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Aucun critère de distance entre les pylônes.

Trois pylônes ont été installés en face de l'entrée principale du village de la COP 22. À Marrakech, qui sera la capitale mondiale de l'environnement en novembre prochain, on voit pulluler ces structures métalliques qui n'épargnent même pas des monuments comme la Koutoubia.

Rien ne semble arrêter la prolifération anarchique des pylônes de télécommunications. En effet, tout porte à croire que leur disparition n’est pas près d'arriver. Quitte alors à vivre avec cette pollution visuelle, même dans les artères de la ville ocre, devant pourtant abriter la COP 22 dans quelques semaines. En arrivant de Casablanca, dès que le premier virage est entamé après le grand stade de Marrakech, des dizaines de pylônes télécoms installés n'importe où et n'importe comment choquent les visiteurs de la ville. Un amas d'acier qui pénalise d’emblée la ville et altère sévèrement son paysage. Une réalité s'inscrivant en contraction avec l'esprit de cet événement planétaire qu’est la COP. Plus de trente mille visiteurs, entre chefs d'État -dont les plus puissants d’entre eux-, chefs de gouvernement, délégations officielles, journalistes et ONG seront parmi nous dans un mois à Marrakech. Tout ce beau monde jugera la capacité du royaume à organiser un événement très attendu de par le monde.

Notre pays sera sans aucun doute au rendez-vous, comme il l'a été en 1994, lorsqu'il avait abrité les accords du GATT qui ont donné naissance à l'Organisation mondiale du commerce. Or, les petits détails seront peut-être décisifs dans l'appréciation des délégations, surtout des observateurs aguerris. Ces petits détails sont, par exemple, trois pylônes installés en face de la porte principale du village de la COP 22. C'est justement là que le roi Mohammed VI devrait sûrement recevoir ses prestigieux invités (photo). Pollution visuelle, également, autour des monuments historiques, où trône un amas d'acier faisant office de pylônes télécoms est des effets duquel, apparemment, personne ne se soucie des effets sur la santé et sur l'environnement.

Responsabilités
La question qui se pose est la suivante: comment en sommes-nous arrivés là? La responsabilité première est partagée. Le Conseil de la ville ne s'est pas du tout montré visionnaire. Quand on organise un événement mondial sur la thématique de l'environnement, le réflexe le plus élémentaire est d'être regardant sur cet aspect environnemental, de sorte à ne pas s'inscrire en porte-à-faux avec les principes mêmes de l'événement. La responsabilité est aussi imputable aux sociétés de télécoms qui doivent faire preuve de citoyenneté et éviter au pays ce genre de gêne, au-delà du débat sur la faisabilité ou non de cette amas d'acier qui inonde pratiquement toutes les grandes villes. Marrakech, dont plusieurs sites sont classés patrimoines mondiaux, joyau du tourisme international et ambassadrice de l'image du royaume, mérite mieux que cela.


Le Maire s’explique

À en croire les autorités de la place, l’installation de ces pylônes à proximité du site s’explique par l’importance de l’événement de la COP 22 qui devrait accueillir des milliers de participants pour lesquels il faudra assurer une bonne qualité de réseau. «La mise en place de ces pylônes ne se fait pas de manière aléatoire, nous accordons les autorisations d’exploitation du domaine public avec modération et selon des critères bien précis», justifie Mohamed Larbi Belcaïd, maire PJD de Marrakech, qui souligne que les autorités compétentes, notamment la Wilaya et le comité de pilotage de la COP22, sont bien au courant de ces développements. «Concernant la question de l’impact sur la santé et l’environnement, celle-ci fait encore aujourd’hui débat au sein de la communauté scientifique et la question n’a toujours pas été officiellement et définitivement tranchée», souligne Belcaïd. Les effets de rayonnement de ces pylônes font actuellement l'objet d'une polémique dans plusieurs pays, y compris les plus développés. C’est particulièrement le cas des technologies d’accès radioélectriques (UMTS, WIMAX, CDMA, GSM…). Une commission interministérielle, composée de représentants du ministère de la Santé, du Centre national de radioprotection, des ministères de l’Intérieur, de l’Industrie et de l’Énergie, ainsi que de la direction de la Protection civile et de l’ANRT, opère un suivi de cette question. Dans les cas d’occupation du domaine public, les autorités exigent souvent une adaptation esthétique de ces pylônes. Cela se traduit généralement par des camouflages sous forme de palmiers (voir photo). Une démarche qui n’est toutefois pas systématique et qui reste à la discrétion des autorités. Selon le décret fixant le montant des redevances d’occupation du domaine public de l’État, les redevances payées par les opérateurs télécoms pour l’installation de ce genre de pylônes sont fixées à 20.000 DH pour chaque site d’installation de stations radioélectriques (pylônes et antennes téléphoniques) et des équipements associés.

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