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C’était une loi très attendue et qui permettra de rendre ses lettres de noblesse à la presse numérique notamment. En effet, les GAFA sont aujourd’hui obligés de verser des «droits» aux médias d’information, que l’on appelle des «droits voisins».

Le vote est (enfin) effectif, les eurodéputés ont voté hier en faveur d’une réforme du droit d’auteur, une réforme obligeant désormais Google, Appel, Facebook et Amazon -GAFA-, à rémunérer les œuvres ou les informations qu’ils utilisent. Dorénavant, grâce à cette directive, les éditeurs vont pouvoir être rétribués par ces mastodontes.

D’ailleurs, ceci servira également à la presse puisque ladite réforme prévoit d’instaurer donc ce fameux «droit voisin aux droits d’auteur» qui visera et obligera les GAFA à verser une rémunération aux entreprises de presse chaque fois que ces géants du net utilisent leurs contenus sur leurs plateformes et leurs réseaux.

Un vote attendu

En effet, avant ce vote, le processus était tel que les entreprises de presse payaient leurs salariés, journalistes ou encore techniciens, mais généraient également des revenus et engageait des moyens pour produire une information qu’elle soit sous forme d’article ou de vidéo. L’information était ainsi publiée via des journaux, papier ou net et c’est à ce moment-là qu’interviennent les GAFA. Les algorithmes des moteurs de recherche (Google) et des réseaux sociaux (Facebook) récupèrent ladite information via leurs plateformes pour les internautes, une audience en fonction de laquelle les géants commercialisent de la publicité.

Par exemple, au moment où un article est partagé via les réseaux sociaux, l’internaute, après avoir cliqué sur le lien, est redirigé vers le site du journal avant de revenir à nouveau sur les réseaux sociaux et de répéter cette manipulation probablement plusieurs fois lors de sa connexion. C’est de cette manière que des annonceurs achètent à Facebook ce que l’on appelle des espaces publicitaires sans pour autant rémunérer les producteurs desdits contenus. Aujourd’hui, grâce à cette nouvelle loi tout ceci sera régulé, et elle permettra ainsi aux GAFA de partager le pactole avec les producteurs initiaux des contenus en les rémunérant lorsqu’un article est partagé. De quoi réjouir la profession qui se meurt de jour en jour.

Pour rappel, une première version de la réforme avait été soumise en 2016 avant d’être rejetée le 7 juin 2018 par une majorité de députés européens en commission. La gratuité du net étant l’argument mis en avant pour justifier cette opposition. Sauf que pour certains, ces multinationales chercheraient plus logiquement à profiter d’énormes bénéfices pour elles seules en partageant des contenus qu’elles n’ont à aucun moment produit. D’ailleurs sur ce volet, leurs gains dans l’UE seulement dans le secteur de la presse sont évalués à quelque 3 milliards d’euros en 2016.

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