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Les Cahiers des ÉCO

Le Centre de dévéloppement de la région du Tensift a présenté, récemment,  l’étude d’écologisation du quartier Rmila à Marrakech.

Samedi dernier, la ville de Marrakech a abrité une session de formation très particulière au profit des journalistes. Axé sur le thème : «le concept d’éco-quartier pour des villes inclusives, innovantes et résilientes aux aléas climatiques», la formation organisée par le Centre de développement de la région du Tensift (CDRT) avec le soutien de la Fondation allemande Friedrich Neumann (FFN) visait en fait plusieurs objectifs. En partant du constat selon lequel la couverture médiatique des questions liées aux changements climatiques reste encore très marginale dans la région, l’un des objectifs du séminaire consistait donc à mobiliser les journalistes locaux pour les sensibiliser, les former et leur faire prendre conscience qu’ils ont un rôle important à jouer en matière de lutte contre le changement climatique. C’est dans ce cadre qu’il leur a été signifié que les villes sont les principales responsables des changements climatiques mais aussi les plus touchées par leur impact, d’où le rôle important de transformation qu’elles peuvent jouer pour parvenir à un développement vert et résilient face aux changements climatiques.

Pour aller vers la durabilité
Parmi les projets que peuvent déployer les villes pour aller vers la durabilité, les organisateurs ont notamment mis en exergue les «éco-quartiers». «Un éco-quartier est conçu de façon à minimiser son impact sur l’environnement en prêtant attention à la problématique de la mobilité, des énergies, de l’eau et des déchets», ont-ils relevé. Les initiateurs de la rencontre ont également insisté sur le fait que l’éco-quartier ne se limite pas exclusivement à l’aspect environnemental, il impacte également le niveau social en attachant une importance particulière à la mixité socio-économique, culturelle et «générationnelle». Selon eux, le développement d’un concept d’éco-quartier représente la première étape pour développer un urbanisme durable et favoriser l’émergence de solutions novatrices en prenant en compte les diversités des tissus urbains locaux.

Un projet pilote à Rmila
C’est pourquoi, le temps fort de l’événement était la présentation de l’étude pour «l’écologisation» du quartier Rmila à Marrakech. Une étude largement discutée avec les participants pour dégager les étapes essentielles à la mise en place d’un éco-quartier fonctionnel, durable et participatif dans le contexte des villes marocaines en général et de Marrakech en particulier. À l’issue de la rencontre, les participants ont convenu de tirer un guide du modèle de Rmila. Un outil qui servira, disent-ils, à mettre en place de nouveaux éco-quartiers à Marrakech mais également dans d’autres villes marocaines grâce à une méthodologie testée et dont les résultats sont aujourd’hui visibles à Rmila. En attendant de finaliser ce travail, signalons que cette formation s’insère dans le cadre du projet «changement climatique, vers une mobilisation collective (2CMC)», lancé en 2016 par le CDRT avec le soutien de la FFN. Les participants ont pu y débattre de thématiques très diverses se rapportant aux «fondamentaux et focus sur le concept éco-quartier», «pourquoi le changement climatique concerne chaque journaliste et chaque acteur associatif ?», «points importants que tout journaliste ou associatif devrait savoir à propos du changement climatique», «focus sur les solutions», «adaptation aux changements climatiques et trames vertes : quels enjeux pour la ville ?», «visions pour la contribution à l’écologisation des quartiers». 


À propos du CRDT

Créé en 1998, le Centre de développement de la région du Tensift (CDRT), composé de professeurs universitaires, d’ingénieurs et de médecins, a pour vocation, entre autres, de contribuer à la promotion de la région en tant qu’espace et cadre institutionnel d’initiatives, de conception et de mise en œuvre de politiques régionales de développement.

La session de cette année sera particulièrement suivie, en raison de plusieurs facteurs : elle se tiendra sous le haut patronage du roi ainsi que sous la présidence du chef de gouvernement, en présence de plusieurs ministres, ambassadeurs et représentants des organismes internationaux, du secteur privé, de la société civile et des médias.

Le secrétariat d'État chargé du Développement durable (SEDD) organise, aujourd'hui,  12 juillet  à Rabat, la cérémonie de remise du 12e Prix Hassan II pour l’environnement. Selon le communiqué diffusé par le SEDD, la session de cette année sera particulièrement suivie, en raison de plusieurs facteurs. Pour la première fois, la cérémonie se tiendra sous le haut patronage du roi, ce qui lui donnera plus de rayonnement.

Ensuite, ce prix vient à un moment spécial caractérisé par l’adoption de la Stratégie nationale de développement durable par le Conseil des ministres du 25 juin 2017 et le lancement de sa mise en œuvre. Last but not least, l’événement sera présidé par le chef de gouvernement, et se distinguera par la présence de plusieurs ministres, ambassadeurs et représentants des organismes internationaux, du secteur privé, de la société civile et des médias. Rappelons que le Prix Hassan II pour l’environnement participe à la mobilisation des acteurs et des partenaires du secteur public et privé, de la société civile, des instituts de recherche scientifique et des médias à travers l’encouragement de toutes les actions et initiatives qui contribuent à la protection de l'environnement et à la conservation du patrimoine culturel et naturel.

De même, ce prix vise l’amélioration du cadre de vie de la population, assurant ainsi une forte implication collective dans le chantier de mise en œuvre des Objectifs de développement durable, conformément à la nouvelle Constitution de 2011 et à la loi cadre portant Charte de l'environnement et du développement durable. Rappelons aussi que dans le but de donner un nouvel élan et une plus grande dimension à ce prix, notamment pour lui permettre d’accompagner la grande dynamique que connaît notre pays depuis l’adoption de la Charte nationale de l'environnement et du développement durable, il a été procédé à l’amendement de la décision qui régit ce prix, en 2015.

En effet, divers aspects le régissant ont connu des changements. Par exemple : sa valeur financière a été portée à 450.000 dirhams ; son organisation a été rendue bisannuelle (une fois tous les deux ans), ceci pour donner suffisamment de temps aux intéressés pour la préparation de leurs candidatures ; et de nouveaux domaines ont été créés pour susciter l’intérêt d’acteurs tels que les collectivités locales et le secteur privé. À signaler que pour cette 12e session, qui a été organisée conformément à ces différents amendements, les candidatures ont atteint un total de 99 candidats. Parmi eux 44 candidats ont soumissionné pour le prix de la Recherche scientifique et technique, 24 candidats pour le prix de l’Action associative, également 24 candidats pour le prix Médias, 5 candidats pour le prix des Initiatives des entreprises et 2 candidats pour les collectivités territoriales. À noter que le Prix Hassan II pour l’environnement existe depuis 1980 et a été organisé pour la première fois en 1999. 

Situé à Jbel Sendouq à 50 km de Tanger, ce parc éolien qui sera mis en service le 29 juin  représente un investissement de 1,8 MMDH pour une capacité installée de 120 MW. 

Le groupe Acwa Power s'apprête à réaliser sont deuxième rêve dans le royaume! Plus connu dans le solaire, où il est pleinement impliqué dans le projet Noor de l’Agence marocaine de l’énergie durable (MASEN), la multinationale saoudienne inaugure en effet son tout premier projet éolien au Maroc. Il s’agit du parc Khalladi, dont la mise en service officielle aura lieu  vendredi 29 juin, en présence de plusieurs personnalités dont le ministre de l’Énergie, des mines et du développement durable Aziz Rabbah, le président du Directoire de MASEN Mustapha Bakkoury et les président et directeur général d’Acwa Power , Mohammed A. Abunayyan et Badis Derradji. Situé à Jbel Sendouq, à 50 km de Tanger, ce parc éolien représente un investissement de 1,8 MMDH pour une capacité installée de 120 MW. Il produira 380 GWh, soit la consommation électrique annuelle d’une ville de 400.000 habitants. Acwa Power Maroc signe ici son premier projet en énergie éolienne sous le régime de la loi 13-09 qui autorise les acteurs privés à construire des installations de production d’énergie à partir de sources renouvelables et à commercialiser l’énergie produite auprès de clients industriels avec la possibilité de vente de l’excédent d’énergie à l'Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE). Inscrit dans une implantation durable au Maroc et adhérant totalement à la stratégie nationale de développement des énergies renouvelables, le Groupe Acwa Power boucle, avec le parc éolien Khalladi, son septième projet au Maroc.

Leader incontesté du solaire au Maroc
Présent dans dix pays, le groupe saoudien est le leader incontesté de l’énergie solaire au Maroc où il est en passe d’installer une capacité globale de 800 MW. En effet, les consortiums conduits par Acwa Power sont en train de développer l’ensemble des projets du complexe Noor Ouarzazate, à savoir les parcs thermo-solaires (CSP) NoorO I (160 MW), NoorO II (200 MW), NoorO III (150 MW) et le parc photovoltaïque (PV) NoorO VI (72 MW), ainsi que les centrales Noor Boujdour (85 MW) et Noor Laâyoune (20 MW), utilisant également le PV. Mis à part NoorO I qui est opérationnel depuis février 2016, tous les autres parcs en cours de réalisation seront livrés au courant de cette année, selon l’agenda fixé par MASEN. En attendant, rappelons qu’Acwa Power est un développeur, investisseur et exploitant de parcs, de centrales électriques et d’unités de dessalement d’eau dans 10 pays à travers le Moyen-Orient, l’Afrique du Nord, l’Afrique du Sud et l’Asie du Sud-Est. Les parcs d’Acwa Power totalisent un investissement de plus de 30 milliards de dollars, représentent une capacité de production d’électricité de plus de 22 GW et une capacité de dessalement d’eau de 2,7 millions de m3 par jour et approvisionnent aussi bien les services publics que privés (clients industriels) sur la base de contrats à long terme, de partenariats public-privé, de concessions ou encore de gestions délégataires de services publics. Acwa Power, dont le siège social est situé au Royaume d’Arabie saoudite, est détenue par huit conglomérats saoudiens, Sanabil Direct Investment Company (détenue par le Fonds d’investissement public de l’Arabie saoudite), l’Agence saoudienne des pensions publiques et la Société financière internationale (SFI – membre du Groupe Banque mondiale). Son objectif est de fournir, de manière fiable, de l’électricité et de l’eau dessalée au plus bas coût, lui permettant ainsi de contribuer au développement social et économique des communautés et des pays dans lesquels il investit. 

La région Casablanca-Settat dévoilera les axes de sa stratégie au SMAP IMMO qui demarre le 22 juin à Paris. La présentation sera assurée par le Cluster Efficacité énergétique des matériaux de construction et l’Association Construction21 France qui conduisent l’ensemble des étapes du projet et apportent leur expertise technique à sa réalisation.

Dans le cadre de la 3e tranche du fonds de soutien conjoint à la coopération décentralisée franco-marocaine (2016-2018), la région Casablanca-Settat et son partenaire français, la région Île-de-France, développent ensemble un axe de coopération à travers un projet conjoint placé sous le thème «L’élaboration d’une stratégie de promotion de la construction durable pour la région Casablanca-Settat». Ce projet, qui vise à mettre en place une stratégie et des actions concrètes pour répondre aux objectifs du programme régional d’appui à l’écoconstruction élaboré dans le Programme de développement régional (PDR) de la Région Casablanca-Settat, sera présenté puis officiellement lancé lors du SMAP IMMO à Paris, ce vendredi 22 juin, en présence d’un large public de professionnels. Ces deux actions seront notamment conduites par le Cluster Efficacité énergétique des matériaux de construction (EMC) et l’Association Construction21 France, qui conduisent l’ensemble des étapes du projet et apportent leur expertise technique à sa réalisation.

Première région engagée dans la construction durable
À signaler qu’avant le lancement, ces deux acteurs français et marocain de la construction durable, qui assurent la maîtrise d’œuvre du projet, ont tenu de nombreux ateliers et réunions de travail avec des experts dans le domaine. Objectif: préparer le plan et la méthodologie de travail pour la réalisation des livrables du projet de la stratégie de promotion de la construction durable de Casablanca-Settat. Ceci étant, sachez qu’en adoptant cette stratégie d’accompagnement pour le développement de la construction durable, la région ambitionne à moyen terme l’émergence d’un nouveau pôle régional d’industries labellisées en normes d’efficacité énergétique. En effet, elle détient un énorme gisement de matériaux de construction, connaît une grande concentration d'industries de ce secteur et une intense activité de ses acteurs (promoteurs immobiliers, entreprises de construction, bureaux de contrôle…). Et c’est sur ce potentiel que la région veut capitaliser afin de prendre une longueur d’avance et renforcer son action dans la stratégie nationale de développement durable du Maroc, où l’efficacité énergétique devrait aider à diminuer la facture nationale de 17% à l’horizon 2030.

Maîtrise d’œuvre assurée par des professionnels
À signaler que Construction21 est à la fois une plateforme collaborative et un portail d’information à la disposition des professionnels de la construction et de la ville durables. Elle a été conçue pour aider à développer de nouvelles façons de construire et de rénover, accélérant ainsi la transition vers une économie verte du bâtiment. Lancée dans 6 pays en mars 2012 par 9 partenaires européens, elle vise à couvrir 50 pays dans le monde d’ici 2020. Au Maroc, l’association Construction21 est représentée par le Cluster EMC, lequel est -pour le moment- le seul cluster au Maroc œuvrant dans l’efficacité énergétique et la construction durable. Ses missions consistent à fédérer les acteurs du secteur de la construction et du développement durable autour de projets collaboratifs à fort contenu innovant, à accompagner les entreprises du cluster à devenir plus compétitives, à développer et à conquérir des parts de marchés tant au niveau national qu’international dans leurs domaines, à accroître la capacité d’innovation des membres en favorisant la collaboration entre industriels, chercheurs et organismes de formation et, enfin, à favoriser la création et le développement de projets de R&D et d’innovation et l’émergence de startups innovantes. À ce jour, le cluster EMC a plusieurs réalisations à son actif dont le Logement à énergie positive (LEP) qui va bientôt révolutionner la construction dans l’habitat social. 

Selon le rapport 2018 sur «La technologie et l’innovation : les technologies de pointe au service du développement durable», publié la semaine dernière par la CNUCED, les technologies de pointe peuvent aider à atteindre les ambitieux Objectifs du développement durable et à trouver des solutions mondiales aux problèmes économiques, sociaux et environnementaux du XXIe siècle.

«Les technologies de pointe offrent la possibilité de mettre en place des modèles de croissance plus durables et d’atténuer la dégradation de l’environnement des dernières décennies, voire d’inverser ce processus», a déclaré Mukhisa Kituyi, secrétaire général de la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (CNUCED) lors de la présentation du rapport 2018 de l'organisation onusienne portant cette année sur «La technologie et l’innovation : les technologies de pointe au service du développement durable».

Poursuivant son propos, le responsable onusien a également ajouté qu’«il faut que l’évolution technologique et l’innovation visent des résultats à long terme profitables à tous, ce qui suppose une volonté politique et une coopération entre les pouvoirs publics, le secteur privé, la société civile et les milieux universitaires». En effet, dans son rapport, la CNUCED observe une convergence des technologies de pointe, qui passe par l’utilisation de plus en plus fréquente de plateformes numériques pour produire de nouvelles technologies combinées et qui fait évoluer de nombreux secteurs à un rythme accéléré. Aussi, elle recommande une action internationale concertée pour développer les compétences technologiques et soutenir toutes les formes d’innovation dans les pays en développement en général et dans les pays les moins avancés, en particulier, qui devraient bénéficier d’un appui international lorsqu’ils cherchent à renforcer leurs capacités et à créer un environnement qui permettra de tirer parti des technologies de pointe. Cependant, la CNUCED relève aussi dans son rapport que la diffusion des nouvelles technologies est si rapide que la société -et les décideurs- pourraient bien être incapables de s’adapter aux changements radicaux qui l’accompagnent. De plus, les technologies de pointe peuvent aggraver les déséquilibres économiques, sociaux et technologiques existants, et creuser les inégalités. C’est pourquoi, la CNUCED invite les acteurs internationaux à élaborer ensemble des réponses concrètes aux graves questions éthiques, environnementales, économiques et sociales soulevées par les technologies de pointe. «En prenant conscience des immenses avantages des technologies nouvelles et émergentes, en recensant les risques et en y faisant face de manière judicieuse, nous pouvons surmonter les craintes et les inquiétudes qui vont de pair avec l’accélération des changements technologiques, économiques et sociaux», a dit Shamika N. Sirimanne, directrice de la Division de la technologie et de la logistique de la CNUCED.

Pour montrer la voie, la CNUCED donne dans son rapport plusieurs exemples, où elle s’intéresse aux problèmes que soulève le progrès technologique rapide et réfléchit au meilleur traitement à leur réserver. Par exemple, les systèmes d’intelligence artificielle sont utilisés par les institutions financières pour prendre des décisions en matière d’octroi de prêts, par les fournisseurs d’accès Internet pour choisir les annonces publicitaires à montrer à leurs utilisateurs, par les commerçants pour décider des rabais ou des offres spéciales à proposer à leurs clients potentiels ou réguliers, et par les employeurs pour sélectionner des candidats dans le cadre de processus de recrutement. Or, ces algorithmes ne sont pas infaillibles ! En effet, des erreurs peuvent survenir du fait d’une défaillance des moyens de communication ou des capteurs, de volumes de données imprévus, d’un code informatique erroné, d’une panne d’ordinateur ou d’un défaut de stockage des données. Ces algorithmes doivent en outre être mieux compris, de manière à repérer et à atténuer les préjugés discriminatoires dont ils pourraient faire l’objet, et à garantir la transparence de leur utilisation.


Quelques exemples recueillis du rapport

L’analyse des mégadonnées facilite la prise de décisions en cas d’épidémies mortelles. Par exemple, lors d’une épidémie de fièvre typhoïque, le ministère ougandais de la Santé s’est servi d’outils de cartographie des données
   pour décider de la répartition des médicaments et de la mobilisation des équipes de santé. L’analyse des mégadonnées aide aussi à élaborer des produits d’assurance à l’intention des petits agriculteurs africains.
Dans les pays en développement, les imprimantes 3D sont utilisées pour produire des membres artificiels sur  mesure et à moindre coût.
L’intelligence artificielle excelle par sa précision dans la lecture des scanographies et, de ce fait, rend les médecins disponibles pour la prestation de soins où la relation humaine est importante.
Les objets connectés permettent aux agriculteurs de surveiller l’état des sols et de décider du meilleur moment pour planter.

Pour aller vite, le comité de pilotage a choisi de se focaliser d’abord sur les mesures individuelles des plans d’action sectoriels de développement durable, reléguant ceux qui requièrent une gouvernance plus compliquée, à une prochaine échéance.

Les efforts d'implémentation de la stratégie nationale de développement durable (SNDD) au sein des départements ministériels, avancent à grands pas. Mardi dernier, la secrétaire d'État chargée du Développement durable, Nezha El Ouafi, également présidente du comité de pilotage de la SNDD, a présidé la deuxième réunion dudit comité à Rabat; notamment pour examiner les versions finales des plans d'action sectoriels de développement durable (PADD), élaborés en coordination avec les points focaux de développement durable des départements ministériels concernés, et mettre le point sur l'état d'avancement de la mise en œuvre de la SNDD.

Étaient présents à cette réunion, tous les secrétaires généraux des départements ministériels ayant un caractère prioritaire par rapport aux enjeux du développement durable; à savoir ceux de l'Agriculture, l'Éducation nationale, la Formation professionnelle, l'Enseignement supérieur et la Recherche scientifique, la Santé, l'Énergie, les Mines et le Développement durable, l'Économie et les Finances, le Tourisme, le Transport aérien, l'Artisanat et l'Économie sociale, le département de la Pêche maritime, l'Intérieur, l'Industrie, le Commerce, l'Investissement et l'Économie numérique, la Famille, la Solidarité, l'Égalité et le Développement social, le Haut commissariat aux Eaux et Forêts et la Lutte contre la désertification et, bien sûr, le secrétariat d'État chargé du Développement durable; soit 13 ministères sur un total de 21 départements concernés.

L'enjeu de la réunion était en fait de fixer les priorités dans les plans d'action en matière de développement durable (PADD) définis par chacun des départements. Si nous prenons à titre d'exemple le cas du PADD du département de l'Agriculture, il porte sur un total de 173 mesures à mettre en œuvre, dont 73 vont nécessiter la contribution d'autres départements. Un autre exemple: le PADD du ministère de l'Intérieur totalise 129 mesures dont 108 exigeant une contribution extérieure. Pour aller vite, le comité de pilotage a choisi de se focaliser d'abord sur les mesures individuelles, reléguant ceux qui requièrent une gouvernance plus compliquée, à une prochaine échéance. C'est donc cette liste qui sera communiquée au comité de la stratégie nationale de développement durable (SNDD), présidé par le chef de gouvernement, qui tiendra prochainement sa première réunion devant donner le coup d'envoi à la mise en œuvre des PADD. Rappelons que le secrétariat d'État chargé du Développement durable, a organisé la 1ère réunion du comité de pilotage de la SNDD le 22 novembre de l'an dernier, sous la présidence du chef de gouvernement, et au cours de laquelle, une feuille de route, pour la mise en œuvre de la SNDD, a été présentée ainsi que les projets des plans d'action sectoriels des développements durable et transversal, relatif à la mise en œuvre du volet exemplarité de l'État (PADD-EE).

200 MDH et 300 MDH à moyen terme, tel est le montant d’investissement engagé pour construire ce site qui emploiera 210 personnes. OFS, filiale de Furukawa, devra assurer un taux d’intégration de 20 à 30%. L’usine servira aussi de site de soutien logistique au site allemand de Furukawa et fournira les marchés marocains, africains et mondiaux.

L’usine est finalisée depuis janvier 2018 et une première livraison a même été faite le 12 avril  avec l’ouverture de l’exploitation des câbles à fibre optique à partir de ce mois-ci, mais c’est la date du 9 mai que les responsables d’OFS (Optical Fiber Cable), filiale du géant mondial Furukawa Electric Group, ont choisi pour inaugurer officiellement leur usine tangéroise. Ce site d’une superficie de 31.000 m², connaît même depuis début 2017 la disponibilité d’un stock local avec une activité d’assemblage et de personnalisation de la connectivité optique. Cette mise en service concrétise les ambitions d’OFS de fournir un soutien logistique et commercial aux autres sites du groupe Furukawa, surtout ceux situés en Europe. Selon Patrice Dubois, président et directeur d’exploitation d'OFS, la nouvelle usine à une mission globale en termes de ciblage. «Nous pourrons maintenant fournir à la fois les marché locaux, africains et européens. Il est clair que ce cite pourra fournir grâce à sa position géographique un soutien logistique considérable à notre site en Allemagne», a-t-il souligné. Interrogé sur le taux d’intégration qu’OFS devrait assurer, Patrice Dubois estime qu’une fourchette de 20 à 30% devrait être respectée. «Il est très difficile de trouver des fournisseurs locaux à une activité comme la nôtre mais il faut dire que les fournisseurs ont déjà commencé à nous suivre au Maroc. C’est le cas d’un groupe indien qui est venu s’installer ici-même», a-t-il ajouté. Détail important, la fibre optique sera acheminée des sites du groupe situés aux États-Unis, au Danemark et au Japon jusqu'à l’usine de Tanger afin de servir à l’assemblage et à la production.

Pourquoi le Maroc
Les raisons qui ont poussé OFS à s’implanter au Maroc sont communes à celles d’autres écosystèmes industriels comme l’automobile. Il est clair qu’il s’agit d’abord du potentiel logistique garanti par sa position géographique ; 20% du flux maritime mondial transitent par le détroit. Ceci permet de former des points de distribution très importants sans parler des incitations (douanes et taxes) que le royaume a mis à la disposition des groupes mondiaux et sa main-d’œuvre qualifiée. «Premièrement, nous avons décidé de nous implanter en Afrique. Il a donc fallu trouver un endroit stratégique. Nous avons ensuite décidé de choisir le Maroc avant d’opter particulièrement pour la ville de Tanger afin d’y bâtir un hub régional. Nous ne le répéterons jamais assez. Nous espérons attirer les fournisseurs car une grande partie de ces derniers se trouvent encore à l’étranger», explique Jacques Fiorella, directeur général (exploitation des câbles au Maroc). Selon le dg, l’usine de Tanger est dotée d’un héritage industriel et scientifique double, à savoir celui des deux groupes AT&T et Furukawa, ce dernier ayant acquis OFS en 2001. Elle devra cependant évoluer pour jouer un rôle particulier dans toute l’activité. Celle-ci est fondée sur trois corps de métiers fondamentaux qui sont les métaux, le photonique et les polymères. Pour ce qui des fibres, Furukawa, qui emploie 52.300 salariés dans le monde, a à son actif depuis le début de son activité 384.400 kilomètres de fibres fabriquées. Des chiffres mis en avant sans cesse par les responsables du groupe. 


Jacques Fiorella, Managing Director de Furukawa Electric Morocco

«Nous voulons continuer en Afrique depuis le Maroc»

Jacques Fiorella, Managing Director de Furukawa Electric Morocco, qui a convaincu les Japonais de sauter le pas, nous dévoile les ambitions de l’équipementier au Maroc.

Les Inspirations ÉCO : Pourquoi avez-vous choisi la date du 9 mai 2018 pour procéder à l’inauguration de votre usine Furukawa Electric Morocco, spécialisée dans la fabrication de câbles de fibre optique ?
Jacques Fiorella : Comme nous participons depuis le début au Symposium d’Orange sur la fibre optique et les bâtiments intelligents à Casablanca, nous avons naturellement pensé qu’il serait bon de la faire coïncider avec cet événement où nous avons annoncé, il y a trois ans, le lancement des travaux de construction de notre usine. Voilà pourquoi nous avons choisi la date du 9 mai, lendemain du IVe Symposium d’Orange à Casablanca, pour procéder à l’inauguration officielle de la première usine de câbles à fibre optique du Groupe Furukawa Electric en Afrique. Ce choix nous permet également de montrer que nous sommes un acteur important dans la mise en œuvre du programme fibre optique au Maroc depuis 4 ans, et que nous sommes en mesure d'apporter cette technologie au royaume pour aider à développer un réseau qui soutiendra l'économie numérique.

Pourquoi avoir choisi la ville de Tanger pour construire votre usine au Maroc ?  
Lorsque nous avons décidé de nous installer au Maroc, je vous avoue que le choix de la ville était très difficile parce que le gouvernement marocain aide vraiment les investisseurs étrangers à s’installer facilement, partout sur son territoire. C’est ainsi que plusieurs choix s’offraient à nous, notamment les zones franches de Kénitra, de Casablanca et de Tanger. Finalement, nous avons choisi Tanger eu égard à notre gamme de produits (usine de câbles) et à nos ambitions pour l’Afrique de l’Ouest et l’Europe où nous comptons déjà des clients. Donc Tanger Med a été le déclencheur pour la prise de décision relative au lieu d’installation. Avec son port, cette ville occupe une position stratégique sur le détroit de Gibraltar qui nous ouvre différentes possibilités pour expédier nos produits avec efficience. En effet, le mot clé dans notre industrie, c’est le délai de mise à disposition pour nos clients (lead time).

Peut-on avoir une idée sur le tour de table (capital social), le montant de l’investissement, la superficie de l’usine, sa capacité de production, les créations d’emplois et vos ambitions de Managing Director à moyen terme ?
Le capital social actuel est de 40,51 MDH. Le montant de l’investissement actuel est de 200 MDH pour un campus de 31.000 m². Nous employons actuellement 85 personnes et notre ambition est d’atteindre, dans deux ans, un effectif de 210 personnes. Nous sommes actuellement à 25% de notre capacité car ce n’est que la première vague d’investissements. J’ai beaucoup apprécié le fait d’avoir trouvé de réels talents au Maroc, mais nous avons aussi été en mesure d’attirer des Marocains résidant en Europe que nous avons convaincus de rentrer au pays pour aider à la croissance du royaume. Je suis certain que cette usine deviendra un exemple d’excellence en termes de fabrication dans notre industrie. Tous les ingrédients nécessaires y sont réunis.

L’usine a-t-elle été dimensionnée pour servir le seul marché marocain ?
Non, cette usine supportera aussi notre usine sœur située en Allemagne pour le marché européen. Nous nous attendons à servir aussi bien l’Europe que l’Ouest et le Nord de l’Afrique. Nous sommes ouverts à d’autres destinations tant que et aussi longtemps que le temps de mise à disposition des produits se révéleront acceptables. Nous voulons continuer en Afrique depuis le Maroc et voir comment ce marché se développera sur le continent.

En tant qu’équipementier, êtes-vous prêts à jouer un rôle pour dynamiser la normalisation dans la filière de la fibre optique au Maroc ?
OFS participe activement à la formulation et au soutien des normes et standards utilisés au Maroc et en Afrique, ainsi qu’en Europe et au Moyen-Orient. Ces normes sont produites à la fois par la Commission électrotechnique internationale (CEI) et l'Union internationale des télécommunications (UIT). OFS a des positions de leadership au sein de ces organismes pour les solutions de fibre optique, de câble optique et de connectivité.

L’événement, qui se poursuivra jusqu’au samedi 5 mai, s’est fixé pour objectif de réaliser une analyse comparative des politiques, ressources et opportunités pour disposer d’une cartographie et de données statistiques fiables. Cet outil pourra aider à élaborer des stratégies et des plans d’action d’optimisation de la performance de l’évaluation environnementale au niveau des pays.

Casablanca abrite depuis hier les travaux de la toute première édition des Assises francophones de l’évaluation environnementale et sociale. Organisé par le Secrétariat d’État chargé du Développement durable et l’Institut de la francophonie pour le développement durable (IFDD), l’événement, qui se poursuivra jusqu’au samedi 5 mai, s’est fixé pour objectif de réaliser une analyse comparative des politiques, ressources et opportunités pour disposer d’une cartographie et de données statistiques fiables, un outil qui pourra aider à élaborer des stratégies et des plans d’action d’optimisation de la performance de l’évaluation environnementale au niveau des pays. Ainsi, les représentants des départements ministériels et les experts en évaluation environnementale et sociale des pays de l’espace francophone, présents à la rencontre, mettront à profit les quatre jours de travaux pour dresser la situation et dégager les perspectives de l’évaluation environnementale et sociale dans les États et gouvernements membres de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF). Ils plancheront précisément sur la finalisation collective des fiches d’information disponibles sur les dispositifs réglementaire, juridique et institutionnel, les procédures, outils, directives et guides ainsi que sur le nombre et la nature des projets et des études d’impact réalisés et les meilleures pratiques de sauvegarde environnementale et sociale au sein des pays membres de l'OIF.

Une occasion de partager les expériences
C’est donc l’occasion pour le Maroc de partager son expérience dans le domaine de l’évaluation environnementale et sociale avec les autres États. Comme l’a rappelé Nezha El Ouafi, secrétaire d’État chargée du Développement durable, dans son allocution d’ouverture des travaux, «le Maroc s'est révélé être l'un des premiers à avoir adopté l'évaluation environnementale et souhaite partager son expérience avec d'autres pays. Il aspire également à renforcer ses efforts dans le domaine de l'évaluation environnementale». En effet, en matière d’évaluation environnementale, le Maroc a déjà pris quelques longueurs d’avance. Notre pays est en train d’actualiser la loi n°12-03 relative aux études d'impact sur l'environnement promulguée en 2003. Pour rappel, cette loi, qui a été adoptée selon le 17e principe de la déclaration de Rio de Janeiro sur l'environnement et le développement durable, a permis de limiter les effets préjudiciables des projets sur l’environnement. Elle a également défini les modalités et procédures de réalisation et d’examen des études d’impact sur l’environnement et l’implication de la population dans le processus d’évaluation des projets et programmes de développement. Et parmi les aspects positifs de cette loi, il y a également la création du Comité national et des comités régionaux qui examinent les études d'impact sur l'environnement afin d’en assurer la gouvernance et la transparence. Toutefois, malgré l’importance des prescriptions contenues dans cette loi et ses textes d’application, l’expérience sur le terrain, son application effective et les résultats des études menées pour son évaluation a démontré la nécessité de sa révision et le développement du cadre législatif et réglementaire pour une meilleure pratique de l’évaluation environnementale. C’est dans ce cadre que le Secrétariat d’État chargé du Développement durable procède actuellement à son actualisation. À signaler que l’organisation de ces assises entre dans le cadre du programme quadriennal 2019-2022 d’appui au renforcement des capacités en évaluation environnementale et sociale dans les pays de l’espace francophone que l'IFDD, organe subsidiaire de l’OIF, a initié.

À peine arrivés à la troisième édition, dont l’ouverture a été présidée hier par Aziz Rabbah, ministre de l’Énergie, des mines et du développement durable, en présence de plusieurs personnalités, les promoteurs de Smart City Expo nourrissent une nouvelle ambition: faire de la ville de Casablanca un exemple de smart city en Afrique.  

La Smart City Expo de Casablanca prend de l’ampleur. À peine arrivé à la troisième édition, dont l’ouverture a été présidée hier par Aziz Rabbah, ministre de l’Énergie, des mines et du développement durable, en présence de plusieurs personnalités, l’événement a grossi tellement vite que ses promoteurs nourrissent désormais une nouvelle ambition: faire de la ville de Casablanca un exemple de smart city en Afrique. À commencer par Abdelaziz El Omari, président du Conseil de la ville de Casablanca, qui a déclaré, dans son allocution où il a vanté les atouts de la capitale économique du royaume, que «cette nouvelle ambition est tout de même légitime puisque Casablanca est depuis 2015 la première ville du continent à faire partie du réseau des 25 villes intelligentes sélectionnées par l’Institute of Electrical and Electronic Engineers (IEEE), la plus grande association réunissant des professionnels du digital et des technologies de l’information. Casablanca est également une ville pionnière. Cette année, et pour la troisième fois consécutive, elle est la représentante en Afrique du Smart City Expo World Congress, événement de renommée internationale qui porte le message des smarts cities à travers le monde. Engagée ainsi dans une démarche d’attractivité durable, Casablanca dispose d’un grand nombre d’atouts géographiques, financiers, économiques et humains qui lui permettent de jouer pleinement son rôle de leader de la transformation urbaine au Maroc et en Afrique».

Une nouvelle ambition partagée
Des propos validés par toutes les autres personnalités qui se sont succédé à la tribune. Notamment par Khalid Safir, le directeur général des collectivités locales au ministère de l’Intérieur, qui a souligné que Casablanca a tout pour être une locomotive pour les autres villes marocaines et africaines.
Ensuite par Aziz Rabbah, qui a toutefois émis un bémol. Selon le ministre de l’Énergie, des mines et du développement durable «Casablanca ne pourra prétendre jouer ce rôle de locomotive continentale dans la smart city que lorsqu’elle parviendra à bâtir un business model qui produit des résultats pour ses citoyens et est facilement duplicable dans les autres régions». Abondant dans le même sens, Mustapha Bakkoury, président du Conseil de la région Casablanca-Settat, a reconnu qu’il y a encore plusieurs défis à relever pour faire de Casablanca une smart city. Heureusement, a-t-il dit, nous avons aujourd’hui à notre disposition plusieurs leviers, à commencer par la technologie dont la bonne utilisation peut permettre de résoudre bien des problèmes qui se posent à l’intérieur et en dehors de la ville. Il s’agit  de mettre en place des partenariats intelligents entre les acteurs publics et les startups productrices de ces technologies.

Un programme riche en conférences et ateliers
C’est là tout le propos de la Smart City Expo Casablanca, dont l’édition de cette année est axée sur le thème «Villes à vivre et innovation citoyenne». Pendant trois jours, ce thème sera visité à travers cinq axes clés déclinés en plusieurs sous-thèmes où toutes les facettes de la smart city seront questionnées. Dans l’axe «Développement durable», il sera question de changement climatique, de technologie propre, de villes résilientes, d’architecture intelligente, d’écologie urbaine, de transports publics, de mobilité intelligente, d’énergie verte ainsi que de consommation et de production responsable. Dans l’axe «Innovation urbaine et nouvelles technologies» seront abordés le financement des villes intelligentes, start-up et entrepreneuriat, l’urbanisme quantitatif, la visualisation et la gestion des données, l’Internet des objets, le big data et les réseaux sociaux. L’axe «Technologie civique» traitera de l’open government, de consommation collaborative, d’e-gouvernement, de services publics, de villes collaboratives, de living labs, d’open data, d’inclusion digitale et de crowdsourcing. Dans l’axe «Participation citoyenne et sociétés collaboratives», on parlera d’innovation sociale, de partenariat public-privé, d’engagement des pouvoirs publics, de ville du partage, de bénévolat et service communautaire et des transports collectifs, de marketing territorial, d’engagement civique. Enfin, dans l’axe «Espaces publics communs», il sera question de qualité des espaces urbains, d’espace public, de design urbain, de développement des transports collectifs, de marketing territorial, de sports, loisirs et qualité de vie et d’espaces publics numériques.

Des témoignages d’experts  de haut niveau
L’Espace Congrès sera également le théâtre d’une intense programmation où vont se succéder des conférences sur les enjeux et perspectives du développement des smart cities en Afrique et dans le monde, animées par des experts et représentants de villes, d’entreprises, de centres de recherches, d’universités, de gouvernements et d’organisations internationales. Il offrira aux principaux acteurs du développement urbain l’opportunité de présenter leurs expériences, savoir-faire et points de vue pour proposer des solutions concrètes aux défis que les métropoles doivent relever. Parmi ces acteurs, on peut notamment citer Jordi Hereu, maire de Barcelone de 2006 à 2011, président et associé d’IdenCity. Maire de Barcelone pendant cinq ans, ex-président du Conseil général du plan stratégique métropolitain de Barcelone, conseiller municipal pour la mobilité, la participation citoyenne, la solidarité et la coopération… Jordi Hereu a développé une vision unique dans le domaine de la smart city. Il préside aujourd’hui IdenCity, société spécialisée dans le développement de plans stratégiques pour la transformation urbaine, et conseille la Banque interaméricaine de développement (BID) pour son initiative «Villes émergentes durables». Ou encore Ethan Kent, vice-président de «Project for Public Spaces». Ethan Kent travaille pour soutenir les organisations, les projets et le leadership dans le domaine de la création de «global placemaking movement» dans le monde. Dédié au projet d’espaces publics pendant plus vingt ans, il a voyagé dans plus de 800 villes et 55 pays pour faire avancer la cause des espaces publics. Ethan Kent a fait partie intégrante du développement du placemaking en tant qu'approche transformatrice du développement économique, de l’écologie, de la planification des transports, de la gouvernance, de la résilience, de l'équité et du design. Ayant travaillé sur plus de 200 projets d’espaces publics, il a dirigé un large éventail de transformations d'espaces sur tous les continents, incluant la participation des services publics, l'analyse des modes d’utilisation, la planification, l'urbanisme et le renforcement des capacités.


Shanghai invitée d’honneur

Ville invitée de Smart City Expo Casablanca 2018, Shanghai est la capitale économique de la Chine, jumelée depuis 1986 avec Casablanca. À la fois moderne et authentique, Shanghai est riche d’une histoire qui s'étend sur plus de mille ans et participe activement au développement contemporain de la Chine. Elle symbolise l’envolée économique de cette Nation passée, en quelques décennies, du statut de pays en voie de développement à celui de deuxième puissance économique mondiale. Confrontée aux défis écologiques et à la pression démographique, Shanghai, cité la plus peuplée de Chine, a lancé ces deux dernières décennies un plan d’urbanisme emblématique en vue de s’adapter aux contraintes et réalités de son territoire. La métropole a créé des espaces à vivre conçus dans une démarche durable qui fait de l’équilibre entre l’homme, l’environnement et la nature un axe clé de son action.

Prévue sur une durée de trois ans, la seconde phase du programme devra permettre de continuer à traiter les équipements contaminés par les PCB au niveau de la plate-forme nationale située à Bouskoura, de renforcer le cadre réglementaire pour une gestion écologiquement rationnelle des PCB et de sensibiliser les différents acteurs concernés.

Le Maroc s’engage dans la seconde phase de son programme d’élimination des polychlorobiphényles (PCB), produits chimiques dangereux classés par la Convention de Stockholm comme polluants organiques persistants (POP), autrefois utilisés comme fluide diélectrique dans les anciens appareils électriques (transformateurs, condensateurs, régulateurs, etc.). Le coup d’envoi a été donné dernièrement à Casablanca par Nezha El Ouafi, secrétaire d’État chargée du Développement durable, lors d’un atelier organisé, en partenariat avec l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI), en présence d'une forte assistance composée de représentants du PNUD, des départements ministériels et des institutions membres de la Commission nationale des PCB ainsi que des secteurs public, semi-public et privé détenteurs d’équipements à base de PCB.

Près de 20 MDH du FEM
À cette occasion, il a été rappelé que le programme PCB est financé par le Fonds de l’environnement mondial (FEM) à hauteur de 2 millions de dollars (environ 20 MDH). Il entre dans le cadre du Programme national de gestion et de valorisation des déchets ménagers conduit par le Secrétariat d’État chargé du Développement durable permettant la contribution à la transition vers une économie verte comme stipulé par la Stratégie nationale de développement durable (SNDD), avec le recours aux technologies propres et la lutte contre la pollution due aux infiltrations des produits dangereux. Après une première phase couronnée de plusieurs réalisations, la seconde phase du programme devra permettre de continuer de traiter les équipements contaminés par les PCB au niveau de la plate-forme nationale située à Bouskoura, de renforcer le cadre réglementaire pour une gestion écologiquement rationnelle des PCB et de sensibiliser les différents acteurs concernés (voir encadré). Prévu sur une durée de trois ans, ce programme permettra également la création d’emplois directs et indirects et garantira ainsi des revenus supplémentaires aux familles marocaines. Mais, prévient Nezha El Ouafi, «la réussite de cette deuxième phase dépend en grande partie de l’implication de tous nos partenaires concernés par cette problématique qui, j'en suis sûre, sera effective à en juger par leur engagement lors de la première phase. Aussi, je lance un appel à tous les détenteurs d’appareils contaminés par les PCB à profiter des opportunités offertes par ce programme et les invite vivement à confier leurs équipements à la plate-forme pour leur décontamination ou leur maintenance. C’est de cette manière que nous parviendrons ensemble à une gestion sécurisée au niveau national de ces substances nocives pour la santé humaine et l’environnement».

Un plan musclé de  sensibilisation
Autrement dit, la secrétaire d’État chargée du Développement durable reconnaît qu’il faudra un plan d’action de sensibilisation musclé pour réussir la seconde phase d’élimination des PCB. Aussi, pour convaincre les différents acteurs concernés, et en particulier ceux qui ont effectué le déplacement pour prendre part à cet atelier, les résultats de la première phase leur ont été présentés puis ils ont été invités à visiter la plate-forme de traitement érigée à Bouskoura. Dans le cadre de la première phase, clôturée en fin juin 2017, plusieurs activités ont pu être réalisées. Il s’agit de l’institutionnalisation de la Commission nationale des PCB, chargée d’assurer la mise en œuvre des dispositions de la Convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants (POP) en général et les PCB en particulier, et la réalisation d’un inventaire et d’une campagne d’analyse de 6.000 transformateurs susceptibles d’être contaminés par les PCB qui a permis l’identification de 4.170 T d’équipements contaminés. Mais également de la mise en place en 2015 de la première plate-forme de traitement et de réhabilitation des appareils électriques contaminés par les PCB au niveau de l’Afrique et des pays arabes, et du traitement et l’élimination de 1.530 T d’équipements contaminés, soit 37% de la quantité inventoriée au niveau national. 


Les objectifs de la seconde phase

Finaliser la loi sur la gestion des produits chimiques en incluant la gestion des PCB.
Établir des mécanismes d’incitation pour faciliter la mise en œuvre et le respect des dispositions de la loi.
Analyser 20.000 transformateurs contaminés par les PCB par les détenteurs.
Sensibiliser les détenteurs aux MTD et MPE pour une gestion écologiquement rationnelle des PCB.
Exporter 613 T d’équipements et 2,4 T d'huiles contaminées par les PCB purs pour leur élimination sécurisée à l’étranger.
Décontaminer localement 1.740 transformateurs et 541 T d’huiles contaminées par les PCB.
Établir une stratégie de communication pour promouvoir l’expérience du Maroc en matière de traitement des transformateurs contaminés par les PCB au niveau de la plate-forme.

Ouverte mardi matin par le maire de la ville,Tomas Nayry, la manifestation courue par tous les férus de technologies green à travers le monde se déroule en «flux tendu». Exactement au rythme du dynamisme de la ville. Un élan salué par tous que le maire a quand même tenu à rappeler dans son allocution d’ouverture. «Ici à Vaasa, nous mangeons, nous respirons et nous vivons technologies», a-t-il souligné.

La 7e édition de la Vaasa EnergyWeek bat encore son plein en Finlande ! Ouverte mardi matin par le maire de la ville,Tomas Nayry, la manifestation courue par tous les férus de technologies green à travers le monde se déroule en «flux tendu». Exactement au rythme du dynamisme de la ville. Un élan salué par tous que le maire a quand même tenu à rappeler dans son allocution d’ouverture. «Ici à Vaasa, nous mangeons, nous respirons et nous vivons technologies», a-t-il souligné dans une salle comble.

Championne en technologies
En effet,Vaasa est une région très dynamique en matière de technologies énergétiques. Ne représentant que 2% de la population de la Finlande, la région de Vaasa génère 30% des exportations totales de la Finlande en technologies énergétiques, soit un peu plus du quart. Ceci grâce à près de 150 entreprises industrielles, dont la plupart sont des leaders mondiaux dans leur créneau, qui réalisent un chiffre d'affaires de 4,4 milliards d'Euros (environ 45 MMDH) avec 80% de leurs ventes à l’export. La région de Vaasa est également connue pour ses importants investissements en matière de recherche-développement. Si le ratio communément recommandé par les Nations Unies tourne autour de 0,75% du PIB, celui-ci se situe autour de 3% dans cette région nordique où la plupart des multinationales ont une filiale. C’est le cas de Wartsila, de Veo, de Vaasan Sahko, de Danfoss ou encore des plus connues telles que l’équipementier électrique helvétique ABB et le spécialiste américain du stockage électrique Tesla (1), toutes sponsors et exposant à la Vaasa EnergyWeek. Un événement que le maire de la ville de Vaasa dit soutenir de toutes ses forces parce qu’il permet, chaque année, de montrer au monde ce qu’une petite ville est capable de faire en termes de prouesses technologiques.

Le lithium est l’avenir du stockage électrique
D’ailleurs, tout juste après son allocution, deux sociétés membres du cluster de la région de Vaasa ont présenté leurs solutions en matière de stockage et de production électriques à travers des batteries en lithium. À ce propos, Pertti Lambert, le président de Kelibert, société active dans la production de batteries en lithium a appris à l’assistance que «le lithium est l’avenir du stockage électrique dans le monde». Et que dans une vingtaine d’années, il n’existera plus aucune batterie conventionnelle au Nord de l’Europe. C’est sans doute pourquoi, ajoutera-t-il, sa société a un carnet de commandes plein jusqu’en 2020. Prenant sa suite, Martti Alatalo, le directeur de Danfoss Drives spécialisée également dans la production de batteries en lithium a abondé dans le même sens. Selon lui aussi, le lithium est promis à un bel avenir, toutefois, nuance-t-il, «il faudrait que nos fournisseurs en intrants (cobalt, manganèse, etc), principalement installés en Asie, puissent suivre la cadence, notamment en palliant les insuffisances potentiellement remarquées au niveau de la production de certains d’entre ces intrants. Dans l’après-midi, Viexpo a organisé la toute première édition des Energy Week Awards. Sur un total de 14 entreprises, 7 ont été en définitive retenues pour participer à une finale. Et donc c’est sous l’œil attentif d’un jury composé de sept personnalités connues dans le domaine technologique local, que ces derniers ont été invités tour à tour à présenter leur trouvaille. Par exemples : CO2 Puff est une startup qui a présenté un algorithme intelligent calculant en temps réel la pollution générée par le trafic automobile dans un espace donné ; Logset a inventé et mis au point une machine qui permet à la fois de couper les arbres, de les traiter et les conditionner sur place en forêt avant de les acheminer vers les usines ; quant à Solixi, elle a mis au point une technologie qui permet d’augmenter la performance des systèmes énergétiques solaires. Finalement, c’est la société Virta qui a été désignée gagnante de la première édition des Energy Week Awards pour son innovation Virta Home, un chargeur intelligent de véhicule électrique qui se déclenche automatiquement en choisissant le meilleur moment où les tarifs sont en baisse et la quantité de charge disponible. Mercredi 21 mars, la Vaasa Energy Week s’est poursuivie avec un séminaire sur le stockage énergétique. Il y était surtout question de stockage d’énergie mix, de 100% d'énergies renouvelables, de micro-grids et de résultats de recherches dans ce domaine publiés par le Centre technique de recherche de la Finlande.


Energyfinance en ouverture du show

Le programme conçu et déroulé par l’agence Viexpo est dense et très intéressant. En effet, depuis lundi, la veille de l’ouverture officielle du salon, présidée par le maire de la ville de Vaasa, le ton a été donné. Vaasa, le hub nordique des technologies vertes a en effet abrité une soirée dédiée à la finance énergétique. L’occasion de présenter une dizaine de fonds de soutien qui tous oeuvrent pour la dynamisation de la transition énergétique en Finlande mais également dans le monde. Parmi ces fonds, on peut notamment citer NEFCO, NFC, Energy Financing Vaasa, Finpartenership, EEP Africa, Business Finland, etc. Si les trois premiers sont surtout orientés sur le financement local de projets à Vaasa ou en Finlande en général, les autres pointent tous leur regard vers l’extérieur et précisément vers les pays en voie de développement. Certains pays l’ont compris et en profitent au maximum. Parmi eux, on peut notamment citer la Zambie, la Namibie…et dans une moindre mesure le Sénégal. Ce qui a fait dire à Antti Loikas, conseiller commercial au ministère des Affaires étrangères finlandaises que «C’est regrettable qu’on ne fasse presque rien avec le Maroc. Et pourtant, tous les instruments sont disponibles…» .

Le patronat déroulera la même démarche que celle qui a été opérée lors de l’élaboration et la mise en œuvre du label RSE (Responsabilité sociétale de l’entreprise), lequel connaît et procure aujourd’hui une très grande notoriété à la CGEM et aux entreprises qui sont parvenues à le décrocher.

La CGEM prépare un label climat. L’annonce a été faite par Fayçal Mekouar, vice-président général du patronat, lors de la cérémonie de lancement de la vision «Nouvelle économie climatique» organisée au début de la semaine dernière dans la capitale économique. Selon Mekouar, «le label sera lancé après la mise en place d’une charte climat actuellement en cours d’élaboration». Il s’agira de dérouler la même démarche que celle qui a été opérée lors de l’élaboration et la mise en œuvre du label RSE (Responsabilité sociétale de l’entreprise), lequel connaît et procure aujourd’hui une très grande notoriété à la CGEM et aux entreprises qui sont parvenues à le décrocher. La charte climat, qui aboutira donc à moyen terme à l’élaboration d’un label climat, représentera pour les entreprises signataires, un engagement pour lutter contre le changement climatique (CC) et pour l’émergence et le développement d’une nouvelle économie verte à bas carbone et résiliente au CC. Ces entreprises s’engageront précisément à réaliser régulièrement leur bilan carbone et à le publier ; à adopter un plan d’atténuation de leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) et le mettre en oeuvre progressivement ; à évaluer et caractériser leur exposition aux risques directs et indirects liés au CC et leurs vulnérabilités face à ce défi et ses impacts ; à adopter un plan d’adaptation et le mettre en oeuvre progressivement ; et à adopter un plan d’engagement au niveau social de l’entreprise dans la lutte contre le CC à travers la compensation des émissions de GES, des actions pilotes d’appui dans l’adaptation de communautés, de régions, etc. Signalons que ces projets de charte et de label climat sont prévus dans le plan d’action 2018 de l’Initiative entreprises climat Maroc (IECM), le bras armé du patronat dédié à la lutte contre le CC. Ils seront menés de front avec plusieurs autres chantiers. En matière de développement, ils seront complétés par l’organisation de la gouvernance CC du secteur privé, à travers la création d’une Task Force Climat présidée par la CGEM et destinée à soutenir l’émergence de la nouvelle économie climatique. Figureront en bonne place dans cette task force les différentes fédérations concernées, les entreprises champion climat et le secteur financier.

L’IECM prévoit aussi de se doter d’une plateforme public/privé CC qui associera les acteurs du secteur public en charge des aspects CC et les acteurs privés pour participer ensemble aux négociations CC et en particulier au dialogue de facilitation Talanoa 2018 et aux phases préparatoires de la mise en oeuvre de la contribution déterminée au niveau national du Maroc (CDN Maroc). En matière de communication et de sensibilisation, la CGEM prévoit trois actions. Primo, la mise en place d’un site web de l’IECM, une plateforme qu’elle voudra cette foi-ci dynamique pour instaurer et entretenir la communication avec les entreprises sur les divers aspects du CC. Secondo, l’organisation de journées régionales «Entreprises et changement climatique» avec l’appui du 4C/GIZ (Centre de compétences en changements climatiques de la coopération technique allemande). Six (6) régions seront concernées en 2018 : Marrakech, Beni Mellal, Tanger, Kénitra, Oujda et Fès. Les journées qui seront organisées à raison d’une tous les deux mois, aborderont les mêmes sujets, à savoir une introduction sur le CC au Maroc et sur les engagements pris par le pays dans l’Accord de Paris, une présentation de l’IECM et de ses réalisations 2016/2017 et du plan d’action 2018, une présentation détaillée de l’approche climat à adopter par une entreprise (Guide ECM), une présentation des résultats de l’étude menée en 2017 sur «le secteur privé au Maroc face au CC» et la mise en place de points focaux ECM par région. Et tertio par l’organisation de la 2e édition du Forum entreprises climat Maroc qui pourrait tourner autour du thème «L’entreprise et la nouvelle économie climat». En matière de formation, l’IECM prévoit, avec l’appui du SEDD/PNUD (Secrétariat d’État chargé du développement durable - Programme des Nations Unies pour le développement) l’organisation d’un second cycle de formation «Entreprises Climat Maroc», comme celui de 2017 avec quatre formations de 2 jours (1 formation par trimestre) destinées à former une trentaine de cadres en 2018. En termes d’accompagnement, l’IECM a décidé, avec l’appui du SEDD/PNUD, d’accompagner 4 entreprises pilotes au niveau de leur démarche climat, notamment deux entreprises pour la réalisation de leur bilan carbone et l’identification d’actions d’atténuation, deux autres pour la caractérisation de leur vulnérabilité climatique et l’identification d’actions d’adaptation et toutes les quatre pour l’accès aux financements pour quatre projets d’atténuation et adaptation identifiés, soit 1 projet par entreprise identifiée.

La cérémonie de présentation de la Stratégie d’institutionnalisation de l’intégration du genre dans le domaine de l’environnement et du développement durable (SIGEDD), qui s’inscrit dans le cadre de la Journée internationale de la femme (JIF), a eu lieu en présence de plusieurs participants, notamment les points focaux du genre dans les départements ministériels, les membres du Réseau de concertation interministérielle pour l’égalité des sexes dans la fonction publique ainsi que des représentants de la société civile.

Nezha El Ouafi, secrétaire d’État chargée du développement durable, et Leila Rhiwi, représentante d’ONU Femmes Maghreb, ont présidé ce mardi à Rabat, au siège du Secrétariat d’État chargé du développement durable (SEDD), la cérémonie de présentation de la Stratégie d’institutionnalisation de l’intégration du genre dans le domaine de l’environnement et du développement durable (SIGEDD).

L’initiative, qui s’inscrit dans le cadre de la Journée internationale de la femme (JIF), célébrée chaque année le 8 mars, a eu lieu en présence de plusieurs participants, notamment les points focaux du genre dans les départements ministériels, les membres du Réseau de concertation interministérielle pour l’égalité des sexes dans la fonction publique ainsi que des représentants de la société civile. Elle s’inscrit également dans le cadre de l’accord de partenariat signé en décembre 2015 entre les deux partenaires.Plus concrètement, cette stratégie vise l'intégration du genre dans les programmes et plans d’action de l’environnement et du développement durable au Maroc. Elle permettra ainsi de contribuer aux efforts du pays en matière d’égalité des sexes sur les plans économique, social et environnemental. La SIGEDD vient aussi renforcer la place des préoccupations de genre dans le socle des politiques publiques inclusives et faciliter l’exercice d’alignement du secteur de l’environnement et du développement durable aux dispositions de la Loi organique des finances pour la mise en œuvre de la Budgétisation sensible au genre (BSG). À signaler que l’élaboration de la SIGEDD a été réalisée en trois étapes. D’abord, à travers la réalisation d’un diagnostic participatif de la situation de l’intégration du genre dans le domaine de l’environnement, en définissant les défis actuels et les contraintes qu'ils impliquent. Ensuite, par l’élaboration de la stratégie d'institutionnalisation dans un esprit de concertation et de complémentarité tout en s’inspirant des expériences des autres institutions nationales. Enfin, par la préparation d’un plan de mise en œuvre de cette stratégie avec l’identification des moyens et mécanismes permettant son opérationnalisation. D’ailleurs, une convention de partenariat a été signée entre le SEDD et la Fédération des femmes chefs d’entreprises et métiers du Maroc. Objectif: promouvoir le rôle de la femme dans la protection de l’environnement et du développement durable au Maroc et à l’international. En effet, le genre fait partie des 9 groupes d’acteurs non-étatiques acceptés dans le cadre de l’Accord de Paris par la Convention des Nations Unies pour le changement climatique (CNUCC). Appuyé par ONU Femmes, ce groupe se bat pour que les problématiques de genre soient incorporées de manière transversale dans tous les programmes de développement mondial.  

À partir de mai prochain, le salon de la FENELEC deviendra une propriété itinérante de la CAFELEC (Confédération africaine de l’électricité), dont les membres veulent faire de cette plateforme commune un outil d’échange et de concertation stratégique pour éclairer l’Afrique par les Africains.

Le Salon Elec Expo de la FENELEC s’exporte dans la capitale ivoirienne les 10, 11 et 12 mai prochains. À partir de cette date, et conformément aux décisions prises par le Conseil d’administration de la Confédération africaine de l’électricité (CAFELEC), Elec Expo sera une propriété itinérante de la CAFELEC, dont les membres veulent faire de cette plateforme commune un outil d’échange et de concertation stratégique pour éclairer l’Afrique par les Africains (voir encadré ci-dessous). Cette première édition d’Elec Expo Afrique vise donc à la fois à contribuer au développement du secteur électrique en Afrique ; favoriser le transfert de technologies ; promouvoir les échanges économiques ente les pays membres de la CAFELEC ; rencontrer de nouveaux partenaires internationaux ; drainer des investissements dans les pays hôtes du salon ; favoriser le développement durable et des énergies renouvelables et doter les pays hôtes d’un salon inscrit dans l’agenda international. Elec Expo Abidjan 2018 sera donc un cadre d’échange d’expériences entre les pays africains pour relever le défi énergétique et pouvoir résorber leur déficit énergétique. Ledit salon qui se tiendra dans le hall des expositions situé sur la route de l’Aéroport d’Abidjan, attend 150 exposants sur 7.000 m2, notamment des fabricants d’équipements, distributeurs, bureaux d’études, fournisseurs d’électricité, installateurs, donneurs d’ordres…et bailleurs de fonds qui viendront exposer une large gamme de produits et solutions dans les domaines de la production électrique, des réseaux de transport et de distribution, du contrôle et de l’automation, de l’éclairage intérieur et extérieur, des énergies renouvelables (solaire, éolien, hydraulique et biomasse), de l’efficacité énergétique, des équipements et matériels électriques, de l’outillage et matériel de sécurité, des tests et mesures ainsi que de l’électricité domestique et domotique. En plus de l’espace d’exposition, les participants pourront échanger à travers un riche programme de conférences en cours de finalisation sur le thème «Éclairer l’Afrique par les Africains» et des rencontres B to B où ils auront l’opportunité de nouer des relations pour vendre leurs produits et services.

Pourquoi la Côte d’Ivoire ?
Parce que l’Association patronale ivoirienne du secteur de l’électricité (APESELCI) a fait la demande d’abriter à Abidjan en 2018 le salon itinérant de la confédération lors de l’assemblée générale du conseil d’administration de celle-ci en octobre dernier à Casablanca, qui abrite son siège, parce qu’ensuite la puissance totale installée de la Côte d’Ivoire est de 1.975 MW, fournie à 72,5% par quatre centrales thermiques et 27,5% par six centrales hydrauliques. C’est dire donc comment cette nouvelle source d’énergie électrique pourrait contribuer à renforcer la puissance installée du pays. D’ailleurs et à ce propos, la Côte d’Ivoire ambitionne de porter sa puissance électrique nationale à 4.000 MW à l’horizon 2020 et à plus de 6.000 MW à l’horizon 2030. Autant dire que le salon Elec Expo Abidjan 2018 se tiendra à un moment où le pays multiplie ses initiatives pour accroître sa production d’électricité. Enfin, le choix s’est porté sur la Côte d’Ivoire parce que le pays, qui fournit déjà de l’électricité au Ghana, au Togo, au Bénin, au Burkina Faso et au Mali et qui veut le faire aussi pour la Sierra Leone, le Liberia et la Guinée, ambitionne de devenir une puissance électrique émergente en Afrique de l’Ouest.


Éclairer l’Afrique par les Africains

L’Afrique est faiblement électrifiée. Près de 621 millions de personnes, soit deux Africains sur trois ne bénéficient pas de l’électricité. Si l’Afrique du Nord affiche un taux d’électrification de 99%, celle au sud du Sahara est à un taux de 43%. Ce manque d’électrification cause au continent une perte de 2 à 4% de PIB et stoppe les investissements et la création d’emplois. Or l’Afrique est riche en ressources énergétiques. L’électrification constitue un excellent moyen d’accélération de l’industrialisation du continent. En effet, en facilitant l’innovation et la créativité dans le domaine des énergies renouvelables (solaire, éolien, hydraulique et biomasse), l’Afrique peut s’offrir une perspective rapide d’industrialisation respectant les principes du développement durable.

L’annonce a été faite par Mustapha Bakkoury, le président de Masen, lors de la 3e édition du salon Photovoltaïca. Pour la première fois, le Maroc va construire une centrale photovoltaïque à un coût défiant toute concurrence. Noor IV a été négocié par Masen à un coût de 0,44 DH le kilowattheure, contre 1,35 DH pour Noor II, soit une baisse de plus de 67% en l’espace de moins d’une année. 

«Je me suis gardé jusque-là à le dire. Mais aujourd’hui grâce aux éléments dont je dispose je peux l’affirmer : le Maroc est désormais compétitif dans le solaire». Cette déclaration a été faite par Mustapha Bakkoury, le président de l’Agence marocaine de l’énergie durable (Masen), lors de la cérémonie d’ouverture de la 3e édition du salon Photovoltaïca, tenue la semaine dernière à Marrakech. Lâchée comme ça devant un parterre de professionnels venus des quatre coins du monde pour participer à la grand-messe du PV, cette annonce en dit long sur la fierté de son auteur qui s’est vu confier cette mission il y a huit ans par la plus haute autorité de l’État marocain. En effet, pour la première fois, le Maroc va construire une centrale photovoltaïque à un coût défiant toute concurrence. Noor IV, qui entrera en service en mai-juin prochains, a été négocié par Masen à un coût de 0,44 DH le kilowattheure, contre 1,35 DH pour Noor II, soit une baisse de plus de 67% en l’espace de moins d’une année. Comment est-ce possible ? C’est parce que deux facteurs se sont combinés.

Conjoncture favorable
Le premier, intervenu au niveau externe, est lié à la conjoncture internationale qui est marquée depuis 2010 par une baisse continue des coûts de production des énergies renouvelables. Dans son rapport sur le coût des renouvelables en 2017, publié en fin janvier dernier, l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (Irena), qui compte plus de 145 États membres, explique que la baisse «rapide» des coûts de production des énergies renouvelables, entre 2010 et 2017, est liée à plusieurs facteurs. Parmi ces derniers, il y a notamment : des «procédés de fabrication améliorés» ; des innovations technologiques continues ; des chaînes d’approvisionnement de plus en plus compétitives ; une concurrence accrue entre les fournisseurs de produits et des développeurs de projets internationaux de plus en plus expérimentés. L’Irena évoque aussi l’existence d’un cadre réglementaire et institutionnel favorable, une forte ingénierie locale, des régimes fiscaux incitatifs, des coûts faibles de développement de projet et d’excellentes ressources. Autant de facteurs qui ont permis de réduire le «coût actualisé de l’énergie» (Levelised cost of electricity, LCOE) des projets d’énergies renouvelables menés à travers le monde.

15.000 projets analysés par l’Irena
En janvier dernier, l’Irena a également publié son rapport sur les coûts de production des énergies renouvelables (Renewable Power Generation Costs in 2017), afin de sensibiliser sur le «vrai coût des énergies renouvelables». Les données présentées dans le rapport sont tirées de la base de données des coûts des renouvelables de l’Irena (Irena Renewable Cost Database) qui contient des détails sur près de 15.000 projets de production d’électricité à travers le monde. La base de données prend en compte de grands projets hydroélectriques tout comme des systèmes solaires domestiques sur les toits des maisons dans le secteur résidentiel et de plus grands systèmes sur les toits dans le secteur commercial (en dessous de 1 MW) ; avec une agrégation de résultats provenant de plus d’un million de systèmes installés au sein des pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Les chiffres proviennent également de la base de données des enchères de l’Irena (Irena Auctions Database). Selon l’institution intergouvernementale, cette base de données contient un total de 293 GW de projets recensés à travers le monde. Il est à noter que 92 GW (soit 32% du total) sont localisés au Brésil ; 78 GW aux États-Unis (26% du total) ; 48 GW en Inde (16%) ; 10 GW au Chili (3%) ; 6,5 GW en Argentine et en Afrique du Sud (2% chacun) ; 5,5 GW au Royaume-Uni (2%) ; environ 5 GW en Chine et en Allemagne (2% chacun). En termes de technologies, l’Irena précise que les éoliennes terrestres constituent le plus grand contributeur avec des données sur des projets totalisant 114 GW (39%) par jour. Le solaire photovoltaïque constitue le second plus grand contributeur avec 85 GW (29%) ; suivi de l’hydroélectricité avec 44 GW (15%) ; la biomasse et les éoliennes en mer avec 9 GW chacun (3%) ; les centrales solaires thermodynamiques à concentration (CSP) avec 4 GW et la géothermie avec 0,1 GW.

Un modèle marocain unique en son genre
Au niveau interne, l’autre facteur qui a fortement contribué à la compétitivité du Maroc dans les énergies renouvelables est lié à la singularité du modèle marocain et à l’expertise développée, depuis, par Masen. En effet, cela fait 8 ans que les contours de la stratégie nationale du renouvelable ont été dessinés dans le cadre d’une vision basée sur le triptyque : contrainte, volonté, opportunités. Le Maroc a compris qu’il lui faut sortir de sa situation de «grande dépendance» vis-à-vis des énergies fossiles en diminuant progressivement ses importations qui pèsent lourdement sur son budget. Pour se faire, il lui fallait d’abord bien connaître sa situation de dépendance énergétique, s’inspirer de son existant et éviter à tout prix la logique de la subvention. C’est ainsi que les promoteurs de la stratégie ont compris que 5% de croissance économique génèrent un besoin d’électrification supplémentaire de 6 à 7%, ce qui veut dire qu’il faut doubler la capacité installée chaque dix ans. Ensuite, en s’inspirant de la série de stratégies sectorielles, lancées à partir de 2008 pour créer des leviers de croissance économique, la dimension intégration/compensation a été introduite dans la stratégie basée sur la vérité des prix, loin de toute subvention. Ensuite, il a suffi qu’il y ait l’implication de la plus haute autorité de l’État, qui a vigoureusement indiqué la voie, pour que la stratégie de production d’énergies renouvelables soit mise en place. Pour rappel, celle-ci consiste à porter la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique national à 42% à l’horizon 2020 puis à 52% à l’horizon 2030. Le solaire, l’éolien et l’hydraulique devront globalement produire 6.000 MW à l’horizon 2020, avec une contribution respective de 2.000 MW chacun. Elle est très bien engagée et selon les premières prévisions, «la production prévue à fin 2020 sera dépassée».

Des champions pour éclairer l’Afrique
L’autre ingrédient qui a conduit à la compétitivité du Maroc dans les ENR, c’est l’expertise acquise au fil du temps par l’équipe de Masen. En effet, depuis Noor I, l’équipe de l’Agence de l’énergie durable a beaucoup évolué et mûri. Selon Mustapha Bakkoury, le patron de l’agence qui a reçu dernièrement la presse, «nous avons compris très tôt qu’il faut faire du solaire pour répondre à des besoins concrets du pays. Aussi, nous développons nos projets avec un esprit de veille permanente sur les best practices et les meilleurs rapports qualité/coût et nous les implantons là où les ressources sont les plus abondantes et là où ils ont un impact réel sur les territoires». «Notre souci est de réussir une phase de transition de ce qui se fera après. Pour cela nous devons aller au-delà de l’objectif de produire de l’électricité en créant des écosystèmes pour dynamiser l’économie marocaine», explique Bakkoury dont l’ambition est de créer des champions nationaux dans les ENR. Des champions capables de s’engager dans les batailles commerciales pour éclairer l’Afrique où près de 650 millions de personnes vivent encore sans électricité. 

L’objectif assigné à la rencontre qui attend cette année 700 participants est de confirmer son rôle de plateforme d’opportunités d’affaires pour les acteurs du secteur des énergies renouvelables en général et du solaire photovoltaïque en particulier.

L’attente du secteur privé marocain de pouvoir enfin produire légalement sa propre énergie est sur le point d’être satisfaite par les pouvoirs publics. En effet, si tout concorde, «2018 sera l’année de la moyenne tension». C’est la promesse faite par Aziz Rabbah, le ministre de l’Énergie, des mines, de l’eau et de l’environnement, lors de la conférence de presse organisée avant-hier à Marrakech, en marge de la cérémonie d’ouverture de la 3e édition du Salon Photovoltaïca (Voir les Inspirations ÉCO du mercredi 13 février 2018). À cette occasion, le ministre a posé les conditions de la réalisation de cette ouverture qu’il a qualifiée de vrai challenge. Tout en rappelant à qui voulait bien l'entendre que du point de vue constitutionnel, chaque citoyen a certes le droit de produire sa propre énergie, Aziz Rabbah a toutefois insisté sur le fait que dans le cas de la moyenne tension, il est surtout question de trouver l’équilibre le plus parfait possible entre les différentes composantes du système électrique national. Selon le ministre, avant toute ouverture du réseau de moyenne tension aux énergies renouvelables, il faut d’abord passer par des études d’impact, lesquelles doivent notamment permettre de déterminer les retombées d’une telle décision à la fois sur le système électrique, sur l’équilibre financier des distributeurs et sur le service public qui est assuré par une entreprise publique. Autrement dit, le ministre dit oui, il faut publier les textes d’application de la loi 13-09 consacrant cette ouverture, mais comment le faire en sécurisant le système électrique national ? Une question qui a déjà un début de réponse.

En effet, comme ce qui a été fait dans l’éolien, une cartographie solaire est en cours de préparation. «Des arrêtés conjoints définissant la trajectoire et les enveloppes des distributeurs sont en cours de finalisation. Ces enveloppes seront publiées sur le site du ministère de l’Énergie, des mines et du développement durable», est-il expliqué. Parallèlement, Aziz Rabbah promet de mobiliser toutes les forces vives de son département pour plancher sur ce dossier afin de lui trouver une issue avant la fin de l’année. Rappelons que l’ouverture du réseau de moyenne tension aux énergies renouvelables constitue un axe important de la feuille de route du Maroc dans le domaine de la transition énergétique. En effet, elle vise à encourager les investissements privés, à répondre à la demande des industriels pour le développement de projets d’énergies renouvelables et à poursuivre l’ouverture progressive du réseau et du marché électrique. Les enjeux sont importants. L’ouverture de la MT permettra de capter d’importants investissements et transferts de technologies, de créer des milliers d’emplois et de faire exploser les off grids et autres smart grids dans le royaume. S'agissant de la basse tension aussi, l’ouverture ne saurait tarder après celle de la moyenne tension. En effet, les bases juridiques et réglementaires du raccordement du photovoltaïque résidentiel dans le réseau électrique basse tension ont été énoncées depuis 2016 dans la loi n° 58-15 modifiant et complétant la loi n° 13-09 relative aux énergies renouvelables. Cette loi annonce le principe de l’ouverture du marché électrique de sources d’énergies renouvelables de la basse tension, alors que les modalités et les conditions d’accès et de raccordement seront définies par voie réglementaire. Une consultation pour la réalisation d’une étude technico-économique et juridique fixant les conditions et les modalités d’accès au réseau électrique de basse tension a été lancée.  

La question, restée en suspens depuis le Conseil d’administration de la Société d’investissements énergétiques (SIE) du 9 janvier dernier à Rabat, sera définitivement tranchée en juin prochain. Trois scénarii sont déjà sur la table.

Quel positionnement aura la Société d’investissements énergétiques (SIE) après sa sortie du tour de table de l’Agence marocaine de l’énergie durable (MASEN) ? La question, restée en suspens depuis son dernier Conseil d’administration tenu le 9 janvier dernier à Rabat sous la présidence d’Aziz Rebbah, ministre de l’Énergie, des mines et du développement durable, sera définitivement tranchée lors du prochain Conseil d’administration de la SIE prévu en juin prochain. En effet, lors du dernier Conseil d’administration, les actionnaires de la SIE ont confirmé la sortie de la société du capital de MASEN et un comité ad’hoc a été nommé à cet effet. À cette occasion, le président du conseil a clairement signifié aux membres de ce comité, composé du ministère de l'Économie et des finances, du Fonds Hassan II et du ministère de tutelle, de ne pas se brider, d’analyser tous les scénarii possibles pour un nouveau positionnement de la SIE. Depuis, trois scénarii se profilent : l’absorption par Masen, la filialisation sous Masen ou la privatisation.

Le comité devra rendre ses conclusions avant le prochain conseil d’administration. En attendant, des instructions ont été données au directeur général de la SIE de ne plus engager d’actions, tous domaines confondus et de transférer les dossiers d’efficacité énergétique à l’Agence marocaine de l’efficacité énergétique (AMEE). D’ailleurs, c’est suite à cette décision que les ouvertures des plis de ses deux appels d’offres, lancés en décembre dernier, ont eu lieu en début de semaine à l’AMEE. Pour rappel, ceux-ci portent respectivement sur la rénovation des systèmes d’éclairage, la mise à niveau de l’installation électrique et la fourniture et l’installation de chauffe-eaux solaires dans 90 mosquées de la ville de Rabat ainsi que sur la mise à niveau de l’éclairage et de l’installation électrique de 240 mosquées dans les villes de Kénitra, Témara et Salé. Sinon, comme l’a signalé le directeur général de la SIE, Ahmed Baroudi, lors du dernier conseil d’administration, la SIE a réalisé et engagé plusieurs projets en 2017. Dans l’efficacité énergétique, il s’agit du programme des mosquées vertes, du projet mené avec Maghreb Steel, de l’accompagnement du ministère des Affaires générales et de la gouvernance et de celui de la DGAPR (Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion).

Dans le cadre de l'accompagnement des régions, un grand effort a été engagé avec les régions de Souss-Massa et de Rabat-Salé-Kénitra dans l’éclairage public, la valorisation énergétique des déchets, les développements industriels dans des secteurs nouveaux et de haute technologie ainsi que dans le milieu rural. Dans le secteur de l’industrie, la SIE a également initié plusieurs projets parmi lesquels celui mené avec l’unité industrielle de fabrication de bus électriques de toute dernière génération «Made in Morocco» avec le constructeur chinois Yang Tse, ainsi que celui concernant la production de panneaux solaires photovoltaïques «Made in Morocco» avec un partenaire chinois classé Tiers1 et le groupe Jet Contractor. Des projets de production de sources renouvelables ont aussi été présentés, à l’image de celui de la centrale solaire de Marrakech avec le partenaire Novare Energy, des projets de microcentrales hydrauliques de Sidi Driss et Hassan II avec le partenaire Energie Terre, ou de la centrale solaire Copag- Shems dont le développement a été bouclé à 100% en 2017).


Quel était le positionnement stratégique de la SIE ?

Avant la mise en berne de ses activités, la SIE intervenait dans trois axes stratégiques. D’abord, c’était l’investisseur étatique de référence dans le domaine des énergies de manière générale, et plus particulièrement dans celui des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique. Dans le cadre de sa mission, la SIE agissait ensuite en tant que facilitateur notamment en développant son propre portefeuille de projets dans les différents secteurs énergétiques ciblés avec le concours de partenaires investisseurs, développeurs ou industriels privés. Enfin, la SIE agissait en tant que levier financier en développant l’ingénierie financière nécessaire permettant d’optimiser l’utilisation de son capital à travers la création de véhicules financiers adaptés aux besoins énergétiques prioritaires du Maroc et ouverts aux prises de participations de partenaires nationaux et internationaux, institutionnels et privés. 

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