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La société chargée de la décharge contrôlée de la ville de Fès n’a pas reçu de paiement depuis 2015 pour son activité de valorisation et la conversion du biogaz issu des déchets ménagers en énergie électrique. Cette dernière assure 30 % de l’éclairage de 30% de la ville. Le trésorier provincial a refusé d’effectuer les versements à Ecomed sous prétexte que l’amendement adopté en 2015 par la commune pour la création de l’électricité ne respecte pas la loi de la concurrence et des appels d’offres. Décryptage .... 

La société «Ecomed» chargée de la décharge contrôlée depuis 2002 et productrice à compter de 2015 de près de 30% de l’éclairage public de la ville de Fès, trouve des difficultés dans le recouvrement de ses créances de la ville. Pour rappel, outre de la gestion quotidienne de la décharge, le contrat de gestion déléguée entre la commune et la société délégataire «ECOMED» stipule que les partenaires doivent développer le volet écologique de la décharge, et ce, par la valorisation et la conversion du biogaz issu des déchets ménagers en énergie électrique, au moyen d’une centrale électrique. Dans cette perspective, la commune de Fès a adopté en 2015, un amendement de la convention avec le délégataire, qui a permis d’exploiter le biogaz pour la production de l’énergie électrique. Toutefois lorsque la commune a formulé un ordre de payement, pour l’électricité créée, au trésorier provincial, ce dernier a refusé d’effectuer le versement à la société, sous prétete que l’amendement adopté en 2015 ne respecte pas la loi de la concurrence et les dispositions des légales des appels d’offres. L'argument qui circule à ce niveau avance «que la démarche pour la création et la vente de l’électricité doit faire l’objet d’un appel d’offres international».

Pour trouver cette situation qui a duré depuis 2015, les membres de la commune viennent de mettre en place et de valider un cinquième amendement pour le cadre juridique de ce contrat de gestion déléguée, permettant ainsi à la société Ecomed de récupérer ses crédits relatif a la production et vente de l’électricité à la commune. Réalisée dans le cadre d’un partenariat public-privé tripartite, regroupant la Commune urbaine de Fès, le ministère de l’Intérieur et Ecomed, la décharge publique de Fès a mis en place une centrale bioélectrique via un investissement de 26 MDH. Elle produit 1 mégawatt de puissance électrique . Cette capacité et pourrait atteindre à terme jusqu’à 5 mégawatts (MW). Ce projet qui a contribué à l’amélioration de la gestion et de l’exploitation de la décharge, en convertissant le biogaz en énergie électrique, a fait de Fès une ville pionnière dans le domaine du développement durable au Maroc et en Afrique, à travers l'utilisation d'une énergie propre et renouvelable émanant de ses déchets pour l’éclairage. «Ce biogaz est une énergie 100% renouvelable, produite par la fermentation des déchets, en produisant le méthane (CH4), qui est 20 fois plus polluant que le CO2», expliquent les responsables de la station.

Plus de 1000 de tonnes de déchets
La décharge contrôlée de Fès dont l’exploitation a démarré en 2004 traite tous les jours entre 750 à 1.000 tonnes de déchets solides. Outre le traitement des déchets solides, la société a installé deux systèmes de collecte de biogaz, à savoir, une station de soutirage de 500 Nm3/h (nouveaux mètres cubes par heure), des torchères, et d’autres équipements afin de lancer le processus de méthanisation. La capacité totale de la décharge de Fès atteint actuellement plus de 26.000 MWH/an pour une puissance de 3 MW. Cette capacité devra passer à terme à 43.300 MWH/an, soit une puissance livrée de 5 mégawatts. Notant que la ville de Fès n’a besoin de 3,5 MW pour s’éclairer, le reste de l’énergie produite pourrait être vendu à des tarifs préférentiels à d’autres entreprises vertes, de transport ou de ciment. L’investissement global réalisé par Ecomed au niveau de la décharge s’élève à 100 MDH, dont 26 MDH pour les seuls équipements bioélectriques. De son côté, la Régie autonome de distribution d’eau et d’électricité de Fès (Radeef) a financé la réalisation d’une ligne de moyenne tension, ainsi que le couplage de la station bioélectrique au réseau de la ville.Le rendement de l’investissement ne s'est pas fait attendre. Pour la première année d’exploitation, la production d’énergie renouvelable à partir de la décharge est estimée à 8.660 MWh/an, ce qui équivaut à des revenus de près de 7 MDH. 

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