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14 jours de prison ferme, c'est la peine dont a écopé l'ex-conseiller diplomatique de Donald Trump George Papadopoulos hier par un tribunal fédéral. Ce jeune collaborateur de 31 ans n'est autre que le responsable de l'ouverture d'une enquête du FBI sur une possible collusion avec la Russie, un dossier qui irrite encore et toujours Trump depuis déjà plus d'un an, rapporte l'AFP ce samedi. Une condamnation minime qui s'explique notamment par sa collaboration avec la justice. En plus de la prison ferme, il a été également condamné payer une amende de 9.500 dollars et d'un an de libération conditionnelle assortie de travaux d'intérêt général, ceci après avoir plaidé coupable en octobre 2017 de faux témoignage au FBI.

Sa sentence est relativement légère, étant donné qu’il encourait six mois de prison. «J’étais jeune et ambitieux», a expliqué dans la salle d’audience George Papadopoulos. «J’ai commis une grave erreur, qui m’a coûté très cher, et j’en ai honte». Le juge a expliqué avoir pris en considération les «remords sincères» exprimés par le trentenaire, qui avait caché aux enquêteurs la vérité sur ses rencontres avec des émissaires de la Russie à quelques mois de l’élection présidentielle de novembre 2016.

Le conseiller, qui tentait d’organiser une rencontre entre le président Vladimir Poutine et le candidat Trump, avait été informé dès avril 2016 que des Russes possédaient «de quoi salir» la candidate démocrate Hillary Clinton, sous la forme de milliers d’e-mails, information qui n’était pas encore publique. «Même l’équipe de Clinton n’était pas au courant que les Russes possédaient les e-mails volés», selon un rapport parlementaire.

Pour rappel, lors de son interrogatoire en janvier 2017 par le FBI, George Papadopoulos a toutefois menti sur les dates et minimisé ses échanges avec un mystérieux «professeur» et une Russe présentée comme la «nièce» de Vladimir Poutine. Selon son équipe de défense, il voulait garder ses chances d’obtenir un poste dans l’administration du désormais président Trump. Arrêté en juillet 2017, passé au grill, il a plaidé coupable de faux témoignage en octobre et accepté de collaborer avec les enquêteurs dans l’espoir d’échapper à une peine de prison.

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