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04-12-2019 14:02

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Monde

Le président bolivien Evo Morales a annoncé dimanche à la télévision qu’il quittait ses fonctions. Une vague de contestation secoue le pays depuis sa réélection controversée il y a trois semaines.

Après trois semaines de fortes protestations en Bolivie contre sa réélection à un quatrième mandat, le président Evo Morales a annoncé dimanche 10 novembre sa démission.

"Je renonce à mon poste de président", a déclaré à la télévision le Morales au pouvoir depuis 2006 et dont l'armée et la police venaient de réclamer le départ.

Quelques heures plus tard, Evo Morales a dénoncé ce qu'il a décrit comme un mandat d'arrêt policier "illégal" le visant. Dans un communiqué publié sur Twitter, le dirigeant socialiste a déclaré que son domicile avait été attaqué par des "groupes violents". Le chef de la police bolivienne, qui s'exprimait à la télévision, a démenti l'existence d'un mandat d'arrêt visant Evo Morales.

Mais l'un des principaux opposants à l'ex-président, Luis Fernando Camacho, qui a joué un rôle clé dans le mouvement qui a conduit à sa démission, a confirmé l'existence d'un mandat d'arrêt contre lui : "Confirmé !! Ordre d'arrestation pour Evo Morales !! La police et les militaires le recherchent dans le Chaparé", a-t-il écrit sur Twitter. Le Chaparé est le fief d'Evo Morales, dans le centre de la Bolivie.

Un peu plus tôt, la police avait arrêté la présidente du Tribunal suprême électoral (TSE), Maria Eugenia Choque, sur ordre du parquet, qui enquête sur des irrégularités commises dans le scrutin d'octobre, ainsi que le vice-président du TSE, Antonio Costas. Tous deux, emmenés par des hommes encagoulés ou masqués, ont été présentés aux médias au pied d'une estrade où se trouvaient assis des gradés de la police.

Des milliers d'habitants ont déferlé dans les rues du pays pour célébrer cette annonce, agitant le drapeau bolivien, entre rires et larmes après la violente vague de contestation qui a fait trois morts et 383 blessés.

 

 

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