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Lors d'un séminaire international sur la sécurité et la sûreté en matière de transport ferroviaire, Mohamed Rabie Khlie, DG de l'ONCF, a passé en revue les avancées réalisées. Rabat-Madrid en moins de 5 heures, un vecteur de développement des relations économiques tripartites Maroc-UE-Afrique. Le TGV sera opérationnel à l’été 2018.

Et de six pour le séminaire international sur la sécurité et la sûreté de l’exploitation ferroviaire qui s'est ouvert hier à Tanger. Sous le thème «le système ferroviaire à grande vitesse : les défis d’une exploitation sûre», jette toute la lumière sur la composante sécurité du TGV marocain à presque un an et demi de sa mise en service. Organisé par l'ONCF en collaboration avec l'Union internationale des chemins de fer (UIC), cet événement se tient à point nommé pour permettre un partage d'expérience et de bonnes pratiques ayant trait pas seulement à la sécurité, mais aux systèmes à grande vitesse à tous les étages de leur conception, leur réalisation et jusqu'à la mise en exploitation commerciale. Cette première ligne à grande vitesse de 200 km reliant Casablanca, la capitale économique, à Tanger, porte de l'Europe, est aujourd'hui à 86% de sa réalisation.

C'est la première LGV en Afrique qui représente à la fois une fierté et un argument commercial à l'adresse des hommes d'affaires de part et d'autre de la Méditerranée. C'est aussi un bel exemple d'intégration locale dans la mesure où 90% des travaux ont été confiés à des entreprises marocaines. Aujourd'hui et durant ce séminaire, 250 participants de 25 pays ont fait le déplacement et pas moins de 40 intervenants croiseront leurs expériences et savoir-faire dans l'un des aspects les plus importants de ce mode de transport à grande vitesse.

Dans son intervention, Mohamed Rabie Khlie, DG de l'ONCF, a qualifié la sécurité ferroviaire de thématique qui est plus que jamais d’actualité, surtout à l’approche de l’achèvement de la construction et la mise en service de la 1re LGV. D'ailleurs, Khlie a annoncé l'été 2018 comme deadline pour son démarrage. «Cette nouvelle liaison est appelée à contracter la carte, en rapprochant et en accélérant la mobilité entre les deux principaux pôles économiques du royaume Casablanca et Tanger : 2h10 seulement au lieu de 4h45mn actuellement», a-t-il souligné. Et pour montrer la dynamique dans laquelle le Maroc s'est engagé en matière d'investissements et de densification de son réseau rail, le responsable a indiqué qu'en l'espace de 15 ans, les investissements dans le secteur ont été multipliés par sept. Les investissements ont ainsi atteint 34 MMDH au titre du dernier cycle de développement couvrant la période 2010-2015. Pour ce qui est de la sécurité, pas moins de 1,5 MMDH y ont été investis sur la période 2010-2015 avec des résultats probants. La sécurisation de la LGV a été encore plus renforcée en l'équipant du système ERTMS niveau 2 qui assure la circulation des trains en toute sécurité.

Par ailleurs, la ligne ne comporte aucun passage à niveau au même titre que toutes les lignes nouvelles tandis que tout au long de la ligne, des clôtures permettent d'éviter les intrusions. Enfin, des passerelles, des ponts-routes, des ponts-rails, des passages souterrains, sont réalisés pour faciliter la traversée et rendre la ligne la plus transparente possible. Pour sa part, Khalid Cherkaoui, SG du ministère de l’Équipement, du transport, de la logistique et de l’eau, a expliqué que la sécurité de l’exploitation des trains à grande vitesse a été placée, dès la phase de conception, comme une priorité absolue d’un modèle maroco-marocain approprié. Et d'ajouter que le rail constituera un réel vecteur pour le développement à terme des échanges et de la mobilité avec l’Europe et ceci dans la mesure où il joue un rôle de catalyseur dans le rapprochement entre les deux continents : africain et européen.

À titre d'illustration, Rabat sera reliée à Madrid en moins de 5 heures. Justement, comme tient à le rappeler Cherkaoui, l’architecture même de la mobilité au Maroc est en cohérence avec les projets retenus par le Forum EuroMed des transports dans ce sens quelle s’inscrit dans la perspective d’extension du réseau transeuropéen aux régions et pays voisins pour les relier au Maghreb, au sud de la Méditerranée et donc au continent africain. Globalement, le secteur du transport au Maroc contribue à hauteur de 6% au PIB, participe avec 15% aux recettes du budget de l’État, absorbe environ 25% de la consommation d’énergie et emploie près de 10% de la population active.


Le TGV ne fera pas de l'ombre au train normal

Pour Mohamed Rabie Khlie, DG de l'ONCF, la réalisation de la LGV ne s’effectue pas au détriment du réseau conventionnel existant. Il a tenu à préciser à ce propos que le train historique fait l’objet actuellement d’un «ambitieux programme de modernisation, de rénovation et de renforcement de sa robustesse». Et ceci, ajoute-t-il, à travers la réalisation d’importants projets (doublement et triplement de la ligne, construction de gares nouvelle génération, renforcement des installations de sécurité...). Dès 2018, de tels chantiers de grande envergure vont métamorphoser le paysage ferroviaire marocain, ambitionne-t-il. Notamment grâce à une offre qui sera de plus en plus étoffée et compétitive répondant au mieux aux attentes de la clientèle et des opérateurs économiques devant l’évolution attendue des facteurs de mobilité nationale. 

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