte contre le changement climatique. La session de Bonn sur le climat, dont les travaux se poursuivront jusqu’au 18 mai, sera l’occasion d’évaluer les réalisations accomplies depuis la conférence de Marrakech et de présenter les actions de la présidence de la COP, notamment les priorités retenues par la présidence marocaine qui accompagnera les Îles Fidji pour l’organisation de la prochaine COP23. Près de 4.000 participants, dont des négociateurs, des experts en changements climatiques, des membres observateurs, et des représentants de la société civile, représentant 200 pays, y prennent part.

La délégation marocaine, qui comprend également l'ambassadeur pour les négociations multilatérales, Aziz Mekouar et la Championne pour le Climat Hakima El Haite y mènera, durant ces deux semaines, les efforts collectifs pour avancer sur les modalités et les procédures pour la mise en œuvre de l'Accord de Paris, dorénavant appelées le «Programme de travail», et organisera également une série de consultations autour du «Dialogue facilitateur», prévu pour 2018, visant à renforcer l'action climatique et à améliorer les soumissions des contributions nationales (NDC) d'ici 2020. Les délégués tenteront notamment de se mettre d’accord sur le contenu du «Dialogue facilitateur» conçu comme un bilan intermédiaire des trajectoires des pays, en attendant le bilan mondial prévu en 2023. Certains pays comme la Chine, premier émetteur mondial de gaz à effet de serre pourraient profiter de cette étape de 2018 pour relever leurs objectifs de lutte contre le réchauffement, et inviter leurs partenaires à réviser eux aussi, leurs ambitions climatiques. Pour le moment, les engagements actuels des pays conduisent à une hausse de 3°C du thermomètre mondial.

Dans le cadre des réunions informelles, les délégués discuteront aussi de l’un des dossiers les plus épineux de la lutte contre le réchauffement climatique. Vous l’aurez deviné, il s’agit du financement où la promesse faite par les pays développés de mobiliser une enveloppe d’au moins 100 milliards de dollars par an, d’ici 2020, en direction des pays en voie de développement n’est pas honorée. S’y ajoute, par ailleurs, la menace brandie par le président, Donald Trump, qui a prévu de baisser drastiquement les contributions financières des États-Unis à plusieurs organes multilatéraux, dont la CNUCC et le Fonds vert pour le climat qui n’a à ce jour reçu que le tiers du montant de 3 milliards de dollars promis par Washington. Ceci étant, il faut, somme toute, se réjouir de l’existence du Fonds d’adaptation, sur lequel des discussions seront également engagés. Cet instrument financier, issu du protocole de Kyoto, a quand même permis, depuis 2010, de financer une cinquantaine de projets à hauteur de 337 millions d’euros. Bien entendu, les pays en voie de développement entendent accéder plus facilement à cette manne. D’ailleurs, comme l’a rappelé Gebru Jember Endalew, le président du groupe des Pays les moins avancés (PMA), «de nombreux PMA ont pris des engagements ambitieux dans le cadre de l'Accord de Paris. Toutefois, ces engagements ne peuvent être mis en œuvre sans un soutien substantiel, y compris un soutien technologique et financier».

En effet, selon certaines estimations, plus de 100 billions de dollars sont nécessaires pour passer à une société mondiale à faible intensité de carbone. Le soutien financier engagé par les pays en développement à ce jour tombe loin de ce chiffre et est donc malheureusement insuffisant. Le peu qui a été nominalement mis à disposition, par le biais de divers fonds et institutions, continue d'être inaccessible pour ces pays que le manque de capacité individuelle et institutionnelle empêche d’accéder facilement à ces soutiens. «En fin de compte, le financement du climat doit commencer à couler réellement vers les pays qui en ont besoin et être considérablement étendu si nous voulons limiter le réchauffement climatique à des niveaux sûrs et éviter les impacts les plus catastrophiques du changement climatique à travers le monde», a indiqué le président du groupe des PMA. 


Les neuf réseaux d’acteurs non-étatiques et leurs priorités

Les neuf réseaux d’acteurs non-étatiques sont tous présents à Bonn pour faire pencher la balance en leur faveur. Les voici avec leurs priorités respectives.

Les peuples autochtones.
Priorité. le soutien à l’agriculture et aux projets d’énergies renouvelables à petite échelle.

Les réseaux d’actions climatiques.
Priorité. l'agriculture et la sécurité alimentaire.

Les gouvernements locaux et autorités municipales.
Priorité. la poursuite de l’engagement des parties non-constituantes.

La jeunesse.
Priorité. être associée à la conception des documents techniques.

Le monde des affaires.
Priorité. aider la société civile à travers l’appui à l’innovation.

Le grand groupe des travailleurs et des syndicats.
Priorité. le remplacement du travail en silo par un travail plus partagé.

Femmes et genre.
Priorité. le respect des droits des femmes dans la parité des participations.

Les agriculteurs.
Priorité. plus de mobilisation pour l’agriculture.

Les universités.
Priorité. la mise en place d’un agenda de la recherche et de fonds.

Dès son installation dans son nouveau fauteuil de directeur général du 4C, par l’ex-ministre déléguée à l’Environnement, en février dernier, Mohammed Nbou a trouvé que plusieurs fronts étaient ouverts par son prédécesseur de la GIZ. Pour prendre les choses en main, il a fixé des priorités dans une feuille de route avec son Conseil d’administration. Présentation.

Les choses vont vite pour Mohammed Nbou, le nouveau directeur général du Centre de compétence pour le changement climatique (4C) ! À peine installé dans son fauteuil, par Hakima El Haité, l’ex-ministre déléguée à l’Environnement, en début février dernier, Nbou se devait de faire face à plusieurs fronts ouverts par son prédécesseur de la Coopération technique allemande (GIZ), Mohamed Boussaid. À commencer par la préparation et la tenue de son tout premier Conseil d’administration, tenu  le  27 mars. Une première épreuve franchie avec aisance.

L’ordre du jour portait en effet sur le parachèvement de la construction institutionnelle du centre, qui était au cœur de la réunion de son investiture, ainsi que sur les projets prioritaires de l’année en cours. «Lors de la séance du 6 février dernier, le Conseil d’administration du 4C a adopté une feuille de route stratégique fondée sur trois piliers, à savoir : inscrire le 4C dans un cadre normatif institutionnel et le doter d’une structure opérationnelle nécessaire à la réalisation de ses missions ; constituer une plateforme intégrée des compétences et des acteurs du royaume (entreprises, collectivités locales, État, milieux associatifs, et organismes de recherche) pour accélérer la mise en œuvre de l’effort d’atténuation ; et capitaliser sur l’acquis et la légitimité dans le domaine du changement climatique du royaume par le déploiement d’un centre d’assistance technique de référence internationale, notamment sur la Finance climat, avec pour priorité d’action l’Afrique», a-t-il expliqué. Avant de préciser que «nous souhaitons que le 4C devienne un laboratoire d’excellence sur la conception de politiques pilotes climat, la modélisation, le développement, la promotion et l’évaluation des méthodologies et des outils, enfin de permettre la constitution d’un réseau de compétences climat, indispensable à la décarbonisation de notre économie». Plus concrètement, cette feuille de route stratégique a été déclinée en un plan d’actions opérationnel étalé sur les deux prochaines années où le 4C devra capitaliser et entretenir la dynamique générée par la COP21 et mettre en œuvre les partenariats et coopérations engagés lors de la COP22. Cette année par exemple, le centre forme les négociateurs de la COP23, qui sera organisée par les Îles Fiji en novembre prochain à Bonn en Allemagne.

Toujours en matière de formation, un programme ambitieux est en train d’être déroulé au profit de toutes les parties prenantes étatiques et non-étatiques du changement climatique en vue de les soutenir dans la préparation de leurs projets d’atténuation et d’adaptation. Même les experts chargés d’assurer l’assistance technique des dossiers de financement, notamment du Fonds vert, sont de la partie. Selon Nbou, «nous sommes dé-sormais passés à une phase de mise en œuvre opérationnelle où la mobilisation des acteurs étatiques n’est plus suffisante. Cette nouvelle étape est, par définition, impérativement inclusive et doit permettre à tous ceux qui aujourd’hui émettent des émissions de carbone en grande quantité de participer concrètement à cette transformation de l’économie à bas carbone par une réorganisation des modèles de production et de gestion des services.

Cela concerne bien sûr les entreprises mais également les collectivités locales. Je rappelle que les métropoles concentrent à elles seules 60% des émissions de carbone». Enfin, ce plan d’action prévoit également pour 2018, de se concentrer sur deux chantiers majeurs. D’abord, le renforcement de la Finance climat et la définition des modalités pour accueillir et développer l’ensemble des financements, dont le marché carbone. À ce propos, le 4C se prépare à jouer pleinement son rôle de coordinateur des demandes de financement auprès des bailleurs de fonds internationaux pour le changement climatique. Ensuite, le développement d’un marché carbone au Maroc qui permettra de financer et de soutenir les NDC, c’est-à-dire les engagements de réduction des émissions de carbone du pays en conformité avec l’Accord de Paris.

Dernière Minute

Nos derniers Tweets...

Suivez-nous sur Facebook

Vidéos des ÉCO

Vidéos des ÉCO