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L’ONCF profitera de la garantie de l’État pour solliciter un emprunt bancaire plafonné à 3 MMDH remboursables in fine et assorti d’un taux de 3,8%.

Établissement étatique, l’Office national des chemins de fer (ONCF) a obtenu en juin dernier, par le biais d’un décret, la garantie de l’État pour contracter des crédits bancaires, dont le plafond est fixé à 3 MMDH. Un second décret, daté du 21 juillet et publié au Bulletin officiel du 31 août précise les conditions de ces crédits. Selon ledit décret, les crédits qui seront contractés auprès des banques marocaines sont d’une durée de 5 ans assortis d’un taux d’intérêt de 3,8%. Le remboursement des intérêts se fera de manière semestriel avec un différé jusqu’au 24 janvier 2018, tandis que le principal du crédit n’est remboursable qu’in fine, soit le 24 juillet 2022. L’emprunt devrait permettre en partie de contribuer au financement des investissements prévus cette année. Le conseil d’administration tenu en début d’année évoquait une enveloppe d’investissement de 7,13 MMDH, dont 29% réservés au projet LGV et 71% à la poursuite de la modernisation du réseau conventionnel.

4,5 MMDH de dettes bancaires
Par ailleurs, il y a lieu de souligner que l’Office n’est pas à son premier coup en matière de financement auprès des banques locales. La seule différence actuelle est l’octroi de la garantie de l’État accordée habituellement aux emprunts obligataires et emprunts auprès des banques et bailleurs de fonds étrangers (comme la BAD, l’AFD, etc).

Ainsi, d’après la note d’information relative à son dernier emprunt obligataire, l’encours de sa dette bancaire locale correspond à un emprunt contracté en 2004, précisément le 29 octobre 2004, date à laquelle l’office a fait appel à une seule banque locale pour la levée d’un montant d'1,4 MMDH remboursable sur 18 ans avec un différé de 3 ans et au taux de 4,53% révisable chaque 5 ans. À la même date, l’office a mis en place deux autres emprunts auprès de deux consortiums de banques. Les deux crédits ont la même durée de remboursement qui est de 18 ans et profitent aussi d’un différé de 3 ans. Le montant de l’un est de 800 MDH au taux de 4,64% tandis que le second est de 1 MMDH au taux de 4,42%. Les deux taux sont aussi révisables chaque 5 ans. Ces trois crédits vont échoir en 2025.

En 2008, l’office a fait encore une fois appel à un consortium de banques pour emprunter 600 MDH au taux de 5,32% remboursable sur 17 ans avec un différé de 2 ans, soit une échéance en 2027. L’année suivante, soit 2009, l’office recours encore une fois à un consortium de banques marocaines pour emprunter 350 MDH au taux de 4,82%, remboursable sur 18 ans avec un différé de 3 ans, soit une échéance en 2030. Le dernier crédit en date est celui contracté en 2014, auprès d’une seule banque pour un montant de 350 MDH au taux de 4,85% remboursable sur 7 ans sans différé, soit une échéance en 2021. Cette échéance précède d’une année celle du premier emprunt obligataire sur le marché de la dette locale, effectué en 2006.

En effet, à cette date l’ONCF avait levé 1,33 MMDH d’une maturité de 15 ans, donc remboursable en 2022 pour rembourser une dette contractée auprès de la BAD mais aussi pour financer une partie du projet d’investissement. La dette totale levée sur le marché local s’élève ainsi à 9,83 MMDH dont 4,5 MMDH auprès des banques et 5,33 MMDH en emprunts obligataires. Avec les 3 MMDH à lever cette année, le montant sollicité auprès des banques s’élèverait à 7,5 MMDH et porterait le total de la dette locale à 12,83 MMDH. Il va sans dire qu’une bonne partie de cette dette est déjà amortie.

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