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En 2016, Obama avait laissé le Conseil de sécurité de l’ONU adopter une résolution déclarant que les colonies étaient une «violation flagrante» du droit international. Même si Ronald Reagan avait insisté, en 1981, pour préciser que cette colonisation n’était pas «illégale», les États-Unis la considéraient  alors comme «non conforme au droit international».
 
«L’établissement de colonies de civils israéliens en Cisjordanie n’est pas, en soi, contraire au droit international», a affirmé ce lundi à Washington, Mike Pompeo, le secrétaire d’État américain. En affirmant que les colonies israéliennes en Cisjordanie étaient conformes au droit international, le secrétaire d’État américain, Mike Pompeo, met un terme à la position adoptée par les États-Unis depuis plus de quarante ans. La décision a été accueillie avec enthousiasme par la droite israélienne et avec consternation par les Palestiniens.
 
Cette annonce marque une rupture avec le droit international et constitue la dernière en date d’une série de mesures pro-israéliennes risquant d’attiser les tensions entre l’administration Trump et les Palestiniens. Elle est également susceptible d'élargir les désaccords entre l'administration Trump et ses alliés traditionnels, comme l'Europe.
 
Une prise de position qui a été félicitée par Benyamin Nétanyahou. «Cette politique reflète une vérité historique – que le peuple juif n’est pas un colonisateur étranger en Judée et Samarie [Cisjordanie]», s’est félicité le bureau du Premier ministre dans un communiqué. Le Jerusalem Post a commenté l’annonce, en posant la question : «Est-ce que la décision augmente les chances de paix ?», «oui et non», car cette politique «ne va rien changer immédiatement», mais «l’Amérique dit la vérité. Alors apprécions ce moment». «Maintenant, quand un diplomate européen dit que les colonies sont illégales, Israël peut répondre : selon qui ? Et désigner les États-Unis comme un pays qui s’oppose à cette caractérisation».
 
Comme l'a signalé le Washington Post, l’annonce a été accueillie avec «consternation» par les leaders palestiniens et les défenseurs de la paix, «pour qui l’extension des colonies diminue les chances d’établissement d’un État palestinien et par là même sa superficie». Le porte-parole de Mahmoud Abbas a, quant à lui, contesté cette déclaration qui «contredit totalement» le droit international.
 
Pour Saeb Erekat, autre figure palestinienne, l’administration Trump cherche à remplacer le droit international par «la loi de la jungle».  Une décision qui a fait réagir l'Union européenne, qui a rappelé sa position «claire et inchangée», à savoir que toute colonisation était illégale et qu’elle «érodait la viabilité d’une solution à deux États et les chances d’une paix durable».
 
Mike Pompeo assure que la nouvelle position des États-Unis va ouvrir une voie vers la résolution du conflit. Pour Illan Goldenberg, négociateur dans la région sous le mandat de Barack Obama. «Cette résolution a désormais plus de chance de se faire selon les termes d’Israël, de loin le plus fort des deux camps», a-t-il constaté signalant, par ailleurs, une augmentation du nombre des colonies au cours de l’administration Trump – 600.000 Israéliens y vivraient aujourd’hui.

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