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Les Cahiers des ÉCO

Les afro-députés marocains prenants parts à la deuxième session de la cinquième législature du parlement panafricain (PAP), qui se tient actuellement à Midrand (près de Johannesburg), ont lancé, lundi, un appel au recensement et l’enregistrement des populations séquestrées à Tindouf (sud-ouest de l’Algérie).

Prenant la parole lors de la séance plénière de l’institution législative continentale sur la question des réfugiés, les afro-députés marocains ont dévoilé devant l’assistance les allégations mensongères des adversaires du Maroc au sujet d’une situation anormale exploitée pour faire durer le conflit régional crée autour de l’intégrité territoriale du Royaume.

Le recensement et l’enregistrement de ces populations s’impose pour dissiper la confusion sciemment entretenue autour de cette question, ont indiqué les afro-députés, soulignant qu’un tel recensement s’inscrit en droite ligne du droit international humanitaire exigeant le recensement et l’enregistrement des réfugiés partout dans le monde.

Le recensement permettra de distinguer les dimensions politiques et humanitaires de la situation de ces populations, ont-ils dit.

Il s’agit, en outre, d’une condition fondamentale pour garantir la protection des droits de ces populations, ont ajouté les afro-députés, rappelant les rapports internationaux faisant état du détournement de l’aide humanitaire destinée aux populations des camps.

L’appel, qui a trouvé un large écho parmi les membres du parlement panafricain, vient rappeler devant l’institution législative panafricaine la responsabilité claire de l’Algérie, pays qui se dérobe de ses responsabilités en s’entêtant à refuser le recensement des populations de Tindouf dans une grave violation aux règles juridiques internationales, notamment celles défendues par le Haut-Commissariat pour les Réfugiés (HCR).

Il convient de rappeler que le recensement et l’enregistrement des réfugiés a été exigé par le rapport des travaux d’un atelier, tenu en mars dernier au siège du PAP sur le thème «année des réfugiés, des rapatriés et des personnes déplacées en Afrique: contribution du parlement panafricain à la recherche de solutions durables aux déplacements forcés en Afrique». 

Dans cette veine, un projet de résolution sera présenté lors de l’actuelle session de l’institution législative panafricaine appelant le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) à «procéder à l’enregistrement de tous les réfugiés en Afrique, conformément à la Convention de Genève de 1951 et son protocole de 1967».

Le Maroc est représenté au sein du PAP par Noureddine Kerbal, du groupe justice et développement à la Chambre des représentants, Meryem Ouhssata, du groupe authenticité et modernité à la Chambre des représentants, Mhammed Zekrani, du groupe rassemblement constitutionnel à la Chambre des représentants, Abdellatif Abdouh, du groupe istiqlalien pour l’unité et l’égalitarisme à la Chambre des conseillers, et Yehfadeh Ben Mbarek, du groupe haraki à la Chambre des conseillers. 

Les nominés des Trophées African Banker 2019, organisés conjointement pour la treizième année consécutive par le magazine African Banker et Business in Africa Events, ont été sélectionnés parmi les candidats par un jury indépendant composé d’éminents experts, banquiers et financiers
Les nominés représentent fidèlement les petites et grandes institutions financières les plus dynamiques du continent africain. Omar Ben Yedder, éditeur et directeur général du Groupe IC Publications, s'est dit une nouvelle fois impressionné par la quantité et la qualité des dossiers présentés par les candidats cette année.
« Nous avons reçu un nombre record de candidatures et une fois de plus nous sommes frappés par le dynamisme des banques et des institutions financières qui font face à une concurrence de plus en plus forte et à une réglementation et un contrôle de plus en plus sévères. Les nouvelles technologies perturbent et révolutionnent le secteur en apportant des solutions bénéfiques pour le développement de l’économie. L'inclusion financière est au cœur de la politique des gouvernements et la Fintech va jouer un rôle primordial en favorisant les financements. Les banquiers ont dû faire preuve de plus de prudence et ont réussi à afficher une croissance solide et durable. J'ai hâte de rencontrer et de revoir les dirigeants de ces institutions financières qui sont véritablement des champions qui font honneur à l’Afrique. »
Les African Banker Awards sont organisés sous le patronage de la Banque africaine de développement et sont parrainés par le Fonds de garantie africain et la Bank of Industry. Le dîner de gala et la remise des trophées auront lieu à Malabo.

Dans la catégorie banque africaine de l’année, Attijariwafa bank a été nominée aux côtés d’AfreximBank, Ecobank (ETI), Equity Group – Kenya, Mauritius Commercial Bank - Île Maurice ainsi que la Trade Development Bank
Les autres récompenses seront celle du banquier africain de l’année, banque de détail de l’année, banque d’investissement de l’année; trophée de l’inclusion financière, trophée de l’innovation, banque socialement responsable de l’année, deal de l’année, dette – infrastructures.

D’autres Trophées seront remis dans les catégories: Banques régionale de lannée, Gouverneur de la Banque centrale de l'année, Ministre des Finances de l'année, Carrière exemplaire.

Le Procureur du Kenya a annoncé aujourd'hui le retrait des charges retenues contre OCP Kenya et ses administrateurs depuis le 22 juin 2018, dans le cadre d’une procédure visant à lever les allégations infondées dirigées à leur encontre, a fait savoir le Groupe OCP. Le Procureur du Kenya a également ordonné la libération immédiate et inconditionnelle de la cargaison des engrais mise en cause dans le cadre de cette procédure, a indiqué le Groupe dans un communiqué.

Le groupe OCP salue la décision de la justice kenyane qui a reconnu, après l’examen rigoureux des arguments et évidences présentés par OCP incluant des tests de laboratoires internationaux, "la parfaite conformité des engrais mis en cause, démontrant ainsi qu’OCP Kenya et ses administrateurs ont toujours observé consciencieusement le respect des standards de qualité de la réglementation kenyane", souligne le communiqué. 

Ces engrais adaptés aux spécificités des sols et des cultures ont été développés en partenariat avec des laboratoires et instituts de recherche locaux au profit des agriculteurs kenyans, a rappelé la même source. 

Cette décision rendant justice "traduit l’exigence et la rigueur du Groupe OCP en matière de qualité répondant aux réglementations nationales et internationales, ainsi que son engagement permanent en faveur d’une fertilisation raisonnée pour le développement d'une agriculture durable et responsable", a conclu le groupe. 

Agence marocaine de sûreté et de sécurité nucléaires et radiologiques (AMSSNuR) et l'Agence rwandaise de régulation des services d'utilité publique (RURA), ont signé, mercredi à Kigali, un mémorandum d’entente visant le développement de la coopération dans les domaines de la sûreté et de la sécurité radiologiques et nucléaires. 
Signé par le directeur général de l’AMSSNuR, Khammar Mrabit, et le directeur général de la RURA, Patrick Nyirishema, ce mémorandum porte sur l'échange des informations et des expériences en matière de réglementation de la sécurité nucléaire et de gestion des déchets nucléaires et radioactifs. 
Ce mémorandum de coopération, qui s'étale sur une période de 5 ans, couvre également la gestion des situations d’urgence radiologique ou nucléaire ainsi que la formation et le renforcement des capacités dans le domaine de la sécurité nucléaires et radiologiques. 

Le directeur général de l’AMSSNuR a rappelé que le Maroc a déjà réalisé "des avancées majeures" dans le domaine en se dotant d’un cadre législatif et réglementaire en collaboration avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et des partenaires américains et européens. 

Il a relevé que le Maroc s'impose aujourd'hui en tant que modèle en matière de sûreté et de sécurité radiologiques et nucléaires, ajoutant que "le Royaume est disposé à partager son expérience avec le Rwanda et les pays africains dans le cadre de la coopération Sud-Sud prônée par SM le Roi Mohammed VI, que Dieu Le Glorifie". 

De son côté, le directeur général de la RURA, a indiqué que le Rwanda ambitionne d'utiliser la technologie nucléaire principalement dans les domaines des mines, de l'agriculture et de la santé, soulignant que le Rwanda vise à tirer profit de l'expérience du Maroc dans ce domaine. 

Il a, en outre, fait savoir que le Rwanda s’apprête à mettre en place un centre de recherche nucléaire dans les cinq prochaines années doté de réacteurs nucléaires afin d'utiliser l’industrie atomique dans plusieurs secteurs stratégiques. 

L'AMSSNuR, un établissement public à caractère stratégique chargé de la réglementation et du contrôle des activités mettant en jeu des sources de rayonnements ionisants, veille au respect de la conformité de la sûreté et de la sécurité nucléaires et radiologiques et des activités et des installations mettant en jeu des sources de rayonnements ionisants aux dispositions de la loi n° 142-12 et la réglementation y afférente, ainsi qu'à la protection de l’Homme, de la société et de l’environnement contre les risques liés aux utilisations de ces rayonnements.

La deuxième session de la cinquième législature du Parlement panafricain (PAP) a débuté, lundi à Midrand (près de Johannesburg), avec la participation de cinq afro-députés marocains poursuivant leur implication active pour la défense des intérêts du Maroc, tout en faisant montre de vigilance continue face aux tentatives des adversaires de l’intégrité territoriale du Royaume.

Pour cette deuxième session de la cinquième législature du PAP, les enjeux sont de taille et appellent à la contribution accrue des pays africains à l’émergence d’une Afrique capable de prendre en charge les problèmes et les questions qui touchent à son avenir.

De la question des réfugiés à l’industrialisation de l’Afrique en passant par les questions de paix et de sécurité, tant de dossiers importants que les afro-députés sont appelés à examiner lors de leur conclave qui se tient au siège du PAP à Midrand.

Cette session offre l’occasion de mettre en avant encore une fois le leadership du Maroc en matière de développement, indiquent les afro-députés marocains, citant les domaines des énergies renouvelables et des investissements.

La contribution du Maroc aux efforts de développement dans le continent s’illustre par le nombre et la qualité des accords et conventions de coopération conclus par le Royaume avec de nombreux pays africains, indiquent-ils.

La dimension humaine de l’action du Maroc en Afrique est tout aussi importante, assurent-ils, citant les questions se rapportant à l’immigration, le roi Mohammed VI étant Leader de l’UA dans ce dossier.

Par ailleurs, l’actuelle session du PAP sera marquée par des débats sur le thème choisi par l’UA pour 2019, «Année des réfugiés, des rapatriés et personnes déplacées : vers des solutions durables au déplacement forcé en Afrique».

Sur ce dossier, les afro-députés marocains affichent leur détermination de ne ménager aucun effort pour que l’actuelle session soit couronnée par l’adoption d’une résolution appelant au recensement et à l’enregistrement des populations des camps de Tindouf (sud-ouest de l’Algérie), conformément au droit international humanitaire qui exige le recensement et l’enregistrement des réfugiés partout dans le monde.

Il s’agit, en effet, d’une exigence contenue dans un rapport ayant sanctionné les travaux d’un atelier, tenu en mars dernier au siège du PAP sur le thème : «Année des réfugiés, des rapatriés et des personnes déplacées en Afrique : contribution du Parlement panafricain à la recherche de solutions durables aux déplacements forcés en Afrique». 

Dans cette veine, un projet de résolution sera présenté lors de l’actuelle session de l’institution législative panafricaine appelant le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) à «procéder à l’enregistrement de tous les réfugiés en Afrique, conformément à la Convention de Genève de 1951 et son protocole de 1967».

Il s’agit, selon les afro-députés marocains, d’une question d’une grande importance qui devra dévoiler encore une fois devant les parlementaires du continent les tactiques dilatoires et les manœuvres des séparatistes du polisario et leurs mentors visant à faire durer le conflit régional créé autour de l’intégrité territoriale du Maroc.

Depuis l’adhésion du Maroc au PAP, la présence des séparatistes s’est beaucoup affaiblie, les parlementaires africains ayant eu l’occasion d’écouter et d’apprécier les positions sages et bien fondées du Maroc sur ce conflit.

Dépassés par les événements et par le cours de l’histoire, les séparatistes ne sont plus présents dans les importantes commissions du PAP à l’exception d’un poste de rapporteur dans une commission marginale. 

Le Maroc est représenté au sein du PAP par Noureddine Kerbal, du groupe PJD à la Chambre des représentants, Meryem Ouhssata, du Parti authenticité et modernité à la Chambre des représentants, Mhamed Zekrani, du Groupe du rassemblement constitutionnel à la Chambre des représentants, Abdellatif Abdouh, du groupe istiqlalien pour l’unité et l’égalitarisme à la Chambre des conseillers, et Yehfadeh Ben Mbarek, du groupe haraki à la Chambre des conseillers. (MAP) AO

Le Maroc a organisé, mardi au siège de l’ONU à New York, une conférence sur "le rôle du secteur privé pour l’émancipation et l’emploi des jeunes au Maroc et en Afrique", en marge du Forum de la jeunesse des Nations-Unies.

Cet événement a été présidé par l’ambassadeur représentant permanent du Royaume auprès des Nations-Unies, Omar Hilale, en présence du vice-ministre de la jeunesse et des sports du Ghana, Curtis Perry Okudzeto, de l’ambassadeur du Nigeria à l’ONU, Tijjani Muhammad-Bande, de l’ambassadeur du Sénégal à l’ONU, Cheikh Niang, ainsi que de l’Envoyée spéciale du Secrétaire général de l’ONU pour la jeunesse, Jayathma Wickramanayake, et de l’Envoyée spéciale de l’Union africaine pour la jeunesse, Aya Chebbi.

Cette rencontre a aussi connu la participation d’une pléiade d’ambassadeurs, de responsables onusiens, de membres des délégations prenant part au Forum de la jeunesse, ainsi de représentants du secteur privé, notamment du Groupe OCP. 

Intervenant à cette occasion, l’ambassadeur Omar Hilale a souligné que les jeunes représentent le principal atout pour le développement en Afrique, où la population de la jeunesse africaine croît rapidement et devrait doubler pour atteindre plus de 830 millions d’ici 2050.

Si elle est adéquatement mise à profit, cette croissance de la population en âge de travailler pourrait favoriser une hausse de la productivité et une croissance économique plus inclusive et plus forte à travers le continent, a relevé Hilale.

Et de noter à cet égard, qu’au Maroc, la jeunesse fait l'objet d'une attention particulière et constitue une véritable priorité pour accélérer le développement de la société dans son ensemble, ajoutant qu’à l’instar des autres pays africains, le Royaume compte une population jeune importante, et a investi de plus en plus dans les secteurs où ces jeunes peuvent contribuer à l’innovation et à la productivité en participant activement à la dynamique économique et sociale.

Hilale a, de même, noté qu’afin d'accélérer la mise en œuvre de l’Agenda 2030 pour le développement durable et de placer les jeunes en tant qu’acteurs clés de sa mise en œuvre, il est nécessaire d'innover par le biais d'initiatives et de projets concrets en collaboration avec le secteur privé, dont la contribution reste essentielle pour libérer les énergies, le sens de l’innovation et l’esprit d’entreprise des jeunes.

De son côté, le vice-ministre de la jeunesse et des sports du Ghana, Curtis Perry Okudzeto, a insisté sur le rôle primordial du secteur privé en Afrique pour le développement du continent et la réalisation de l’Agenda 2063 de l’Union africaine.

Il a relevé, à cet égard, l’importance du partenariat entre les gouvernements et le secteur privé afin d’éradiquer le fléau du chômage des jeunes en Afrique.

Les représentants du Groupe OCP à cette rencontre ont souligné, de leur côté, que "le secteur privé a un rôle particulier à jouer dans notre monde globalisé", en ce sens qu’il devrait agir de manière à placer l’élément humain au cœur de ses stratégies, et devenir ainsi un véritable acteur à impact social.

Ils ont également réitéré l’engagement du Groupe OCP a assisté l’Afrique dans la promotion et la capitalisation de l’ensemble de ses atouts, y compris le plus important d’entre eux, à savoir sa jeunesse.

La participation de haut niveau à cette conférence organisée par le Maroc, témoigne, selon les intervenants, du respect et de la grande estime des pays africains et de la Communauté internationale envers la politique Africaine de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, qui a érigé le développement socio-économique et la stabilité politique de l’Afrique en tant que priorités pour l’action internationale et régionale du Royaume.

 

Maroc a envoyé une aide humanitaire d’urgence aux victimes du cyclone Idai, qui a frappé la République du Mozambique, les 14 et 15 mars 2019, causant d’importantes pertes humaines et matérielles, sur instruction du roi Mohammed VI a indiqué le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale.

L’acheminement de cette aide humanitaire de 39 tonnes, comprenant notamment des tentes, des couvertures et des denrées alimentaires de première nécessité, est assuré par les Forces Armées Royales, a précisé le MAECI dans un communiqué. 

Cette action fait suite à l’appel à l’aide internationale lancé par les autorités mozambicaines. Elle exprime la solidarité permanente du Maroc avec les populations de ce pays africain endeuillé par une catastrophe naturelle particulièrement sévère, a conclu le ministère.

Le Président de la République gabonaise, Ali Bongo Ondimba, a quitté, samedi, le Maroc au terme d'un séjour médical  aux fins de rééducation et de convalescence.

A son départ de l'aéroport de Rabat-Salé, le Président gabonais a été salué par le Chef du gouvernement, Saâd Dine El Otmani.

Après avoir passé en revue un détachement des Forces Armées Royales qui rendait les honneurs, le président gabonais a été salué par le Wali de la région de Rabat-Salé-Kénitra, gouverneur de la préfecture de Rabat, Mohamed Yacoubi, le président du Conseil de la région, Abdessamad Sekkal, le gouverneur de la préfecture de Salé, Omar Touimi, le Commandant délégué de la Place d'armes de Rabat-Salé et le président du conseil communal de Salé, ainsi que par d'autres personnalités civiles et militaires.

Le sommet de l’Union africaine a commencé, dimanche à Addis-Abeba, les travaux de sa 32ème session ordinaire avec la participation du Maroc.

 

Le Chef du gouvernement, Saâd Dine El Otmani, préside la délégation marocaine à ce Sommet, qui est composée du ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Nasser Bourita et du ministre délégué chargé de la Coopération africaine, Mohcine Jazouli.

 

Outre des chefs d’Etat et de gouvernement africains, cette session est marquée par la participation des secrétaires généraux de l’ONU et de la Ligue Arabe.

 

Ce Sommet sera marquée par le lancement du thème de l’année 2019 de l'Union africaine: «Année des réfugiés, des rapatriés et des personnes déplacées: Vers des solutions durables aux déplacements forcés en Afrique».

Le président sénégalais Macky Sall a déclaré, samedi à Dakar, que les relations "spéciales" ont été tissées entre le Maroc et le Sénégal et se sont "poursuivies et consolidées".

 

"Des relations spéciales ont été tissées entre le Royaume du Maroc et le Sénégal, bien avant notre indépendance et se sont poursuivies et consolidées", a souligné président, à l’occasion d’une réception organisée à la résidence de Cheikh Mohammad Al Madani Tall, serviteur de la hadra omarienne, à la veille de la cérémonie officielle de la 39è édition de la "Ziara annuelle" des Tijanes omariens du Sénégal, organisée sous le Haut patronage du roi Mohammed VI.

Une  délégation marocaine, conduite par M. Ahmed Kostass, directeur des Affaires islamiques au ministère des Habous et des affaires islamiques, et composée également de l'ambassadeur du Maroc au Sénégal, Taleb Barrada,et d’Abdellatif Begdouri Achqari, représentant de la Fondation Mohammed VI des Oulémas africains et Abdelmajid Mouhib, président du conseil local des ouléma d’El Jadida.

Cette ziyara, constitue l'un des plus importants rassemblements de la communauté Tijane à Dakar, est dédiée à la célébration de la mémoire du Khalife de la Zaouiya Tijane Omarienne, Seydou Nouru Tall, descendant d'une famille de grands érudits qui ont consacré leur vie à la diffusion des valeurs authentiques de l'Islam.

La Tariqa omaria est l'une des plus grandes confréries au Sénégal, berceau d'un Islam soufi aux diverses confluences et aux liens communs ancestraux avec les écoles soufies du Maroc, qui ont rayonné sur l'ensemble du continent des siècles durant.

La famille des Tijanes Omariens compte de nombreux disciples au Mali, au Niger, au Burkina Faso, en Mauritanie, en Guinée et en Gambie.

Le président de la Commission de l'Union africaine, Moussa Fakih Mohamed, a révélé que la 32ème session ordinaire de la Conférence de l'Union africaine (UA) donnera des détails sur le passeport, qu'il a décrit comme "le rêve tant attendu".

 

"Lors de la conférence qui se tiendra en février prochain à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne, des détails seront présentés sur la conception, la production et la délivrance du passeport africain."

 

Il a ajouté que cette initiative consituerait le "rêve tant attendu" de la "liberté totale de circulation sur le continent africain".

 

Le passeport unique a pour objectif de faciliter la circulation des Africains entre les pays africains, de stimuler la croissance économique et de promouvoir les échanges commerciaux.

 

Cette évolution fait suite à l'annonce par l'Union africaine d'une initiative de "marché aérien unifié" visant à créer un marché commun des biens et des services.

 

Le site Web "Quartz" indique que si les chefs d’État ratifiaient les détails de cette initiative en février, cela ouvrirait la voie à la création du passeport.

 

Il a ajouté que le passeport africain serait dans l'intérêt des citoyens des pays dotés de passeports "faibles", tels que le sud du Soudan et le Burundi.

 

Les voyageurs du sud du Soudan et du Burundi ont besoin de visas pour visiter respectivement 48 et 47 pays africains.

 

La mesure dans laquelle les pays africains acceptent cette démarche est inconnue, les experts en immigration continuant de discuter des points positifs et des défis, en particulier de l’impact d’un tel passeport sur la sécurité des États.

Nabyl Lakhdar, Directeur général de l’Administration des douanes et des impôts indirects (ADII)

Pour le directeur général de la Douane marocaine, aussi bien la Zone de libre-échange continentale (ZLEC) qu’une probable adhésion du Maroc à la CEDEAO seront bénéfiques pour le royaume. Pour Nabyl Lakhdar, il ne faudrait pas s’attendre à une baisse des recettes douanières mais plutôt à une hausse des exportations marocaines. Interview exclusive.

Les Inspirations ÉCO : Quelle appréciation globale faites-vous de l’activité douanière en Afrique ?
Nabyl Lakhdar : C’est une excellente question qui mérite d’être évoquée pour plusieurs raisons : la première est que les tous les pays africains, Maroc compris, ont besoin de recettes car ce sont des pays en développement. Nous avons besoin de budgets pour investir dans les infrastructures et l’État a besoin de faire du rattrapage. Il faut que nos États soient capables de collecter des recettes. Tous nos pays sont confrontés aux mêmes défis : contrebande, informel, les gens qui ne paient leurs impôts, etc. On a donc nécessairement besoin de deux administrations fortes, professionnelles et modernisées, à savoir la Douane et les services des impôts. Les Douanes africaines sont confrontées à un manque de moyens et de ressources. Par contre, sur les ressources humaines, le niveau des gens est impressionnant, il est excellent. Surtout le plan technique et de la vision.

Sont-elles au même niveau que les autres douanes à travers le monde ?
Nous nous retrouvons régulièrement à l’Organisation mondiale des douanes et celle-ci émet des normes, ce qui fait que toutes les douanes du monde travaillent sur les mêmes projets. Par exemple, sur l’analyse de risques et les procédures douanières, c’est la même chose partout. Vous trouverez que la douane américaine y travaille au même niveau qu’une douane d’un pays en développement. On peut retrouver une différence de taille et de dimension, mais les méthodes sont les mêmes.

Que faut-il pour rendre les douanes africaines plus performantes ?
La feuille de route est très claire. Nous avons deux grands sujets : la maîtrise du contrôle et la facilitation. Notre souci est de savoir comment accélérer le passage des marchandises en douane, c'est-à-dire l’import-export, tout en améliorant le contrôle. En tant que douane, on nous demande quatre choses. La première, c’est d’être rapide sur les délais car les gens ne veulent pas que leurs marchandises restent dans les aéroports et les ports. La deuxième, c’est que les formalités douanières soient simples. Troisièmement, on attend de nous de la transparence, notamment dans l’exigence des documents. Enfin, on nous demande de plus en plus du conseil car les formalités au plan mondial deviennent de plus en plus complexes en raison de l’accélération et du changement des méthodes et de comportement. Les choses vont tellement vite qu’il faut, en continue, se mettre à jour dans notre domaine.

Comment l’ADII se prépare à l’entrée en vigueur de la ZLEC ?
Nous sommes sereins par rapport à la ZLEC. Nous avons travaillé sur les différents sujets qui nous concernent et continuons de le faire. Trois points nous concernent : la nomenclature, les règles d’origine et le tarif extérieur commun (TEC). Ce qui nous inquiète à propos de la ZLEC, c’est plutôt son interaction avec les autres accords que nous entretenons avec des pays partenaires. Par exemple, avec la Tunisie, nous avons trois cadres de partenariats : bilatéral, les Accords d’Agadir et la Ligue arabe. Il est déjà difficile pour les opérateurs de se retrouver avec ces trois cadres alors que dire si la ZLEC venait à s’y ajouter ? Cela complexifie les choses, d’autant plus que ce sont les mêmes sujets qui sont discutés aussi bien dans la ZLEC, la CEDEAO, l’union douanière arabe, etc. La même situation est de mise en ce qui concerne les codes douaniers : nous avons le code douanier marocain, arabe, bientôt celui de la CEDEAO et la ZLEC. Donc, il faut vraiment trouver le plus petit dénominateur commun sur lequel nous travaillerons une fois pour toute.

C'est-à-dire… ?
Je pense qu’une optimisation s’impose. En tant que techniciens, nous travaillons à les simplifier afin qu’une fois que l’opérateur fera face à tous ces accords, il puisse se retrouver facilement et que les opérations se fassent avec simplicité.

Pensez-vous que la ZLEC sera une bonne chose pour l’économie marocaine ?
Oui, la ZLEC sera fatalement une bonne chose pour l’économie marocaine car nous serons en zone de libre-échange à l’échelle africaine. Je vous explique, au moins en ce qui concerne les recettes : aujourd’hui, le Maroc importe globalement pour 435 MMDH de marchandises et à peine 100 MMDH sont taxables. Tout le reste rentre sans payer de droits d’importation. Sur ces 100 MMDH taxables, ce qui est importé des pays africains reste minime et la plupart des produits sont déjà compris dans les 345 MMDH déjà exonérés de taxes. Donc l’impact de la ZLEC sur les recettes douanières marocaines sera minime.

Pas d’impact négatif sur les recettes, mais pourra-t-elle accélérer le commerce avec le reste de l’Afrique ?
En effet, il sera intéressant, avec la ZLEC, de substituer des produits importés de l’Union européenne par exemple par des produits africains. Le Maroc pourra ainsi faire de la diversification et par conséquent avoir des prix plus compétitifs et plus de choix. Ce sera donc très bénéfique pour notre balance commerciale et diminuera la sortie de devises. Enfin, je préfère, en tant que Marocain et Africain contribuer à favoriser le commerce intra-africain qu’avec d’autres continents.

En même temps, c’est une bonne affaire pour les exportations marocaines…
La ZLEC pourra renforcer les exportations marocaines, qui sont déjà en hausse ces dernières années sur le continent. Nous avons une meilleure connaissance des marchés africains, par conséquent ces exportations pourront s’accélérer, sachant que les relais des opérateurs économiques marocains sont déjà présents dans la plupart des pays. J’entends par là les banques, les assurances, Royal Air Maroc, etc. Toutefois, nous devons veiller à ce que les échanges avec l’Afrique soient effectivement «gagnant-gagnant» car tout partenariat déséquilibré ne sera pas durable et j’invite aussi les opérateurs marocains à s’inspirer de leurs collègues africains car ils savent être résiliant et créatifs dans des conditions pas toujours favorables.

Quels autres conseils donneriez-vous aux opérateurs économiques marocains pour mieux profiter de la ZLEC et de la CEDEAO ?
Vous savez, l’opérateur économique est par nature quelqu’un de rationnel. Son objectif est de gagner de l’argent, donc il a juste besoin d’une chose : avoir de la visibilité. Que s’il exporte, sa marchandise ne soit pas bloquée dans tel ou tel port par la douane. Je n’ai donc pas de conseils à leur donner. Ils ont besoin de visibilité et c’est cette visibilité que nous essayons de leur offrir.

Est-ce que les retombées attendues de la ZLEC seront les mêmes qu’avec la CEDEAO ?
Je pense que les retombées seront également bénéfiques avec la CEDEAO. Aussi bien la ZLEC que la CEDEAO sont bénéfiques pour le Maroc de façon générale. Il y aura sûrement des secteurs qui ne seront pas favorisés, mais si on fait la différence, ce sera globalement positif.

Mais est-ce que les produits africains parviennent à s’exporter facilement vers le Maroc ?
Lorsque vous importez des produits et que vous respectez les process, ils rentrent facilement au Maroc. Quand vous importez de la nourriture et que vous disposez des certificats nécessaires, elle rentre facilement. Dans le cas contraire, c'est-à-dire que si ces produits ne disposent pas des certificats des pays d’origine, ils ne doivent pas et ne pourront pas entrer. Franchement, le Maroc est plutôt un «trop bon élève» en ce qui concerne les règles du commerce. Nous n’avons pas de barrières non tarifaires à appliquer systématiquement.

Des efforts sont-ils faits pour améliorer les opérations au poste frontalier de Guerguerate, point essentiel dans les échanges avec l’Afrique subsaharienne ?
Guerguerate est un point particulier. Ce poste a été informatisé récemment et le processus de rodage est en cours. Nous le mettons à niveau. Les gens ne sont pas tout à fait habitués à ce type d’opérations et de procédures. Nous avons reçu les commerçants de Guerguerate récemment et nous espérons une amélioration très prochainement. 

La banque panafricaine présente dans une trentaine de pays du continent n’entend pas se positionner sur le marché marocain où l’un de ses actionnaires, Qatar National Bank, détient des participations. 

Pas d’implantation prévue au Maroc pour Ecobank. Dans une déclaration aux «Inspirations ÉCO» à Abuja, en marge de l’assemblée générale 2018 d’Afreximbank (www.leseco.ma), le président directeur général d’Ecobank, Ade Ayeyemi, a exclu toute éventualité pour son groupe de s’installer au Maroc. «Nous ne pouvons pas être partout. Notre stratégie actuelle est de consolider nos positions dans les pays où nous sommes déjà installés», a-t-il indiqué en réponse à une question des «Inspirations ÉCO» sur les chances de voir cette banque panafricaine débarquer dans le royaume. Pour Ayeyemi, le marché marocain déjà quadrillé par les grands acteurs locaux et continentaux que sont Attijariwafa bank, BMCE Bank of Africa et Banque Centrale Populaire ne fait pas partie des priorités du moment. En plus, «je dirais que nous sommes présents en Afrique du Nord à travers notre actionnaire Qatar National Bank (QNB) car cette banque est bien présente dans cette région septentrionale du continent. Donc Ecobank est présente en Afrique du Nord à travers QNB», ajoute-t-il pour écarter toute probabilité d’ouvrir une filiale sur cette partie de l’Afrique.

Pas peur de la concurrence marocaine
Ecobank qui est la 7e plus grande banque africaine avec des fonds propres évalués à 3,01 milliards de dollars en 2017 par le classement annuel du magazine «The Banker» dit aussi ne pas redouter la concurrence des groupes bancaires marocains en Afrique subsaharienne. «Nous n’avons peur de personne», a répété son patron en faisant référence aux banques marocaines. «Ecobank est une banque qui est aussi bien capable d’opérer dans des environnements stables comme Dakar qu’instables comme Bangui. Nous sommes la seule banque parmi toutes celles que vous évoquez qui soit actuellement présente dans un environnement aussi difficile que celui de Bangui. Aucune des autres banques dont vous parlez n’est à ce jour sur le terrain en Centrafrique pour essayer de trouver des solutions aux populations sur place, contrairement à Ecobank», a-t-il poursuivi non sans afficher une mine teintée de fierté et de fougue.

14 millions de clients
Basée à Lomé, au Togo, Ecobank est considérée comme l’une des plus performantes banques du continent. En 2017, elle a affiché des bénéfices de 182 millions de dollars après avoir subi une perte sèche de 39 millions de dollars un an plus tôt. La banque aux couleurs bleues fondée en 1985 est aujourd’hui présente dans quelque 33 pays africains et revendique plus de 14 millions de clients à fin 2017.


Ade Ayeyemi
Président-directeur général d’Ecobank

 Pourquoi Ecobank ne vient-elle pas s’installer au Maroc ?
Nous ne pouvons pas être partout. Notre stratégie actuelle est de consolider nos positions dans les pays où nous sommes déjà installés. Cela dit, je considère que nous sommes des partenaires avec les banques marocaines dans la mesure où nous œuvrons ensemble pour faire accéder les populations africaines aux services bancaires.

Quels  types de partenariats ?
Je dirais que nous sommes présents en Afrique du Nord à travers notre actionnaire Qatar National Bank (QNB) car cette banque est bien présente dans cette région septentrionale du continent. Donc Ecobank est présente en Afrique du Nord à travers QNB.

Avez-vous peur de la concurrence des banques marocaines sur le continent ?
Nous n’avons peur de personne et je n’ai pas l’air de quelqu’un qui a peur non plus. Je suis issu de ce continent et j’y suis né. Nous menons nos activités depuis plus de trente ans. Ecobank est une banque qui est tout aussi capable d’opérer dans des environnements stables comme Dakar qu’instables comme Bangui. Nous sommes la seule banque parmi toutes celles que vous évoquez qui soit actuellement présente dans un environnement aussi difficile que celui de Bangui. Aucune des autres banques dont vous parlez n’est à ce jour sur le terrain en Centrafrique pour essayer de trouver des solutions aux populations sur place, contrairement à Ecobank.

Selon le rapport 2018 sur le commerce intra-africain établi par Afreximbank, le Maroc se classe à la 11e place. Le royaume exporte principalement des engrais, des produits halieutiques et des équipements électriques. Le classement est largement dominé par l’Afrique anglophone.

On le sait, les pays africains ne commercent que très peu entre eux. En 2017, le commerce intra-africain, bien qu’ayant progressé de 5,6%, en s’établissant à 128,25 milliards de dollars, est retombé sous la barre des 15% du volume total des échanges commerciaux de l’Afrique avec le reste du monde. Ces derniers ont bondi de 10,6% pour se chiffrer à 907,63 milliards de dollars, grâce essentiellement à la reprise des exportations d’hydrocarbures, qui en représentent 45% du volume, sans parler de l’omniprésence de la Chine, principal partenaire commercial du continent. Telles sont les grandes tendances du rapport sur le commerce africain publié en marge de l’assemblée générale 2018 d’Afreximbank à Abuja. Ce document de référence s’attarde aussi, comme chaque année, sur les principaux acteurs du commerce intra-africain, c'est-à-dire les pays africains qui échangent le plus avec leurs voisins du continent. La banque, qui en dresse le top 10, estime que le tableau reste inchangé par rapport à l’année précédente.

Top 10
L’Afrique du Sud reste ainsi en tête de ce classement, presque comme toujours, suivie de la Namibie et du Nigéria. À eux trois, ces pays anglophones, qui comptent parmi eux la première puissance économique du continent et le pays le plus peuplé d’Afrique, réalisent 35% du commerce intra-africain. Soit autant que les 10 autres pays qui les suivent et qui sont : la Zambie, la Côte d’Ivoire, l’Eswatini (ex Swaziland), le Botswana, le Zimbabwe, la République Démocratique du Congo, le Mozambique, le Kenya, le Maroc et le Ghana. Les principaux produits échangés entre pays africains sont : hydrocarbures, équipements, véhicules, machines électriques, minerais, produits plastiques, fer et acier, métaux précieux, sucre et manufactures, huiles essentielles et produits cosmétiques, en plus des engrais fertilisants pour l’agriculture.

Le Maroc 11e continental
D’ailleurs en parlant des engrais, ils font partie des principaux produits exportés par le Maroc vers d’autres pays africains, en plus des produits halieutiques, et des équipements électriques. La Côte d’Ivoire progressivement comme une destination de choix des exportations marocaines, puisque chez ce nouveau partenaire économique ouest-africain, 7,5% du total des importations proviennent du Maroc. Ce qui contribue à placer le royaume à la 11e place continental parmi les pays actifs dans le commerce intra-africain. Il est à parier que dans un premier temps, une éventuelle adhésion marocaine à la CEDEAO pourrait contribuer à renforcer sa part dans le commerce intra-africain, sans parler, dans une deuxième phase, de la concrétisation de la ZLEC, dont l’objectif est de supprimer les barrières tarifaires dans le commerce entre pays africains.     l

Plus de 60 pays seront à Abuja du 11 au 14 juillet pour les Assemblées générales annuelles 2018 et le 25e anniversaire de la Banque africaine d’import-export (Afreximbank). Au Menu, la zone de libre-échange continentale.

Des présidents, des dirigeants d’affaires et des entrepreneurs provenant de plus de 60 pays seront à Abuja du 11 au 14 juillet pour les Assemblées générales annuelles 2018 et le 25e anniversaire de la Banque africaine d’import-export (Afreximbank). L’événement, qui se déroulera au Transcorp Hilton, aura pour thème : «Rendre hommage au passé. Forger l’avenir». La zone de libre-échange continentale (ZLEC) y sera largement discutée. Deux mille cinq cent participants, notamment des chercheurs, des financiers et des banquiers importants se réuniront pour discuter de questions liées au commerce intra-africain et à l’Accord de libre-échange continental africain. Le président Muhammadu Buhari du Nigeria, principal organisateur de l’événement comptera parmi les six chefs d’État attendus. Seront également présents Aliko Dangote, président et directeur général du Groupe Dangote, Kemi Adeosun, ministre des Finances du Nigeria et bien d’autres personnalités africaines et internationales.

Le Maroc, nouvel actionnaire
Pour rappel, le Maroc a officialisé, en février 2017, son adhésion en tant que pays membre d’Afreximbank. Contrairement aux grands groupes nigérians par exemple, les entreprises marocaines mais aussi le gouvernement n’ont pas encore profité des largesses de l’institution financière basée au Caire, en Égypte. Lors des 24e assemblées générales annuelles d’Afreximbank à Kigali, du 27 juin au 1er juillet 2017, des responsables de l’institution déclaraient aux  Inspirations ÉCO  que la banque avait un «intérêt grandissant» dans la coopération avec le royaume. Ils nous annonçaient en effet que les contacts étaient plus étroits avec le secteur privé marocain, tout en n'excluant pas de conclure des partenariats de financements avec le gouvernement ou les entreprises marocaines. Il est à noter qu’après avoir promulgué en 2011 une loi portant approbation du principe de l'adhésion du royaume à la convention portant création de la Banque africaine pour l'import-export, le Maroc a déposé, en septembre 2013 les instruments de ratification de la convention avant d’adhérer en février à Afreximbank.

Partenariat avec Attijariwafa bank
À ce jour, Attijariwafa bank (AWB) est la seule banque marocaine ayant entretenu un partenariat avec Afreximbank. Ce partenariat avait été signé en février 2017 en Égypte.  Il s’agit de la signature d'un mémorandum d'entente pour renforcer la coopération en Afrique. En vertu de ce mémorandum, signé par le PDG d'Attijariwafa bank, Mohamed El-Kettani et le président d'Afreximbank, Benedict Oramah en marge de la conférence «Afrique 2017», les deux banques s'engagent à coopérer dans le domaine de l'autofinancement et la trésorerie à fournir la liquidité financière nécessaire dans le cadre de la stratégie Afrique de la banque concernant les dépôts et le financement des opérations commerciales et à faciliter l'identification, la préparation et le cofinancement des projets. Les deux institutions vont également oeuvrer à renforcer le financement conjoint des opérations commerciales et à échanger les expériences et expertises. Ainsi, AWB s'engage à représenter Afreximbank grâce à sa présence dans 15 pays africains.

Le rapport présenté par le président de la Commission de l’UA est favorable au Maroc et illustre, encore une fois, le retour gagnant de royaume au sein de l’instance panafricaine.

Plus de peur que de mal. Le rapport du président de la Commission de l’UA s’est finalement révélé favorable au Maroc. Présenté le 1er juillet en Mauritanie lors du 31e Sommet de l’Union africaine, le document propose d’appuyer le processus de négociations dans le cadre de l’ONU, au lieu d’imposer une initiative parallèle africaine. C’est donc un développement très favorable pour le Maroc qui ne reconnaît que le processus des Nations Unies, actuellement piloté par l’ancien président allemand Horst Köhler. À Nouakchott, le président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat, se contente d’appeler à la mise en place d’un mécanisme africain qui, tout au plus, aurait pour tâche d’appuyer le processus onusien. Ce mécanisme africain serait porté par les dirigeants de l’UA et les chefs d’État du continent. Moussa Faki Mahamat souligne «la nécessité pour l’UA d’inscrire sa démarche dans le cadre d’un appui renforcé aux efforts des Nations Unies, pour accroître leur chance d’aboutissement. En d’autres termes, il ne s’agirait pas pour l’UA de développer un processus parallèle à celui des Nations Unies». En outre, le Conseil de paix et sécurité de l’UA (CPS) ne devrait plus avoir voix au chapitre sur cette question, qui serait désormais du seul ressort de la Conférence des chefs d’État.

Le rapport, et après ?
Pour l’UA, cette nouvelle position est probablement le seul moyen de faciliter les négociations en cours sur le dossier du Sahara. L’instance continentale espère ainsi faire évoluer ce dossier qui, selon le président de la commission, «n’a que trop duré». Selon le rapport, «cette situation est entrée dans une phase où, au-delà de ses effets négatifs bien connus au niveau de la région (…), menace aussi le fonctionnement de l’UA et fait obstacle à la mise en œuvre de son agenda. Un tel état de fait ne peut être toléré». Il reste donc à savoir si cette position favorable au Maroc sera acceptée ou non par les différentes parties impliquées. En tout cas, pour l’UA, c’est un pas en avant considérable, sachant que l’organisation panafricaine est habituellement connue pour avoir des positions aux antipodes des intérêts marocains. Il faut aussi le dire haut et fort, cette évolution de la position de l’UA n’est que le fruit du retour du Maroc à l’UA. En effet depuis qu’il a regagné l’instance continentale, le royaume, désormais associé à toute initiative interne concernant le Sahara, parvient très subtilement à faire pencher la balance en sa faveur. 

Les travaux du 31e Sommet de l’UA ont démarré ce 25 juin à Nouakchott et seront bouclés le 2 juillet par la Conférence des chefs d’État. Durant ce conclave des dirigeants africains, le président de la Commission de l’UA présentera son très attendu rapport sur le Sahara.

C’est une semaine qui s’annonce chaude dans la caniculaire capitale mauritanienne. Ouverts hier, les travaux du 31e Sommet de l’UA connaîtront leur point d’orgue dimanche et lundi prochains, avec la rencontre des chefs d’État et de gouvernement. Pour le Maroc, c’est un nouveau rendez-vous plein d’enjeux, puisqu’il y est prévu -sauf surprise de dernière minute- la présentation d’un rapport sur le Sahara par le président de la Commission de l’UA. Faisant suite à la résolution 653 du Sommet de juillet 2017 à Addis-Abeba, le plus haut fonctionnaire de l’UA devrait fournir un rapport détaillé sur la situation au Sahara et, plus encore, proposer des pistes de solutions africaines à ce conflit. C’est dans cette optique que Moussa Faki Mahamat a multiplié, ces dernières semaines, les «visites de consultations». Après Rabat en début juin, il s’est rendu la semaine dernière dans les camps du Polisario. À Nouakchott, le président de la Commission de l’UA est attendu pour présenter les résultats de son travail le 1er juillet, lors d’une session à huis clos du sommet des dirigeants africains. Ces derniers l’avaient chargé de préparer ce rapport il y a tout juste un an.

Positions…inutiles?
En attendant, tous s’interrogent sur le contenu du texte que Moussa Faki Mahamat est censé lire devant les chefs d’État. Logiquement, deux voies s’offrent à la Commission de l’UA sur la question du Sahara. La première consiste à encourager les efforts menés par l’envoyé personnel du SG des Nations Unies, Horst Köhler et, par conséquent, soutenir le processus onusien. La seconde serait d’essayer de donner un rôle plus déterminant à l’UA, en appelant à impliquer davantage l’institution panafricaine qui, rappelons-le, dispose elle aussi de son propre envoyé spécial en la personne de Joaquim Chissano, l'ancien président du Mozambique. «L’UA est consciente qu’elle n’a ni les moyens politiques, ni matériels pour imposer son processus de règlement; elle essaie donc d’appuyer le processus de l’ONU tout en s’imposant comme un acteur incontournable pour trouver une solution à cette épineuse question», analyse le professeur Khalid Chegraoui, de l’Institut des études africaines de Rabat. Ce dernier ne s’attend donc pas à «quelque chose de révolutionnaire» dans ce rapport, même s’il tient à observer qu’il serait intéressant de voir si la position de la Commission de l’UA, qui a pratiquement toujours pris le contre-pied du Maroc, sera plus conciliante ou non à l’égard du royaume. Enfin, bien au-delà des positions de l’UA, l’autre grande interrogation est, en réalité, de savoir si ce rapport aura une quelconque utilité, sachant que le Maroc ne reconnaît que le processus onusien pour le règlement du dossier du Sahara. Wait and see! 


Khalid Chegraoui
Professeur à l’Institut des études africaines de Rabat

Les Inspirations Éco: Que faut-il attendre du rapport de l’UA sur le Sahara?
Khalid Chegraoui: Je ne pense pas qu’il y aura quelque chose de révolutionnaire dans ce rapport, mais tout dépend du résultat des négociations. Habituellement -avant le retour du Maroc à l’UA- la commission était toujours hostile aux positions du royaume; on verra cette fois-ci ce qu’il en sera.

Concrètement, l’UA peut-elle faire quelque chose sur ce dossier?
L’UA est consciente qu’elle n’a ni les moyens politiques, ni matériels d’imposer son processus de règlement; elle essaie donc d’appuyer le processus de l’ONU tout en s’imposant comme un acteur incontournable pour trouver une solution à cette épineuse question. L’UA a tout intérêt à appuyer l’ONU, seule à être capable de déployer les moyens nécessaires pour mener des négociations entre les parties prenantes sur ce dossier.

Quelle suite peut-on donner à ce rapport de l’UA?
À mon sens, le Maroc et la Commission de l’UA doivent se rapprocher davantage et changer de perception. Le Maroc ne peut pas continuer à nier tout rôle à la commission, et cette dernière doit elle aussi évoluer dans sa matière d'appréhender ce conflit. L’UA doit prendre en considération les implications sécuritaires de ce conflit, ainsi que les évolutions qu’il a connues. Tous les acteurs internationaux considèrent que le plan d’autonomie proposé par le Maroc est une base sérieuse et crédible pour mener des négociations. Pourquoi l’UA n’essaierait pas elle aussi de revoir sa copie ?  

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