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Le secteur du cinéma continue de montrer ses failles en matière de disparités. Que ce soit face au caméra ou derrière, une étude prouve que les inégalités persistent encore.

Les inégalités persistent depuis 10 ans au cinéma, selon une étude. Un constat fait à partir des 100 films les plus populaires, au long de cette dernière décennie, relate Radio-Canada. Et c’est une équipe de chercheurs de l’École de communication et de journalisme Annenberg de l’Université de la Californie du Sud. Résultat : Les inégalités perdurent entre les hommes, les femmes et les personnes des minorités culturelles, que ce soit derrière ou devant la caméra.

Des disparités réelles et importantes, alors les producteurs hollywoodiens mènent de plus en plus un discours jugé inclusif. Et pour en arriver à ce constat pour le moins inquiétant, les auteurs «ont passé au peigne fin les 100 films les plus populaires de 2007 à 2017 pour calculer la proportion de femmes, de personnes des minorités sexuelles et culturelles, ainsi que de personnes en situation de handicap parmi les acteurs et l’équipe de production»

Les femmes toujours à l’écart

Quant aux personnages dans les films étudiés, le pourcentage s’élève en moyenne à 30% concernant la gent féminine. L’enquête pointe aussi «que ces rôles sont davantage sexualisés que ceux détenus par leurs collègues masculins : en 2017, 28,4% des personnages féminins portaient des vêtements sexy alors que cette proportion n’était que de 7,5% chez les hommes».

Les minorités culturelles quant à elles n’ont vécu «aucune amélioration notable». En effet d’après eux, rien «n’a été observé quant à la proportion d’Afro-Américains, d’Hispano-Américains, d’Asiatiques ou de personnes métissées au cours des années analysées».

De même pour la représentation des personnes de la communauté LGBT entre 2014 et 2017, aucun progrès n’a été souligné par les chercheurs qui expliquent «qu’un seul personnage issu de cette communauté avait le rôle d’un parent» Et d’ajouter : «Les films échouent encore à représenter pleinement les vies familiales et relationnelles de la communauté LGBT».

Un taux très peu représentatif de réalisatrices et réalisateurs noirs

Les résultats ne sont guère plus réjouissants de l’autre côté de la caméra. Sur les 1.100 films étudiés, elles sont seulement 43 réalisatrices et toujours du côté des femmes, elles sont 1,3% à avoir composé des trames sonores. Pour un échantillon plus restreint de 900 films, seuls 64 réalisateurs étaient afro-américains dont 4 des femmes.

Pour remédier et pallier à cette problématique dans le monde du cinéma, les auteurs ne l’étude n’ont pas hésité à présenter «plusieurs solutions pour atteindre une meilleure représentation des différentes franges de la population au cinéma». Ils jugent notamment «que si on ajoute cinq rôles féminins par année, la parité sera atteinte d’ici 2020».

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