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Les "gilets jaunes" français les plus déterminés, non satisfaits des concessions du pouvoir, ont promis un nouveau samedi de manifestations, notamment au pied du château de Versailles, mais leur mobilisation peinait à se matérialiser en début de matinée.

Le Parlement a définitivement approuvé dans la nuit de vendredi à samedi les mesures d'urgence de 10 milliards d'euros destinées à alléger la pression fiscale et accroître le pouvoir d'achat, revendications phares des "gilets jaunes". Mais nombre d'entre eux ne semblent pas encore prêts à cesser la contestation, qui a créé la pire crise essuyée par Emmanuel Macron, déjà au plus bas dans les sondages.

Juste en face du château de Versailles, où les rois de France avaient été délogés lors de la Révolution de 1789, les "gilets" pourraient être "plusieurs centaines", voire "un millier", selon le préfet qui a en conséquence fait fermer le château.

Mais samedi tôt dans la matinée, seuls plusieurs camions des forces de l'ordre étaient visibles. "On espère qu'on ne sera pas impacté par cette nouvelle journée d'action. On travaille nous, on ne va pas arrêter de vivre", s'emporte un artisan boucher, dans une allusion aux nombreux actes de vandalisme qui ont ravagé des commerces de Paris lors des derniers samedis de manifestations.

Vers 08H30 dans la capitale, la situation était également calme, avec une présence discrète des forces de l'ordre. Sur les Champs-Elysées, épicentre des manifestations, les cafés et restaurants déployaient normalement leurs terrasses et la quasi-totalité des magasins exhibaient leur vitrine.

S'ils étaient déjà plusieurs dizaines à la même heure il y a une semaine, seule une poignée de gilets jaunes étaient présents en haut de l'avenue. Parmi eux, David Delbruyère, 48 ans, arrivé de Maroilles (nord) par le train, a dormi "dans un abribus en face de la Tour Eiffel".

C'est la cinquième fois qu'il vient à Paris pour manifester. Chauffeur routier, il dit gagner sa vie "normalement" mais il vient manifester pour ses deux enfants et ses parents malades qu'il va falloir hospitaliser.

Selon lui, la seule chose qui pourra faire arrêter le mouvement, c'est le référendum d'initiative citoyenne que les gilets appellent de leurs voeux et que le gouvernement a promis d'étudier.


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