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À deux ans des élections législatives, le premier secrétaire de l’USFP joue les rassembleurs en appelant à la réconciliation de tous les Ittihadis. Le défi n’est pas facile à relever après une période marquée par de fortes tensions internes au sein du parti. Difficile de faire table rase du passé. Cependant, le jeu en vaut la chandelle.

Exsangue suite aux guéguerres intestines et à l’usure du pouvoir, l’Union socialiste des forces populaires tente de redorer son blason pour stopper sa descente aux enfers. Le parti de la rose, qui fête son soixantième anniversaire à travers l’organisation de nombre de manifestations aux niveaux national et régional, espère recoller les morceaux en appelant à l’unité et à la réconciliation entre tous les Ittihadis, y compris ceux qui ont quitté le navire socialiste depuis 1998. L’appel sera-t-il entendu? Rien n’est moins sûr au vu de l’ampleur des divergences qui avaient secoué la formation socialiste et la manière avec laquelle elles ont été gérées.

En tout cas, le premier secrétaire de l’USFP, Driss Lachgar, qui a tenu vendredi dernier un point de presse sur l’anniversaire de son parti, aspire à une forte mobilisation autour de cette tentative qui tend à rassembler les socialistes. Son pari n’est visiblement pas facile à gagner, d’autant plus que sa gestion de la crise interne a fait l’objet de critiques acerbes. Aujourd’hui, volonté est affichée par la direction de l’USFP de tourner la page des différends internes pour mieux appréhender l’avenir. Il faut dire que les héritiers de Abderrahim Bouabid gagneraient à concentrer leurs efforts pour renforcer leur positionnement sur l’échiquier politique. Une véritable stratégie, basée sur la démocratie interne, s’impose pour faire renaître le parti, comme le soulignent plusieurs voix de part et d’autre. Il ne reste plus que deux ans aux élections législatives, et l’USFP risque encore d’y laisser des plumes. Le parti, rappelons-le, a essuyé en 2016 un échec cuisant en perdant 19 sièges par rapport à 2011 et 37 sièges par rapport à 1997.

Cette défaite s’explique, entre autres, par les querelles internes et le départ de plusieurs ténors du parti qui a été battu dans certains de ses fiefs historiques. La reproduction de ce scénario cauchemardesque pour les socialistes est écartée d’un revers de la main par le chef de file de l’USFP. Interrogé par les Inspirations ÉCO sur l’avenir du parti aux prochaines élections législatives et le risque de voir encore une fois son poids électoral se réduire comme peau de chagrin, Driss Lachgar estime que rien n’est figé en politique, comme en témoigne l’ascension du PJD (sans le citer nommément) alors qu’il peinait à former un groupe parlementaire en 1997.

À l’époque, l’USFP était considérée comme la première force politique du pays et son premier secrétaire, Abderrahmane El Youssoufi, avait été chargé de former le gouvernement. Lachgar tient à souligner que l’opération électorale est tributaire de nombre d’indicateurs et de circonstances qui commencent à changer dans le contexte actuel. Le parti de la rose nourrit de grandes ambitions pour les futures élections qui seront un véritable test pour les socialistes. Quid des alliances? Ne vaut-il pas mieux les trancher avant les élections pour donner la visibilité aux électeurs et restituer la confiance perdue dans l’échiquier politique? Aucune réponse de la part de Lachgar à cette question. Actuellement, l’USFP, qui est pointée du doigt pour son alliance contre-nature avec le PJD, affiche son aspiration à unifier la gauche. Celle-ci, qui demeure laminée, n’arrive pas à séduire les électeurs. Même la Fédération de la gauche démocratique, qui a été très médiatisée au cours des dernières élections et a été très soutenue sur les réseaux sociaux, n’avait pas pu créer la surprise, bien qu’elle ait couvert 98% des circonscriptions électorales. La faiblesse des scores électoraux interpelle les partis politiques de la gauche, les poussant à revoir leur stratégie et leur discours et à repenser sérieusement leur union pour conquérir les électeurs.

Remaniement ministériel: un allègement s’impose
L’USFP est pour un gouvernement restreint. Cette volonté a été exprimée au chef de gouvernement lors du premier round des tractations pour le remaniement ministériel. Driss Lachgar estime que le gouvernement actuel est «lourd» tant sur le plan politique que quantitatif, et nécessite d’être doté de davantage de compétences. Le chef de file de l’USFP n’a rien laissé filtrer sur les négociations en cours avec El Otmani. Un deuxième round de tractations est attendu pour rapprocher les points de vue des composantes de la coalition gouvernementale autour de la restructuration de l’architecture gouvernementale. On s’attend à ce que «l’allègement» de l’équipe gouvernementale soit acté par la suppression des secrétariats d’État dont la majorité est attribuée aux femmes.

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