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Le Nigeria a connu entre hier mardi et aujourd’hui deux bains de sang dont les raisons vacillent entre les sensibilités religieuses et intercommunautaires.
 
 
En deux jours seulement, le Nigeria a été le lieu de tueries flagrantes. La première fut une attaque lancée par des bergers Fulani contre une communauté Tiv dans l'État de Benue faisant au moins 50 morts, tandis que la seconde, attribuée au groupe djihadiste Boko Haram, fait l’objet d’un attentat qui a fait 14 morts dans une mosquée se trouvant à la frontière avec le Cameroun.
 
Le gouverneur Samuel Ortom a déclaré que les habitants ont été assassinés, les enfants tués et plusieurs autres ont eu les mains coupées pendant l'attaque de mardi. Ajoutant que «neuf gardes du bétail ont été tués et leur véhicule tout-terrain incendié».Ce dernier a estimé que le gouvernement fédéral ne protégeait pas les habitants de cette zone.
 
Ces tueries perpétrées par des éleveurs nomades ont engendré des manifestations. Selon des sources locales à l’AFP, «environ un millier de personnes ont envahi Makurdi, capitale de l'État de Benue, pour protester contre les tueries des derniers jours perpétrées par des éleveurs nomades peuls contre des fermiers».
«Un millier de jeunes se sont rassemblés ce matin, d'abord en bloquant l'autoroute, puis sur un rond-point de Makurdi en brûlant des pneus», a rapporté à l'AFP Helen Teghtegh, directrice d'une ONG locale, Community Links and Human Empowerment Initiative, qui s'associe au mouvement populaire.
 
 
Au bord du chaos

Le gouverneur Samuel Ortom a regretté ce massacre mardi soir lors d’un point de presse : «Les gens ont été massacrés comme des animaux. Ce n'est pas acceptable». Ce dernier a demandé l'aide d'Abuja pour régler cette crise qui secoue régulièrement cet État aux terres fertiles car traversé par la grande rivière Bénoué.
 
«Le gouvernement fédéral était au courant de la menace représentée par les bergers qui avaient juré de lutter contre le texte promulgué par le gouvernement d'État concernant les pâturages», a-t-il déclaré.
 
Selon le think-tank International Crisis Group (ICG), 2.500 personnes en 2016 ont succombé à ces violences et des dizaines de milliers de personnes ont dû quitter leur foyer. «Ces tueries sont potentiellement aussi dangereuses que l'insurrection de Boko Haram», met en garde l'ICG.
 
Cela dit, dans le contexte macabre de ces tueries au Nigeria, mercredi n’a pas fait exception. Cette fois-ci, il s’agit d’un attentat attribué au groupe djihadiste Boko Haram, dans une mosquée - aussi - à la frontière entre le Nigeria et le Cameroun.
 
L’explosion d’un homme peu avant la prière du «Fajr» dans une mosquée de Gamboru a fait 14 morts rapporte à l’AFP Umar Kachalla, qui combat Boko Haram aux côtés de l'armée nigériane.
 
Dans le même ordre d’idées, le chef de file historique du groupe djihadiste, Abubakar Shekau, a diffusé mardi une vidéo dans laquelle il revendique une série d'attaques commises au mois de décembre.
CAM SIAM

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