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Pour limiter les dégâts causés par le sanglier, l’Agence nationale de développement des zones oasiennes et l'arganier (ANDZOA) a expérimenté une nouvelle technique à Tafraout, complémentaire aux battues aux sangliers. 

Le sanglier est la «bête noire» des villageois dans la région Souss-Massa. Outre les dommages causés aux cultures vivrières, le sanglier détruit également les biens des populations locales. Et parmi les provinces les plus touchées par la surpopulation de cette espèce, devenue nuisible dans la région, figurent celles de Tiznit, Taroudant et Chtouka-Aït Baha. Leur multiplication est essentiellement due à la disparition de ses prédateurs naturels ainsi qu'aux milieux qui favorisent la reproduction de cette espèce. C’est pourquoi seul l'homme peut limiter la prolifération du sanglier, et ce via des battues.

Les battues, un moyen de régulation insuffisant !
Malgré la multiplication des battues autorisées par les Eaux et forêts ces trois dernières années, force est de constater que ce moyen de régulation, seul, ne suffit pas. En effet, les sangliers qui échappent aux différentes battues reconstituent rapidement leur population et s’adaptent à la pression inhérente à la chasse. Ce n’est pas tout puisque que les battues sont menées durant la journée par les chasseurs, c’est-à-dire lorsque le sanglier préfère rester dans les régions montagneuses boisées. Et ce n’est qu’à la tombée de la nuit qu’il se déplace en troupeaux pour chercher de la nourriture, chose qui limite l’efficacité des battues.
«Durant la période printanière, les sangliers se déplacent la nuit pour chercher de la nourriture dans nos exploitations. De ce fait, ils endommagent les champs et nos séguias aménagées», s’indigne Belaid Siyad, de la vallée de Tagdicht, dans la commune d’Ameln (environs de Tafraout). Aujourd’hui, une technique américaine (Whole Sounder Removal) peut apaiser la «psychose» des populations locales. Il s’agit d’une méthode de piégeage du sanglier qui fait partie du programme de protection des périmètres agricoles contre les dégâts du sanglier. Elle a été présentée, en fin de semaine, à Aziz Akhannouch, ministre de l’Agriculture et de la pêche maritime, par l’ANDZOA en marge de la 9e édition du Festival des amandiers à Tafraout.

Piégeage : un dispositif complémentaire
Considérée comme une solution localisée, cette technique est utilisée dans les zones où les battues ne peuvent être initiées. «En 2012, cette technique a montré son efficacité avec l’installation de la cage de capture au niveau de notre douar», note Belaid Siyad. Ce commerçant au détail a décidé de quitter Tanger pour Tafraout afin de s’adonner à la culture de l’orge. Aujourd’hui, le piégeage du sanglier a permis de capturer 63 bêtes dont 27 marcassins dans le site d’Azrou Ouado. Après une mission de prospection, cette population a été capturée en l'espace de 10 jours. La zone couverte par cette technique s’étale sur 130 ha. Au total, six points noirs ont été ciblés dans le cadre de cette expérience pilote au niveau de la commune d’Ameln à Tafraout. En attendant la généralisation du piégeage après signature du décret régissant la maîtrise des effectifs du sanglier et la mobilisation des financements nécessaires, la technique peut être étendue à d’autres communes affectées par les attaques quotidiennes du sanglier. Cela étant, ladite méthode consiste à poser des cages-pièges métalliques choisies en fonction de la population détectée par les caméras. Mais avant installation de ces pièges, une opération de prospection des principaux points noirs est élaborée grâce à des «personnes ressources» au niveau des villages. Les sangliers sont attirés par les aliments, principalement le maïs et les dattes (dans le cas de Tafraout).

Détection du mouvement du sanglier par les caméras
C’est ainsi que des caméras infrarouges ont été installées pour la détection des mouvements de la population de sanglier. Parallèlement, les équipes procèdent à l’installation de cage-piège ouvertes. Il se verrouille au moyen d'une corde cachée sous les aliments qui activent la fermeture de la cage en fonction de la population capturée. Pour rappel, cette technique a été présentée lors de la rencontre scientifique sur la régulation des populations de sanglier tenue le 5 juin 2012 à Tiznit. Cette rencontre, qui a été initiée par le département de l’Agriculture en collaboration avec le Haut-commissariat aux Eaux et forêts, a réuni des experts du Maroc, de France, d’Espagne et des États-Unis. 

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