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Diaverum, spécialiste des soins néphrologiques présent dans 19 pays fait son entrée au Maroc en partenariat avec le Centre d’hémodialyse de Marrakech (CHM).

Diaverum a fait son entrée au Maroc. Qu’est-ce qui a motivé cette implantation ?
Diaverum a une stratégie de développement long terme sur les pays qu’il intègre. Dans sa stratégie de développement sur le continent africain, le choix s’est porté sur le Royaume du Maroc compte tenu de l’ouverture du marché et de son développement. Le Maroc compte déjà plus de 25.000 patients requérant une suppléance extra-rénale et présente des fondamentaux démographiques qui préfigurent une augmentation importante des besoins en soins néphrologiques à moyen terme.

Vous avez mis en place un partenariat avec le Centre d’hémodialyse de Marrakech (CHM), pourquoi ce choix ?
Dans notre stratégie de développement, nous recherchons des partenaires qui proposent une offre de soins et une prise en charge orientées sur la qualité. Nous attachons aussi beaucoup d’importance aux compétences et à la notoriété des néphrologues exerçant dans les établissements. Bien entendu, le CHM était ouvert à un partenariat et nous avons beaucoup apprécié son positionnement hautement qualitatif de prise en charge comme en témoigne la relocalisation du centre en 2015 avec une infrastructure de qualité et une démarche d’amélioration continue affirmée.

Pourquoi avez-vous choisi  Marrakech et non pas Casablanca ?
La ville de Marrakech faisait partie des choix d’implantation possibles tout comme, bien entendu, Casablanca. La recherche de partenaires a abouti à cette première conclusion sur Marrakech. Cette superbe ville nous donne aussi la possibilité de développer une activité autour des patients dialysés qui partent en vacances ou rejoignent leurs familles dans leur pays d’origine. Nous avons en France des patients originaires du Maroc qui rejoignent ainsi leurs familles pendant les périodes de vacances ou de fêtes. Dans le cadre de l’amélioration de la qualité de vie de nos patients, nous les incitons dans le monde entier à voyager s’ils le peuvent bien entendu tant financièrement que psychologiquement. Nous accompagnons d’ailleurs en ce moment un patient portugais qui a décidé de faire une pause dans sa vie et de parcourir bon nombre de pays. Notre réseau d’établissements déjà suffisamment large offre ces possibilités d’accueil.

Comment jugez-vous la qualité et la présentation des soins néphrologiques au Maroc ? Quelles sont, selon vous, les lacunes à combler ?
Encore une fois, nous avons été particulièrement attirés par la qualité de prise en charge proposée par le CHM. Les standards de soins et les réglementations sont différentes d’un pays à l’autre mais nous attachons beaucoup d’importance à standardiser nos protocoles de soins partout dans le monde. L’hygiène et la sécurité des soins font partie de nos priorités et nous pouvons apporter une vigilance et une valeur ajoutée plus accrue dans ces domaines compte tenu de l’exigence de nos standards et référentiels.

Côté opérationnel, comment comptez-vous améliorer la prise en charge des patients locaux ?
Nous souhaitons d’abord consolider la qualité de prise en charge proposée par le CHM et déployer nos standards de prise en charge notamment d’hygiène et de qualité qui garantissent une sécurité optimale aux patients. De plus, depuis longtemps, nous disposons d’indicateurs médicaux communs à tous les pays du groupe qui nous permettent de mesurer la prise en charge médicale en référence aux bonnes pratiques de soins, aux réglementations les plus exigeantes et à nos propres standards hérités de notre expérience. Le monde est à l’heure du digital et nous souhaitons aussi sécuriser les informations autour du patient, assurer une traçabilité et une conservation pérenne de ces informations pour le bien du patient et faciliter aussi la vie des équipes au quotidien. L’amélioration de la prise en charge va donc passer par une phase d’informatisation importante. Enfin, nous ferons sans doute quelques aménagements d’infrastructure, notamment en dédiant une nouvelle salle de soins plus qualitative à destination des patients «vacanciers».

Quel Business model de Diaverum pour le Maroc ?
Nous ne sommes fermés à aucun business model, partenariat, acquisition, de nouveau si des opportunités sont possibles. En termes d’intégration, certains membres de l’équipe de direction de Diaverum France seront impliqués dans l’appréhension du marché et la mise en œuvre de nos standards de soins et de gestion. La proximité réglementaire entre le Royaume du Maroc et la France ainsi que la proximité des politiques médicales (de nombreux néphrologues du Maroc faisant une partie de leurs études en France), légitiment ce rapprochement des équipes.

Vous misez aussi sur une  clientèle étrangère...
Comme évoqué précédemment, nous disposons d’un réseau important d’établissements (plus de 350 aujourd’hui) et nous avons des correspondants locaux dédiés au développement de l’activité dite «vacanciers». Nous souhaitons inciter nos propres patients à voyager dans la mesure où ils le peuvent. Nous avons aussi des partenariats avec des agences spécialisées.

Quelle est votre vision pour l’avenir ?
Nous souhaitons bien entendu d’abord tirer les enseignements de ce premier partenariat en termes de compréhension du marché et de l’offre de soins et continuons de rencontrer d’autres partenaires pour un développement que nous souhaitons rapide et pérenne.

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