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Les évêques de France ont voté, samedi 9 novembre, pour une « somme forfaitaire » destinée à la « reconnaissance de la souffrance » des victimes des prêtres pédocriminels lorsqu’elles étaient mineures.

Le montant de l'indemnisation sera discuté lors de la prochaine réunion avec les évêques à Lourdes en avril, tout comme le fonds de dotation spécifique, qui permettra de verser le forfait financier.

Le versement interviendra à la suite de cette rencontre. Il sera proposé à l’initiative de « chaque évêque » pour les « victimes qu’il connaît ».

Selon le président de la Conférence des évêques de France., pour les personnes dont les dossiers judiciaires sont encore en cours, le versement interviendra après. Le fonds de dotation sera alimenté par les « évêques », les « prêtres coupables quand ils sont vivants », et des donateurs.

« Le mot “responsabilité” de l’Eglise n’apparaît pas, ça me gêne beaucoup », a réagi Jean-Luc Souveton, prêtre, agressé lorsqu’il était mineur, membre du groupe de travail avec la CEF sur cette question. 

Deux jours avant ce vote, la commission sur la pédocriminalité dans l’Eglise a rendu compte de ses travaux, jeudi, devant les évêques à Lourdes. « La majorité des abus se sont produits dans les années 1950, 1960, 1970, beaucoup plus que dans les décennies ultérieures », a déclaré Jean-Marc Sauvé, à la tête de cette commission.

La Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Eglise, à laquelle les quelque 120 évêques français ont donné leur accord l’an dernier, rassemble une vingtaine de membres chargés de faire la lumière sur les crimes commis par des clercs ou des religieux depuis les années 1950. Elle doit rendre des préconisations début 2021.

Ses travaux ont commencé début juin par un appel à témoignages auprès de victimes. En cinq mois, « 2 800 signalements » ont été réalisés, par des appels téléphoniques, des e-mails et des courriers ; 800 personnes ont répondu à un questionnaire détaillé et une vingtaine de victimes ont été entendues, a-t-il déclaré.

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