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Ronan Dantec, Président de l’Association Climate Chance

Après Agadir, c’est Abidjan, capitale de la République de Côte d’Ivoire, qui abrité les travaux du 3e Sommet Climate Chance, les 28 et 29 juin derniers. Ronan Dantec, président de l’Association Climate Chance et promoteur de cette «COP des acteurs non-étatiques» revient sur les objectifs et les enjeux de cette rencontre destinée à arrimer l’Afrique à la communauté internationale en matière de lutte contre les émissions de CO2 et de transition écologique.

Les Inspirations ÉCO: Après Agadir en juillet de l’année dernière, vous venez d’organiser la 3e édition du Sommet Climate Chance à Abidjan, les 28 et 29 juin. Qu’est-ce qui distingue le 2e du 3e Sommet Climate Chance ?
Ronan Dantec: Le Sommet d’Abidjan, c’est le 3e grand événement que nous avons organisé, mais surtout c’est le «premier Sommet Climate Chance africain». C’est-à-dire que ce n’est pas le prolongement des sommets mondiaux sur le climat qui réunissent tous les acteurs mondiaux comme nous avons fait jusque-là, mais plutôt un sommet dédié aux acteurs africains. Afin que ces derniers aient un événement pour avancer dans l’organisation de leurs travaux par coalition thématique. C'est-à-dire que -et c’est vraiment ce que nous savons faire au niveau de l’Association Climate Chance- nous voulions avoir un moment où les acteurs africains qui travaillent sur l’agriculture ou sur les transports et les villes durables se réunissent pour échanger et se mettre d’accord sur des priorités et sur des outils pour leur mise en œuvre. Cela a été très studieux. Du coup, il s'agit plus d'une offre de travail, en comparaison avec ce qui s’est passé lors des autres sommets, marqués par des présentations de bonnes pratiques. Les acteurs ont massivement répondu à cette invitation.

Quelles sont les priorités qui ont été remontées par les coalitions africaines?
Les priorités remontées par les différentes coalitions africaines sont les mêmes que celles que l’on connaît depuis longtemps. Ce sont notamment celles portant sur l’agriculture durable, sur la préservation de la forêt ou sur la production électrique, principale cause de l’augmentation des émissions de CO2 africaines. Il faut trouver des modèles qui ne soient pas la duplication de vieux modèles occidentaux. L’adaptation est évidemment un enjeu incontournable. Comment trouve-t-on des opérateurs pour bâtir des villes durables en Afrique? Finalement, ces priorités, on les connaissait. Ce qui nous semblait en revanche plus important -et c’était cela l’objet du sommet- c’était d’arriver à un moment où les acteurs africains définiraient ensemble une stratégie, avec un séquencement des priorités, un mode de travail en commun en utilisant l’outil Internet et les nouvelles technologies pour donner un support concret aux différentes décisions. C’est là-dessus qu’on a travaillé, et je peux vous assurer que les acteurs présents se sont fortement investis.

Parmi les outils de suivi du travail des coalitions d’acteurs non-étatiques, vous aviez annoncé l’année dernière à Agadir la création d’un observatoire. Où en êtes-vous par rapport à ce projet?
L’observatoire s’est nourri des travaux tenus à Abidjan. Il y a eu un moment important autour de la question des données. La rencontre portait notamment sur la manière de mettre en commun les données des uns et des autres. Sur cette question, le premier rapport de l’observatoire sortira en automne prochain, comme prévu. Nous l’espérons vivement parce que, il faut quand même le souligner, nous avons des difficultés à réunir les données des acteurs africains. Ces dernières revêtent pour nous une grande importance.

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