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Sans pluie, ni neige, les terres agricoles de la région font face à un froid intense et au verglas. Mais pour le moment, il est encore trop tôt pour se prononcer. Les conditions météorologiques du printemps seront déterminantes. 

Après un début favorable de la saison agricole, les agriculteurs de la Région Fès-Meknès ne cachent pas leurs craintes, suite au manque de pluies et à la vague de froid exceptionnelle qui marque dernièrement toute la région. En effet, cette chute du mercure risque de provoquer un certain nombre de dégâts sur l’agriculture surtout celle des régions situées au centre du pays. D’après les professionnels, «le verglas tue la plante et l’empêche de respirer, d’où l’irrigation devient nécessaire dans ces conditions climatiques afin de protéger les plantes, car le froid impacte la récolte».

La région, connue pour son agriculture maraîchère, est concernée à plus d’un titre par les actuelles conditions climatiques difficiles. Les agriculteurs s’empressent d’irriguer leurs plantes afin de passer ce cap difficile pour minimiser les dégâts. Outre l’agriculture maraîchère, le froid impacte aussi les légumineuses et les céréales. Là, il faut noter que la superficie qui est emblavée en céréales au cours de la saison 2018-2019, est estimée à 716.000 hectares, soit 53% de la superficie totale cultivable dans la région. Quelques 44% de cette superficie sont réservés au blé dur, 29% à l’orge et 27% au blé tendre. « Près de 86% des superficies cultivables se concentrent dans les préfectures et les provinces de Taounate, Taza, El Hajeb, Meknès et Sefrou», précise-t-on auprès de la Direction régionale de l’agriculture. Si les gelées nocturnes et matinales sont redoutables pour les céréales et légumineuses, elles, sont plutôt bénéfiques pour d’autres cultures comme les rosacés.

Ainsi, les producteurs locaux tablent même sur une bonne année agricole. En effet, le froid et essentiel à la fleuraison des arbres fruitiers puisqu’il favorise la production d’une bonne qualité, la pomme par exemple peut supporter jusqu’à moins 25 degrés. «Les arbres fruitiers ont besoin du froid de l’hiver, c’est un facteur essentiel pour la fleuraison. Nous sommes très optimistes quant à la qualité de la récolte cette année», explique Abdelali Tami, technicien dans une ferme. Il faut noter également que l'arboriculture fruitière, que ce soit pour les espèces à pépins ou à noyaux, est actuellement dans une période de repos végétatif, ce qui implique un ralentissement naturel de toute activité physiologique du végétal.

En effet, durant cette période, les arbres ne portent ni feuilles ni fruits, ce qui réduit l'impact de la grêle et diminue les risques de brûlures de ces deux organes Pour les autres cultures, comme le raisin, la forte vague de froid, comme en ce moment, est bonne pour trois raisons. Elle régule la part d’insectes ravageurs. Elle facilite aussi le travail de la terre, car le froid la décompacte et il permet une levée de dormance plus rapide, ce qui signifie que les bourgeons repartiront plus facilement. Le froid limite également la multiplication des souches malades. Il aide à la restructuration des sols et limite le développement des insectes. Cela étant, selon les agriculteurs, s’il est encore trop tôt pour se prononcer, puisque les conditions météorologiques du printemps seront déterminantes, le bilan est d’ores et déjà négatif en termes de pluviométrie. 

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