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Médias

Les internautes marocains se mobilisent pour trier l’information qu’ils souhaitent voir sur les réseaux sociaux. Une action qui vient après “la multiplication de médias, qui exploitent la vie des gens pour cumuler les vues, likes et commentaires”.

Cette campagne a été initiée en premier lieu, après la grande dimension médiatique qu’a prise l’histoire de “Ikchawan iknwan”, un piéton interrogé lors d’un micro-trottoir autour de la grippe porcine. Déformant le nom du virus lors de son discours, les photos, vidéos de cette personne sont vite devenues virales suite aux nombreuses couvertures médiatiques réalisées avec lui. Il est ainsi devenu, accompagné de sa femme, un sujet d’actualité pendant des semaines.

Aujourd’hui, le public n’en peut plus. Scandales familiaux, mise à la page de personnalités sans valeur ajoutée, exploitation de la douleur des gens pour attirer l’audience, l’histoire du père de l’ancien athlète marocain, Said Aouita a remis le couteau dans la plaie. En effet, Aouita n’a pas manqué de manifester sa colère lors d’une conférence de presse tenue récemment au sujet des vidéos qui ont fait le tour de la toile, mettant en avant le père de l'athlète qui l’accuse “de délaisser ses obligations envers lui, le laissant ainsi vivre une situation précaire”.

Se prononçant sur cette affaire, Saïd Aouita a publiquement accusé certains médias de “corruption”, laissant entendre qu’il s’agit de problèmes familiaux qui ne concernent aucunement les médias.

Une vague de réactions négatives a poursuivi ces vidéos, soutenant les propos de Saïd Aouita et reprochant aux médias “une politique de désinformation et une stratégie de bas niveau”.

“Ces médias profitent de la douleur du peuple, de sa pauvreté, de ses maladies pour vendre un contenu qui entache l’image du Maroc à l’échelle internationale. Nous devons boycotter ces médias qui ne respectent pas leur rôle de quatrième pouvoir”, peut-on lire sur une image qui fait le tour de la toile marocaine.

Interrogé par LesECO, un membre de l’UPF-Maroc (Union de la presse francophone) affirme que “cette politique de voyeurisme suivie par certains sites permet de faire le buzz et d’avoir plus de visibilité sur les réseaux sociaux en peu de temps. Sexualité, scandales, sujets plats… Des thématiques exploitées pour attirer du monde, même les lecteurs les plus avertis”.

“Un clic ne témoigne pas d’un contenu intéressant ou pertinent. Cette notion est malheureusement très peu comprise et considérée dans le monde des réseaux sociaux, d’où la multiplication de contenus racoleurs, facilement réalisables mais largement consommés”, ajoute notre source.

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