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La question migratoire continue d'être discutée par les pays de l'Union européenne qui semblent trouver des solutions au fur et à mesure.

Berlin au cœur des pourparlers en matière de politique migratoire encore une fois. Et pour cause, l’Allemagne veut rendre à la Grèce quelque 1.500 demandeurs d’asile et accélérer les expulsions de migrants. Et dans le thème des expulsions, le pays compte classer les pays du Maghreb comme étant «sûrs» pour multiplier dans le même temps les retours des personnes originaires de cette région, explique l’AFP.

Quant au gouvernement grec, il se dit favorable à reprendre les 1.500 demandeurs d'asile enregistrés au premier semestre 2018, déclarait hier Dimitris Vitsas, le ministre grec de la Politique migratoire lors d’une conférence de presse. Dans cette même lignée, à l’occasion du sommet européen sur la gestion migratoire qui a eu lieu en juin dernier, des pactes ont été passés entre l’Allemagne et la Grèce, mais aussi avec l’Espagne. Les écrits envisagent «une reprise par l’Espagne et la Grèce de demandeurs d’asile interpellés à la frontière germano-autrichienne, seulement si ces migrants ont déjà été enregistrés dans les bases de données européennes Eurodac»

Ces accords, conclus entre les pays de l’UE, doivent contribuer à «trouver une solution unique européenne pour le règlement du flux migratoire et limiter les actes unilatéraux», a précisé le ministre de tutelle grec, sachant que le sujet de la discorde européenne reste l’accueil des migrants. Si Athènes respecte l’engagement pris, soit reprendre des migrants, Berlin promet de donner une suite favorable à 2.900 candidats au regroupement familial. Parmi ces demandes, 2.000 ont déjà été acceptées.

Faire des pays du Maghreb des pays «sûrs» pour mieux expulser

Le Conseil des ministres allemand réuni également hier, a adopté un projet de loi visant à désigner comme «pays sûrs» le Maroc, l’Algérie, la Tunisie et la Géorgie. Le but étant de pouvoir multiplier les expulsions vers ces pays des migrants qui en sont originaires car considérés comme ne risquant aucun danger sur place. Un premier projet de loi semblable à celui-ci avait été rejeté il y a une année par la Chambre haute du Parlement.

Un rejet «faute d’avoir trouvé une majorité en raison de l’opposition des Verts et de la gauche dure». Le gouvernement allemand souhaite ainsi «inscrire ces trois pays du Maghreb et l’ancienne république soviétique sur sa liste des pays dits «sûrs», comme c’est déjà le cas pour les pays des Balkans non membres de l’Union européenne». Cette décision donnerait le droit aux services d’immigration de rejeter de façon quasi-automatique les demandes d’asile des ressortissants desdits pays, «sans même avoir à motiver ces refus».

L’Allemagne se décharge en expliquant que «les demandes d’asile en provenance de ces pays sont déjà rejetées à plus de 99% pour la Géorgie et l’Algérie. Seuls 2,7% des demandes d’asile de Tunisiens et 4,1% des requêtes de Marocains ont reçu une réponse positive des autorités allemandes en 2017».

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