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Les investissements publics ayant bénéficié à cette catégorie d’agriculteurs s’élevaient à 42,82 MMDH entre 2008 et 2018, dont 13,5 MMDH dans l’agriculture solidaire et 16 MMDH dans l’irrigation.

Les invetissements publics ayant bénéficié aux petits agriculteurs s’élèvent à 42,82 MMDH entre 2008 et 2018. C’est du moins ce qui ressort de l’évaluation réalisée en 2018 par le ministère de l’Agriculture en partenariat avec les chambres d’agriculture et les professionnels du secteur. Ce chiffre concerne l’ensemble des programmes, projets et actions du Plan Maroc vert. Dans le détail, un montant de 13,5 MMDH a été mobilisé par l’agriculture solidaire alors que 16 MMDH ont été consacrés à l’irrigation. Les projets de désenclavement ont nécessité pour leur part une enveloppe de 2,1 MMDH tandis que les projets d’agrégation et l’amélioration génétique du cheptel ont respectivement nécessité 1,2 et 1,03 MMDH. À cela s’ajoute une enveloppe de 1,06 MMDH pour la formation, l’encadrement et le conseil agricole. L’assurance agricole et les incitations en matière de facteurs de production ont respectivement mobilisé plus de 1,5 et 4,1 MMDH. S’agissant des projets du Pilier II du Plan Maroc vert, qui repose sur une intervention directe de l’État, une enveloppe de 21 MMDH d’investissements a été programmée à l’horizon 2020 au profit de 780.000 agriculteurs bénéficiaires surtout dans les régions défavorisées. Le nombre de projets agricoles solidaires lancés durant la période 2010-2019 s’élève à 984 au profit de 733.000 petits agriculteurs. Il ressort des réalisations accomplies que plusieurs filières ont été touchées, notamment l’olivier, l’amandier, le cactus ou encore le figuier. À cet égard, une superficie de 367.000 ha a été plantée, tandis que 406 unités de valorisation ont été réalisées pour la trituration, le concassage et le séchage. S’agissant de l’aménagement hydro-agricole, il a permis d’équiper 83.000 ha en technique d’irrigation localisée. À cela s’ajoutent l’aménagement pastoral de 37.000 ha, la distribution de 28.000 têtes d’animaux et 71.000 ruches en plus de la création de 775 points d’eau pour l’abreuvement du cheptel et l’aménagement de 416 km de pistes rurales.

52.900 petits agriculteurs agrégés
En plus de ce programme, l’agrégation agricole représente l’un des fondements du Plan Maroc vert pour l’organisation des petits agriculteurs afin de contourner les problématiques liées à l’exiguïté des exploitations agricoles et au manque d’intégration entre l’amont agricole et l’aval industriel. Le nombre d’agriculteurs concernés par les projets d’agrégation ayant reçu des attestations d’agrégation s’élève à 52.900. Pour les filières végétales concernées, 80% des agriculteurs agrégés ont moins de 5 ha, et pour les filières animales, 65% des éleveurs agrégés ont moins de 5 têtes (cheptel). La petite agriculture bénéficie aussi d’un soutien à des taux préférentiels pour les agriculteurs adhérents aux projets d’agrégation et notamment pour l’équipement en système d’irrigation localisée (de 100% dans le cadre de l’agrégation et de 80% dans le cadre strictement individuel). Pour l’équipement en système d’irrigation de complément, le taux oscille entre 70% dans le cadre de l’agrégation et 50% dans le cadre individuel. S’agissant de l’acquisition du matériel agricole, il se situe entre 30 et 70% dans le cadre de l’agrégation contre 20 et 60% pour le système universel. De plus, les petits agriculteurs ont également la possibilité de louer les terrains pour une longue durée (17 ans, renouvelable) au lieu de la location pour une seule année sur la base des enchères publiques. Ce partenariat leur a permis d’avoir la visibilité nécessaire pour engager des investissements pérennes avec l’éligibilité pour bénéficier des subventions de l’État dans le cadre du Fonds de développement agricole (FDA). En effet, cette éligibilité exige un contrat de location d’au moins cinq ans. Ces petits agriculteurs auront également le cadre requis pour accéder au financement bancaire. L’attribution de ces petites parcelles est effectuée selon une approche décentralisée à travers la mise en place de commissions régionales dédiées à cette opération.

Petits agriculteurs : un financement et une assurance adaptés
Pour faire face aux problèmes rencontrés par le petit agriculteur pour le financement de ses projets agricoles, l’État, en partenariat avec le Groupe Crédit Agricole du Maroc, a créé la Société de financement pour le développement agricole «Tamwil El Fellah», qui répond aux besoins de financement par l’octroi de crédit à un taux d’intérêt de 8% sur le court terme et 8,5% sur les moyen et long termes pour un capital allant jusqu’à 100.000 DH par exploitation et par an et ce moyennant un fonds de garantie de l’État à hauteur de 60%. Pour seulement 26 DH/ha, le petit agriculteur arrive maintenant à assurer son exploitation. Les cotisations du petit fellah à l’assurance agricole sur les céréales et légumineuses sont subventionnées à hauteur de 90%. En partenariat avec la Mutuelle agricole marocaine d’assurances (MAMDA), l’État a signé une convention relative à l’«Assurance multirisque climatique». Les projets solidaires peuvent aussi bénéficier de mesures d’accompagnement et de modernisation des petites exploitations agricoles, notamment en termes d’irrigation. La subvention pour l’équipement en goutte à goutte à est de 100% pour les petits agriculteurs ayant moins de 5 ha. Pour sa part, la mécanisation des exploitations agricoles est fixée entre 30% et 50% alors que pour la création de nouvelle plantation, la subvention oscille entre 3.500 DH/ha et 11.000 DH/ha (selon les espèces).

Amélioration génétique et encadrement sanitaire du cheptel
Malgré les maladies animales contagieuses signalées récemment, l’état sanitaire du cheptel national est aujourd’hui très satisfaisant, selon le ministère de l’Agriculture. Le suivi sanitaire du cheptel et la réalisation de campagnes de vaccinations sont menées par les services vétérinaires relevant de l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA). En ce qui concerne l’amélioration génétique, plusieurs programmes et actions sont menés, notamment l’amélioration génétique du cheptel existant à travers le programme d’insémination artificielle et la création des groupements d’éleveurs encadrés par les organisations professionnelles. À cela s’ajoutent l’incitation à la production des veaux croisés et l’appui à la production des reproducteurs sélectionnés de race pure, en plus de l’introduction de races productives.

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