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Un projet pilote de valorisation du gombo mené par le CRI à Ksar Essifa, région Rissani, subit les aléas climatiques. Le projet est doté d’un budget de 8 millions de dirhams, dont plus de 50% ont été débloqués.

Le projet pilote de valorisation du gombo, mené par le CRI de Tafilalet dans les faubourgs de Ksar Essifa (région de Rissani) donne une idée claire sur l’environnement hostile dans lequel opèrent les agriculteurs dans le Drâa- Tafilalet. Si cette région est proie à la désertification et à la sécheresse, elle offre également des conditions favorables pour des cultures endémiques, comme celle de ce légume, connu sous le nom de «mloukhia». Afin de faire d’une pierre deux coups, le CRI a lancé ce projet pour en améliorer la productivité et, aussi, préserver les ressources hydriques de cette région, dont les cultures sont irriguées par les ancestrales Khettaras. Or, entre les prévisions du CRI et la réalité du terrain, un grand décalage...

Imprévus ?
Pour comprendre ce qui s’est passé à Khettara Legdima, lieu du projet, il faut remonter à fin février 2017. Après six ans d’attente, seize jeunes agriculteurs réunis en association ont mis à la disposition du CRI une terre cultivable, pour accueillir les serres, et un bassin d’eau. Jusque-là, tout va bien mais après environ quatre semaines, la moitié des plantes de gombo déplacées des serres, pour être plantées dans une parcelle irriguée au goutte-à-goutte, a péri... à cause des conditions climatiques. «Ce projet n’a pas réussi à cause du vent et la désertification. La ferme devait être protégée du sable. Cela n’a pas été pris en compte», précise un des membres de l’association. Ces éléments ont-ils été ignorés lors de l’étude préalable au lancement du projet ? À l’évidence, oui. De toutes les manières, ce projet peut fournir un retour d’expérience précieux pouvant être exploité par la suite. En effet, selon Zahra Ait Bella, responsable des produits du terroir au sein du CRIA de Tafilalet, cette première expérience devrait ouvrir la voie à un projet qui englobera 480 agriculteurs. Actuellement, les agriculteurs d’Essifa n’arrivent à produire que 8 tonnes par hectare, alors la production moyenne nationale avoisine 14 tonnes. «Notre objectif est d’atteindre 20 tonnes par hectares», a-t-elle déclaré. Les habitants de Ksar Essifa exploitent au total cinq Khettaras. Ce projet est donc un moyen de réhabilitation de ces dernières tout en encadrant techniquement les agriculteurs et en mettant en place des techniques d’irrigation rationnelles. Depuis peu, la Jamaâ d’Essifa a mis à disposition un terrain pour construire une unité de traitement et d’emballage de la récolte, un investissement de 600.000 dirhams. La construction de cette unité, prévue pour 2018, devrait permettre de mettre la production au niveau des exigences nationale de qualité.

Au-delà de l’investissement
Doté d’un budget de 8 millions de dirhams, dont un pourcentage de 50% a déjà été débloqué, le projet pilote du gombo est une initiative de valorisation, en ligne avec le deuxième axe du Plan Maroc Vert. À l’origine, elle était destinée aux cinq Khettaras, toutes exploitées par les agriculteurs d’Essifa, mais le CRI a fini par l’attribuer aux seize agriculteurs de Khettara Legdima. S’il est clair que ce système ancestral d’irrigation subit les aléas du climat et de l’oubli, ce genre de projet est capable de faire renaître l’intérêt en cette technique, à la fois patrimoine d'agriculture et historique. 

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