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Lors d’une visite organisée, le 6 juillet, par le ministère de la Culture et de la communication au site archéologique de Lixus (colline de Tchoummich), Mohamed Laâraj a annoncé le lancement d’un nouveau projet pour le renforcement dudit site (2019-2021) d’un coût global de 15 MDH. Cette 2e tranche du projet sera financée par le ministère avec une contribution de la coopération italienne.

Une nouvelle vie pour Lixus ! En effet, dans la cadre de la stratégie du département de la Culture de mise en place d’une nouvelle approche en matière de gestion des sites archéologiques nationaux, celui-ci a entamé, en 2017, des actions ponctuelles pour la mise à niveau du site archéologique de Lixus à Larache. Ces actions, dont le montant total s’élevait à plus de 2,5 MDH, ont concerné à la fois l’équipement du site (conservation, réserves archéologiques et salle des conférences), l’aménagement d’un circuit de visite de 1,8 km et la création d’un Centre d’interprétation. Lors d’une visite de presse organisée par le département de la Culture et de la communication ce samedi 6 juillet au site archéologique de Lixus, le ministre Mohamed Laâraj a annoncé le lancement d’un nouveau projet pour son renforcement (2019- 2021). D’un coût global de 15 MDH, la deuxième tranche du projet sera financée par le ministère avec une contribution de la coopération italienne. L’objectif du projet est de procéder à la restauration des structures archéologiques, à l’aménagement et à l’installation de nouvelles infrastructures, ainsi qu’à la valorisation touristique assortie de l’amélioration des conditions d’accueil. Le programme vise également la promotion de la recherche scientifique en lançant un programme de fouilles et l’intégration des nouvelles zones fouillées dans le circuit de visite. Notons que les travaux de fouille dans le site ne dépassent pas 20% de ces capacités.

Pour Laâraj, «Cet espace est considéré comme la plus vieille cité au Maroc, avec ses 22 siècles d’histoire. Lixus fut l’un des centres urbains les plus actifs de la Méditerranée. Il est un exemple vivant du patrimoine national ancestral».

Dans le détail, une enveloppe de 6,75 MDH sera dédiée au volet restauration et conservation. Cette partie du projet concernera la restauration et la réhabilitation de l’amphithéâtre en un espace d’animation culturelle, la restauration du complexe industriel des salaisons, la restauration de la mosquée almohade ainsi que celle de l’enceinte tardive. Une enveloppe de 4,6 MDH sera dédiée à l’aménagement d’un accès au site à partir de la sortie d’autoroute, la réparation et le renforcement de la clôture du site, ainsi que l’aménagement d’un circuit complémentaire. Ce volet du projet concernera également l’installation de l’éclairage artistique ainsi que l’aménagement de points d’observation des oiseaux, sachant qu’il est aussi l’un des cinq plus importants sites d’intérêt biologique et écologique du Maroc.

En ce qui concerne le volet recherches et formation, le département de tutelle compte consacrer une enveloppe de 2,2 MDH à la programmation des missions de fouilles archéologiques qui concerneront les secteurs prometteurs du site, notamment le secteur des nécropoles Est et Ouest, le secteur du complexe industriel et le secteur des maisons vers la porte Nord du site. Outre les techniques conventionnelles de recherche, ces missions auront recours aux nouvelles techniques pour relever les structures apparentes telles que les géo-radars et les scanners laser 3D. Concernant la promotion du site, le ministère a décidé de dédier une enveloppe de 1,05 MDH à l’organisation d’événements culturels annuels et à la réalisation de spots publicitaires télévisuels sur le site. Il est aussi prévu d’intégrer le site dans les programmes touristiques régionaux, nationaux et internationaux, et ce en partenariat avec l’Office national marocain du tourisme (ONMT). Les responsables du ministère préparent également la candidature du site afin que ce dernier fasse partie intégrante du «patrimoine mondial de l’UNESCO».


Une cité qui date de 1200 av. J.-C
Lixus est certainement une des cités les plus anciennes d’Afrique du Nord. Elle aurait été fondée à la fin du XIIe siècle av. J.-C., bien avant Carthage et Cadix. La colline de Tchoummich où s’élevait la ville antique de Lixus se présente comme un promontoire de 85 m d’altitude, à 4 km de la côte. Du sommet de ce promontoire, on peut s’offrir une vue panoramique sur la vaste plaine marécageuse dans laquelle le Loukkos trace de grands méandres avant d’atteindre la mer. La vue embrasse également les hauteurs de Raqqada, Larache ainsi que l’estuaire du fl euve et l’océan. Sur la rive gauche du Loukkos, à l’ouest de la colline, s’étendaient naguère de vastes salines. «Cette situation stratégique qui permettait le contrôle, du moins visuel, du paysage environnant en plus d’être un lieu escarpé facile à défendre peut expliquer le choix porté sur la colline de Tchoummich pour la fondation de la colonie phénicienne. Les lieux offraient également des avantages portuaires», explique Hicham Hassini, conservateur du site archéologique de Lixus. Selon des études géomorphologiques ayant tenté de reconstituer l’ancien paysage du bas Loukkos, aurait existé, dès l’époque phénicienne et pendant l’époque romaine, ce qui ressemble à un golfe s’étendant vers l’intérieur. D’après cette reconstitution, le promontoire de Tchoummich apparaît comme une presqu’île faisant face à un autre promontoire (Sidi Mbarek) que certains identifient comme le temple d’Hercule. Le port antique de Lixus devait ainsi se trouver au pied de la pente Sud ou Sud-Est de la colline de Tchoummich.

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