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Selon l’association des patrons de restaurants à vocation touristique, l’attractivité de la zone touristique et balnéaire laisse à désirer alors que l’activité se concentre sur la saison estivale. Détails.

Malgré l’augmentation à un seul chiffre de la fréquentation touristique à Agadir durant la période estivale contre une régression des nuitées, certains segments de la restauration continuent de traverser une crise permanente. De ce fait, l’augmentation de la fréquentation touristique durant cet été n’était pas bénéfique selon l’association des patrons de restaurants à vocation touristique d’Agadir surtout pour les établissements situés dans la zone touristique et particulièrement en front mer. «Auparavant, le chiffre d’affaire des restaurants était généré grâce à une activité pérenne tout au long de l’année. Actuellement, le tourisme à Agadir est rythmé par la saison estivale où les vacances sont concentrées. Durant cette période, les conditions ne sont pas remplies pour accueillir cette clientèle au sein des restaurants en raison de la fermeture des accès routiers menant à la corniche et l’insuffisance des parkings pour le stationnement de voitures», explique Abdelkrim Zahir, président de l’association des patrons de restaurants à vocation touristique à Agadir.

Une crise à relativiser ?
Néanmoins, la crise est à relativiser puisqu’à l’instar de l’activité hôtelière, la restauration qui comprend plus de 120 restaurants au niveau de la zone touristique et balnéaire (STB) cache des disparités en fonction de plusieurs paramètres. Il s’agit de l’emplacement du restaurant, sa qualité de service et les tarifs pratiqués en plus de sa vocation. Néanmoins, en l’absence d’un baromètre annuel expliquant l’évolution de ce secteur qui emploie plus de 4.000 personnes, il serait difficile d’émettre des conclusions fiables notamment en termes de changement du profil de la clientèle. «La majorité des investissements qui sont réalisés dans le STB se sont basés sur les flux étrangers alors que la tendance a changé actuellement à Agadir avec la prédominance des nationaux surtout en été malgré le reprise des marchés classiques notamment français. La faute au «all inclusive» ? C’est pourquoi, on pointe du doigt le «All Inclusive» (Tout inclus) imposés par les Tours opérateurs aux hôteliers. Cette formule touristique a impacté négativement notre secteur et les autres activités complémentaires», ajoute Abdelkrim Zahir.

Au-delà de cette formule, la fête d’Aïd Al Adha a coïncidé cette année avec le pic de fréquentation touristique à Agadir. De surcroît, l’attractivité de la zone touristique et balnéaire laisse à désirer selon l’association des patrons de restaurants à vocation touristique à Agadir en raison du développement des contingents de mendiants, de délinquants, de vendeurs ambulants, de chiens errants et de dromadaires. De plus, les espaces verts et de l’éclairage public sont dégradés, ce qui influence négativement l’expérience du touriste ainsi que sa fidélisation. «Cette situation a entraîné une baisse des recettes alors que les impôts et les prix des matières premières ainsi que les charges fixes ont augmenté avec une forte taxation», précise Abdelkrim Zahir. Chose qui a accumulé les problèmes structurels vis-à-vis des impôts et le déclenchement de conflits sociaux avec un turnover important dans le secteur influençant négativement la qualité de services.

Quid des autres facteurs
D’autres facteurs entrent en jeu selon la profession, notamment la maintenance des horaires actuels d’ouverture en fonction de l’heure GMT au Maroc, la révision de la réglementation du commerce des boissons alcooliques ou alcoolisées datant du 17 juillet 1967 et le retard de plusieurs mois qui caractérise la procédure de classement des établissements de restauration surtout ceux créés avant la mise en vigueur de la loi du classement. Aujourd’hui, plusieurs restaurants sont confrontés à des procédures judiciaires pour le paiement des redevances locatives en faveur de la Commune urbaine d’Agadir en contrepartie de l’occupation de l’espace public communal en plus de l’implication des professionnels dans la libération de l’espace communal public en relation avec les terrasses. «L’arrangement avec la commune pour les établissements en souffrance est basé sur le paiement de la moitié des redevances avec la deuxième moitié qui a été échelonnée sur les autres mois», conclut Abdelkrim Zahir.

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