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Depuis plusieurs mois, le Burkina Faso fait face à une guerre asymétrique entre les groupes armés non étatiques djihadistes et les forces burkinabé, soutenues par Barkhane.

Lundi, un convoi minier a été attaqué, contre des employés d'une société minière canadienne, ce qui a couté la vue à 39 personnes dont un disparu, a déclaré le PDG de la SEMAFO, Benoît Desormeaux.

"Sur les 240 personnes  transportées par le convoi de cinq autocars, 39 d'entre elles ont perdu la vie, une soixantaine sont blessées et une personne manque toujours à l'appel", a-t-il dit, cité par le service de presse du Premier ministre.

Benoît Desormeaux a par ailleurs confié que les employés restés à la mine d'or de Mana à Boungou, la troisième du pays, étaient en train d'être évacués et que les opérations étaient actuellement à l'arrêt sur le site.

Rappelant que la Société d'exploration minière en Afrique de l'Ouest  était présente sur le site de Mana depuis 2008, il a assuré que sa société ne quittera pas le Burkina Faso.

En parallèle, selon une source sécuritaire, une dizaine de terroristes présumés ont été abattus le même jour par les forces de défense et de sécurité burkinabè en riposte à l'attaque contre une brigade de gendarmerie dans l'est du pays.

"Aux environs de 05h00 du matin de lundi, des individus armés ont attaqué les installations de la Brigade de gendarmerie de Foutouri dans la province de la Komandjari. Plus de dix assaillants ont été neutralisés", a précisé la même source.

Deux membres des forces de défense et de sécurité blessés dans les échanges de tires ont été pris en charge, selon la même source.

Par ailleurs, plusieurs sources locales ont confirmé l'attaque, sans être en mesure d'établir un bilan. C'est dans cette même région que, mercredi dernier, 38 travailleurs d'une compagnie minière ont été tués dans une embuscade.

Dans un communiqué, le gouvernement a démenti l'instauration d'un couvre-feu à Ouagadougou, la capitale du pays. "Cet acte de désinformation sur les réseaux sociaux fait partie des œuvres obscurantistes d'hommes et de femmes qui ont des intérêts inavouables à déstabiliser notre Faso", a estimé le ministre.

Le gouvernement burkinabè a appelé la population à la vigilance face à cette "campagne d'intoxication et de manipulation de l'opinion, à travers la diffusion d'informations erronées sur les réseaux sociaux".

Trente-deux présumés terroristes ont été "neutralisés" vendredi et samedi, lors de deux opérations militaires dans le nord, après l'attaque d'une patrouille.

Un soldat burkinabè a été tué lors des affrontements, a précisé l'état-major. Après l'attaque vendredi d'une patrouille de soldats près de Yorsala (province de Loroum), "la vigoureuse réaction de l'unité suivie d'un vaste ratissage de la forêt de Yorsala à occasionné d'intenses combats qui ont duré plusieurs heures", selon le même communiqué de l'état major.

"Au cours de ces affrontements, 24 terroristes ont été neutralisés et divers matériels ont été récupérés" et "un soldat a malheureusement perdu la vie", a précisé l'état-major.

"Cette opération a également permis de libérer plusieurs femmes qui étaient retenues par les terroristes et utilisées comme esclaves sexuelles", a-t-il poursuivi. "A la suite de ces affrontements et sur la base de renseignements précis", l'armée a mené samedi "une action offensive dans les environs de Bourzanga, qui a permis de neutraliser huit terroristes et de récupérer un important lot d'armement, de munitions et de matériels divers".

 

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