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La guerre fratricide qui mine le parti, à Agadir, continue. Deux vice-présidents du PJD ont officiellement déposé, vendredi 1er mars, leurs démissions au bureau d’ordre de la commune urbaine. Mandaté par El Othmani, Aziz Rabbah n’a pas réussi à calmer la tension qui plombe les activités de la section.

Cela fait 15 jours que Aziz Rabbah, membre du secrétariat général du PJD, a fait le déplacement à Agadir pour procéder à la réconciliation des membres de l’équipe dirigeante suite à la demande d’arbitrage adressée, le 19 janvier, à Saâd Eddine El Othmani, secrétaire général du parti de la lampe par 8 conseillers communaux et vice-présidents. Toutefois, cette tentative de médiation a échoué puisque deux vice-présidents ont officiellement déposé, vendredi 1er mars, leurs démissions au bureau d’ordre de la commune urbaine d’Agadir. Il va sans dire que Mohamed Bakiri, le secrétaire provincial du parti de la lampe a confirmé la démission de Omar Chafadi, chargé de l’urbanisme ainsi que celle de Khaoula Ajanane, chargée de la coopération, de partenariats et de relations avec les médias.

«Les deux vice-présidents ont effectivement présenté leurs démissions. C’est leur droit absolu de se retirer du conseil communal de la ville», a affirmé Mohamed Bakiri qui occupe aussi le poste de 1er vice-président de la commune urbaine d'Agadir.

Bien que la démission de Omar Chafadi a été justifiée, selon sa lettre, pour des raisons personnelles, par contre celle de Khaoula Ajanane a été motivée par plusieurs facteurs, notamment des conflits qui entravent le bon déroulement de sa mission. Le président du Conseil communal qui est l'autorité exécutive de la commune, devrait informer, en vertu de ses prérogatives, les autorités locales, notamment la wilaya de ces démissions. En effet, suite au scrutin du 4 septembre, le PJD a décroché 33 sièges au sein de la commune urbaine d'Agadir, qui compte 65 sièges. Quoi qu’il en soit, la procédure de remplacement des deux vice-présidents prendra quelques jours. À cet égard, le Conseil communal devrait, dans un premier temps, aviser la wilaya des identités des personnes qui compléteront le nombre de sièges précités.

«Les deux postes seront remplacés par des membres du même parti en fonction de la liste électorale de la lampe et le classement des candidats», précise Mohamed Bakiri.

Par ailleurs, les deux vice-présidents n’ont pas démissionné du parti de la lampe, mais seulement du Conseil communal de la ville. Aujourd’hui, le Conseil municipal d’Agadir a connu la démission de 8 membres, dont 3 du PJD, 2 de la liste de l'Alternative démocratique, 2 du Parti authenticité et modernité et une autre démission de l'Union socialiste des forces populaires (USFP). En parallèle, le nombre des conseillers qui s’absentent pose également problème au sein du Conseil communal d’Agadir. Actuellement, plus de 7 conseillers de l’opposition et de la majorité n’assistent pas aux sessions. Par ailleurs, le conflit actuel au sein de la majorité dirigeante intervient à mi-mandat du Conseil communal d’Agadir, dirigé par le Parti de la justice et du développement (PJD). Il a publiquement fait surface entre les membres de l’équipe dirigeante à Agadir à la veille de la tenue de la session ordinaire de février du Conseil communal de la ville, au cours de laquelle, la coordination des partis de l’opposition s'est retirée des travaux de ladite session. À cet égard, une requête sous forme de demande d’arbitrage a été adressée, à Saâd Eddine El Othmani, secrétaire général du PJD. Puis Aziz Rabbah, a fait le déplacement à Agadir pour réconcilier les plaignants avec Salah Malouki, président du Conseil communal d’Agadir à l’issue d’un courrier qui a sollicité l’intervention du secrétaire général du parti pour procéder à la résolution des dysfonctionnements qui plombent l’action politique du PJD à Agadir.

À cet égard, plusieurs facteurs ont été avancés, en l’occurrence l’incapacité de l’instance du parti à gérer les conflits déclenchés entre les membres de bureau et l’équipe dirigeante en plus de la discrimination entre les vice-présidents, ce qui a engendré un environnement dénué de confiance. Sur le plan de la gestion du fait local, la lettre fait allusion à une lenteur en termes de réalisation et de suivi des projets communaux, notamment les routes, les équipements, les espaces verts et la maintenance. À cela s’ajoute la faiblesse des prestations et qualité requises dans les projets ainsi que le non accomplissement des procédures légales pour la réception de projets et la désactivation de la délégation de pouvoir en ce qui concerne le tourisme. Outre la marginalisation du rôle des conseillers et l’ampleur de l’excédent qui n’est pas exploité par le Conseil communal, la lettre a mentionné également d’autres décisions qui ont amplifié le conflit entre les membres de l’équipe dirigeante, notamment les différents changements au sein du service de l’urbanisme et bien d’autres. 

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